La BM accorde 56 milliards de prêt au Cameroun (encore un prêt!)
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La Banque mondiale vient d’accorder un prêt de 125 millions de dollars US, soit environ 56 milliards de FCFA au Cameroun, pour quatre projets concernant le renforcement de l’offre énergétique, la bonne gouvernance, la santé et l’environnement, a appris la PANA de source autorisée.
- Le premier prêt d’une valeur de 60 millions de dollars US, soit environ 30 milliards FCFA, va permettre de “distribuer l’électricité à 40.000 personnes au Cameroun pendant une période de cinq ans, tout en stabilisant l’offre énergétique dans les zones urbaines” et devrait aussi “aider le Cameroun à prévenir les coupures d’électricité pendant la saison sèche 2009“.
La Banque mondiale justifie ce soutien au Cameroun, par le fait que “le manque de fiabilité de l’offre énergétique figure parmi les cinq principaux obstacles au développement des affaires au Cameroun“.
Selon l’institution financière internationale, “le Cameroun accuse un manque à gagner de près de 2% de la croissance de son Produit intérieur brut (PIB) du fait du déficit d’énergie électrique, qui plombe l’activité économique au Cameroun et, a des conséquence dans les ménages“.
Seulement 46% de la population du Cameroun a accès à l’électricité et la grande majorité habite dans les zones urbaines, environ 80% de la population rurale utilise du mazout ou du charbon pour satisfaire ses besoins énergétiques et seulement 14% environ des 15.000 villages du Cameroun ont accès à l’électricité, a indiqué Astrid Manroth, spécialiste de l’énergie et directeur du groupe de travail de la Banque mondiale qui a travaillé sur le sujet.
- La Banque mondiale va également appuyer un projet de renforcement des capacités de transparence et de contrôle dans la gestion des ressources publiques au Cameroun, à hauteur de 15 millions dollars US, environ 6 milliards FCFA.
- Le prêt accordé par l’institution au Cameroun concerne aussi un projet d’investissement d’aide au secteur de la Santé, d’un montant de 25 millions de dollars US (environ 11 milliards de FCFA) et un projet de renforcement de capacités environnementales et sociales dans le secteur de l’énergie, estimé à 20 millions de dollars US, (environ 9 milliards de FCFA).
AES Sonel prend cher quand même. Tous les griefs leur sont quasiment destinés.

Comment par PierroT le 7 juillet 2008:
On ne peut pas avancer en cherchant toujours un bouc émmissaire. Je ne vois pas ce que AES SONEL a à voir dans tout ça. Sachant que l’Etat Camerounais est le deuxième plus grand actionnaire de cette entreprise, il est très bien placé pour savoir quelle est sa véritable vocation. D’ailleurs il existe au Cameroun une agence d’électrifiction rurale, chargée exclusivement de l’électrification des milieux ruraux, cette agence fonctionne en parfaite autonomie et fait très souvent appel à AES SONEL pour la mise au norme de ses installations. Je suis toutefois très preneur de l’info sur les 4 autres facteurs qui plombent la croissance au Cameroun et surtout quel est le classement que la BM fait. A mon avis, le secteur douanier et toutes les institutions corrompues qui tournent autour devraient passer en tête, mais biensûr, ce n’est pas à l’ordre du jour, puisqu’on imagine mal un prêt dont le but est d’assainir une telle gangrène.
Comment par johnson le 7 juillet 2008:
ils font le credit au peuple ou aux memvres du gouvernements? ca c’est un argent qu’il vont manger entre eux la bas sans rien faire
Comment par Djengue-fernandez le 9 juillet 2008:
Je pense que si Paul biya faisais le recouvrement de tous les fonds cad l’argent volé par les gros calibres du gouvernement le pays n’aura plus à faire des prets nous somme fatiguer de ces prets quand est-ce le pays decolera de ses propres ailes? et qui payera ces prets c’est toujours les pauvres.
Comment par Yanda Boy le 10 juillet 2008:
Qui va rembourser ?
Faudrait qu’on évalue le montant de la dette que l’Etat a cumulé au moins depuis 20 ans. C’est vraiment honteux que depuis lors l’Etat ne puisse pas dégager dans le budget d’investissement des ressources pour la santé.
Y en a marre à la fin : tous les jours les africains (camerounais) crient en direction de la communauté internationale pour assouvir le moindre de leurs besoins. Que faisons-nous de nos richesses?
Ou bien il s’agit d’un grand marché de dupes où les pauvres populations se font gruger à tous les coups : les multinationales exploitent nos ressources (naturelles). Elles appuient les demandes de prêts auprès des institutions finacières internationales et une fois l’argent parvenu sur place il est dilapidé en marché passés entre “copains”.
Et ca dure depuis 50 ans.
quelle misère! quelle galère!!!!