Le beignetariat DEA : entendez le beignetariat Des Etudiants Affamés est tenu par un couple d’étudiants. Ils sont mariés et ont deux enfants. Quelle preuve de plus pour confirmer que les plus belles histoires d’amour naissent sur les bancs de l’école?Le couple vend des beignets depuis 1997, c’est-à-dire depuis 10 ans. «A l’époque, j’étais en année licence» , déclara la tenancière de beignetariat DEA. En 2003, cette femme a obtenu son diplôme de DEA en Science Alimentaire et Nutritionnelle à l’Ecole Normale des Sciences Agro-industrielles (ENSAI).
Ce doit être, probablement, cette année-là que leur beignetariat est devenu beignetariat DEA. Actuellement, elle est inscrite en thèse en SAN à l’ENSAI. Son époux,quant à lui, a obtenu son diplôme de maîtrise en biologie appliquée, en 2001. Il a momentanément arrêté ses études, dit-il, pour occupation; c’est principalement lui qui fait frire et vend les beignets. Sans doute parce que son épouse doit prendre soin des enfants et, aussi et surtout, pour qu’elle ait assez se temps pour ses études.
Au beignetariat DEA, on y vend des beignets, de la bouillie, et du haricot. En un mot (BBH) comme aiment si bien dire les étudiants qui ne sont rien d’autres que les principaux clients.
Dès 18 heures, on ne compte plus le nombre d’étudiants qui y affluent pour manger; C’est généralement des garçons, de tous les âges:
- parce qu’ils n’ont « jamais» de temps,
- parce qu’il ne savent pas cuisiner,
- surtout parce qu’il ne veulent pas se casser la tête à cuisiner, faire la vaisselle.
Ah ! les filles ! C’est chose rare. Les quelques filles qui s’y rendent sont toujours accompagnées de peur d’être insultées par certains garçons. Ou alors elles viennent s’acheter des beignets qu’elles emportent consommer chez elles. On pourrait penser que sans ce beignetariat plusieurs étudiants viendraient à mourir de faim.Ils vivent donc en vendant des beignets. Le couple affirme que les revenus issus de la vente des beignets leur permettent tout juste à subvenir à
leurs besoins élémentaires; Avec leurs diplômes, ils n’ont pas trouvé d’emploi ; ils s’auto emploient. C’est dire que l’auto emploi est à encourager, car le chômage accroît sans cesse dans notre pays.
