La Chine, celle que des pays africains prenait pour l’ami de l’Afrique va se présenter sous son vrai jour: comme un pays n’ayant que des intérêts économiques en Afrique.
Dans un article publié dans 20minutes.fr, on apprend que la Chine va ouvrir des discussions avec l’UE en vue d’un partenariat global avec l’Afrique. Il est inutile de dire que le dindon de la farce est pressentie comme étant l’Afrique (si personne n’y prend garde).
« Nous sommes prêts à discuter avec l’Union européenne du renforcement de la coopération et des échanges sur la question africaine« , a déclaré à la presse une porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jiang Yu.
« Nous pensons également que la communauté internationale, lorsqu’elle cherche à renforcer la coopération en Afrique, devrait respecter et écouter les opinions des Africains« , a-t-elle ajouté.
Derrière ce langage bien diplomatique se cache peut-être le nouveau partage de l’Afrique (comme à la Conférence de Berlin). L’UE et la Chine pourraient se partager les zones riches d’Afrique, et chacun jettera ses forces dans son « pré-carré» .
Face aux menaces de l’UE pour les APE, les africains ont résisté car il y avait une alternative à leurs intérêts, et c’était la Chine. Mais si la Chine rentre dans le jeu, alors l’Afrique ne pourra que plier, et ses populations seront désormais toutes postulantes à l’immigration clandestine et autres dangérosités.
Voilà les conséquences de décennies d’économies tournées vers l’exportation de matières premières, sans transformations locales, ni acquisition de savoir-faires. Le risque est très fort que la Chine et l’UE s’associent si l’Afrique ne fait pas un lobbying intense auprès de la Chine.
Après tout, la Chine a plus d’intérêts à garder de bonnes relations avec l’UE qu’avec l’Afrique. Elle pourrait négocier des tarifs douaniers préférentiels en Europe, accroître l’importance de sa diplomatie dans le monde, et même avoir le soutien de l’UE pour acquérir un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU et obtenir plus de voix lors des votes (ce qu’elle convoite depuis longtemps).
