L’histoire du Franc CFA par Nicolas Agbohou
avril 28th, 2008 • Related • Filed Under
Rdv du Club Menaibuc avec Nicolas Agbohou à l’occasion de la réédition de son ouvrage Le Franc CFA e l’Euro contre l’Afrique..
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Comment par mouyabi le 1 juin 2008:
QUELQUES ANALYSES ET QUELQUES IDEES
Une partie importante du livre d’Agbohou consiste à torpiller l’Euro sous prétexte que c’est une monnaie forte. Des exemples décontextualisés pris par ci et par là ont nourri l’aigreur des Africains et accrus le ressentiment envers le France. L’Euro fort, dollar faible, monnaie forte et monnaie faible sont des expressions qui appartiennent simplement au jargon politico médiatique courant. Quelle est la pertinence de ces notions d’un point vue économique et quels sont les réels points de blocage de nos économies ? Voila le réel défi ce document. Ces expressions autant le dire tout de suite qui semblent de bon sens, a priori, ont probablement un sens économique faible ou tout au moins fragile quand on tente d’en donner des explications strictement économiques.
Notion de monnaie Forte
« Le problème est que fréquemment est utilisée, dans le vocabulaire politique et médiatique, la notion de force de la monnaie. Alors même que l’on constate qu’il n’existe aucune relation entre le niveau élevé du taux de change d’une monnaie et la puissance de son économie. Que fréquemment, des pays ou des épisodes historiques qui les ont caractérisés ont conduit à montrer exactement l’inverse. Les politiques consistant à apprécier la monnaie rendaient exsangues les économies, les affaiblissaient. »
Par exemple, entre 1990 et 2004, le taux de change de l’euro a évolué en sens inverse de la croissance économique de la zone euro. Ainsi, l’euro s’apprécie de 1991 à 1996, en période de croissance molle, l’euro se déprécie jusqu’en 2000 quand la croissance accélère, et il s’apprécie à nouveau entre 2000 et 2004. Autrement dit, la demande externe est restreinte au moment où la demande interne est déjà faible et, inversement, la demande externe est renforcée lorsque la demande interne est forte.
La force d’une monnaie n’est pas un concept économique
« Nous avons hérité de ce concept parce qu’il a désigné une politique, celle du franc fort. Lorsque les Américains disent qu’ils veulent que leur monnaie soit forte, ils le disent à la fois quand l’euro vaut 0,8 dollar, quand le dollar est fort, ou quand l’euro vaut 1,32 dollar. Ils tiennent toujours ce discours quel que soit le niveau du dollar. Aujourd’hui, le dollar est faible par rapport à l’euro, mais les Américains ne sont pas en train de gémir devant la faiblesse de leur monnaie. Au contraire, ils disent que leur monnaie est forte parce qu’ils savent très bien, comme tous les économistes, que le concept de faible ou fort appliqué à une monnaie est une figure rhétorique. »
Il semble que le concept de force d’une monnaie relève davantage de l’imaginaire, du symbole, collectif que des réalités économique sous jacentes, en tout cas en ce qui concerne l’euro et par voie de fait le CFA.
Corrélation entre force de la monnaie et force de l’économie
« Mais il n’existe pas de relation générale. Ce que l’on peut affirmer, c’est qu’en principe, ce qui génère l’augmentation du taux de change, la “force” d’une monnaie, c’est la bonne santé de l’économie. Et non l’inverse. Hors la majorité des économies des pays africains sont moribonds. Il y a donc un risque majeur à vouloir créer une monnaie quand on n’a pas des économies capables des soutenir cette monnaie là. Le constat qui s’impose dès lors c’est quelle que soit l’économie, les taux de change ont tendance à se déprécier en période de récession et à s’apprécier en période de croissance. » Exception faite de la zone euro. Certes, la croissance économique se porte mieux depuis 2004, mais en aucune manière ce regain de croissance ne permet d’expliquer l’appréciation disproportionnée de l’euro.
Attention à la loi de causalité : méfions nous des simplismes
« Ce n’est pas l’euro fort qui pourrait faire l’Europe forte et donc les pays de la zone CFA des zones d’économies prospères en Afrique, mais le contraire. La force de la Zone économique de la zone CFA pourrait se transmettre au CFA. C’est parce que l’euro/CFA est fort que les entreprises sont peu compétitives, et non pas l’inverse. Un euro fort signifie l’augmentation en devise étrangère des prix des biens et des marchandises produits en Europe corrélativement dans la zone CFA. (…) Donc on voit bien que c’est la force de la monnaie qui rend l’économie moins compétitive. C’est pourquoi je disais qu’il fallait inverser la causalité. C’est lorsque les entreprises sont très compétitives que la monnaie peut s’apprécier. Non seulement l’appréciation de la monnaie n’est pas un moyen de rendre les entreprises plus compétitives, mais au contraire, de détruire leur compétitivité. »
Logiquement, lorsque les entreprises sont compétitives, la croissance et l’emploi progressent, la situation économique globale s’améliore, et cela doit contribuer à l’appréciation de la monnaie du fait de l’afflux de capitaux dans la zone sous la forme d’investissements productif et financiers.
Tirons avantage d’un euro Fort : compétitivité et délocalisations
« Si aujourd’hui certains pays Européens se plaignent d’un euro fort, c’est parce qu’ils constatent que le niveau élevé du taux de change de l’euro conduit à accélérer la désindustrialisation et à la délocalisation hors de l’Europe. Mais cette désindustrialisation de l’Europe pourrait profiter à l’Afrique si elle sait faire valoir ses avantages relatifs .Parce que certaines entreprises industrielles n’exportent plus, ou beaucoup moins, et donc finissent par décider de s’implanter, au moins partiellement, en zones monétaires faibles comme la zone dollar, de délocaliser une partie de leurs activités. La question reste donc pourquoi pas ne faisons nous rien pour attirer ces délocaliser en Zone CFA ? Il ne s’agit pas de savoir si une monnaie est forte ou faible, la vraie question est de savoir si une économie est forte ou faible. Il est évident que si la gestion de la monnaie conduit l’ensemble des entreprises à délocaliser de plus en plus leurs activités, la force de la monnaie accélérera le déclin de l’économie. »
Je rejoins toutefois le frère Agbohou sur un point. Car si, clairement, on ne peut se satisfaire d’une monnaie dont le taux de change pèse sur les performances économiques de la zone, on peut se demander à quoi bon être fort, ou encore, peut-on réellement parler de force ?
La non-attractivité de la de la zone CFA malgré l’appréciation d’une monnaie forte
« Si des capitaux étrangers ne viennent pas s’investir dans la zone CFA, c’est bien parce qu’ils n’ y trouvent pas un avantage. Et que donc ils considèrent la zone CFA comme un comme une zone peu compétitive, rigide, ayant une main-d’œuvre paresseuse et étouffé par les réglementations administratives. C’est donc bien une preuve de ce qu’il y a une cause efficiente au refus catégorique des investisseurs notamment sur les rigidités des économies des pays de la zone CFA, qui ne ressort pas davantage de la rhétorique que de la réalité. La vraie question n’est pas celle de faire un concours de beauté entre pays pour attirer le maximum d’investissements étrangers, l’Afrique est un continent peu développé. elle se doit de tirer avantage de la puissance économique de l’Europe – c’est quand même le marché le plus riche du monde (450 millions d’habitants ayant un niveau de revenu élevé) –, et de faire démarrer l’Afrique la demande interne, c’est-à-dire l’investissement, l’industrialisation et la consommation. »
La compétitivité ne s’obtient en faisant en sorte d’accroitre la taille du marché global, commun et unique, pour le bien de chacun et le bien de tous. Autrement dit, il faut substituer une logique de croissance à une logique de part de marché, ou encore, il convient de remplacer une stratégie, un jeu à somme nul – Win/Loose (ce que gagnent les uns, le sautes le perdent) – par un jeu à somme positive – Win/Win ou tout le monde est gagnant.
Des gains de productivité à la compétitivité
« Mais pour cela, il faut conduire une stratégie presque inverse à celle qui est aujourd’hui conduite. A savoir une stratégie de productivité, d’augmentation des salaires. L’un étant le corollaire de l’autre. Si la productivité augmente, cela signifie que les travailleurs africains produisent davantage en une journée. Et il est donc normal que leur journée leur soit davantage payée. La productivité peut augmenter en mécanisant en automatisant en robotisant et en changeant les méthodes de production.Alors qu’aujourd’hui avec les politiques d’ajustement structurels on essaie de réduire les salaires pour gagner en compétitivité par rapport aux autres pays et, dit-on, par rapport au reste du monde, i.e. la stratégie exactement inverse. Si je dis “dit-on”, “par rapport au reste du monde”, c’est parce que l’argument est complètement fallacieux. Si je baisse les salaires de deux points pour gagner en compétitivité, mais que d’un autre côté le CFA s’apprécie de 50 %, cela signifie que d’une main j’ai étouffé la demande interne dans la zone CFA, donc le pouvoir d’achat des africain, mais que de l’autre j’ai augmenté les salaires sur les marchés mondiaux. On voit donc bien qu’on est là aussi en pleine contradiction, en pleine rhétorique. »
On ne peut durablement gagner en productivité, et donc durablement gagner en compétitivité, en baissant le niveau des salaires, en arrosant achetant les armes en payant les militaires et les tortionnaires au détriment de l’outil de production de nos économies. En effet, les salariés sont d’autant plus productifs qu’ils sont motivés par des salaires plus élevés. On sait aussi que la hausse de la production et de la croissance potentielle dépend des gains de productivité. Et ce sont bien ces gains de productivité qui en réduisant les couts unitaires de production permettent d’améliorer durablement la compétitivité hors prix et la compétitivité-prix d’une économie.
De l’absence de marges de manœuvre au sein de la zone CFA
« Maintenant, il faut bien comprendre que les difficultés dans lesquelles se trouve les pays des la zone CFA aujourd’hui ne tiennent pas uniquement au Cfa et à la force de l’euro en soi, mais à la forme de gouvernement et de gouvernance que s’est donnée les différents pays membres qui constituent la zone CFA. Il n’y pas un fil conducteur quant aux démarches des différents pays de ces différents zones économiques. Quels sont les objectifs ? Quels sont les moyens qu’ils se donnent pout atteindre ces objectifs ? Une économie puissante doit disposer d’instruments puissants de gestion. Les instruments puissants de gestion d’une grande économie sont : la politique monétaire, la politique budgétaire, la politique industrielle, la politique de change. Mais lorsque l’on observe les choses de près, on s’aperçoit que ces instruments ne peuvent être utilisés dans ces zones là, parce qu’ils sont soit absents soit verrouillés par la médiocrité des cancres qui nous gouvernent. »
Le manque criard de politique économique claire dans la zone CFA
« L’instrument monétaire est verrouillé non pas par Le Trésor public Français, mais par les gouvernements peu aguerris à la gestion du bien public, qui ne contentent de donner aux banques centrales locales uniquement la mission de stabilité des prix, que d’autre part, l’instrument budgétaire est verrouillé par l’incompétences notoires des gouvernements en place, et qu’enfin, l’instrument de politique industrielle est étouffé par la gabegie et empêché par la politique de la concurrence absurde dans les différentes sous-régions CEMAC, UEMAO. »
La quasi absence de levier macroéconomique pour les économies de la zone CFA se traduit par l’obligation d’obtenir des résultats par le biais de politiques d’ajustements structurelles (PPTE oblige) consistant à agir sur le niveau des prélèvements obligatoires, sur celui des dépenses publiques, sur le niveau de la dette publique, … Or, de nombreuses analyse économiques montrent que si des réformes structurelles sont indispensables, elle aboutissent d’autant plus efficacement dans une environnement macroéconomique porteur qui implique de ne pas demander que des sacrifices à l’Etat et aux populations. Il semble qu’il y ait davantage complémentarité entre réformes structurelles et politiques macroéconomiques que substituabilité. Des économies très mal gérées
« Quand on a verrouillé les instruments de gestion d’une économie, que reste-t-il ? Eh bien, il ne reste que les instruments de gestion des micro économies. C’est-à-dire la compétitivité “prix”. Et voilà pourquoi on se trouve dans la situation de décroissance dont nous souffrons tous, et notamment le pouvoir d’achat des salaires souffre. On est donc en pleine contradiction entre les moyens et les fins. »
On ne peut pas réguler une économie peu ouverte qui dépend surtout de sa demande interne, comme une grande économie très ouverte, qui dépend bien plus de la demande externe. si l’Afrique toute entière c’est 1% du commerce international, la zone CFA représente combien ? 0.1% ?
Des objectifs sans moyens
Pour sortir du bourbier nous rêvons tous de notre passé pharaonique, d’une grande économie « La fin, c’est la grande économie puissante. Le moyen, c’est l’instrument de gestion de la petite économie ouverte. Alors de cette façon, on ne voit pas très loin. Exemple : les Afrocentristes, les pseudo-spécialistes en économie et en finance de l’Afrique avec les rêves pleins la tête et à grand renfort de déclarations, de rapports et de colloques et de réunions, rêvent de devenir l’économie de la connaissance la plus compétitive du monde. Bravo ! C’est un bel objectif que celui de souhaiter être plus intelligent que les autres. Mais quels sont les moyens qu’on s’est donné pour cela ? Sortir du CFA et créer un nouvelle monnaie ? La diffamation et la diabolisation des autres ? Voilà donc un grand objectif et un tout petit moyen. Qu’on ne s’étonne pas alors que les objectifs ambitieux qu’on se donne ne soient pas atteints. »
Le sentiment de déception lié à ce décalage entre finalités et moyens est potentiellement dangereux car il peut contribuer à alimenter des confusions et un sentiment de haine entre les frères à accroître la paupérisation de l’Afrique.
Finalement, seul le Réalisme s’impose
« Il faudrait accepter notre situation collective et notre retard, ne pas avoir peur de notre propre impuissance et nous donner les moyens de la gérer, se donner les instruments pour gommer notre retard. On voit bien où est le manque : il est du côté politique. Ces instruments ne peuvent exister vraiment que dans la mesure où il existe une autorité légitime qui puisse les utiliser. Cette autorité légitime ne peut être que politique, puisque c’est elle qui donne la légitimité dans un système. »
Quand le manque de volonté politique pèse sur l’économie et, …, in fine, il n’y pas de miracles sur la construction politique et donc sur sa pérennité.
mouyabi
Comment par mouyabi le 1 juin 2008:
J’ai écouté Agbohou livrer sa réflexion sur la manière que l’Afrique se doit d’opérer sa mutation afin se sortir du sous-développement. Si j’ai bien compris le fond de sa pensée :
1-Battre sa propre monnaie
2-Transformer ses propres matières premières afin de permettre des plus-values.
Honnêtement je dois dire que j’ai été grandement déçu car j’attendais une réelle solution au problème africain. J’ai été déçu je vous le dis simplement car la solution proposée souffre d’énormes lacunes et pour le montrer je vais donner à chacun la possibilité de s’’ai été déçu je vous le dis simplement car la solution proposée souffre d’énormes lacunes et pour le montrer je vais donner à chacun la possibilité de s’en rendre compte en utilisant une méthode qui a fait ses preuves.
Techniquement pour résoudre un problème aujourd’hui, il existe des méthodes conventionnelles de résolution de problèmes avec les outils qui leur servent de corolaires.
La méthode :
- Choisir un sujet
- Poser le problème
- Définir la situation désirée
- Décrire la situation existante
- Rechercher le causes
- Chercher les solutions
- Vérifier les solutions
- Standardiser
Les outils de résolution di problème.
Le Brainstorming
La matrice de compatibilité
Le QQOQCCP
Qui est concerné par le problème ?
Quoi est affecté par le problème ?
Où est-il visible ?
Quand est-il visible ?
Comment se manifeste-t-il ?
Pourquoi est-il visible ?
Le vote pondéré
La grille Smart
diagramme cause-effets ou le diagramme d’Ishikawa
Le Pareto etc.
Nous avons un sérieux problème en Afrique qui est la constante paupérisation du continent tout entier.
Agbohou qui est économiste nous fait savoir que c’est la fait de ne pas avoir la mainmise sur notre monnaie du moins dans la zone CFA qui est la cause de cette paupérisation.
Si on écoute Doumby Fakoly c’est la perte de notre spiritualité qui est la cause de notre retard économique.
Pour Omotunde c’est l’aliénation qui oxyde les consciences Kémites et qui nous empêche de nous lever.
Le constat qui se dégage de toutes ces analyses plus ou moins brillantes les unes que les autres c’est bien qu’elles souffrent toutes d’une absence de rigueur dans l’application de la méthode de résolution de problème.
Je vais laisser de côté les analyses des uns et des autres pour me focaliser sur celle d’Agbohou car elle est à mon sens la moins critique et la plus dangereuse car elle repose sur un mirage et elle propose une solution simpliste et à mon sens inadéquate par rapport à la réelle problématique africaine.
Les premiers éléments qui montrent que Agbohou n’a pas pris le temps de la réflexion sont simples et vérifiables par tout un chacun.
Le premier : si la création de la monnaie est la solution miracle alors effectivement tous les pays qui battent leur propre monnaie sont en état de prospérité économique.
Le classement des pays selon l’Indice de développement Humain (IDH) permet de montrer que nombres de pays qu’ils soient africains ou non, qui battent leur propre monnaie sont pauvres et criblés de dettes. Ce premier constat montre bien que la solution bicéphale proposée est une fausse solution.
On pourrait se poser une question simple avant de passer au second élément de la solution à savoir est-ce que le fait de posséder une monnaie battue par la France est un frein à nos économies ?
Là-dessus, je réponds non car le fait d’être en change fixe vis-à-vis du dollar ne bride pas les économies Chinoises et indiennes. Le F CFA qui est une monnaie comme les autres remplit rigoureusement toutes les fonctions de la monnaie. Que nous créons ou pas notre propre monnaie elle sera appelée à remplir les fonctions de la monnaie et rien de plus ou de moins. Les seules erreurs que nous puissions commettre relèveraient de notre manque de maîtrise de la gestion de l’outil monétaire. Les conséquence ont les connaît : L’inflation et l’Hyperinflation les exemples à ce sujet sont légion en Afrique.
Si nous venons au second élément de la solution d’Agbohou à savoir : Transformer nos propres matières premières afin de dégager des plus-values. Je dirais si on me le permet que cette solution est en trompe-l’œil. Pourquoi ?
Pour la simple raison que cette solution demande des transferts de technologie et qui dit transfert de technologie dit monnaie. Hors le problème de la paupérisation croissante de l’Afrique c’est justement l’Insuffisance de la monnaie. Si on parle de la dette africaine, elle grève les budgets pour atteindre aujourd’hui 38% du budget (2007). Certains pays africains font même partie des PPTE (pays pauvres très endettés).
Certaines analyses simplistes font de l’Afrique un continent riche de gisements de minéraux (métaux), de pierre précieuse, de reserves d’or et de zinc. Les ressources (pétrole, gaz naturel, charbon) sont exploitées majoritairement par des grandes multinationales. Elles sont souvent dénoncées comme contribuant à la paupérisation des populations autochtones. La poltique de prédation de ces multinationales est à ne pas en douter une des causes de la paupérisation de cette Afrique car qu’on se le fourre bien dans la tête ces richesses n’appartiennent plus aux africains mais bien à ces multinationales. Les dettes, les hypothèques, la gabegie, la thésaurisation des fonds en occident etc. Voilà les réelles causes de notre sous-développement.
Deuxième élément qui montre ici que Agbohou n’a pas pris le temps de la réflexion c’est de considérer des données brutes notamment en parlant des bras ou de la jeunesse africaine. Ma seule question à ce sujet est quel est le taux d’alphabétisation en Afrique ?
Pour prendre le cas de l’Afrique subsaharienne, il a l’un des taux d’alphabétisme des adultes les plus faibles du monde, 60% seulement de la population âgée de 15 ans et plus étant, en 2000, capable de lire et d’écrire, ce qui est bien au-dessous de la moyenne mondiale (80%).
Ce taux était inférieur à 40% au Bénin, au Burkina Faso, en Éthiopie, en Gambie, en Guinée-Bissau, au Mali, au Niger et au Sénégal. Les femmes représentent près des deux tiers des analphabètes, chiffre qui ne devrait pas évoluer beaucoup d’ici à 2015.
La plupart des pays font apparaître un écart substantiel entre les sexes, l’alphabétisme des femmes ne dépassant pas la moitié de celui des hommes au Bénin, au Burkina Faso, en Guinée-Bissau, au Mali, au Mozambique et au Niger
Cette donc l’Afrique possède une jeunesse certes mais une jeunesse qui ne sait guère lire et écrire et donc qui ne peut rigoureusement relever le défi d’Agbohou participer à la transformation des matières premières en produits finis. Il faut donc instruire cette jeunesse là en fonction des besoins de l’Afrique.
Hors si nous parlons d’instruction et d’éducation ce sont là des missions qui relèvent des devoirs d’un Etat, et du politique.
Je propose par ailleurs qu’on reste toujours sur ce point là mais qu’on aille un tantinet plus loin. Notamment en accordant à Agbohou le bénéfice du droit à l’ignorance. Effectivement même si les africains se décident et arrivent aujourd’hui à transformer leurs matières premières la conséquence directe sera affronter la concurrence internationale. Prenons un exemple précis : le marché de l’ananas et les taxes appliquées pour pénétrer le marché européen.
Les taxes sont de 9% sur l’ananas frais,
32% sur l’ananas en boîte
et 42% sur le jus d’ananas
On voit donc ici un protectionnisme économique mis en place par les nations dites développées. Si on se pose la question de savoir comment cela est-il possible ? La réponse se trouve dans les engagements que nos pays ont pris en signant les accords de l’OMC et surtout dans les accords politiques que nous signons tous les jours dans le cadre du partenariat économiques avec les nations dites développées.
Si je résume donc mon propos : Vouloir transformer les matières premières est une initiative louable mais encore faudrait-il avoir les moyens de sa politique. Même si on y arrive il reste en substance le problème des accords de l’OMC et surtout l’absence d’une politique globale des pays africains face à des politiques subventionnées des pays riches.
J’irai même encore plus loin en disant que nos produits une fois sur le marché international devront faire face aux subventions des pays riches en terme de prix et donc au dumping commercial mais également au problème de la qualité qui est lié à l’absence de formation de nos compatriotes et une culture d’entreprise. Je ne dis pas que nous ne pouvons pas y arriver mais nous avons un long chemin à parcourir et ça c’est la situation actuelle de l’Afrique. Il est inutile de voir l’Afrique belle grande et forte plus qu’elle ne l’est en réalité.
Si l’idée d’Agbohou est décalée par rapport à son temps en ne répond pas au problème africain actuel. Pour Mettre en place toutes ces réformes il faut que l’Afrique soit techniquement prête pour créer sa monnaie et pour se développer. Il faut donc une action synergique sur tous les points bloquants afin de la mener vers cet objectif qui est un objectif de survie.
Mouyabi
Comment par mouyabi le 1 juin 2008:
Je ne suis pas un grand adepte d’Obenga car ses discours parfois n’apportent rien de bien sérieux mais je dois reconnaître que de temps en temps il lui arrive d’être lucide et de tenir un discours utile. Il a dit une chose lors de l’une de ses interventions importante lors de son discours du 5/03/2008 5/03/2008 d’inauguration du colloque Menaibuc 2007, consacré à la vision philosophico-spirituelle de l’Afrique Noire à savoir que l’Afrique gobe tout et n’importe quoi aujourd’hui car il lui manque un seuil intellectuel critique, l’absence notoire d’une masse critique.
Il n’y a pas assez de personnes avisées qui lorsqu’on leur soumet un discours sont capables de déceler les failles de raisonnement. Les sectes qui foisonnent en Afrique aujourd’hui ont trouvé dans l’Afrique un terreau parfait et en sont la preuve patente. Et des gourous qui ont quelques notions pour entraîner les foules utilisent certains outils comme :
L’exploitation des biais cognitifs, l’usage de fausses informations, les simplifications rhétoriques, les paralogismes et les sophismes etc.
Ceci dit si parler des sectes n’est pas le sujet je me permets de dire à tous ceux qui ont le droit de défendre le professeur à travers son propos teinté de mauvaise foi et truffé d’approximations qu’ils le défendent car effectivement ils ont très peu de sens critique et sont plus à la recherche du sensationnel que de la vérité.
Je n’arrive pas à comprendre par exemple que le frère Mezepo qui anime l’émission du club menaibuc sur 3A télésud et qui est supposé avoir lu le livre d’Agbohou et l’avoir abordé de manière critique l’écoute argumenter sur les phénomènes de change dollar-euro-CFA sans l’arrêter pour lui dire qu’il y a un souci. C’est important à mon sens car cela montre tout le sérieux qui entoure ce que nous faisons. Mais ces suites d’erreurs montre bien l’Etat d’esprit des uns et des autres.
Ce qui pose problème dans cette manière de faire c’est l’argument d’autorité. Agbohou étant professeur alors c’est impossible qu’il se soit trompé dans ses écrits. Malheureusement n’en déplaise à tous les aigris, il s’est trompé et c’est un fait que j’établis jusqu’à ce qu’on me prouve le contraire.
Erreur de logique ou volonté affirmée de tromper ?
Si en effet comme il dit la parité entre l’Euro et le Dollar était de 1.5 ( 1€ = 1.5 $)
Et si un pays de la zone CFA vend ses produits sur le marché international en dollars et en tire 1.5 milliards,
le passage en CFA se faisant par l’Euro par l’obligation comme le dit Agbohou du respect du pacte de néocolonialisme monétaire.
Delà, les 1.5M$ (milliards de dollars) sont convertis en 1M€ (milliards d’euros)
ainsi comme explique Agbohou on divise les 1.5M$ par la parité à savoir 1.5.
Là où le frère s’égare c’est quand il conclut que nous perdons par cette opération 500 millions de dollars.
Moi j’affirme encore jusqu’à ce qu’on me prouve le contraitre qu’il n’y a aucune perte comme il affirme. Excusez-moi du peu. Car si on fait l’opération inverse à savoir passer les 1 milliards d’euros en dollars on retrouve bien nos 1.5M$ dans l’absolu.
Il y a donc là une erreur monumentale de raisonnement que je ne veux pas passer sous le coup d’une mystification.
Rectification
Ce qui peut expliquer la supposée perte de 500millions dont parle le frère Agbohou c’est si l’euro se déprécie pour tomber au même taux que le dollar (1€=1$) ou alors si le dollar s’apprécie de nouveau à 1€. Auquel cas effectivement les 1M (milliards) d’euros convertis en dollars donneraient 1M$ et plus les 1.5M$.
Malheureusement pour Agbohou si hier encore l’euro s’appréciait à 1.54$ aujourd’hui
1 € = 1,6129 $US ou 1 $US = 0,6200 € en somme mon Milliards d’euros reconvertis en dollars me donnera non plus 1.5M$ mais 1.6M$ j’ai donc gagné en restant en euros 1.6M$-1.5M$=100.000.000 millions d’euros sans rien faire en étant juste sous la coupe de l’Euro.
Je n’ai donc pas perdu de l’argent mais au contraire l’euro dans cette opération n’est pas notre adversaire mais notre allier financier. Ceci ce sont les faits vérifiables par tous. Je défie quiconque ici de me prouver le contraire y compris Agbohou bien sûr.
LES COMPTES d’OPERATIONS
Le frère éclairé Agbohou nous informe qu’il y a un problème avec les comptes d’opérations. J’ai beau regardé de près je ne vois pas où est le problème avec ces comptes là. Je vous prie de rester sur le sujet et de ne pas prêter le flanc au réductionnisme d’Agbohou à travers ses exemples trompteurs.
Reprenons son exemple :
Si un pays de la zone CFA vend ses produits sur le marché international en dollars et en tire 1.5 milliards, il est tenue de convertir ces dollars en CFA hors le passage en CFA se faisant par l’Euro du fait du pacte de néocolonialisme monétaire comme le dit Agbohou. Dès, lors les 1.5M$ (milliards de dollars) sont convertis en 1M€ (milliards d’euros)
Puis si je le suis bien entre 50-65% sont déposés sur des comptes au trésor public français. Des comptes qu’on appelle les comptes d’opérations.( la BCEAO ; sous le code ISO 4217 ou XOF.
La BEAC) ; sous le code ISO 4217 ou XAF.
Et L’Union des Comores ou banque centrale des Comores , sous le code ISO 4217 ou KMF.
Je dis qu’Agbohou en présentant les faits de cette manière fait montre encore d’une mauvaise foi manifeste car effectivement si cette monnaie est déposée dans ces comptes ce n’est pas tant pour le plaisir mais parce qu’elle remplit d’autres fonctions dont une de ses fonctions principale qui est la fonction de réserve. Il faut pour que tout le monde comprenne de quoi nous parlons donner les clés de lecture de cette démarche. Elle se trouve dans ce qu’on appelle dans le jargon technique les agrégats monétaires. Je les rappelle encore ici pour la gouverne de tous les esprits mus par la vérité et non le sophisme.
M1 = moyens de paiement tels que les monnaies divisionnaires et les billets en circulation et les dépôts à vue, essentiellement auprès des banques et CCP.
M2 = M1 + placements à vue en francs rémunérés, gérés par les établissements de crédit bancaires et le trésor (par exemple livrets bancaires, livrets des caisses d’épargne, Codevi, comptes d’épargne logement, livrets d’épargne populaire,…).
M3 = M2 + dépôts en devises ; les placements à échéance non négociables (comptes à terme, bons de caisse, bons du Trésor,…) et les placements à court terme négociables émis dans le public par les établissements bancaires et de crédit (certificats de dépôt) les titres d’OPCVM court terme ; les parts de fonds communs de créance.
M3 est ce qu’on appelle la masse monétaire.
M4 = M3 + actifs à court terme négociables émis par les agents non bancaires (billets de trésorerie, bons du Trésor négociables,…).
Cet élément technique montre bien que la monnaie n’est pas l’argent et de plus les dépôts qui garantissent le CFA ne sont pas perdus mais participent à remplir des fonctions bien précises de la monnaie au sens large.
Je défie donc Agbohou de nous montrer comment cette monnaie est perdue. D’ailleurs dans son brillant exposé, il ne s’y risque pas. Pour finir je trouve insultant qu’il traite indirectement de benêts ceux des frères qui tous les jours se battent pour défendre ce que nous avons dans des systèmes complexes créés par les autres.
Cette monnaie effectivement étant à la disposition de nos banquiers occidentaux français ils sont en droit d’en faire des placements ou de la spéculation. Devons-nous les blâmer pour cela ? Je dis non. Excusez-moi du peu. Si vous aviez-été à leur place que feriez-vous ? Ne me dites pas que vous feriez le contraire vous seriez de fieffés menteurs et rien de plus. Avec la haine sui suinte de vos propos vous feriez même pire encore.
RAISON DE LA CREATION DU CFA SELON AGBOHOU
Je propose de reprendre l’historique d’Agbohou.
• Création du franc CFA : 26 décembre 1945
1 F CFA = 1,70 FF
• Dévaluation du franc français (FF) : 17 octobre 1948
1 F CFA = 2,00 FF
Selon Agbohou l’Objectif visé par cette démarche : donner un pouvoir d’achat artificiel aux colonies et rendre les produits africains peu compétitifs.
• Instauration du nouveau franc français (FRF) : 27 décembre 1958
1 F CFA = 0,02 FRF
• Dévaluation de 50 % du franc CFA : 12 janvier 1994
1 F CFA = 0,01 FRF
• Arrimage du franc CFA à l’euro : 1er janvier 1999
1 € = 655,957 F CFA (XAF ou XOF) ou 1F CFA = 0,00152449 €
Je me permets donc de poser une question à Agbohou qui n’a pas hésité à tirer des conclusions sur la stratégie française jusqu’à l’instauration du nouveau franc français en 1958.
Si comme le prétend Agbohou la dévaluation du FF en 1948 avait pour but de donner un pouvoir d’achat artificiel aux colonies et de rendre les produits africains peu compétitifs alors la question qui s’impose c’est depuis 1958 que la France a inversé la tendance à savoir 1F CFA = 0.02 FRF alors puisque ces pays ont des produits compétitifs pourquoi ils n’inondent pas le monde entier des produits comme ils le faisaient avec le marché sud américain en 1944 ?
Je n’en dirai pas plus j’espère simplement que beaucoup comprendront que la diabolisation de la France qui est l’objectif de cet exposé repose sur la mauvaise foi manifeste d’Agbohou. Ainsi, que la France ait une monnaie faible par rapport au CFA c’est qu’elle veut du mal au aux pays africains. Si elle a une monnaie plus forte que le CFA c’est qu’elle pointe une arme nucléaire contre les africains. Il faut donc savoir si orienter le discours en utilisant les inconvénient de l’appréciation ou de la dépréciation d’une monnaie par rapport à une autre pour étayer une thèse est plus important qu’informer rationnellement. Je sais tout un chacun de bonne foi mais dans ce cas si je me permets de douter de celle d’Agbohou.
A QUI LA FAUTE ?
« La compétitivité du coton africain soufre de la parité Euro /dollar ; Entre 2002 et aujourd’hui le dollar Américain a perdu environ 38% de sa valeur par rapport à L’euro »(6)… … « Le change nous fait perdre 40% du prix », souligne Franck Merceron. Et le fossé entre l’euro et le dollar ne cesse de se creuser, empirant continuellement la situation…(7) « … Un euro fort ne bénéficie pas forcément aux pays de la zone franc… Les exportateurs, dont les matières premières comme le coton ou encore le caoutchouc sont côtées en dollar, ont été fortement pénalisés par un euro fort, et donc un CFA fort, face à un dollar faible…
Au lieu d’accuse la France ou l’euro il faut se poser la question de savoir pourquoi le dollar se déprécie. Une chose est certaine ce n’est pas la faute de l’euro ni de la France. C’est la Réserve fédérale américaine qui baisse constamment son taux directeur en raison des risques d’inflation et surtout de la faible croissance de l’économie américaine. Nous subissons donc le contrecoup des ajustements de l’euro par rapport au protectionnisme monétaire américain. Et plus loin nous tirons par contre avantage grâce aux placements que nous faisons en Euros. Ce n’est donc pas l’euro qui nous fait du tord mais l’Amérique avec sa politique protectionniste. Pour finir si le coton Africain éprouve des difficultés sur le marché international c’est parce que nous n’avons pas su défendre nos intérêts en signant les yeux fermés les accords de l’OMC et secondairement parce que les Américains subventionnent leur agriculture voilà la vérité. Ce n’est pas simplement un phénomène lié à la monnaie mais au commerce international et également à nos politiques économiques.
Pour finir ceux qui prétendent avec beaucoup de certitudes qu’il faut arrimer la monnaie africaine à un panier exposent là uns stupidité sans borne. La question qui permet de comprendre pourquoi se résume à ceci : Comment garantir la fixité des parités vis-à-vis de chaque monnaie ?
Economie africaine ou européenne, il faut savoir !!
Agbohou ( pages 68 à 70 ). “Toute baisse de 10 % du dollar se traduit mécaniquement par une réduction de 0,5 % du P.I.B.” français(1). Cela renchérit les exportations françaises dont le volume diminue en conséquence. Elf Aquitaine soutient que « toute variation de 7,5 centimes d’euro, par rapport au billet vert impute 225 millions d’euros de son résultat opérationnel. Chez Péchiney, un changement de 1,5 centime d’euro a un effet de 10,5 millions d’euros sur sa marge opérationnelle et de 7,5 millions sur son résultat net »”.(2) +Le groupe Accor estime à 8,1 millions d’euros la diminution de son résultat opérationnel si le dollar baissait de 0,82 euros à 0,80 euro et la livre sterling s’échangeait à 1,35 euro. (3) Avec un euro plus fort que le dollar américain estimé à 0,72 euro, « l’économie française n’est plus capable d’affronter la concurrence », (4) dit-on. On comprend donc parfaitement la dégradation socio-économique en France et dans la plupart des pays de la zone euro quand la devise européenne avoisine 1,5 dollar. Par exemple lorsque l’euro s’apprécie seulement de quelques centimes par rapport au dollar, on observe une perte sèche de plusieurs centaines de millions d’euros sur le résultat de la société EADS qui est le leader européen de l’aéronautique civile et militaire : « A chaque fois que la monnaie américaine abandonne 10 cents, Airbus perd environ 1 milliard d’euros »(5)…
Ceux qui ont critiqué mon intervention qui montre que l’Euro fort n’est pas le problème mais les politiques économiques de chaque pays sont de mauvaises foi car l’argumentaire d’Agbohou a été pioché dans les discours de Sarkozy dans sa croisade contre l’euro fort. Malheureusement aucun autre pays de l’Euroland ne l’a suivi dans son délire. L’Allemagne a restructuré son économie afin de devenir compétitive. Alors tant qu’on ira chercher de petits arguments décontextualisés pour donner du poids à nos interventions cela va s’en dire qu’ils trouveront écho auprès des profanes mais quand on s’intéresse réellement au problème africain qu’on cherche chaque jour la solution à son énigme, on ne prête pas attention aux discours qui reposent sur la mystification et qui n’apportent rien de bien sérieux au débat.
Libre convertibilité quand le serpent se mord la queue
Je reviens sur l’exemple du trader Indien qui est capable de convertir des F CFA en EUROS et en d’autres monnaies.
L’indien assure au professeur que quelque soit le montant des FCFA venant d’Afrique il va les convertir en Euros en contrepartie des commissions.
Soit le professeur fait preuve de mauvaise foi soit alors il a choisi de nous tromper tous.
Pour avoir le CFA il faut respecter ses 4 principes parmi lesquels la libre convertibilité. Le CFA intrinsèquement n’est pas une monnaie africaine mais une monnaie française.
On ne peut justifier la convertibilité du CFA en d’autres monnaies en excluant en amont l’un de ses principes de base. Le professeur ne peut pas dire qu’il convertit le CFA en d’autres monnaie s’il n’a pas garantit la livre convertibilité. Il ne peut pas dire qu’il a des CFA et qu’il les convertis quand ce sont les pays de la zone CFA qui garantissent cette convertibilité pour que lui aille secondairement proposer ces CFA là à son trader.
Si comme l’explique Agbohou cette libre convertibilité se résume en une simple affaire de commissions lors des opérations de changes alors quelle différence il y a à ce que la France prenne les commissions à la place de son trader ? On est même en droit de se demander où il voit le fait qu’on se fait « dépouiller » par cette opération ?
Pour finir la France n’est pas obligée d’accepter la convertibilité du F. CFA en euros. La preuve entre l’UEMAO et la CEMAC il n’ya pas de libre convertibilité des CFA entre eux.
Par ailleurs, si le professeur voulait nous expliquer que le fait que sur le marché international les pays de la zone franc CFA afin de garantir leur CFA sont obligés de convertir leurs devises (en dollars) en Euros en payant 2 commissions (une pour le passage du Dollar à l’Euro et l’autre pour le passage de l’Euro au CFA) alors dans ces cas là effectivement il y a un problème.
mouyabi
Comment par sincérité le 3 juin 2008:
Entre guillemet sont les extraits du texte de M. MOUYABI.
« Quelle est la pertinence de ces notions d’un point vue économique et quels sont les réels points de blocage de nos économies ? Voila le réel défi ce document. »
Que nous apporte cette analyse ? Les notions inutiles, le blocage des économies quasi inexistant dans le texte. Si vous êtes un africain, apportez-nous des solutions pour sortir l’Afrique de ce marasme. A moins que vous ayez du temps pour discuter de termes économiques. Dans ce dernier cas je vous comprends et vous encourage à passer votre temps de cette manière parce que l’oisiveté déprime.
« Hors la majorité des économies des pays africains sont moribonds. »
Oui c’est un constat réel. Mais pourquoi en plus leur imposer un euro fort, les obligeant à faire un écartèlement gigantesque ? D’un côté ils sont tirés par une monnaie forte, de l’autre côté ils sont tirés par la faiblesse de leurs économies. Que nous suggérez-vous ? Ne doit-on pas tirer des conclusions de cette situation pour l’avenir ? On pourrait avoir un change fixe du CFA avec d’autres devises ou flottant ou un système de compensation plus favorable. Les cotonniers du Mali par exemple proposent un panier de devises. Pourquoi pas ? Est-on obligé de maintenir un système de change fixe et/ou un CFA arrimé à l’Euro ?
« Mais cette désindustrialisation de l’Europe pourrait profiter à l’Afrique si elle sait faire valoir ses avantages relatifs. La question reste donc pourquoi pas ne faisons nous rien pour attirer ces délocaliser en Zone CFA ? »
Comment allons-nous capter ces avantages relatifs d’après tout ce que vous décrivez ? Si l’Afrique est si incapable, si tout est si négatif que cela, pourquoi espérer avoir ces quelques miettes qui de toute évidence n’arriveront jamais ?
« On peut se demander à quoi bon être fort, ou encore, peut-on réellement parler de force ? »
Qu’est-ce qui est plus important, être fort ou être indépendant ? Faut-il attendre sagement qu’avec le temps les choses s’arrangent pour les Africains dans ce monde où il n’y a que les intérêts personnels qui comptent ?
« Si des capitaux étrangers ne viennent pas s’investir dans la zone CFA, c’est bien parce qu’ils n’y trouvent pas un avantage.
Ça c’est la vraie et l’unique raison. L’investisseur recherche son intérêt financier. Et l’un des facteurs qu’il recherche c’est la paix. Ce n’est pas toujours le cas dans nos pays. Il y a un risque dans tous les pays africains. Même la Côte d’Ivoire qui était citée comme un exemple de pays paisible connaît la guerre. La non attractivité de la zone CFA confirme le fait que l’un des avantages promis de l’arrimage du CFA à l’euro est factice. On ne captera pas plus d’IDE en étant arrimé à l’Euro, ceci est un mensonge. D’autres pays qui n’ont pas le CFA attirent beaucoup plus d’IDE. Ça c’est une réalité. Peu importe les raisons puisque nous ne possédons pas les atouts nécessaires à cet attrait.
« Elle se doit de tirer avantage de la puissance économique de l’Europe – c’est quand même le marché le plus riche du monde ».
La Chine est devenue un grand marché économique en très peu de temps. Je ne dis pas cela pour que l’on puisse choisir entre les Chinois et la France. Mais parce que l’Afrique doit sortir de ce marasme à l’instar de la Chine, et devenir aussi un grand marché. Ce marché africain est un potentiel pour l’Afrique même. Si les Africains commerçaient un peu plus entre eux certains désavantages seraient éliminés. A mon avis même si cela devait prendre du temps, ce changement n’est pas impossible et surtout pas utopique. Ne vaut-il pas mieux vivre dans la dignité que dans l’ombre de l’opulence des autres ?
« Mais lorsque l’on observe les choses de près, on s’aperçoit que ces instruments ne peuvent être utilisés dans ces zones là, parce qu’ils sont soit absents soit verrouillés par la médiocrité des cancres qui nous gouvernent. »
Vous parlez des instruments monétaires. Là je suis d’accord à moitié avec vous. D’accord parce que les gouvernants peuvent décider de quitter le système dans lequel ils sont afin d’utiliser enfin, entièrement les prérogatives que confèrent la monnaie. Mais ce que vous n’ignorez pas c’est que le pouvoir politique détermine le pouvoir monétaire. Parallèlement, le politique sans le monétaire est vide de sens. Pourquoi la plupart des pays africains producteurs de café cacao n’ont pas d’usines de transformation ? Pouvez-vous me dire qui décide en définitive des taux d’intérêts accordés aux économies des pays des zones CFA ? Qui décide de la quantité de monnaie injectée dans les différents secteurs de l’économie et donc de l’essentiel de la politique monétaire ? Quels sont les mécanismes ? Je comprends mieux le sens de votre texte lorsque vous dites que le Trésor Public français n’est pas responsable de la politique monétaire des pays de la zone CFA. On peut affirmer que nos pays sont dépendants politiquement puisqu’ils n’ont pas le pouvoir monétaire. Je n’essaie pas de dédouaner nos gouvernants qui sont tout comme vous favorables au statuquo. Eux ils ont un intérêt : conserver leurs postes. La France applique la politique du laissons-faire on s’en charge et les gouvernants africains répondent par : on vous laisse faire, on a confiance en vous et on accepte de collaborer avec vous contre nos populations.
Je puis vous affirmer que le Trésor Public Français et le Ministère des Finances français et par conséquent les politiques françaises de tout bord ont une responsabilité bien réelle dans la politique monétaire africaine. Savez-vous que les pays africains à travers la Banque centrale achètent des Bons du Trésor français faisant de ces pauvres africains des emprunteurs afin de mieux garantir le CFA ? N’est-ce pas aberrant ? Moi, j’accorde dans un premier temps à la France et aux structures de pillage mises en place 95 % de cette responsabilité. Quand les français auront enlevé leurs bases militaires de toute l’Afrique, qu’ils auront lâché le franc CFA sur lequel ils ont la main mise, alors dans un deuxième temps je pourrai m’en prendre aux dirigeants africains et surtout à la corruption, au manque de démocratie et de développement social.
« L’Afrique toute entière c’est 1% du commerce international, la zone CFA représente combien ». L’Afrique est toujours dans un jeu d’éternel perdant dans ses rapports économiques avec l’extérieur. Les aides qu’elle reçoit sont souvent la compensation des avantages qu’elle a fournit par ailleurs et qui lui sont reversées « généreusement ». Croyez-vous que si l’Afrique multipliait par un nombre x le prix de certaines matières premières qu’elles ne seraient pas achetées ? Si l’Afrique représente 1% du commerce mondial c’est aussi parce que sa monnaie est faible et surtout parce qu’elle ne vend que des matières premières non transformées. En volume ou en tonnes échangés avec le monde, l’Afrique n’est pas le dernier. Les termes de l’échange sont très défavorables pour l’Afrique ceci est une évidence. Peut-on faire autrement ?
« Pour sortir du bourbier nous rêvons tous de notre passé pharaonique, d’une grande économie »
Effectivement, la référence à ce passé seul ne nous sortira pas de notre bourbier. Mais cela nous permet de savoir que l’Afrique noire a fécondé, à travers l’Egypte le monde et lui a transmit les sciences par l’intermédiaire des Grecs et des Romains. On nous a fait un lavage de cerveau, nous enlevant à travers la colonisation et l’esclavage jusqu’à notre identité, notre culture. Il est important pour nous de savoir que nos ancêtres ont contribué à donner quelque chose au monde. Cette information est acceptée sans orgueil de races en ce qui me concerne mais est essentiel pour la confiance en soi perdue par l’Homme noir. Sans cette confiance on ne peut rien construire et on tombe dans l’afro-pessimisme. Ce n’est pas parce qu’il y a quelques personnes amères que vous devez mettre tous les économistes dans ce sac s’il vous plaît. Les noirs dans le monde souffrent beaucoup du complexe d’infériorité, du doute, qui empêche l’action.
« La diffamation et la diabolisation des autres ? » je suppose que les autres pour vous sont les non africains. Mais pourquoi préférez-vous diffamer vos frères africains sans les connaître ? Si vous aviez lu le livre du professeur Agbohou (dont il me semble que vous le critiquez négativement rien que pour le plaisir parce que vous n’apportez rien), vous nous parleriez du système pervers mis en place par la France aux indépendances pour nous transférer les inconvénients de l’indépendance et continuer à travers des structures comme les banques centrales le pillage et le paternalisme en Afrique. Si vous n’êtes pas d’accord avec le Professeur Agbohou, je vous conseille de revoir votre manière d’aborder le sujet. Parlez des idées sans vous en prendre à la personne. Ne pas être d’accord est un droit mais diffamer est vil. Et surtout lisez le livre et faites attention à vos propres incohérences. J’aurais souhaité discuter avec quelqu’un qui aurait eu l’honnêteté intellectuelle d’avoir lu au préalable le livre qu’il propose à la critique. A moins que ce soit le Professeur Agbohou que vous chercher à nuire. Dans ce cas c’est un débat dans lequel je n’ai rien à faire.
« Une partie importante du livre d’Agbohou que j’ai lu consiste à torpiller l’Euro sous prétexte que c’est une monnaie forte ». Que dit l’autre partie du livre ? Votre texte montre que vous ne le savez pas. La petite partie dont vous parlez parle des méfaits de l’arrimage du CFA à l’euro en cette période d’euro fort. Pourquoi l’occulter ? Mais le livre ne critique pas l’euro parce que c’est une monnaie forte. Dans ce cas pourquoi en relation avec les pays de la zone CFA ne pas critiquer la livre sterling anglaise qui est une monnaie relativement plus forte que l’euro ?
Après toutes vos analyses. Qu’apportez-vous dans la construction de l’Afrique ? Juste le constat qu’il faut changer de politique ? Quels sont les freins à ces changements s’il y en avait ? Autrement il n’y a qu’à… Encore une fois où sont donc vos propositions de changements politiques cohérents ? Vous faîtes beaucoup d’analyses, vous multipliez les thèmes proposés, mais la conclusion est fade. Quelle déception !
Votre deuxième « sujet » :
Vous n’êtes pas très honnête ! Vous avez fait un copié-collé d’un texte que vous avez déjà proposé sur d’autres sites frères. Vous y avez adjoints les réponses de d’autres internautes qui eux ont fait référence aux pages du livre et pas vous. Que veut dire le mot rectification dans le deuxième texte ? Et c’est avec cet état d’esprit que l’on va construire l’Afrique !
« J’ai écouté Agbohou livrer sa réflexion sur la manière que l’Afrique se doit d’opérer sa mutation afin se sortir du sous-développement. Si j’ai bien compris le fond de sa pensée :
1-Battre sa propre monnaie
2-Transformer ses propres matières premières afin de permettre des plus-values. »
Vous avez probablement assisté à une conférence ou vu une vidéo tout comme moi du Professeur AGBOHOU. Il y a une vingtaine de solutions dans le livre « le franc CFA et l’euro contre l’Afrique » édité par les Editions Solidarité Mondiale qui ne figure pas dans la petite partie dont vous dites d’ailleurs n’être pas sûr d’avoir compris. Pourquoi n’avoir pas interpellé le Professeur et lui poser sans détours vos questions ? Proposez-lui une émission télévisée par
exemple ou proposez nous un livre que nous aurons le loisir d’apprécier.
Comment par Mouyabi le 6 juin 2008:
Nombreux sont ceux qui écoutent les élucubrations d’Agbohou les prennent pour des vérités et malheureusement tombent dans les travers de son savoir inconsistant.
Le pire dans ces raisonnements c’est qu’ils donnent l’impression qu’ils sont bons alors qu’ils cachent l’erreur dans le postulat.
DEVALUATION QUAND TU BATS LE PROFESSEUR AGBOHOU
Ceci dit une fois de plus démontrons comment Agbohou trompe tout son monde.
avant le dévaluation de 1994,
1FCFA = 0.02FF
J’attire l’attention du lecteur sur le postulat car certains partent du FF pour tirer des conclusions sur le CFA grossière erreur par la suite. La référence n’est pas le FF mais le CFA
après la dévaluation de 1994
1FCFA = 0.01FF
En somme donc si je veux connaître la variation relative de la valeur du CFA
cette variation est : (valeur finale - valeur inititiale)/(valeur initiale)
Appliquons ensemble la formule du Blanc.
Le CFA a donc varié par rapport à sa valeur initiale de :
(0.01-0.02)/0.02 = -0.5 ou -50%
Le - devant signifiant dévaluation et le 50 indiquant la grandeur. On en déduit donc que le CFA a bel et bien été dévalué de 50% et non de 100% comme Agbohou affirme à qui veut bien l’entendre au point de se rendre ridicule.
CQFD.
Alors quand vous allez dans des conférences utilisez votre cerveau mais n’allez pas écouter n’importe quelle ânerie.
Patriotiquement
Mouyabi
P.S : les erreurs d’Agbohou viennent dont du fait qu’il est un sophiste qui croit bien connaître les choses mais qui ne les connaît qu’en surface il confond les postulats et tripatouille les informations pour servir sa frustration et sa haine des Français.
_________________
Ceux qui nous sous-estiment encore ne comprennent pas une chose, ils se trompent de génération et d’époque. La renaissance africaine est en marche. Nous ne nous laisserons plus faire. Il faudra renégocier ou nous tuer tous jusqu’au dernier car il en va ainsi de notre survie à tous.
Comment par Mouyabi le 6 juin 2008:
Si tu veux lire mon analyse de la situation elle est en libre accès sur internet : L’Afrique des apparences partie 1 et 2
Si tu veux les propositions elles sont là :
http://www.rezoweb.com/forum/politique/afriqueparole/34.shtml
http://forums.mbolo.com/forums/8694/ShowPost.aspx
http://www.kemmiou.com/modules.php?name=Your_Account&op=userinfo&username=mouyabi
Tu ne pourras donc pas dire que tu n’as pas l’analyse et les propositions.
Mouyabi
P.S : c’est gratuit
Comment par sincérité le 6 juin 2008:
Si vous preniez le temps de lire les intervenants cela serait mieux pour ce forum et vous éviterait de dire n’importe quoi. Pourquoi fuyez-vous la question avez-vous lu le livre du Professeur Nicolas AGBHOU ? J’attends toujours votre réponse.
AGBOHOU ne s’est pas trompé ni vous d’ailleurs. Tout dépend de la démonstration que vous cherchez à faire. En effet, comme il y a vase communiquant dans les échanges ce que l’un gagne l’autre le perd. N’est-ce pas ? Si vous raisonnez du côté Français il y a eu « rééevaluation » par rapport au CFA de 100 %. Autrement dit la valeur du franc français a été multiplié par 2. Ce raisonnement est approprié lorsque vous voulez démontrer par exemple la conséquence de l’effet de levier de la dévaluation sur l’économie française. La mise en action de la pompe aspirante des matières premières peut être démontrée par cet exemple. Si vous raisonnez du côté des Africains la dévaluation a été de 50 %. La valeur du CFA par rapport au franc français a été divisé par 2. En conclusion arrêtez de voir les erreurs chez les autres. Dire que le franc français a pris 100 % de valeur ou dire que le franc CFA a perdu 50 % de sa valeur revient à dire la même chose. Le facteur commun est le chiffre 2. Multiplier par 2 d’un côté et diviser par 2 de l’autre. Où est l’erreur ?
Comment par mouyabi le 10 juin 2008:
l’erreur c’est quand Agbohou affirme le CFA n’as pas été dévalué de 50% mais de 100% et que tout un continent a été mystifé excepté lui bien sûr. Il le dit haut et fort dans ses conférences et fais des adptes et c’est là le problème comme toutes les conneries qu’il raconte
Comment par mouyabi le 15 juin 2008:
LES ERREURS D’AGBOHOU
Erreur mathématique Si en effet comme il dit la parité entre l’Euro et le Dollar est de 1.5 ( 1€ = 1.5 $) Et si un pays de la zone CFA vend ses produits sur le marché international en dollars et en tire 1.5 milliards, le passage en CFA se faisant par l’Euro par l’obligation du respect du pacte de néocolonialisme monétaire. Delà, les 1.5M$ (milliards de dollars) seront convertis en 1M€ (milliards d’euros) ainsi comme explique Agbohou on divise les 1.5M$ par la parité à savoir 1.5.
Là où le frère s’égare c’est quand il conclut que nous perdons par cette opération 500 millions de dollars. Je dis qu’il n’y a aucune perte comme il affirme excusez-moi du peu. Car si on fait l’opération inverse à savoir passer les 1 milliards d’euros en dollars on retrouve bien nos 1.5M$ dans l’absolu. Il y a donc là une erreur monumentale de raisonnement que je ne veux pas passer sous le coup d’une mystification.
Libre convertibilité
Exemple du trader Indien : Conversion des F CFA en EUROS L’indien assure au professeur que quelque soit le montant des FCFA venant d’Afrique il va les convertir en Euros en contrepartie des commissions. L’erreur de raisonnement d’Agbohou vient du fait qu’il considère déjà le CFA comme sa monnaie hormis pour avoir le CFA il faut justement respecter les 4 principes parmi lesquels la libre convertibilité. Le CFA intrinsèquement n’est pas une monnaie africaine mais une monnaie française. On ne peut justifier la convertibilité du CFA en d’autres monnaies en excluant en amont l’un de ses principes de base. Si comme l’explique Agbohou cette libre convertibilité se résume en une simple affaire de commission lors des opérations de change alors quelle différence il y a à ce que la France prenne les commissions à la place de son trader ? On est même en droit de se demander où il voit le fait qu’on se fait « dépouiller » par cette opération ? De plus pour convertir une monnaie il faut déjà l’avoir hors le Franc CFA est une monnaie à notre disposition. Pour finir la France n’est pas obligée d’accepter la convertibilité du F. CFA en euros. La preuve entre l’UEMAO et la CEMAC il n’ya pas de libre convertibilité des CFA entre eux. Par ailleurs, si le professeur voulait nous expliquer que le fait que sur le marché international les pays de la zone franc CFA afin de garantir leur CFA sont obligés de convertir leurs devises (en dollars) en Euros en payant 2 commissions (une pour le passage du Dollar à l’Euro et l’autre pour le passage de l’Euro au CFA) alors dans ces cas là effectivement il y a un problème.
La fixité des parités
La chine et l’inde sont en parité fixe par rapport au dollar et les économies des deux pays se portent bien. Le G7 et les USA supplient la chine de passer en change flottant par exemple. Sans avoir une autonomie monétaire, les chinois disposent d’une économie florissante et d’une autonomie politique réelle. CQFD.
La sortie du franc CFA pour des pays comme le Maroc l’Algérie etc. n’a pas conduit ces pays à mieux se porter c’est faux. Ce sont les IDE (investissement directs étrangers) qui ont dopés ces économies. Si on regarde de près ces IDE sont issus de la France. Agbohou ne peut donc rigoureusement cracher sur la France et espérer avoir ses IDE.
Des pays africains qui sont en change flottant : RDC Le Franc de la république démocratique du Congo par rapport à l’euro (1,00 CDF Congo/Kinshasa Francs = 0,00114836 EUR )et dans quel état se trouve l’économie du Congo démocratique ? En 1960 le Zaïre était plus fort que le Dollar à titre de rappel. Zimbabwé Zimbabwé , quel est l’état de la monnaie zimbabwéenne ?(1,00EUR=47.404,60ZWD ou 1 ZWD = 0,0000210950 EUR.) l’économie Zimbabwéenne ? hyperinflationniste : une bouteille de bière coûte 8.000.000Z$ La Guinée Conakry de Sékou Touré (1 EUR = 6.897,01 GNF 1 GNF = 0,000144990 EUR). Le Ghana a fait l’expérience de sa monnaie (Ghana Cedis) également les chiffres parlent d’eux-mêmes : Le 1 EUR = 15.725,33 GHC ou 1 GHC = 0,0000635917 EUR. La Gambie est également à la traîne avec son Dalasi : 1 EUR = 31,6869 GMD et 1 GMD = 0,0315587 EUR. L’Ethiopie : 1 EUR = 15,0920 et ETB 1 ETB = 0,0662602 EUR. Erythrée le Nakfa Erythréen 1 EUR = 23,7038 ERN 1 ERN = 0,0421873 EUR ? Ou le franc djiboutien ? 1 EUR = 277,902 DJF 1 DJF = 0,00359839 EUR Nigeria Nigeria avec la Naïra est une raison de se féliciter 1 EUR = 185,594 NGN et par conséquent 1 NGN = 0,00538809 EUR
Etc. etc. tous ces pays ont fait l’expérience de leur propre monnaie les résultats sont parlants : Sur les 36 pays qui ont un indice de développement Humain <0.5 la majorité est africaine (29).cantonnés entre la 139ème (Soudan) place et la 173ème (sierra Léone) Sur un total de 42 pays pauvre très endettés (PPTE), 34 sont des pays d’Afrique subsaharienne.
Le choix de sortir du change flottant n’est donc pas une garantie absolue d’une stabilité monétaire, d’une expansion économique et d’une économie florissant.
Paramètres techniques L’Afrique n’est toute entière n’est pas techniquement prête pour avoir une monnaie en change flottant. Tous les paramètres techniques politico-socio-économiques le prouvent.
Si Agbohou est en droit de dénoncer une situation qu’il juge inique, il ne faut pas tirer des conclusions en établissant ses liens de causalité là où il n’y a pas de corrélations directes. La situation actuelle est la résultat de nos erreurs passées. Notre devoir n’est pas de commettre de nouvelles erreurs en nous basant sur des vérités approximatives. La situation actuelle appelle à la modestie et à nous retrousser les manches à nous mettre résolument au travail mais plus encore à repenser notre stratégie commune. Le fait de maquiller les informations ou de présenter des vérités approximatives n’est pas la voie la plus sérieuse qui soit dans la situation actuelle.
mOUYABI
Comment par sincérité le 16 juin 2008:
M. MOUYABI,
J’aurai préféré voir d’autres personnes vous répondre. J’aurais aussi souhaité donner tort au Professeur Agbohou. Mais malheureusement, je perçois encore et encore vos incohérences et vos erreurs. Pourtant, je préfère penser que vous intervenez de bonne foi. Mais c’est en donneur de leçons et en correcteur d’erreurs et de mensonges que vous intervenez. C’est pourquoi je tenterai de vous éclairer pour vous éviter de continuer à interpeller le Professeur de cette manière qui vous dessert. Je vous l’ai déjà dit, j’aurais préféré que vous nous fassiez part de vos propositions dans un premier temps. Et au passage, seulement au passage, vous nous montreriez que tel économiste, tel politique,… s’est trompé, plutôt que de dire : un tel est un menteur et que cela se retourne contre vous.
Vous lisez certainement les commentaires des internautes, comme je vous l’ai dit ici ou ailleurs. Mais vous n’y faites pas attention. Il faudrait développer votre capacité d’écoute (différent de la capacité d’entendre). Qu’est-ce qui motive tant de haine envers le Professeur Agbohou ? A trop avoir souffert de mensonges dans votre passé comme vous le dites, vous finissez par voir le mensonge partout. A voir vos «propositions » pour l’Afrique sans aucune manifestation des internautes et au contraire un engouement des internautes pour les sujets vantant le livre du Professeur Agbohou en seriez-vous devenu jaloux ? Descendre les autres ne rend pas plus fort. Cela dénote d’un mauvais état d’esprit.
Il se pourrait que le Professeur soit de bonne foi. C’est mon préalable quitte à m’apercevoir du contraire par la suite. Vous pouvez nous prévenir, mais laisser nous la liberté de voir par nous mêmes. Il se pourrait qu’il ait réellement l’intention de transmettre sa connaissance aux Africains. Je lui accorde le droit de se tromper de bonne foi. Mais je n’ai pas encore trouvé ces erreurs que vous vous empressez à nous agiter comme un épouvantail. Je pense que nombreux sont les internautes comme moi qui sont satisfaits des informations bien fournies et expliquées qu’il nous propose avec sa vision de l’Afrique. Contrairement à lui, de nombreux intellectuels (dont vous faites partie) nous avancent des arguments mensongers sur lesquels vous vous taisez. Ces derniers sont les ennemis de l’Afrique et présentent toujours les choses avec la vision de l’européen comme s’ils commentaient une carte postale. Ils voient l’intérêt des Européens mais jamais les malheurs de l’Afrique et les tromperies dont elle est victime. Lorsqu’ils parlent de l’Afrique, c’est toujours en des termes négatifs, péjoratifs. Pour ma part, j’inviterai le Professeur à corriger une interprétation que je considérerais comme erronée si je voyais une erreur plutôt que de le traiter de menteur comme vous le faites.
Quels sont les erreurs que vous relevez ?
1 - “Mystification” de la perte de change
S’il n’y a pas de pertes en convertissant le CFA en dollar comment expliquez-vous que les européens se plaignent de la forte valeur de l’euro contre le dollar ? Est-ce que ces Européens n’ont pas de pertes de change lorsque leurs contrats sont libellés en devise dollar et qu’ils sont exportateurs ?
Si cette perte n’existe pas pour les pays qui utilisent le CFA qui la supporte ? Ici on n’est pas dans l’absolu ni dans le virtuel. Ne lisez-vous pas les nouvelles des inquiétudes de tous ces Africains au sujet de l’Euro fort ? Pourquoi s’inquiètent-ils si ce n’est pas parce qu’ils perdent de l’argent ? C’est une question de bon sens. Faut-il pour vous faire plaisir crier e,n choeur avec vous, sur tous les toits, que l’Euro fort est bon ? Alors que ceux la même qui la détiennent en propre : les Européens, disent le contraire ? Comment pouvez-vous pervertir la vérité visible comme cela en relation avec les problèmes de l’Afrique ?
Si vous trouvez en sens inverse le même montant que la perte, cela veut dire qu’il s’agit d’un profit de change et non plus d’une perte. C’est le cas lorsque vous êtes importateur africain. Mais l’Afrique a surtout besoin de vendre. Donc, il me semble judicieux de la part du Professeur AGBOHOU de parler de la perte réelle de change qui est supportée par les exportateurs de café, de coton, … Je ne vois pas d’erreur de la part du Professeur Agbohou. Mais de votre part, je vois le fervent désir d’établir une soi-disant vérité au risque de ne pas comprendre que le sujet n’est pas général mais qu’il est centré sur les problèmes des Africains.
2 - Libre convertibilité
Ce que moi j’ai compris du livre et des interviews : Lorsque vous avez des CFA (on est tous d’accord que c’est une sous-monnaie française) que vous voulez les convertir, vous payez seulement une commission à l’Indien détenant un bureau de change en France selon les propos du Professeur que vous rapportez plus haut.
La France pour gérer nos devises étrangères, perçoit des frais de gestion, puis des commissions, puis des agios, puis des frais de garantie de sa monnaie coloniale (qu’elle fait supporter aux Etats africains contrairement à l’idée trop simplificatrice que vous avez émise sur un autre site compte chèque = compte d’opération)… Ce qui est anormal ce n’est pas le fait que la France prélèverait des commissions, mais c’est le taux des réserves obligatoires de 100% exigé dans le passé, de 65% pour la BEAC maintenant et de 50 % pour la BCEAO. Ce qui est anormal c’est surtout le volume des sommes que la France encourage les banques centrales africaines de laisser bloquer au compte d’opérations. Le montant figurant dans les comptes d’opération si vous avez lu livre ou eu l’occasion d’écouter M. BANNY lui-même est en moyenne de 3,5 milliards de CFA pour la BCEAO et 4,2 milliards pour la BEAC. Les investissements productifs dont l’Afrique a besoin ne peuvent pas se faire du fait que ces sommes qui permettraient de les réaliser, ou d’aider le secteur privé par des prêts bonifiés, sont bloquées dans les comptes d’opération. Si ces investissements n’ont pas été faits hier où ne sont toujours pas faits maintenant, ils coûteront extrêmement chers, plus le temps passera. De plus leurs absences contribuent à l’accroissement de la pauvreté en Afrique. La France reverse quelques miettes d’intérêts aux Etats Africains et fait d’eux des rentiers qui ne pourront de ce fait jamais la concurrencer sur le plan industriel sur le marché africain. Ainsi, les pays Africains continueront d’éviter de commercer entre eux. La France réalise des profits énormes grâce au placement de ces 7,7 milliards de CFA dont elle dispose au Trésor Public français. Cela lui procure d’autres multiples avantages. On sait par ailleurs que les prévisions françaises pour 2007 et 2008 sont que les comptes d’opérations sont suffisamment couverts pour ne pas actionner la garantie. Si vous trouvez avec tout cela le moyen d’avancer l’idée que le Professeur ment, c’est que vous êtes anti-africain quelque soit ce que vous prétendez ! je ne dis pas anti-agbohou mais anti-africain.
3 - Parité fixe
Pourquoi pensez-vous que l’Afrique recherche les IDE de la France ? On ne peut pas forcer les gens à nous “aider”. Donc on ne peut pas rechercher les IDE s’ils ne viennent pas à nous. En tout cas pas dans l’attente. L’injure faite aux Africains est que la fixité des parités est vantée par les Français comme étant le facteur devant permettre d’attirer plus d’IDE vers ces pays Africains. Est-ce que vous pensez que c’est le cas ? Mais pire, c’est que l’Etat Français qui nous fourgue son CFA et vante ces prétendus mérites, n’hésite pas à investir énormément plus, dans des pays comme la Tunisie, le Maroc, l’Algérie qui eux, n’ont pas le CFA et qui plus est ont rejetés après leurs indépendances tout lien avec ce franc français. J’espère qu’il n’y a que vous qui ne trouvez pas de contradictions à cela. Quelque soient les raisons de la désaffection des IDE en Afrique, ce n’est pas normal. Je dis que la parité fixe avec l’euro ou le franc français est un leurre. Pour l’instant je ne prétends pas qu’il faille choisir entre parité fixe et parité flottante. Il y a d’autres conditions nécessaires aux investisseurs pour investir. On peut contourner celui du change fixe si les autres conditions sont remplies comme cela se fait par ailleurs.
Sur plusieurs forums je vous vois faire tout un plat du sujet de change fixe et de change flottant. Vous semblez mener tout seul un combat contre le change flottant. Alors que la discussion devrait plutôt porter sur l’intérêt de se séparer des caractéristiques actuelles du Franc CFA et du franc CFA tout court. Je vous rappelle que le Professeur Agbohou a le droit et même le devoir de proposer des solutions sur le comment sortir du système puisqu’il a posé le problème. Mais les modalités de sortie du CFA puis de création d’une nouvelle monnaie ne lui incombent pas à mon sens. En tout cas je n’imagine pas qu’il ait des responsabilités lui donnant de tels pouvoirs.
A mon avis le change flottant pourrait être possible. Mais il serait souhaitable qu’il soit garanti par des sous-jacents pour que l’on ait confiance en cette nouvelle monnaie africaine flottante. Les Etats Unis d’Amérique ont un système de change flottant qui, lui n’est pas garanti et cela ne les empêche pas de faire leur politique monétaire contrairement aux pays Africains. De plus, cela semble n’avoir jamais dérangé quelqu’un, mis à part les gênes occasionnées, c’est selon. De toutes les façons, la majorité des échanges avec l’Afrique se fait encore en dollar. Que peut bien importer pour un exportateur étranger que l’Afrique ait une devise flottante ou non pourvu qu’il soit payé à l’échéance dans la devise désignée au contrat ?
Les exemples des pays utilisant le change flottant que vous citez ne sont pas pertinents parce que les pays comme le Soudan, la Sierra-Leone, … sont tous en guerre d’une part et d’autre part et /ou il existe une corruption importante et /ou il existe plutôt des semblants de dictature ou des pays laissés à l’abandon. Il est certain que la gestion de la monnaie doit prévoir une certaine indépendance du monétaire et du politique, mais aussi la lutte acharnée contre la corruption.
Les IDH dont vous parlez reflètent,que les pays Africains en général ferment la marche du développement mondial. On constate malheureusement, que les tous derniers sont dans la zone CFA. La Sierra Leone vient de sortir d’une guerre éprouvante ce qui explique sa place actuelle. C’est la lecture que je fais du tableau des IDH de 2007 du PNUD. Par conséquent il ne serait pas faut de déduire que le CFA n’est pas un facteur favorable pour les pays qui les détiennent puisqu’ils ne sont pas dans une meilleure position (à part quelques uns) que les pays africains qui n’ont pas le CFA.
Pour l’instant il aurait été souhaitable de voir faire les choses dans un certain ordre. Il est évident que j’adhère à l’idée que le franc CFA et le système mensonger et léonin qui l’entoure est néfaste aux pays africains. Il est plutôt un marché de dupes. Il faut en tout cas rompre avec le change fixe français ou européen tout en ayant préparé les conditions politiques et techniques d’une nouvelle banque centrale. Parce que de mon point de vue lorsque l’on veut casser un système il n’est pas bon de faire du neuf avec du vieux. Donc les dirigeants des banques centrales actuelles ne sont pas appropriés pour mener à bien ce nouveau chantier. Parce que l’on ne va pas gaspiller le temps et l’énergie à lutter contre les « coups d’Etat » et les anciennes allégeances. Mais on sera dans un esprit de construction. Le mental des agents des banques centrales actuelles est trop formaté. Pourtant, je suppose qu’ils ont une certaine expérience, concernant les contrôles par exemple, qui pourrait être mis à profit.
L’Afrique a ses enfants de la diaspora et de l’intérieur qui travaillent dans tous les secteurs de l’économie, y compris dans le secteur bancaire et de la banque centrale qui pourraient prêter main forte. Si on n’est « pas capable » comme vous le pensez, on pourrait se faire assister par le Brésil, l’Inde et d’autres pays du Sud. Je vous invite à vous assurer de l’information que vous avancez à savoir le change fixe de l’Inde. A ma connaissance ils ont un système de change flottant. Je n’oserais pas dire : “les mensonges de Mouyabi” comme vous n’hésitez pas à l’agiter s’agissant du Professeur AGBOHOU et qui renvoie à vos propres erreurs et incompréhensions.
Toutes vos incompréhensions sont les preuves palpables que vous n’avez pas lu le livre. Il ne suffit pas de prétendre l’avoir lu pour que l’on vous croie. Vous monopolisez les forums par vos arguments empêchant de ce fait au plus grand nombre de parler du sujet exposé.
Votre idée affirmée de l’incapacité de l’Afrique à réaliser quelque chose me sidère. Quand allons-nous commencer à mettre en place quelque chose pour nous ?! Vous préférez attendre de votre bourreau qu’il vous desserre l’étau alors que de toute façon il a prévu que vous allez mourir.
La capacité technique et de gestion monétaire en Afrique sont plus évidentes à réaliser que la volonté politique de changement des Etats africains. Ils ne semblent pas encore avoir compris que pour subsister ils doivent s’unir et développer leurs relations sur tous les plans. Il y a tout un lobbying en Afrique, pas seulement en Europe, qui a un intérêt pour le statut quo que vous défendez. La France a besoin de l’argent qui se trouvent dans les comptes d’opérations quoiqu’elle en dise !
Il est temps de libérer l’Afrique ! Coûte que coûte cela va se faire ! Les Etats Africains feraient mieux de se préparer à ce changement nécessaire, attendu et inévitable. J’espère qu’ils auront l’intelligence de ne pas se disputer lorsqu’il faudra créer quelque chose pour l’Afrique et surtout par les Africains.
Comment par Mouyabi le 18 juin 2008:
Parfois la haine et le ressentiment qu’on peut avoir pour quelqu’un peut nous amener à commettre l’irréparable.
Dans les années 1960 on a réclamé des indépendances à corps et cris. Nous avons obtenues des indépendances mais des indépendances qui n’en étaient pas tout compte fait. Combien de morts ? Quelle quantité d’énergie gâchée ? Pour quel résultat ? Aussi si nous voulons nous lancer la fleur au fusil dans des analyses simplistes afin de prouver que nous sommes des grands idiots ok pas de problème.
Je veux bien qu’on se pose des questions sur la relation que nous avons avec la France sur la monnaie qu’elle nous bat mais encore quels sont les avantages et les inconvénients que nous en tirons. Mais lorsque le FCFA devient le moyen pour expier notre médiocrité collective je tiens à dire que je ne partage pas cette analyse pour les nombreuses raisons que j’ai déjà évoquées et qui vise à diaboliser la France.
Nous voulons voire exigeons une monnaie que nous pouvons gérer mais puis-je simplement vous demander déjà :
De nettoyer nos ambassades?
D’informatiser nos amabssades?
simplement de rendre des services aux compatriotes?
De construire nos routes et pas de se contenter des pistes laissées par les colons?
De construire des hôpitaux et pas se contenter des dispensaires abandonnés par les colons?
D’assumer notre indépendance politique?
De gérer nos compagnies aériennes ?
De gérer nos équipes de football ?
Juste de gérer nos restaurants ?
etc.
Quand donc sur des données simplissimes nous avons du mal, il est un peu présomptueux de se lever pour demander la gestion d’une monnaie collective. Je nous épargne la gabegie, le vol, la corruption, la thésaurisation des fonds en occident, le gaspillage à outrance etc.
Je défie quiconque de me prouver que parmi les pays africains qui battent leur propre monnaie il y en a qui ont des économies florissantes. Bien entendu nous laisserons de côté des pays qui sont sous perfusion IDE (Maroc, Egypte, Tunisie, Algérie)
Pour ma part tant que nous ne serons pas techniquement au point pour exiger plus alors il est de notre devoir de rester à notre place, celle de dernier.
Je ne dis pas non à une monnaie africaine je dis simplement pas de diabolisation de la France et surtout travail pour être techniquement prêt.
C’est bien beau d’organiser des conférences pour se raconter des histoires truffées d’approximations mensongères mais il y a plus de dignité à garder la tête froide et nous mettre résolument au travail afin d’avancer vers la mise en place des bases d’un vrai développement.
Quand quelqu’un affirme qu’on a mystifié tout un continent au sujet de la dévaluation ou encore qu’il suffit de transformer nos matières premières ou encore que nous perdons de l’argent en changeant des dollars en CFA etc. Il y a là une mauvaise foi manifeste et le pire c’est que le poison pénètre les consciences et nourrit une haine inutile.
J’espère honnêtement que des personnes sauront s’abstenir des conférences d’Agbohou car elles n’apportent rien de bien sérieux.
maatiquement
Mouyabi
_________________
Ceux qui nous sous-estiment encore ne comprennent pas une chose, ils se trompent de génération et d’époque. La renaissance africaine est en marche. Nous ne nous laisserons plus faire. Il faudra renégocier ou nous tuer tous jusqu’au dernier car il en va ainsi de notre survie à tous.
Comment par Eddy le 19 juin 2008:
Ah tiens, ce cher Mouyabi, content de savoir que vous êtes toujours là. Comment allez-vous? “A lutta continua!” à ce que je vois, j’en suis ravi. Par contre vos écrits se font plus courts, que se passe-t-il?
Sinon pour revenir au débat
Je crois que vous menez là contre Agbohou un combat qui nuit plutôt à la cause africaine, que vous défendez aussi, il me semble.
Vous savez bien autant que moi que nous n’avons toujours pas eu notre indépendance. Come on, ne me dites pas que vous croyez à cette fable des années 1960 ?!
Quelle indépendance quand Lumumba est assassinée? Quelle indépendance quand Um Nyobé est assassiné?
Quelle indépendance quand c’est l’armée francaise qui a le controle sur tout notre territoire?
Nous sommes dans un processus d’indépendance véritable, et l’indépendance commence dans les têtes. Et quand on est indépendant, on est indépendant PARTOUT! (sous-entendu même dans nos finances)
On ne peut pas être indépendant alors que c’est le bourreau qui gere notre argent. C’est plus que suicidaire, c’est headless!
Vous ne pouvez pas dire auy gens, oui commencez par être indépendants dans votre cellule, quand vous aurez fait vos preuves, on verra.
Comment par mouyabi le 19 juin 2008:
Je n’ai rien contre Agbohou, je mène le même combat que lui mais je ne me contente pas de voguer sur la frustration commune pour proposer des solutions fanfaronnes et prétendre nous sortir du bourbier.
Ce qui me désole le plus c’est qu’à la vérité les africains préfèrent aujourd’hui le langage du mensonge et des faux-semblants. Hors dans la situation actuelle je ne pense pas honnêtement que nous nous devions de prendre des décisions à la légère surtout des décisions qui impliquent le grand nombre.
Je pense que le langage de vérité est le seul qui puissent nous permettre de nous en sortir.
Qu’Agbohou pose le problème de monnaie africaine est tout à son honneur.Mais les voies et les moyens qu’il propose là dessus nous avons deux visions divergentes.
Partageant la même veine nous pouvons avoir des divergences d’opinions sans pour autant qu’il soit mon ennemi. Je pense honnêtement qu’il égare la multitude.
Pour le reste je reste persuadé que lorsqu’on a un problème à résoudre, il faut impérativement le poser et l’analyser dans sa globalité et pas se focaliser sur des détails.
Je me refuse à croire que la France soit le problème des Africains, je me refuse à croire que notre responsabilité n’est pas engagée, je me refuse à croire que nous avons donné des preuves de notre capacité à gérer des petites choses. je me refuse à croire que nous sommes aptes à gérer notre monnaie sans au préalable nous entourer des précautions qui s’imposent.
maatiquement
Mouyabi
Comment par Kevin Gekom le 19 juin 2008:
Salut Monsieur Mouyabi,
après tant de recherches, je n’ai pas pu me retrouver dans vos écrits et sans vouloir t’offenser, j’ai cette impression que vous voulez jouer au ping pong. Si c’est la recherche des idées nouvelles qui vous préoccupe dites le moi car tes raisons et tes arguments ne tiennent pas debout . il ne suffit pas de lire un auteur et d’être en déssacord immediate avec lui , et j’ai le sentiment que tes propos relevent de l’imagination .
Parlons du CFA d’près toi il a été dévalué à 50% et non pas à 100% comme vous le prétendez , mais moi je vous dirai que si on rentre dans l’histoire(periodes coloniales), nous allons remarquer cette devaluation que nous parlons aujourdh’ui depassait les 50% déjà bien avant les années 90(confère T Levine, le Cameroun)d’où le genie de certains chef d’Etat de faire tourné la planche à billet et certains de frapper leurs propres monnaies et ceci dans un contexte qui a été toujours plus au moins flou( Sékou Touré, Conakry)et de certains mettre en ventes certains etablissements et qui furent tour à tour racheté par la tutelle coloniale dans le but d’amortir les retombeés au niveau de la population dont on se prenait pour le gardien et le défenseur(côte d’ivoire 63 ) . Je n’ai souhaiterai pas entrer dans plus de détails car nous ne sommes pas dans un cours d’histoire . Par contre je vais vous poser une question mon ami : DE 1953 à 1960 combien touchait un cooperant francais et un salarié ivoirien en côte d’ivoire et de 1963 jusqu’en 1979 ? qu’est ce qui justifie d’après vous la profonde fossée salariale entre les deux déjà dans les années 75 et 76 ?
Connaissant votre reponse , ce que moi j’aimerai vous dire eviter de trop vouloir jouer avec la sensibilté des hommes que nous sommes , les chriffes et “(les operations sont le fruit de notre imagination: MAMADOU COULIBALY president de l’AN en cote d’ivoire )” comme le disait dernierement le Président ivoirien sont”faites pas les hommes” et plus vous”prenez du temps à lire autrui” plus vous finissez pas être sa “photo” au point de “penser” et de raisonner comme lui ; car notre histoire a bessoin d’être réecrire non seulement sur “le fond” , mais aussi sur la “forme” Ne nous poussez pas à croire ou à accepter ce que d’autres avant ont refuter
Comment par Kevin Gekom le 19 juin 2008:
Histoire de la monnaie française pendant la guerre et l’occupation. Sédillot constate : « Avec les siècles, les formes de pillage sont devenues plus savantes. Les anciens Germains dévastaient en toute simplicité les pays qu’ils avaient conquis. Leurs descendants, en 1940, ont recouru à une méthode de rapine plus subtile et plus fructueuse : ils ont mis le mark à 20 francs ».
Et c’est cette methode qu’ils utilisent pour detruire les pays africains depuis 1950
Comment par Mouyabi le 19 juin 2008:
Ces histoires fantasques n’apportent pas la sérénité dans les coeurs mais la haine.
Répondez honnêtement si vous le pouvez les opérations éperviers qu’on met en place pour essayer d’endiguer le parasitisme des certains assoiffés d’honneurs dans nos pays est-ce que ces procédés contre les prédateurs du bien public ce sont les Français qui les organisent?
Je veux encore vous poser la question de savoir si pour nettoyer les ambassades de nos pays ou simplement les informatiser c’est impossible à cause de la politique de gestion du CFA par la France quand en même temps nos amabassdeurs réclament des sommes faramineuses et les dilapident dans un faste inutile et dans l’achat des mercedes?
Vous voulez tout rapidement et quand vous l’avez vous ne savez pas quoi en faire. Nos pays sont restés au stade des indépendances certains ont reculé à l’instar de l’ancien Zaïre malgré ses richesses.
Pendant les indépendances nous avons réclamé et obtenues des simulâcres d’indépendances. Et avec nos exigences aveugles nous sommes tombés dans le piège du néo-colonialisme qui nous tue à pétit feu tous les jours.
Il ya deux alternatives à ceci: réclamer la gestion fallacieuse de notre monnaie ou simplement nous mettre eu travail afin d’inverser la tendance. Comment? En nous structurant et en étant capable de mettre en place tous les outils nécessaires à la mise en place d’une monnaie commune.
Les USA ainsi que le G8 supplient la Chine avec son RENMIBI de se mettre en change flottant vis à vis du dollar. Voilà une grande leçon de réalisme.
Parfois la nature est pleine d’enseignement et l’Aïkido est un grande leçon qui enseigne un principe simple on peut utiliser la force de plus fort que soi pour gagner un bataille qui paraît perdue d’avance. La différence entre le sot et le pratiquant de l’Aïkido c’est l’utilisation de la force de l’adversaire au lieu de l’opposition bête. Nos actions aujourd’hui visent à nous opposer de face et même si vous ne voulez pas l’entendre, c’est un suicide.
je redis encore que posons la problématique que nous devons résoudre et utilisons les méthodes de résolutions de problèmes. Nous pouvons le faire et je pense que c’est possible en évitant simplement de croire que le mal c’est le autres tout en nous voilant la face de nos imcommensurables insuffisances.
Je me souviens d’une chose simple Hayatou le président de la CFA qui voulais être président de la FIFA alors que son propre pays ne possède pas un stade de football malgré son expérience et sa lucidité il n’a pas pu structurer le football dans son propre pays.
Alors comme HAyatou nous voulons monter des gratte-ciels sans prendre la peine de mettre en place les fondations.
Et ce qui arrive et qui arrivera si nous continuons à nous illusionner à nous voir plus beaux et plus forts que nous le sommes réellement ce sera de faire appel très rapidement à ceux que nous decrions aujourd’hui pour reprendre les choses en mains.
NOs équipes de football en sont la preuve patante.
La pléthore de coopérants dans nos pays qui consomment le PIB allègrement pour des missions d’assistance technique en sont la preuve vivante.
Vous voulez créer une monnaie pour soit-disant montrer que vous disposer d’une autonomie monétaire soit mais commettez ces erreurs là comme vous en avez l’habitude mais je ne prendrais pas parti dans votre attitude criminelle supplémentaire.
Vous avez voulu des indépendances et aujourd’hui vous pleurez car nous sommes incapables de nous en sortir par nous même. La monnaie n’est pas au centre de l’économie c’est un fait avéré alors continuez.
maatiquement
Mouyabi
Comment par Eddy le 20 juin 2008:
Mouyabi,
on ne peut guerir un mal si on ne pose pas le bon diagnostic. Et vous cher frère, vous confondez cause et conséquence.
La question n’est pas de dédouaner les africains de tel ou tel torts, à contrario, on ne va quand même pas masquer la vérité ou tordre les faits, simplement parce qu’au final, il faut que ce soit la faute des africains.
En tout cas, je ne partage pas votre point de vue. On ne peut pas rendre quelqu’un responsable d’une situation qu’il ne gère pas.
Comment pouvez-vous dédouaner des gens qui ont font et défont les chefs d’etat en Afrique, au gré de leurs intérêts? Honnetement je ne comprends pas cette logique.
Comment pouvez-vous dedouaner les reseaux maffieux du genre Foccard?
Comment pouvez-vous dédouaner des gens qui ont leurs yeux et leurs oreilles partout chez nous - et aussi sur ce site bien sûr, loool! - et qui n’hesitent pas à employer la force militaire pour preserver leurs intérêts?
Je veux dire, quand vous négocier une paire de samaras au marché central, vous ne tirez quand même pas une balle dans la tête du marchand s’il n’est pas d’accord avec votre prix, si?
Eh bien c’est exactement ce qu’une certain pays fait: il descend le marchand et en installe un autre.
Anyway, disons que vous ne partagez pas mon point de vue, je ne partage pas le votre. Ca aussi c’est permis, lol.
Comment par Mouyabi le 20 juin 2008:
Tu sais cher monsieur, Je vais te dire comment je vois les choses.
Je ne dédouane personne dans cette affaire et si je devais résoudre ce problème (lire l’Afrique des apparences I &II) en libre téléchargement sur le net,
Je me pose déjà la question, quelle est ma part de responsabilité dans ce problème. Je résouds le problème à mon niveau.
Je pose ensuite la question de la responsabilité d’autrui que je ne DEDOUANE pas. Et je résouds le problème au niveau d’autrui également.
La différence avec vous c’est que je ne résume pas mon problème à autrui. Elle est là la grande différence entre vous et moi, entre Agbohou et moi. Je en falsifie les choses pour porter l’accusation uniquement sur l’autre.
Concretement cela revient pour nous à faire une course avec d’autres personnes mais une course avec obstacles. N’essayons pas de courrir une course classique mais un steeple, une course avec des obstacles. Et je pense que nous pouvons le faire sans crier mais en travaillant.
Je dis que si nous prenons le temps de le réflexion à savoir se demander quel est notre projet collectif? Notre démarche serait de former nos enfants pour répondre à un besoin et pas comme nous faisons aujourd’hui en faisant une formation pour de la formation sans aucun but avoué derrière. Les nombreux licenciers chômeurs sortis de nos universités avec des formations sans aucun lien avec nos besoins en sont la preuve patente.
Une fois que j’ai le facteur humain je continue avec mon QQOQCCP
je me donne des moyens (humain, financier etc). Un impératif de temps pour résoudre mon problème.
Hors aujourd’hui peux-tu me dire quel est le projet de nos pays? Pour quel combat on se bat?
le statut de ppte montre bien que nous sommes sous perfusion occidentale, que nous avons privatisé nos pays que nous travaillons pour enrichir les autres. Le vrai problème n’est donc pas celui que nous essayons de dénoncer mais notre propos traduit simplement notre agonie pour une mort certaine.
Qu’on nous donne ou pas le droit de battre monnaie cela ne résoudra pas nos problèmes. Ahidjo avec la complicité de T.Bella a utilisé la planche à billets au cameroun et blanchissait l’argent auprès des producteurs de cacao. Mais une économie sainement gérer obéit à des règles précises. Et le manque de transparence et de rigueur dans la gestion du bien public est le résultat qu’on connait aujourd’hui, un pays de corrupteurs et de corrompus, de voleurs un gaspillage public excessif des dépenses inutiles, la thésaurisation des fonds publics en occident, tous ces choses qui sont des crimes contre le peuple.
Je refuse donc de nous absoudre de notre responsabilité dans la situation d’extrême pauprisation collective pour la mettre sous le compte des conséquences.
Il nous faut nous faire violence, traquer le vice partout là où il se cache et bâtir avec le peu que nous avons mettre les bases de notre projet. Et le fait de réclamer et de battre une monnaie collective dans un environnement sain permettra alors un décollage voilà mon propos mais il n’est comme vous le prêtez un adoubement de l’occident dans son action criminelle contre nous.
Nous pouvons donc ne pas être d’accord sur la manière d’appréhender cette problématique mais je me battrais de toutes mes forces afin que ton opinion puissent être entendu mais également afin que je puisse exprimer le mien et que de nos sons de cloches réciproques nous puissons nourrir le fruit de le réflexion et éviter de nous égarer et de tomber dans la facilité. Je suis intimement persuadé que c’est de l’échange des idées que nous y arriverons.
Maatiquement
Mouyabi
Comment par Eddy le 21 juin 2008:
@Mouyabi
cher frère
Citation
“Je me pose déjà la question, quelle est ma part de responsabilité dans ce problème. Je résouds le problème à mon niveau” (fin de citation)
Oui là je suis entièrement d’accord avec toi. C’est clair, il n’y a pas débat.
Citation
“Je refuse donc de nous absoudre de notre responsabilité dans la situation d’extrême pauprisation collective pour la mettre sous le compte des conséquences” (fin de citation)
Là encore, je suis complètement d’accord. Simplement, il y’a une certaine hierarchisation des responsabilités, cela on ne peut le nier, pour peu que l’on soit au fait de l’histoire africaine. C’est bien de vouloir nous mettre devant notre responsabilité de “petit dealer” - responsabilité que je je ne conteste absolument pas - mais moi je dis, c’est plus important et plus urgent de mettre d’abord le gros caid qui tire les ficelles dans l’ombre, devant ses responsabilités.
Permets-moi de terminer par un petit exemple.
Pour prendre le cas de cette partie du territoire africain que le colon a nommé “Cameroun”, tu sais comme moi la crainte qu’éprouve le citoyen lambda à s’engager en politique. Et on sait très bien que cette crainte vient de la sanglante repression coloniale lors de la guerre pour l’indépendance, dans les années 50-60.
Bien maintenant que l’on sait cela, bien sûr, on peut blâmer ces populations, qui acceptent tout et n’importe quoi parce qu’elles ont la trouille de s’engager politiquement. D’un autre côté, et ca il ne faut pas le perdre de vue, c’est une conséquence de la repression coloniale. Voilà tout le drame de notre situation.
Comment par Eddy le 21 juin 2008:
(suite)
Bien sûr, je sais que c’est à nous même de nous magner le c.ul et à travailler pour notre continent, mais je crois que s’il y’a un enseignement à tirer du combat pour la liberté et la dignité africaine des Um Nyobe, Lumumba et consorts, c’est de BIEN identifier d’où vient le danger. Il faut combattre la RACINE du mal, et non ses excroissances.
J’illustre par un petit exemple. Nous avons tous suivi ce qui s’est passé au Congo-Brazza lors de la conférence nationale. Quand il était question de faire l’audit d’Elf-Congo, Elf a tout de suite financé un putsch pour mettre Lissouba de côté. Sassou revenu, on ne parle plus d’audit. Moi je dis Sassou est la conséquence du mal.
Supposons qu’on réussisse à faire partir Sassou, eh bien, dans la même minute, il y’aura comme par hasard des troubles, et un putsch, parce que justement, la racine du mal n’aura pas disparu.
C’est de cela dont il s’agit ici. S’attaquer à la racine du mal.
Pour ce qui est de la monnaie, bien sûr qu’à elle tout seule, elle ne résoudra pas nos problèmes, mais sans elle, on ne resoudra pas nos problèmes non plus. Elle fait partie de l’outillage necessaire à notre combat.
Comment par Sincérité le 21 juin 2008:
Bonjour à tous,
Je vois que la communauté s’est agrandie. La solution de M. Mouyabi si elle est bonne dans des cas familiaux voire même nationaux, elle ne convient pas dans ce cas où nos chers frères Français ont mis un zèle à cacher ce qu’ils faisaient avec la complicité certes de nos chefs d’Etat. Mais lorsque vous avez derrière votre tête les armes des bases militaires, les millions que l’on vous promet et le pouvoir financier des multinationales qui défendent leurs intérêts je pense que jouer profil bas est très facile pour des êtres sans moralités. Mais à notre échelle on ne peut rien faire contre la moralité des gens. Ne croyez pas que je cherche à dédouaner nos chefs d’Etat. Mais je pense qu’à chaque situation mérite une réaction précise. Pour dévoiler une chose il faut la nommer et nommer son auteur. C’est pourquoi on ne peut pas parler d’un livre qui critique le franc CFA sans critiquer les Français au passage. De Gaulle a tout fait pour protéger les Français même au prix de la vie et de la force des Africains. Toutes ces vies gâchées pendant la colonisation jusqu’à ce jour ainsi que pendant toutes les guerres sorties de nulle part l’ont été pour rien ? Je ne cherche pas à rendre le mal pour le mal mais à avoir mon entière dignité d’être humain (y compris sur le plan économique). De la même manière que devant les tribunaux ceux qui ont perdus des êtres chers veulent savoir la vérité, de la même manière il faut apporter cette vérité à ceux qui en ont besoin pour leur permettre d’avancer. En tout cas le point positif du livre du Professeur AGBOHOU Nicolas c’est qu’il a réveillé des consciences. Tout début commence par la prise de conscience.
Lorsqu’on aura terminé avec le Franc CFA et les bases militaires on s’en prendra à nos dirigeants eux-mêmes pour exiger une autre politique et la fin de la corruption. Chaque chose en son temps et dans l’ordre.
Je crois que M. MOUYABI ne mesure pas la profondeur de ce mal et l’intelligence et des idées qui sont sous jacentes à ce problème de comptes d’opération.
Bon W.E
Comment par Mouyabi le 21 juin 2008:
Dans les 7 mythes du Noir je parle du problème de la soumission mentale et c’est un réel problème car si nous prenons des décisions insensées comme celle d’Agbohou sans prendre le temps de la réflexion c’est aussi en partie dû au fait que nous voulons prouver que nous pouvons gérer notre propre monnaie.
Nous ne pouvons pas décoller économiquement un pays s’il n’y a aucun projet politique clair, si on est incapable d’organiser un conseil ministériel toutes les semaines.
Nous avons du travail et divaguer sur des problèmes je dirai secondaires sans nous occuper du travail de fond nécessaire à nous aider à nous développer réellement je crois que c’est une perte de temps incommensurable.
Mouyabi
P.S On ne peut faire une course à obstacle en se tirant soi-même une balle dans le pied.
Comment par Mouyabi le 21 juin 2008:
Quand j’écoute certaines personnes s’exprimer sur un sujet je me demande si nous sommes souls ou fous.
Incapables de nettoyer les ambassades de nos pays je ne dis pas gérer juste nettoyer.
Incapable de gérer une équipe de football je ne dis pas mettre en place un système sportif de qualité. Et quand on fait appel à des experts, on le noie dans un torrent de boue et de médiocrité.
On est incapable en tout et la seule chose qu’on a su faire c’est voler mentir baiser manger boire et raconter des histoires.
quand on a eu l’occasion de travailler avec ceux que nous haïssons une chose est certaine il transpire dans leurs façons de faire une rigueur implacable et un sérieux dans la façon qu’ils ont de faire les choses.
Qu’avons-nous déjà réussi honnêtement depuis que nous avons les indépendances? promouvoir le SIDA? S’entretuer?
On a réussi à devenir plus pauvre que dans les années 60 et à mettre nos pays sous perfusion, à offrir le bien public aux occidentaux et de condamner la génération actuelle à travailler pour enrichir les occidentaux.
quand on entend certains parler on est en droit de se demander si cette folie là n’est pas inscrite dans les gènes. Le groupe castel annonnces des bénéfices faramineux en Afrique à regarder de près ils vendent des colorants impropres à la santé humaine mélangé avec un peu d’eau et du gaz carbonique on s’en délecte sous le prétexte de boire des sodas. Le mal que cela fera personne ne le voit et personne ne veut le voir on est content on danse on boit des bières et on fait la fête alors merci.
Qu’avons-nous réussi honnêtement? La Camair est une Honte pour tous.
Mais on a tout détruit et on revendique le droit de plonger le pays dans les abîmes de la misère en s’octroyant le droit de battre monnaie.
j’ai honte et mal qu’on puisse un instant faire fi de notre incapacité collective pour prêter le flanc à tous les délires qui visent à nous donner l’impression de raisonner.
maatiquement
Mouyabi
P.S Le congo démocratique avec les richesses du Shaba pourrait nourrir l’Afrique entière mais où est ce pays? Dans les combles de la misère la plus honteuse. Le congo bat monnaie depuis les indépendance pourtant.
Comment par Eddy le 21 juin 2008:
On tourne en rond là. C’est dommage que chacun discute dans son coin, sans chercher à lire et comprendre les arguments de l’autre.
Anyway, merci pour le débat, c’était interessant.
On est ensemble.
Comment par mouyabi le 22 juin 2008:
Mon propos se résume en peu de chose :
il ne faut pas se laisser aller dans le jeu idéologique creux de certains économistes africains afrocentrsiste; le pragmatisme étant plus logique.Obenga dans le cas du congo a été ministre mais n’a jamais rien pu produire de génial pour son pays mais il pond des discours haineux qui en font un sage mais allons donc savoir quel sage !!!
Mouyabi
Comment par Eddy le 26 juin 2008:
Mouyabi,
l’actualité m’oblige à revenir sur ce débat. Non pas que je veuille le tirer en long ou absolument avoir le dernier mot.
tu as certainement vu le documentaire du lundi dernier “Cameroun: autopsie d’une indépendance”.
Comprends-tu maintenant ce que j’essayais de t’expliquer?
1. s’attaquer au mal, et non ses conséquences
2. nous avons mené une guerre d’indépendance, mais nous l’avons perdu. Nous ne sommes toujours pas indépendants.
Comment par Eddy le 26 juin 2008:
errata:
mais nous l’avons perdue.
(même si c’est la langue du colon, si on l’écrit, autant le faire correctement)
Comment par mouyabi le 27 juin 2008:
De la même manière que mener une guerre comme celle que vous voulez encore fomanter actuellement avec le CFA sans en avoir les armes vous allez encore la perdre. Alors soit nous prenons le temps pour nous armer soit alors nous y allons la fleur au fusil et pour faire rigoler l’adversaire.
Mouyabio
P.S on est incapable de balayer nos ambassades mais c’est gérer la monnaie qu’on maîtrise mieux.
Le Zimbabwé avec sa monnaie c’est 700.000% d’inflation. Voilà ce qui arrive quand on veut jouer les apprentis sorciers.
On a bradé tout le patrimoine public, été incapable de contruire les routes et les hopitaux mêm