Tout camerounais se pose cette question et chacun à sa réponse. Cela semble pourtant surprenant que ce soit au terme de ce mandat du président de la république qu’on soulève ce problème.
Il faudrait ensuite préciser que c’est l’article relevant de la limitation des mandats qui attire beaucoup plus l’attention.
C’est d’ailleurs sur cet article que c’est attardé le président de la république au cours de son discours de fin d’année. Est-ce simplement cet article qui relève de la modification de toute une constitution ? Pourtant plusieurs membres de la société civile et de l’opposition camerounaise ont relevé des points de cette constitution et de toutes celles qui ont été établies depuis 1961 qui montrent une inadaptation de celles-ci à l’évolution de la république. Pourquoi ces points n’ont pas eux aussi été évoqués par les membres du parti RDPC ayant demandé la révision de cette constitution ?
Assiste-t-on à une réorientation devant permettre au président actuel de briguer un autre mandat comme cela est le cas dans beaucoup d’autres pays du continent quand la limite des mandats met un terme à la continuité d’un règne ?
Les débats sont ouverts mais déjà une seconde question épineuse se pose : » la révision de la constitution sera-t-elle référendaire ou donnera-t-on le choix aux élus du peuple (les députés) de décider de l’arrêt de mort de cette constitution ? «
