Johannesbourg est actuellement en proie à la chasse aux immigrés du Zimbabwé et du Mozambique.
Les habitants du pays de Nelson Mandela chassent les autres africains, si violemment qu’on dirait qu’ils ont perdu toute humanité.
Des groupes de sud-africains armés de matchettes et d’armes à feu sillonnent Johannesbourg pour déloger
Les violences ont déplacé des milliers d’étrangers, accusés par beaucoup de Sud-Africains de prendre des emplois dans un pays où le chômage avoisine les 40%, et d’être responsables de la criminalité, l’une des plus élevées du monde avec une cinquantaine de meurtres par jour.
Les médias locaux ont fait état de centaines de personnes réfugiées dans des centres sociaux et des postes de police.
Dimanche, un immigré est mort brûlé: ses assaillants l’ont ficelé dans sa propre couverture avant d’y mettre le feu. L’image de cette torche humaine faisait la « Une» de plusieurs journaux sud-africains lundi.
A Reiger Park, dans l’East Rand, où l’homme a été brûlé, la violence a repris lundi matin, avec des habitants forcés de quitter leur maisons incendiées, selon un journaliste de l’AFP. Près d’une cabane, un homme gisait, ensanglanté et marqué de brûlures. Ses assaillants ont essayé de l’immoler.
La police patrouillait lundi cette banlieue minière de Johannesburg, prise pour cible par des groupes qui lui jetaient des pierres et bloquaient les rues. Des étrangers serrant leurs maigres biens étaient assis au bord de la route ou cherchaient refuge au poste de police.
« Tout ça, c’est la faute des Zimbabwéens. Ils devraient partir« , a lancé une Sud-Africaine déclarant s’appeler Noxolo, dont la masure a été détruite dans les saccages.
La majorité des immigrants arrivés en Afrique du Sud ces dernières années sont des Zimbabwéens qui fuient la crise économique et politique de leur pays. Leur nombre est estimé à trois millions.
Quelle image de désolation !!!

