Les chercheurs africains dispensés de visa pour se déplacer sur le continent
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Le ministre ivoirien de l’intégration africaine, Amadou Koné, a révélé samedi à Abidjan que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine ont adopté le principe que les chercheurs africains soient dispensés de visa pour se déplacer sur le continent.
M. Koné, qui s’exprimait à la fin des travaux du premier symposium sur l’intégration, a mis en exergue le rôle important que les chercheurs peuvent jouer dans le processus d’intégration du continent.
A travers le programme « Most », a-t-il expliqué, « nous avons à Abidjan au niveau de la CEDEAO une réflexion que je l’espère va s’étendre aux autres communautés économiques régionales de notre continent qui a abouti déjà à la création d’un institut d’intégration régionale dont le siège est situé à Praia au Cap Vert et un comité de pilotage pour l’ouverture future de cet institut a été mis en place ».
Selon Amadou Koné, « l’intégration pour nous sera un succès si nous mettons à contribution les chercheurs ».
C’est d’ailleurs pour cela, a poursuivi M. Koné « que nous avons proposé et cela a été retenu par les chefs d’Etat de l’union africaine que les chercheurs africains soient dispensés de visa pour se déplacer sur le continent ».
Pour lui, cela contribuera à faire avancer non seulement la réflexion sur l’intégration africaine en ce qui concerne ses enjeux mais également la promotion de ses enjeux au sein de la population.
« Ayant bien perçu la nécessité d’une réflexion profonde pour préciser davantage les enjeux de l’intégration pour un pays comme la Côte d’Ivoire, le ministère de l’intégration a décidé d’organiser dans les prochains jours les Etats généraux de l’intégration africaine », a ajouté le ministre ivoirien.
Il s’est également dit convaincu que les Etats africains n’ont pas d’autres choix, et qu’il faut « dès lors réfléchir sur la stratégie et le contenu de cette intégration africaine afin qu’elle ne soit pas comme c’est hélas souvent le cas en Afrique, une recette imposée de l’extérieur mais plutôt une solution voulue, pensée et mise en œuvre par les Africains ».
« Aujourd’hui plus que jamais, il importe de diversifier et de multiplier les initiatives afin que chaque membre du corps social (ndlr : Afrique) se sente concerné par cette importante question », a conclu Amadou Koné.

Comment par Etum le 7 juillet 2008:
Super mais nos chercheurs veulent tous aller en europe…
Comment par Dr KOM Dorothee le 13 juillet 2008:
Il en etait temps, a mon avis. Les intelligences africaines basees sur le continent se trouvent generalement bloquees dans la mise en place de projets communs en raison de multiples barrieres administrativo-diplomatiques a remplir pour associer des rencontres physiques aux debats electroniques. Vivement donc!
Comment par Martin KALONJI le 13 juillet 2008:
C’est indispensable pour nos vraie chercheurs.
Les ‘troubadours’ s’abstenir.
Comment par Ing TABA le 14 juillet 2008:
Idéé très interessante, mais je doute que les pays Africains developpés veulent bien partager leur avancée et leurs laboratoires avec ceux en voie de developpement. C’est pratiquement la même idée qu’on avait en créant les passeports CEMAC pour permettre les libres déplacement et échange entre les pays de la zone, qu’en est-il aujourd’hui? Pourtant en Europe ça marche bien daans l’espace Schengen
Comment par Mokolo Boy le 14 juillet 2008:
Tiens Tiens, moi qui voulè justemen fèr un passport, je vais dire aux flics que je suis chercheur, je vais voir comment ils vont me prouver le contrèr
Comment par Marceline Djuidje Ngounoue le 14 juillet 2008:
C’est une idee geniale! Si seulement les pays developpes de l’Afrique souvraient a une telle initiative, l’Afrique sera redoutable dans les annees a venir.
Comment par Venant Mboua le 14 juillet 2008:
Il faut étendre cette mesure aux artistes et aux journalistes qui sont les propagateurs de l’esprit d’intégration africaine. Les artistes africains dont on connait les difficiles conditions de précarité ratent souvent des tournées à cause des visas non délivrés ou faute de moyens pour se payer ces visas qui, pour la plupart des pays, sont encore trop chers
Comment par Mao le 14 juillet 2008:
Très bonne nouvelle. Cette décision historique aura un impact très positif sur l’intégration et aussi sur la recherche scientifique en Afrique par les africains. Pas d’inquiétude: Les pays africains sauront identifier leurs vrais chercheurs qui bénéficieront de cette mesure.
Comment par Arthur appolinaire NOUMBI le 15 juillet 2008:
N’oublions pas que nous n’avons, en tant que jeunes africains, quelques années pour réussir cette intégration, même par le net tout simplement, car j’ai peur de ce qui va nous arriver avec plus de 500.000.000 de jeunes de moins de 25 ans, quand le baril de pétrole sera à 300 us$, le sac de ciment de 50 kg à 30 us$ et le bout de pain à 4 us$.
Nous devons être plus solidaires, je parle d’une solidarité active et non une solidarité passive. Un exemple. On parle de l’éternelle solidarité Africaine. Mais je me rends compte que l’Afrique risque fort bien être de nos jours l’humain le plus égoïste.
Dans chaque village d’Afrique, si 150 personnes cotisent 1000 f cfa, seulement, cela fait un ordinateur communautaire pour tous les enfants du village! Mais que constate t-on?
Il est grand temps que nous nous organisions en cercles de solidarité agissante.
Excusez-moi d’avoir été un peu long.
Quelqu’un peut-il me donne le email du journaliste Venant Mboua qui a posté ci-dessus?
voici le mien.
solidmaison@gmail.com
Comment par Bruno le 16 juillet 2008:
Selon moi il faudra identifier les chercheurs africains (les chercheurs institutionnelles ou chercheurs individuels)pour ne pas faire un mélange dans un amalgame.
Mais cette idée qui concours à la fusion des savoirs est très géniale. l’Afrique pourra d’ici peu être autonome à la hauteur de resoudre tous ses problèmes sans toute fois quemender de l’aide ou de prêts à l’occident.(pauvreté,famine, maladies, etc.)
Comment par Roger NKWANTCHOA le 22 juillet 2008:
jz suis toujours surpris de la manière de régler les problèmes par nos dirigeants africains. Au lieu de régler le problème de la libre circulation des biens et de personnes dans l’espace communautaire africain, on pense à une élite difficilement identifiable (chercheur). Qui est chercheur et qui ne l’est pas ? Le guérisseur traditionnel est aussi chercheur que l’intellectuel bardé de diplôme. Le chef d’entreprise d’une société famililae est également est un chercheur. La mémagère qui crée tous les jours les plats pour la bonne santé de ses clients est aussi chercheuse. Alors, regardons ce qui se fait ailleurs et n’assayons d’inventer ce qui va au contraire nous détruire. Je comprends donc que l’intégration à la façon du Président SARKOSY.
Comment par Robet Nkaké le 28 juillet 2008:
C’est avec un grand intérêt que j’ai lu votre article sur le “privilège” qu’on accorde aux intello du continent africain. Cependant, si cette mesure semble être très salutaire pour les différents concerné, il faut tout de suit ajouter à cela un désire d’encourager o mieux faciliter la fuite des cerveaux. Si tel est le cas, aller poursuivre ses recherches à l’extérieur ne saurait nuire à personne; mais à condition que l’on se rassure que ceux qui y iront soient bien définis comme ayant capacité à peaufiner leurs recherches sous de nouveaux cieux. Il faudrait également se permettre de faire de cet état de chose une position assez confortable, tant financièrement que matériellement; car les recherches ça demande beaucoup de “gombo”. Or s’il faut comprendre que cette mesure ne vient que rejoindre pour la renforcer(peut-être), celle prise il y a plusieurs mois par Sarcozy, il faut aussi comprendre que les africains attendent la mise en application effective de ladite mesure. Au fait, pour le moment, on croise les doigts et on attend.