Récit de la vie d’un étudiant noir en Chine (8/13)
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Alain me regarda, sonda la mine sur mon visage et comme poussé par une force captivante, il se dirigea vers Xiao Yu sa dulcinée. Il lui prit le visage des deux mains et ferma aussitôt les yeux. Monsieur Zhang fronça ses sourcils et toisa cet invité insolent qui osait ainsi tripoter sa fille unique.
- Monsieur Zhang, Xiao Yu et moi ne sommes pas de simples amis, déclara Alain dans un soupir interminable.
- Après une petite seconde d’hésitation monsieur Zhang s’adressa à sa fille :» il dit que vous n’êtes pas que de simples amis. Est-ce qu’il prétend être l’amant de mon unique fille ? Est-ce que c’est ce qu’il prétend ?«
- Oui Monsieur Zhang, Xiao Yu et moi avons des projets de mariage, déclara Alain devenu péremptoire.
Mais il n’eut pas l’occasion de continuer son propos. A peine voulut-il poursuivre que l’homme poussa un cri étourdissant. Agassé, Monsieur Zhang se leva, gifla sa fille tout en mettant en morceaux les meubles de sa maison.
- Alors vous dites que vous voulez épouser ma fille? Qu’est-ce qui vous prend? ça, c’est la plus grosse insulte de ma vie!
« Xiao Yu ma fille, tu es très belle et je suis fier d’être ton père. Depuis ton jeune âge, tu es l’objet d’innombrables convoitises et mes amis m’ont toujours dit que tu étais la plus belle. Veux-tu donc me dire Xiao Yu que dans cette vaste Chine, ce grand pays qui compte 1 milliard 300 millions d’habitants, et à peu près 700 millions de beaux garçons, tu n’as pu trouver un seul qui soit à ta dimension? Hein, dis-le-moi!
Et pendant qu’il parlait, sa fille, redevenue inconsolable, ne cessait de regarder du côté d’Alain pour implorer la compréhension de ce dernier. Le père s’arrêta un instant puis, après avoir reniflé, continua de vomir son venin, l’œil mauvais.
-Pourquoi ne me réponds-tu pas, hein? Veux-tu me dire qu’il n’y a personne pour toi dans ce pays? Veux-tu me dire que dans cette Chine, il n’y aucun garçon qui veut de ma fille ? Et le jeune Wang, qu’en fais-tu ? Qu’est-ce que je vais dire à ses parents ?
« Et puis, continua t-il, si tu es tellement malchanceuse au point de ne pouvoir trouver personne ici dans notre pays, tu aurais tout au moins pu m’emmener un coréen du sud ou du nord, ça m’est égal! Et quoique n’aimant pas particulièrement les japonais à cause de la 2eme guerre mondiale, j’aurais encore pu comprendre…Ou alors, tu aurais pu te lier d’amitié à un de ces blancs dont tu me dis qu’ils sont nombreux à Beijing» .
Un Coréeen ? Un japonais ? Un blanc ? Oui, n’importe quoi mais pas un noir.


Commentaire par didier le 4 mars 2008:
cette histoire est elle vraie? on dirait un roman
Commentaire par Y-Voir-Plus le 4 mars 2008:
Votre récit me réconcilie avec la littérature.
Merci pour de nous dévoiler cet autre choc des cultures.
PS: est ce vous qui avez posté en commentaire le billet que j’ai fait pour vous?
Commentaire par Tessoung Emmanuel le 4 mars 2008:
C’est ennivrant cette histoire ; mais on doit dire à alain qu’il peut tjrs tenter sa chance ailleurs. Je connais des Camerounais mariés à des Chinoises en Chine : ils parlent admirablement le Chinois….Il y a certainement des Chinois racistes et d’autres qui n’en sont pas ou qui le sont moins……Au cours d’un séjour de 10 dans une ville chinoise, je n’ai rencontré qu’un métis négro-asiatique….cependant les jeunes chinoises ne sont pas insensibles au charme noir. Il faut savoir où mettre les pieds. Bye
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