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Récit de la vie d’un étudiant noir en Chine (9/13)

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Monsieur Zhang arrêta de parler un instant le temps pour lui de jeter un regard amer au pauvre Alain devenu tout petit. Puis, pris d’un autre accès soudain de colère, il brisa son poste téléviseur, s’empara de la radio, la balança avec force sur le sol et s’étant vite repris, il toisa encore Alain à qui il aurait volontiers briser la nuque s’il avait eu la force.

»  Au lieu donc de faire plaisir a ton père en aimant un homme comme il faut, dit-il encore à sa fille, tu décides de me présenter un……, un…….., un……Il n’eut pas le courage de terminer sa phrase mais il a continué à dire « un….un…»  pendant au moins 2 minutes. Son visage rouge arborait sa physionomie des mauvais jours. L’homme continua de dire un…, un…, un….sans arrêt. Il donnait l’impression d’être possédé par des démons qui lui imposaient un supplice douloureux. Il faisait de la peine à voir. Mais cette insistance sur ce mot un… est bien le reflet de ce que cet homme pensait de nous autres noirs. Nous ne sommes pas dignes d’épouser des filles chinoises car nous sommes des sous hommes.

Face au refus catégorique de ce père borné de laisser l’amour imprimer une marque indélébile dans ce grand combat éternel de la fusion, de l’amitié entre les races, l’espoir d’une issue favorable à nos deux tourtereaux semblait dorénavant nul. Et quand Cheick Hamidou Kane disait en 1954 que « chaque heure qui passe apporte un supplément d’ignition au creuset où fusionne le monde« , il avait cru que l’heure de la réconciliation universelle, de l’avènement de la fraternité sonnerait bientôt. Il n’avait pas imaginé qu’en plein troisième millénaire il existerait encore des Zhang et autres arriérés qui continueraient de croire en la primauté de certaines races.

Tout était cuit pour toi Alain. Tout. Ton péché, avoir voulu épouser une fille dont tu étais amoureux. Je me souviens encore avoir longtemps insisté pour que tu l’oublies, mais tu me dit un jour avec force détermination :» Mon frère, j’aime Xiao Yu et je vais me battre pour l’avoir pour femme. Son père n’aura pas le dernier mot« 

Vaine détermination ou alors élan nouveau dans la conquête de la belle Xiao Yu ? Les lignes qui suivent vont nous situer.

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Il y a 3 commentaires en ce moment. »

  1. man, tu a de a plume.

    Courage.

    Gaétan

  2. [...] Récit précédent ici [...]

  3. mon frere,
    tu es fort dans la narration
    Ta plume est incroyablement tendre.
    n’oublie pas de faire de cela un roman.
    Felicitations

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