Cet après midi, lors de la traditionnelle conférence de presse d’avant match, Otto Pfister était entouré de Samuel Eto’o, Rigobert Song, Idriss Carlos Kameni, Gweha Ikouam Fils et Thomas Nkono. Frustrés depuis trop longtemps par sa majesté Eto’o et ses compères, les hommes des médias camerounais ont décidé, d’une seule voix, d’exprimer leur « ras le bol » vis-à-vis de ces Lions qui préfèrent s’exprimer aux micros des confrères européens.
«Pour vous signifier notre mécontentement, nous avons décidé de boycotter cette conférence de presse et nous nous retirons de la salle», dira le porte-parole des journalistes. Comme un seul homme, laissant de côté la guéguerre médias d’Etat – médias privés, les hommes des médias ont vidé la salle réservée pour cette conférence de presse.
Il faut dire que les Lions indomptables, après leurs séances d’entraînement, ne daignaient pas s’arrêter pour parler à la presse camerounaise, chose qu’ils font très bien quand ils sont en Europe.
Coup de tête
Médusés, les panélistes n’ont pas tout suite compris ce qui se passait. Il faut dire que ce n’est pas tous les jours que ces stars sont traitées de la sorte. Vexé, notre Pichichi national a ouvert le feu. «Vous nous faites venir et vous sortez de la salle, bâtards, connards, bande de vauriens, ne revenez plus jamais, je vous attend au stade, vous n’y entrerez plus jamais. Et si dans l’avenir la Fécafoot vous laisse couvrir les rencontres des Lions, je ne porterais plus jamais ce maillot », voilà en substance le venin qui est sorti de la bouche de « Samuelito ».
Au sortir de la salle, il tombe sur l’une de ses « vieilles connaissances », Boney Philippe, journaliste à radio Siantou. «Tu me connais et vous faites des choses comme ça ? On se connaît très bien non ?», lance-t-il au journaliste qui répond laconiquement par un « ta personne ne m’intéresse pas et je ne vois donc pas pourquoi je parlerais de toi ».
Un coup de tête bien placé (sur la bouche) et quelques crochets plus tard, notre confrère s’en sort avec la lèvre supérieure enflée et des contusions sur les bras, fruits des coups à lui portés par l’un des « tchinda » du pichichi, un inspecteur de police nommé Edimo et qui est plus connu sous le pseudonyme « Pigeon ».
C’est alors que la partie devient plus physique, le « 9 » agrippe Philippe Boney de la RTS, lui rappelle « ce qu’il lui a déjà fait » et après avoir échappé à la vigilance de tout le monde, assène un coup de tête au journaliste, suivi de coups de poings.
Les hommes de main d’Eto’o vont alors rentrer dans la danse en distribuant coups de poing, et confisquant les caméras de New TV, télévision. Kameni et Nkono confisquent celles de STV et les téléphones portables utilisés pour immortaliser l’évènement. Seul Rigobert Song essaie de ramener tout le monde au calme, tandis que le sélectionneur s’esquive.
Aux dernières nouvelles, les caméras ont été rendues par les hommes du « Pichichi », mais sans les bandes.
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