Parce qu’ils subissent aussi les effets de la hausse du blé sur le marché mondial, le syndicat des boulangers du Mali a décidé, en partenariat avec la direction nationale des industries du Mali, de fabriquer du pain avec un mélange farineux de blé et d’autres céréales locales (mil, sorgho, maïs).
Cette initiative permettra de maintenir le prix du pain à des niveaux accessibles par les populations, et moins attendu, le nouveau mélange sera plus nutritif.
Selon le président du Cadre de concertation des acteurs de la filière pain, Mamadou Lamine Haïdara, ce pain reviendra à 250 FCFA la miche de 300g et 125 FCFA la baguette de 150g.
Les boulangers du Cameroun pourraient réfléchir à de telles idées, par exemple en mélangeant le blé à de la farine de patates ou de pommes de terre comme c’est déjà le cas dans les provinces du Nord-Ouest ou du Sud-Ouest.
Après tout, le blé n’est pas la seule céréale, et la composition du pain n’est pas immuable, surtout en ces temps difficiles.
