AU CESSEZ LES TIRS!
Notre cher pays traverse des moments difficiles et tous de pres ou de loin sommes dans l’émotion. Tous pensifs nous sommes entrain de nous demander pourquoi une telle tension et comment sommes nous arrivés à ce point. Les speculations vont bon train mais les lamentations des uns comme des autres sur la hausse des prix des denrées de bases necessitent une prise en consideration et que de réponses concrètes soient énoncées par tous les acteurs politiques et économiques de notre pays.
Aujourd’hui nous importons tout de l’exterieur. Ca pose problème dans la mesure où plusieurs paramètres entrent en jeu pour que les prix des produits importés soient chèrs.
Devons nous vraiment tout importer? Ne devons nous pas nous pencher le plus sur les produits de substitution locaux? Si nous importons des produits de l’extérieur c’est soit parce que l’offre des produits faits sur place est inferieure à la demande ou bien le consommateur camerounais prefere plus tout ce qui n’est pas made in Cameroon à tort ou à raison?
Si c’est avec raison qu’il le fait, devrait on dire que nos produits locaux ne sont pas de bonne qualité? Si c’est pas le cas, il y’a donc un grave problème et pour satisfaire la demande, il faut donc importer un volume de surplus pour que les menages soient approvisionnés. Mais alors pourquoi donc se plaint la ménagère alors que le marché lui présente toutes gammes de produits Made in Asia, Made in Germany, Made in France, ou encore Made in Nigeria etc.
Non la ménagère elle se plaint qu’elle ne parvient plus à communier avec les prix qui lui sont taxés et par conséquent, elle n’est plus capable de couvrir la ration des enfants voir de la famille.
Le prix du pain a augmenté. Nous nous souvenons encore des années 1980 où la baguette coûtait 100 Fcfa. Qu’en est il aujourd’hui il vaut 300 Fcfa. Le sac de riz de 100 kg pour une famille nombreuse n’est plus à porter. La bière est devenue aussi un luxe. Même le manioc que beaucoup attribuaient à l’époque aux pauvres, n’est plus de porter.
Pou faire du pain, n’a t’on pas uniquement besoin de la farine, de la lévure, de l’énergie et de la main d’oeuvre?
Alors le prix du pain est fixé aussi en fonction des paramètres qui y sont affectés. Donc si le coût du kilowatt de courant est à la hausse ou bien le sac de farine est élevé ou bien le boulanger exige un revenu élevé alors il y’aura des repercussions de prix et la menagère donc devrait souffrir.
Or partout les citoyens se plaignent que les salaires ont diminué depuis les temps de braises jusqu’à nos jours.
Donc cette hausse de prix proviendrait soit de la farine qui est importée de Thailande ou bien du Kilowatt de courant revu à la hausse depuis que la SONEL est entre les mains des privés. Notre chere ménagère pourrait ne plus présenter du pain au petit dejeuner du matin aux enfants et alors il revient alors à substituer de denrées pour que les enfants mangent. Elle choisit donc les beignets. Eux aussi sont devenus chers. Pourquoi encore se demande t’elle? « Mami Makala» de lui répondre: eh oui maman, c’est l’inflation. La bouteille d’huile côute trois fois plus qu’au temps oû nous vendions les beignets à 10 fcfa. Les temps ont changé.
Mais si partout c’est le même refrain: les temps ont changé. Que doit faire cette pauvre maman? Elle qui ne peut plus élever ses enfants et leur donner un repas chaud? Elle qui a du mal à les envoyer à l’école et doit payer les frais de scolarité à certains pendant que d’autres devraient rester l’assister à la maison? Elle qui ne peut pas voir le medecin et doit prier pour que le malaise s’en aille? Voilà tants de facteurs induits qui martelent plus d’uns et se demandent d’où nous allons?
La mondialisation est venue nous étrangler. Le néoliberalisme n’est vraiment pas à copier comme le veut la doctrine de Friedmann mais peu t’être qu’en faisant un mélange entre Keyne et Friedman, nous trouverons une issue à nos problèmes.
Certains diront toujours encore: mais un pays ne se gère pas comme un ménage. L’Etat n’est pas comme le bon Père de famille qui se soucie toutes les secondes si les enfants sont en forme. Mais si un Etat ou bien une Nation est un assemblage de plusieurs familles donc il y’a de quoi aussi que le Pere de la Nation regarde plus bas et detecte parfois ce que le peuple qui est cette famille qu’il a choisi de gerer et de bien gerer par accreditation soit satisfait. Il ne sera jamais rassasie car il demande toujours beaucoup mais au moins que les besoins élementaires lui soient procurés. Ne dis t’on pas que ventre affamé n’a point d’oreilles? Ce ventre là veut seulement que ce qu’il peut encore consommé ne lui soit pas eradiqué. Donc il faut une redynamisation du tissu agricole. Combien sont ces ingenieurs agronomes assis dans de lustres bureaux du ministere de l’Agriculture mais qui n’attendent qu’être dans des projets champêtres? A l’epoque nous avions des MIDEVIV. C’était une bonne chose. Qu’ils reviennent. Que l’Etat les rouvrent et attribuent des surfaces cultivables à 100.000 jeunes chomeurs. Que nos poissons des eaux du Nyong comme de la Sanaga soient consommés. Un peu de patritotisme pour nos produits et surtout d’infrastructure soutenue en partie par l’Etat serait une nouvelle lueur d’espoir pour ce peuple qui a exprimé son ras le bol.
Que la Paix revient dans notre Pays que nous aimons tous. Le Cameroun est notre Cameroun et la graine qui germe au Cameroun est recolté aussi au Cameroun. Le chaos ne va pas nous mener loin. Que chacun fasse son travail mais que les doleances soient honorées.
Nous voulons que la menagère rentre au marché et qu’elle ne voit pas le vendeur comme un criminel non il est aussi englouti par les taxes et autres charges. En definitive que l’Economie soit une économie pour satisfaire en premier plan les camerounais et non les bourses étrangeres. Une économie du Laissez faire nous etranglera dans notre Cameroun, terre de nos Aieux.
Nous prions pour que le sang coulé ces derniers jours s’arrête. Car chaque vie est une semence du progrès si elle est bien orientée.
Que Dieu benit notre patrie!
André Ekama
(Ecrivain et Poète)


Commentaire par sibafo le 4 mars 2008:
monsieur EKAMA comment est ce que tu est etonné?
est ce que tu n’attendais pas ?
ou tu n#est pas camerounais ?
c#est ta surprise qui me surprend