Par 20mai.net 30 avril 2008 14 commentaires

La génération « école supérieure» qui a gouverné le Cameroun après l’indépendance, dont on disait qu’elle était limitée intellectuellement pour véritablement élever le Cameroun vers les cimes qu’il mérite, a cédé la place depuis 25 ans à la race des « Professeurs-Docteurs-Ingénieurs-Experts ». Mais alors qu’on pensait que le pays allait emprunter le TGV du développement, il ne s’est jamais aussi mal porté.

Nos docteurs en doctorats, au contraire, donnent du Cameroun aujourd’hui une image d’Etat idiot, qui ne sait pas où il va, et dans lequel les valeurs nobles ont disparu. Ceux qui devaient être nos lumières nous ont plongés dans les ténèbres de la bêtise humaine. Voici une petite palette des tares de ces abêtisseurs du Cameroun.

  • Ils ont fait du diplôme une consécration

Ils usent leurs culottes à étudier, ils investissent les amphis d’ici et d’ailleurs à accroître leur savoir, et ils engrangent de nombreux diplômes, parfois brillamment. Mais dès qu’ils obtiennent un emploi, ils succombent aux délices faciles du quotidien, caractérisés par le cycle travail-espaces intermédiaires (circuits, restaurants, auberges)-maison (télé, dodo). Ils affichent désormais leurs diplômes comme de simples médailles rappelant leurs exploits scolaires passés. Ils ne lisent presque plus, ils n’apprennent plus, ils ne se remettent plus en cause, ils ne font plus de la recherche. Les diplômes leur ont servi à acquérir des strapontins sociaux, un point c’est tout. Ne leur demandez surtout pas ce qu’ils peuvent apporter au pays avec les connaissances qu’ils sont supposés avoir acquises, ils ne vous diront rien, parce qu’ils n’y ont jamais pensé.

  • Ils ne sont que des consommateurs d’idées

Pour nos docteurs en doctorats, leur rôle se limite à énoncer les problèmes (et encore !), les solutions venant de là où elles sont conçues d’habitude. Voyez comment des gens qui sont supposés mieux connaître les réalités de leur pays, se font dicter les mesures économiques par des jeunes cadres parfois sans expérience du FMI et de la Banque mondiale ! « Là-bas » on en est au système LMD à l’université, c’est bon, on l’adopte chez nous. Et quand quelques-uns d’entre eux essayent de produire de la connaissance, ils sont carrément raillés, comme le fut Pr Anomah Ngu avec ses essais de vaccin contre le VIH/Sida. Seulement, en général, les solutions fabriquées ailleurs sont inadaptables à notre pays, et comme nos docteurs en doctorats n’en produisent pas, le résultat est celui que nous vivons.

  • Ils sont complexés

Un recteur à Douala visitait sa faculté de sciences avec son staff de grands professeurs, et ce qu’il a relevé de grave c’est que les enseignants ne s’habillent pas en costume et cravate. Et vous voulez que CICAM se porte bien quand des dirigeants d’une université située dans la chaude capitale économique du pays imposent des costumes trois pièces comme « tenue décente » à des enseignants travaillant dans des amphis surchauffés? Parce que chez les « autres », c’est ça la grande tenue, chez nous aussi ce doit être pareil. Regardez ces « érudits » dans les débats (façon de parler), et observez que leur argument massue préféré pour défendre une idée, c’est «même en France ou aux USA, ça se passe comme ça». Notre pays n’avancera jamais si nous pensons que ce sont les « autres » qui doivent décider de ce qui est bon pour nous. Dire que nous pensions que ce complexe était dû à l’illettrisme !

  • Ils renient leur savoir pour de la flagornerie

Lorsqu’un linguiste agrégé appelle l’épouse du chef de l’Etat « Madame la présidente, Son Excellence… », on se demande si on ne rêve pas. Qui d’autre que le linguiste devait tirer la sonnette d’alarme sur les abus de langage au Cameroun ? C’est la même surprise désagréable qu’on a lorsqu’une « sommité » du droit estime qu’on peut retoucher la Constitution chaque fois qu’on le désire, comme un simple règlement intérieur d’association. Un « grand » politologue officiant à l’IRIC s’invite à tous les plateaux TV du Cameroun pour démontrer que la limitation des mandats présidentiels est « antidémocratique ». C’est grave ! Nos docteurs en doctorats n’ont plus aucun garde fou dans leur flagornerie à l’endroit du Prince: même les connaissances sont tronquées pour ces bas desseins. Pas étonnant que les taux de croissance et de chômage (les chiffres sur la population aussi) tiennent plus de l’affabulation que de la statistique réelle. Un pays peut-il avancer quand la science est sacrifiée à l’autel des lubies de ses dirigeants ?

  • Ils sont lâches et irresponsables

Leur posture favorite lorsqu’ils font semblant de critiquer le pouvoir en place, c’est d’imputer tous les maux de notre pays à l’entourage du président. Couards comme ils sont, ils veulent faire croire aux Camerounais qu’ils sont gouvernés par Dieu Le Père lui-même (l’infaillible), simplement parce qu’ils redoutent d’éventuels « coups de tête ». Nos agrégés en agrégations admettent volontiers qu’ils ne pensent pas, chacun de leurs actes étant posé « sous la haute impulsion de… ». Aucune de leurs interventions publiques ne peut s’achever sans qu’ils citent « Le chef de l’Etat, Son Excellence… ». Quand ils se font interviewer dans leur bureau, ils font tout pour que la photo de celui qui parle à travers leur bouche apparaisse à l’image. Or, comme une seule personne ne peut produire des idées géniales pour tous les secteurs de la vie du pays, on se retrouve dans une situation où rien n’est fait nulle part. Et flop !

  • Ils se prostituent dans les sectes et réseaux

Pour accéder à des postes importants et/ou pour se garantir un « enrichissement scandaleux », nos « longs crayons » adhèrent aux sectes et réseaux qui pullulent (à découvert depuis l’avènement du Renouveau) dans notre pays. Malheureusement pour eux, ils ne découvrent le vrai « mode d’emploi » de ces cercles mystiques et maléfiques que lorsqu’ils sont déjà à l’intérieur, et les voilà soumis aux pires humiliations : sodomie, cession d’épouses aux « maîtres » pour besoins sexuels, etc. Ils roulent carrosse, ils ont l’illusion de posséder un pouvoir puisqu’on se lève à leur passage, mais comme les prostituées, ils souffrent dans leur chair et leur psychique. Ils deviennent donc envieux de la liberté et de la tranquillité d’esprit des simples citoyens, ce qui engendre la méchanceté. Pas question d’avoir le bien-être social en restant propre, sans endurer les humiliations comme eux. On comprend ainsi aisément pourquoi le bonheur du peuple est le cadet de leurs soucis. Mais dites, comment à ce niveau d’instruction nos docteurs en doctorats ne savent-ils pas que rien sur cette terre ne s’obtient sans contrepartie ?

  • Ils sont tribalistes

La déclaration des « élites » du Mfoundi après les émeutes de février 2008 au Cameroun en est une illustration forte, qu’il n’est point besoin de commenter. Dès que nos « savants » sont nommés à des fonctions de pouvoir sur le plan national, ils courent festoyer au village natal. Comme pour dire qu’ils sont ministres, députés, recteurs, DG ou autres pour leurs frères du village. Ils soutiennent sans honte l’injuste système des « équilibres régionaux » au détriment de la compétence, y compris dans les examens et concours, et lors des recrutements et nominations à des postes de responsabilité. Ainsi, « the right man at the right place » est purement une vue de l’esprit au Cameroun, et l’évolution à reculons du pays est une conséquence logique.

  • Ils sont menteurs et fourbes

Quand on affirme, pince-sans-rire, devant les caméras de télévisions que les morts lors des émeutes de février 2008 doivent leur triste sort aux bagarres entre casseurs et pilleurs qui ne s’entendaient pas lors du partage du butin de leurs forfaitures ; ou lorsqu’on déclare triomphalement qu’il y a eu « zéro mort » à Bamenda pendant les années de braise, alors que des personnes sont mortes sous les balles des forces de l’ordre, c’est grave. C’est grave parce qu’on est parent d’enfants, et même (hélas !) enseignant, donc celui qui est supposé dire aux jeunes que le mensonge est un vice. Le mensonge a tellement été banalisé dans notre pays par ceux qui ont la charge de sa gestion, que le terme « politique » est désormais synonyme de « mensonge ». Vous vous rendez compte qu’on a donné des quitus de « bonne gestion » pendant des années à des DG d’entreprises étatiques, alors qu’ils étaient en train de piller et tuer ces structures ? SNEC, CAMAIR, CAMTEL, ONCPB, CNR, la liste est longue des entreprises mortes au Cameroun à cause du mensonge et de la fourberie de nos « experts ».

  • Ils sont amnésiques

Au début des années 1990, beaucoup de nos « érudits » sont montés au créneau pour dire que le Cameroun n’était pas encore prêt pour le multipartisme. Quelques semaines plus tard, les mêmes revenaient sans honte expliquer la justesse du choix du chef de l’Etat de promulguer les lois qui consacrent le multipartisme. En 1996, ils ont envahi les médias pour présenter la nouvelle Constitution comme un modèle du genre en matière de démocratie. Il n’y avait mieux nulle part : motions de soutien, marches triomphales. Aujourd’hui, voici les mêmes qui reviennent, toute honte bue, décrier « l’une des meilleures constitutions du monde ». Que dire de ce professeur qui, plus jeune, avait vécu des grèves d’élèves au lycée à Bonabéri et à l’université de Yaoundé, qui vient appuyer la thèse de la manipulation des jeunes dans leurs récentes revendications. Il n’y a donc que la jeunesse du Cameroun qu’il faut manipuler pour qu’elle réalise qu’elle a faim ? Au Burkina, au Sénégal et ailleurs, les jeunes sont donc plus « mûrs » qu’au Cameroun ! Une telle amnésie ambiante confine notre pays à l’éternel recommencement, donc à la stagnation et au recul.

  • Ils sont faibles et manipulables

Il n’y a pas longtemps, on a dit aux Professeurs-Docteurs-Ingénieurs-Experts du Cameroun qu’il fallait devenir chef de village pour montrer qu’on « maîtrise » une portion de la population, et obtenir ainsi une meilleure part du gâteau national. Alors ça a été la ruée vers les chefferies dans les villages du pays : quand on était vraiment éloigné de la famille régnante, on mettait sa fortune à contribution pour porter au trône « sa » personne. L’autorité traditionnelle a été fragilisée, décrédibilisée.
Demandez à ces trouillards de marcher à quatre pattes en invoquant de « hautes instructions », et ils vont faire mieux : ils vont ramper. De petits « indics » leur extorquent ainsi de fortes sommes d’argent sous prétexte de pouvoir faire avancer leur dossier en haut lieu. Le plus grave c’est que des maîtres d’EPS et de petits informaticiens conçoivent des slogans et des arguments ridicules, et nos « profs » les répètent comme des perroquets. Etre allé à l’école si longtemps pour n’être que des marionnettes, c’est triste. Malheureusement l’incidence de cette réalité n’est pas qu’individuelle ; le Cameroun en pâtit, car ces grands diplômés qui nous dirigent sont tout autant manipulables par les étrangers. Et nos entreprises, même de souveraineté, sont bradées ; les marchés et contrats de dupes en notre défaveur sont légion.

  • Ils sont corrompus et voleurs

Jadis, on identifiait les gens qui avaient «beaucoup lu» par leur détachement pour les biens matériels. Ils ne rêvaient que de reconnaissance pour leurs performances dans leur domaine de connaissance. Aujourd’hui, les super diplômés rêvent de grosses voitures, de châteaux, et de comptes bancaires obèses. Même au sein des universités, on voit comment ils se battent comme des chiffonniers pour décrocher des «missions juteuses». Quand vous circulez dans nos grandes villes, on vous montre les immeubles construits par tel agrégé, ou tel expert avec l’argent volé à l’Etat. On l’est même servi de l’argent destiné à stopper l’expansion du VIH/SIDA pour bâtir de colossales fortunes. Si la lutte contre la corruption et les détournements était réelle dans notre pays, aucune université au monde n’aurait une plus forte concentration de Professeurs-Docteurs-Ingénieurs-Experts que nos prisons. Conséquence, comme ceux qui devaient avoir assez de distance avec le quotidien pour penser le devenir du pays sont absorbés par la recherche des gains faciles, le Cameroun est sur pilotage automatique.
Il faut préciser que les tares relevées ici ne sont pas exhaustives. Ce qu’il y a de plus inquiétant, c’est que cette race de « docteurs en doctorats » sans consistance est en train de se renouveler, ce qui est normal, puisque beaucoup d’entre eux sont assez cyniques pour continuer à enseigner. Une des preuves de ce nivellement par le bas est le comportement des mototaximen : ils sont discourtois, imprudents, ils ignorent le code de la route, pourtant on nous dit qu’ils sont en grande partie titulaires de licences et de maîtrises.

Alors, quand les grands diplômés d’un pays donnent une telle image d’ignorance de la vie en société, il y a de quoi croire que le peuple dont ils sont supposés être les « éveilleurs de consciences » est d’une idiotie proverbiale. Heureusement que cette déduction ne résiste pas à l’affirmation de cette grand-mère qui disait toujours qu’il y a l’intelligence de l’école, et il y a aussi l’intelligence humaine tout court qui ne se mesure pas au nombre de diplômes. Il n’y a donc pas lieu de désespérer du Cameroun, car un pays ne se construit pas uniquement avec des agrégés, et les couches moyennes qui portent le pays à bout de bras, sont en train d’apprendre à satiété ce qu’il ne faut surtout pas faire si on veut faire avancer un pays. Expérience qu’elles mettront à profit lorsque l’alternance se fera dans la manière de penser et de conduire le Cameroun.

Par Charles MONGUE

chmongue@yahoo.fr

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  • BERCO

    slt chers freres c’est vraie tout ce que vous dite mais le pays est fichu.le riche ne fait que s’enrichir (par tout les moyens) et le pauvre ne fait que s’appovrir.
    dont il est préférable de te consentrer dans ton petit bisness et etre honette dans la vie ;tu arrivera sans sourcie et bien. bye

  • Jean Claude KILOM

    Je suis très attentivement le travail d’édification que vous faites à travers votre site.pour ce jour je n’ai qu’une chose dire: Félicitations!

  • serge

    superbe analyse chers ami.bravo

  • albert

    Triste réalité du véçu dans notre pays. Mais il y a un temps pour tout dans la vie et tout se paie ici bàs.

  • PierroT.

    Toute la vie d’un Homme, il cherche le mieux être et l’évitement du mal, diplomé ou pas. La reflexion dans cet article est édifiante parce qu’elle comporte une part de vérité, une part d’ignorance et surtout elle part d’une intention positive. Ce qu’il y’a lieu de comprendre, c’est que le mal être a envahit une masse critique de la collectivité. L’élite par ailleurs est fragilisée parce qu’elle a gouté au mieux être et elle a peur de basculer. Le peuple lui est révolté parce que son mal être se prononce de jour en jour. Toutes les conditions sont donc réunies pour rompre la cohésion sociale par l’installation d’un conflit durable entre meneurs et menés. La collectivité ne pourra s’en sortir qu’en tant que collectivité. Nous portons tous en nous mêmes, les germes de notre propre destruction ou de notre propre développement. Je dis donc à tous les camerounais, travaillez honnêtement, enrichissez-vous et enrichissez vos compatriotes, ne dépendez de personne, créez, transformez la matière, pensez chaque jour à faire quelque chose pour votre pays.

  • Gily

    Mon cher Charles…
    Je n’ai que peu de mots pour apprécier le constat amer de la situation de notre pays. C’est bien horrible mais, loin de présenter les faits, il faudrait lancer quelques bribes de solutions ; car c’est en fait la plus lamentable des failles qui nous caractérisent et qui jettent le discrédit sur la gens camerounaise prise dans sa globalité. Aux côtés des soi-disant intello camerounais, il ne faut surtout pas oublier le journalisme et les journalistes qui ont aidé à façonner le régime en place. Pire encore l’armée et ses corollaires ! Le Cameroun ascendant des années 80 est mort. Il n’existe plus… le Cameroun est sous une pente raide, abattu et étranglé par un régime qui, en complicité avec son peuple (c-à-d avec nous tous, citoyens de ce pays) à aider à estropier son âme. Il n’y a plus du Cameroun que son squelette et allez voir tous ses érudits dans les écoles du monde. Revoyez ces mêmes érudits de retour dans leur pays… C’est une absence totale de probité cognitive qui les caractérise. Et puis après, comme vous l’avez dit, c’est la Haine, l’Egoïsme, le désir de paraître, l’absurdité de son pour soi, qui déterminent l’avarisme de l’individu sensé sauver l’honneur de sa patrie. Loin de cette avidité, il n’y a plus d’âme dans les camerouns de nos ancêtres. De 82 à 2008, le régime a lapidé l’école, et les élèves sont demeurés en grosse partie des coquilles vides. Il n’y a plus d’âme de patriotisme car il n’en existe pas, son 1er homme n’étant non plus lui-même patriote. Le Cameroun mon pays, notre pays est devenu un cauchemar. Ce qui reste, Charles c’est tout raser. C’EST LA REVOLUTION ! C’est repartir à zéro s’il ne faut plus attendre un autre 25 ans pour fabriquer des nouveaux docteurs tels qu’on le sent dans votre raisonnement. Il faut une révolution telle définie par Malcom X. Ou alors, taisons-nous et laissons descendre en enfer ce pays, jadis notre idole.

  • Lex

    Jusqu’où ira ce pays??

  • Dominique

    Parfaite, cette plaidoirie… Il faut railler ceux qui renient leurs origines pour singer les blancs. Les esclaves admiraient et respectaient leur maître. Comment expliquer cette révérence à l’occident, qui continue à faire autorité en matière d’études supérieures?

    L’Union Africaine devrait impulser le developpement de pôles universitaires tels ceux du Caire, de Tripoli, en Afrique centrale, et à Dakar par exemple.

    Ceux qui veulent se convertir à l’occident continueraient à aller en Europe. Mais sans prétendre à des bourses d’état.

    Des contrats pourraient être passés avec des enseignants étrangers, même occidentaux, mais dans le cadre d’une charte précise quant au contenu des programmes.

  • Emmanuel

    Il n’y a que ceux à qui on a refusé le ciel ou qui n’ont jamais pu y parvenir qui maudissent le paradis et adulent l’enfer qui les les reçoit.

    Tous les défauts des « Docteurs en Doctorat»  que cet homme cite se retrouvent dans le caractère de tout homme, Docteur ou non docteur et être « Docteur en Doctorat»  ne veut pas dire qu’on est un surhomme et je pense que cet auteur n’a jamais fréquenté les « Docteurs en Doctorat»  comme il le dit et il se prete à toute sorte de confusions sur des cas isolés de son entourage qui lui ressemble.

    Ces genres de personnes ne font que cracher leur incapacité à lutter victorieusement mémé contre les forces contraires, à améliorer le destin de son peuple et se cachent derrière les verbes pour calmer sa conscience de sa propre incapacité et tous ceux qui l’approuvant sont pareils.

    je n’ai jamais été et ne serait jamais partisan de ces discours creux et réducteurs qui ne sont que le reflet d’une âme amère, contre qui? Je déconseille aussi aux personnes sensées de partager et de féliciter le venin de telles personnes.

    Notre nation est notre champ de bataille et nous en sommes ses soldats que celui qui se croit donc Meilleurs apporte sa part qui contribuera effectivement à la victoire, au changement et au développement du peuple.

    comme il est facile d’accuser les autres, il est toujours difficile de se regarder dans le miroir.

    Nul ne sera justifié ni par ses mots, ni par ses intentions, ni par sa bonne volonté, mais par ses actes constructives qui auront produits des fruits et élever plusieurs. Donc loin de nous de telles inutilités qui ne peuvent produire que des effets aussi sonores qu’inutiles car ce personnage, en écrivant ces lignes se trahit lui mémé et montre clairement qu’il est pire que ceux qu’il dénonce.

    Que celui qui peux comprendre comprenne

  • http://nino.akopo.com Nino

    Emmanuel,

    Être pire que ceux qu’on dénonce n’exonère pas de les dénoncer, ça ne fait pas d’eux de bons éléments.

    Quand une nation est sur le champ de bataille, la responsabilité de l’échec revient à l’Etat-major (sauf les officiers irresponsables fuient la charge de l’échec, et s’en remettent à « pas de chance» ).
    Ils doivent en tirer les conséquences, sinon, leurs soldats tireront les conséquences à leur place.

    L’Etat major ici est matérialisé par les « docteurs en doctorats»  (qu’il n’est point besoin de connaître, leurs non résultats parlent pour eux).

    Tout citoyen, même qui ne va pas en guerre, peut constater l’échec de la politique dans son pays et le dénoncer.
    C’est plus que son droit, c’est presque son devoir.

    Sans critique, on ne s’améliore pas; et il est certain que nous préférons éviter la critique qui nous renvoie plus qu’à nos actes, mais aussi à notre responsabilité.

    Le texte ci-dessus n’est en fait qu’un constat.

  • bertrand

    je trouve très pertinent le contenu de ton article « ces docteurs en doctorat…» . En fait, je suis de ceux qui pensent que c’est au pied du mur qu’on reconnait le maçon. Et il est clair le constat que vous faites. Rien à redire. Cependant, je souhaiterais que nous adoptions une démarche thérapeutique la prochaine fois maintenant que le grand constat est fait. Et à ce titre, je propose à tous les parents que nous sommes (directement ou non) de s’assurer qu’ils donnent à leurs enfants l’éducation qu’il faut pour faire d’eux des hommes libres et responsables.

  • Narcisse

    Premierement, je n ai jamais lu un analyse aussi juste que celle la en ce qui concerne le Cameroun.

    Je note la justesse du choix de la terminologie des « docteurs en doctorats»  parcequ elle isole plus particulierement des gens qui ont accumules des savoirs, sejournes dans des universits sans jamais s impregner des valeurs premieres d un intellectuel a savoir le desir du vrai, du savoir, le detachement en ce qui concerne les biens terrestres.

    Un intellectuel, il me sembe ne se definit pas au nombre de diplome engrage, ni aux universites preigieuses auquels il auraient frequente le pretendre se serait en fait pretendre qu un cultivateur est cultivateur parcequ il est au champ et a une houe. Non un cultivateur c est celui qui effectivement se met au travail utilise sa houe pour produire des resultats.Ainsi pourrait on dire qu un intellectuel c est celui qui a des connaissances (son outil) qu il deploit dans des activites propre a son domaine de competence pour produire des idees neuves, des innovations qui sont utiles ou suscptible de l etre.

    Quant a Emmanuel s il ne reconnait pas la justesse des propos de l auteur et la rigueur scientifique de son analyse ces probablemeent qu il fait partie de ses « docteur en doctorats» . J en veux pour preuve son raisonnement d erudit bien ficeler avec des idees bien choisies tout cela mis au service d une analyse qui ne recouvre aucune espece de realite, en d autre mots c est une sorte de langue de bois.

    Bien que je lui reconnaisse le droit d avoir un avis contraire il me parait evident qu il ne reconnaitrait pas la verite meme si celle ci lui mordait le derriere.

    Pour ma part, j ai toujours trouve stupide certains de nos ensignants d universite certains allant meme j usqua se vanter de leur participation aux campagnes de Biya concernant les grandes ambitions. De qui se moquent til ?

    C est le systeme universitaire actuel qui les fabrique ainsi.

  • http://Facebook NGIH THOMAS TANSA

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