Après les manifestations de Février 2008 au Cameroun, ils ont dit….

  • « Ne spéculons pas. Il y en a qui ont dit : c’est le Sdf… Non. Je travaille sur les données et je n’en ai pas vu qui disent qu’il s’agit d’un tel. » Sévérin Cécile ABEGA
  • « Lorsque nous disons au jeune de 20 ans : le Cameroun est un pays où coule le lait et le miel, il ne nous croit pas parce qu’il n’a vécu que la crise. » Sévérin Cécile ABEGA
  • « Remarquons enfin, puisque nous parlons de la violence, que tous les pays africains qui se sont engagés sur la voie de la modification de la Constitution ont connu la violence. Et il faut le comprendre. La limitation des mandats n’existait pas en effet dans notre Constitution, elle a été introduite en 1996. Ceux qui l’ont fait n’ont peut-être pas mesuré toute son importance, mais les populations, elles, l’ont fait. C’est un garde-fou auquel la population tient. » Sévérin Cécile ABEGA
  • « Ce qui m’a intéressé, c’est cependant l’absence de leader qui fédère des initiatives friables, impalpables et finit par leur donner une forme, une puissance. C’est très important parce qu’au Cameroun nous avons un phénomène qui érode les leaderships politiques et civils. Tous ces leaderships sont aujourd’hui déconsidérés. On a comme une difficulté à voir émerger de nouveaux leaders, alors que le milieu politique est riche et que la société civile se reconstitue. Or, si nous n’avons pas un leader, nous n’avons pas une conscience, une voix forte qui parle, une direction qui est clairement imprimée. » Sévérin Cécile ABEGA
  • « Le ministre des Finances a parlé de 4 milliards Fcfa de pertes par jour pour l’Etat. Lorsqu’on y ajoute ce qui est brassé quotidiennement par les opérateurs privés, on peut atteindre les six milliards Fcfa par jour. C’est énorme ! » Christophe EKEN, Président de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun.
  • « Lorsqu’on parle, par exemple, de certains projets d’extension d’entreprises dans notre pays, le gouvernement camerounais a exigé que 30 % de ces réformes soient mises à la disposition des entreprises locales. C’est donc de plus de 700 milliards Fcfa qu’il s’agit, mais les jeunes ne sont pas au courant. Savez-vous, en plus, qu’on aura besoin de plus de 1000 soudeurs au Chantier naval à Limbe? C’est cet ensemble de communications que nous allons désormais faire auprès des jeunes. » Christophe EKEN, Président de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun.
  • « Aussi parlant de la brutalité des forces de l’ordre, il y a des moments où l’ordre ne peut s’établir que par la force, ce sont des forces de l’ordre il n’y a pas d’autres moyens que la force pour dégager les rues. » Jules Marcellin DJAGA, prefet de la Mezam
  • « La conjoncture émeutière qu’a traversée le Cameroun est un analyseur de la pression et de l’oppression créées par la généralisation du développement inégal et déloyal. » Eric Mathias Owona Nguini, Enseignant à l’université de Yaoundé II – Soa
  • « Le Leadership central de l’Etat camerounais a dû recourir à un usage intensif et massif de la coercition physique pour éviter une cristallisation de la crise capable de contenir et de réduire une dynamique de crise sociale menaçant de subvertir le pouvoir institutionnel contrôlé par le président Biya et son groupe dominant. » Eric Mathias OWONA NGUINI, Enseignant à l’université de Yaoundé II – Soa
  • « En clair, l’épisode de violence collective qui a traversé le Cameroun est une expression symptomatique d’une société crispée parce que grippée, d’une société désabusée par le triomphe de passe droit sur les droits, de l’arbitraire sur l’arbitrage. » Eric Mathias OWONA NGUINI, Enseignant à l’université de Yaoundé II – Soa
  • « Seules des élections libres et transparentes peuvent garantir la stabilité au Cameroun et un développement durable » Ni John FRU NDI, chairman du SDF
  • « Je crois que c’est quelque chose qui devait arriver tôt ou tard. Ce mouvement traduit la prise de conscience de la jeunesse qui a enfin compris que tout ce qui nous arrive est le fait des mauvaises décisions politiques. » Joachin TABI OWONO, Président de l’Alliance pour la méritocratie et l’égalité des chances (Amec)
  • « Un jeune qui n’a plus d’espoir en l’avenir est un kamikaze tout fait. » Joachin TABI OWONO, Président de l’Alliance pour la méritocratie et l’égalité des chances (Amec)
  • « Enfin, le président Biya termine son discours en violation de l’article 9 de la Constitution qui l’obligeait à nous dire par décret et message à la nation d’où lui viendraient les pouvoirs qu’il compte exercer dans les circonstances actuelles. » Joachin TABI OWONO, Président de l’Alliance pour la méritocratie et l’égalité des chances (Amec)
  • « Et pourtant, nous pensons que les jeunes normaux et jeunes casseurs, en action depuis le début de la situation actuelle, il faut le reconnaître, agissent pour une bonne partie de manière spontanée. Certains peuvent être instrumentalisés mais peut-être pas tous. Beaucoup sont mus par leurs conditions de vie difficile. Si l’on peut considérer qu’ils appartiennent à un parti politique, c’est pour une bonne partie d’entre eux, au parti du : désespoir, de l’incertitude pour l’avenir, du chômage, de la vie chère, de la rage au cœur, de l’impuissance face à la richesse insolente et ostentatoire d’une petite poignée de camerounais. » Pauline BIYONG
  • « Il est nécessaire de mieux repartir les fruits de la croissance, en considérant les valeurs fondamentales qui sont le travail, le mérite, l’éthique, la compétence, la justice, la probité, le sens de l’intérêt général. » Pauline BIYONG
  • « Nous avons une classe dirigeante vieillissante qui doit prendre en compte, la nécessité de renouvellement de la classe politique. Les institutions de notre pays doivent être reformées pour s’adapter à la modernité. » Pauline BIYONG
  • « Le grand enseignement qu’il nous semble important de tirer des évènements en cours au Cameroun, est celui du retour, en force, de la société civile dans le débat économique et politique national. » Pauline BIYONG
  • « On pouvait éviter tout cela. Ailleurs, le coût de la vie est amorti par les autorités compétentes par une stratégie et certaines mesures fortes en faveur des personnes aux petits revenus ou vivant dans des conditions précaires. Ici, nos gouvernants tolèrent les différentes hausses de prix et semblent en profiter. » Rev. Dr. Isaac Makarios Kamta, Pasteur de l’Eglise évangélique du Cameroun et coordonnateur de Joseph Merrick Centre
  • « Une certaine réalité ne doit pas nous échapper : le déclin des longs règnes commence toujours par les mouvements sociaux. Et la violence n’est jamais l’expression de la force, mais l’aveu de la faiblesse et de l’échec du dialogue et de la concertation. » Rev. Dr. Isaac Makarios Kamta, Pasteur de l’Eglise évangélique du Cameroun et coordonnateur de Joseph Merrick Centre
  • « La modification d’un article particulier de la Constitution est une mesure visant non pas à faciliter la vie des Camerounais, mais à perpétuer un système qu’une certaine opinion accuse d’exploiter et d’augmenter les souffrances de la population. On peut donc comprendre que la population, à titre préventif, s’oppose à ce qui est susceptible de lui nuire. » Rev. Dr. Isaac Makarios Kamta, Pasteur de l’Eglise évangélique du Cameroun et coordonnateur de Joseph Merrick Centre
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    1 commentaire »

    1. c’est fort intéressant !

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