Cameroun: de l’informatique aux ordinateurs poubelles
Il ne fait pas bon d’être informaticien par les temps qui courent au Cameroun sauf pour ces hommes et techniciens véreux qui ont fait de cette science, une source importante de revenus tirés de l’ignorance des populations.
Séduit par cette science dont le premier homme de la nation a fait l’apologie, le peuple camerounais s’est vite mis à l’œuvre. Aujourd’hui, l’accès à Internet est encore restreint mais la possession d’un ordinateur de type PC s’étend de plus en plus de ménage en ménage sans épargner les bureaux. Pourtant, ces ordinateurs pour la plupart de «seconde main» sont des carcasses extirpées des usines de recyclages d’Europe ou d’Amérique.
Quant bien même cela n’est pas le cas, on a affaire à des machines montées en Asie avec des références douteuses, appelées tout simplement « clone ». Le problème en fait, c’est la qualité de ces machines, valant 1 mois de salaire moyen contre 6 pour une machine neuve d’une grande firme tel que HP, IBM ou DELL. Le choix est vite fait, mais 70% de ces machines ne fonctionnent pas plus de 6 mois. Sans comprendre que les premiers acquéreurs de celles-ci se débarrassent d’elles pour des problèmes techniques ou d’amortissement, les consommateurs camerounais conduits par de bons desseins tombent dans le piège par ignorance.
Ce sont des conteneurs entiers de ces carcasses qui viennent polluer le marché camerounais des accessoires informatiques avec des conséquences désastreuses (aussi bien financières qu’environnementales). Des fournisseurs livrent avec la complicité des membres importants du personnel des entreprises privées ou des services publiques, des ordinateurs sans le contrôle technique d’un informaticien agréé. Ainsi des dépenses importantes suivent en travaux de maintenance et de rechange au profit une fois de plus de ces réseaux véreux. L’évolution de l’informatique en Afrique en générale et au Cameroun en particulier pose des questions sur la capacité des Etats africains à gérer cette science. La qualité des ordinateurs et leur recyclage sont des tabous auxquels les Etats semblent ignorer l’impact sur les populations à court et à long terme. La question reste de mise : «Qui sera le véritable gagnant de l’apport des NTIC en générale et de l’informatique en particulier sur le continent africain ?».



Commentaire par mac donald(etudiant) le 27 mars 2009:
Tout d’abord excuse moi d’avoir quelque peu plagié ton article je le trouve assez touchant mais ne croit-tu pas que c’est le manque de moyen?