J’ai appris la nouvelle sur le site Kaï Walaï, MTN aurait profité d’un de ses anciens cadres en poste chez Orange Cameroun pour obtenir des informations sur les projets en cours chez Orange.
Informé par leur espion, de la sortie imminente de la LiveBox, MTN aurait alors accéléré la sortie de son offre Internet Wimax.

Mais voilà, vitesse ne rime pas avec précipitation:
- les clients Wimax de MTN ne seraient pas satisfaits de ce service Wimax, trop instable
- de son côté, la LiveBox est encore trop chère pour le citoyen camerounais moyen
Donc voilà, un combat de coqs pour rien. Ce n’est pas le premier sur un marché qui gagne des parts de marché, mais le meilleur en terme de qualité service. MTN bien qu’arrivé sur le marché camerounais après Orange n’a eu aucun mal à le dépasser en terme de parts de marché, montrant que la conquête d’un marché est un marathon, pas un sprint.
L’espionnage des concurrents reste une activité à laquelle toute entreprise s’adonne. En embauchant un ancien haut cadre de chez MTN, Orange devait savoir qu’il prenait un risque. D’ailleurs, MTN aussi, car rien ne dit encore que l’espion n’était pas un agent-double, exerçant pour les 2 entreprises en même temps.
Il est sûr que cette guéguerre est bénéfique aux consommateurs, qui ne peut que se réjouir que ces entreprises se battent pour le servir (a priori). De cette bataille devrait sortir (normalement) les tarifs les plus attractifs pour lui.
De plus, le marché camerounais n’est pas saturé au point où le secret soit de mise pour des services somme toute très prévisibles.
- Qui ne se doutait pas qu’Orange proposerait un service Internet?
- Est-ce difficile d’imaginer qu’Orange et MTN réfléchisse probablement au porte-monnaie mobile actuellement?
- Est-ce difficile d’imaginer que d’ici quelques années, ils se lanceront dans la guerre des portails Internet quand leur service Internet sera bien assis?
Le seul tort finalement de cette histoire sera de durcir le transfert de personnel entre MTN et Orange; désormais les frères adversaires deviendront des frères ennemis.
Mais le débauchage de cadres d’entreprises à des fins d’espionnage industriel est une pratique très courante; on comprend mieux les indemnités de départ faramineuses négociées par des patrons occidentaux. C’est le prix de la confidentialité qui leur est ainsi payé.
