La N.Expression, Mutations et le Jour vont créer un institut de sondages
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C’est l’une des résolutions prises lors du séminaire Média des 17, 18 et 19 Janvier autour d’Alain Foka.
“Les média s’engagent à mettre sur pied un institut de sondage pour mesurer l’audience et la cible des lecteurs, afin de mettre à la disposition des annonceurs un outil fiable permettant d’améliorer l’offre publicitaire.”

Il est vrai que le marché de la presse est dominé outrageusement par Cameroon-Tribune (presque 45% du marché à lui tout seul), situation finalement paradoxale au regard des lignes éditoriales; la presse privée doit mieux s’organiser si elle veut continuer d’exister. On aurait tendance à penser que la presse privée, souvent la plus critique du gouvernement aurait plus l’attention des acheteurs. Que nenni!Un tel institut de sondages aura pour but de mieux connaître la sociologie des lecteurs et potentiels lecteurs, et surtout de pouvoir parler aux annonceurs, chiffres des audiences à l’appui.
Il est clair que pour un annonceur camerounais, par défaut et en l’absence de tout argument chiffré, il fera plus confiance au média gouvernemental avec qui il peut signer des contrats annuels, quand avec les autres médias, il n’a aucune certitude sur leur vie future.
La presse a potentiellement d’autres leviers d’action comme:
- la négociation collective des prix pratiqués par Messapresse,
- s’organiser conjointement pour discuter avec les circuits de distribution.
En effet, elles se battent contre Cameroon-Tribune qui est largement subventionnée elle; ce n’est pas équitable à moins d’abaisser ses coûts et donc son prix de vente.Ces leviers ne sont pas des postes de concurrence entre ces médias, qui finalement se battent sur leur ligne éditoriale.
