Le Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC) se réjouit de la décision du Ministre de la Communication, M. Jean Pierre Biyiti bi Essam, rendue publique vendredi 04 juillet 2008, qui «libère» enfin les chaînes Equinoxe TV et Radio, lesquelles furent fermées et scellées suite à la décision ministérielle du 21 février 2008 «pour exercice illégal de la profession de diffuseur en communication audiovisuelle».
Le SNJC note que, malgré le paiement par les responsables desdites chaînes de 50 millions de francs Cfa représentant une partie essentielle des frais exigés par la loi n°90/052 du 19 décembre 1990 relative à la communication sociale, ces médias n’ont toujours pas obtenu de licence d’exploitation conformément aux dispositions du décret n°2000/158 du 03 avril 2000 fixant les conditions et les modalités de création et d’exploitation des entreprises privées de communication audiovisuelles.
Cette situation demeure en effet une épée de Damoclès sur le groupe Equinoxe TV/Radio, et une injustice face aux autres médias audiovisuels logés à la même enseigne, mais à qui le Ministère de la Communication avait déjà délivré une licence d’exploitation.
Le SNJC souhaite que cette menace soit retirée de dessus ce groupe qui a été littéralement dévasté en plusieurs mois sans activité, avec un personnel qui n’a pas reçu de salaire depuis plusieurs mois.
Le SNJC interpelle les autorités, la communauté nationale et internationale sur le cas préoccupant de la chaîne Magic FM, alors radio la plus écoutée de Yaoundé, qui a été fermée sur instruction gouvernementale au cours de la même semaine de février 2008 pour avoir débattu sur la question de la fermeture des médias de Douala.
Le SNJC tient enfin à remercier et à féliciter les organismes internationaux de défense de la liberté de la presse (RSF, CPJ, INSI, JED, etc.), les médias nationaux et internationaux de même que les parlementaires camerounais qui ont soutenu les chaînes fermées dans ce combat contre l’obscurantisme.
Fait à Douala (Cameroun), le 04 juillet 2008
NDLR: On se souvient de la vidéo qui avait probablement agacé le gouvernement, qui a alors pris une décision complètement inouïe.
