A propos de l'auteur La Cité

"La Cité" est un mensuel camerounais dont la DP est Pauline Biyong. L'un des sloggans est "2011..c'est demain. J'ai ma carte d'électeur. Mon passeport pour le changement"

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Les députés camerounais sont au garde à vous à cause de l’argent

Olesegun Obasanjo en sait quelque chose : au Nigeria, les parlementaires se moquent éperdument
d’être en situation de »  majorité confortable »  ou non. Ils défendent, avant tout, les intérêts des populations.

Ils ont bien compris que participer à un désir du président de la République de s’éterniser au pouvoir, est néfaste pour le pays. Les véritables démocraties, à travers le monde, se gardent bien de se prêter à ce jeu, et limitent, toutes, le nombre de mandats que pourrait effectuer un président de la République en fonction.

  • Aux Etats-Unis d’Amérique, au lendemain de la présidence de Franklin D.Roosevelt – il avait consommé quatre mandats consécutifs – un amendement a été apporté à la constitution limitant, désormais, à deux, le nombre de mandats consécutifs qu’un individu pourrait effectuer comme président de la République.
  • En Europe, la France vient de corriger cela, en procédant, également, à la limitation du nombre de mandats que pourrait effectuer un président de la République.
  • La Russie, également, limite le nombre de mandats présidentiels. Vladimir Poutine, pour cette raison, étant donné qu’il désirait continuer régner, a dû se faire nommer Premier ministre, une fois effectué le nombre de mandats que lui autorisait la constitution. C’est cela être légaliste. Il aurait bien pu se lancer dans une opération consistant à modifier la constitution pour continuer à régner, mais, il a bien compris que la constitution était un document sacré.

Comme on aurait tant aimé que notre Paul national s’inspirât d’un tel exemple. Il est vrai que pour lui, redevenir Premier ministre fait partie du genre d’idées qui ne peuvent, en aucun jour, effleurer son esprit.
Et pourtant, ils sont nombreux les hommes politiques l’ayant fait. En France, par exemple, pays que les Camerounais connaissent bien, Raymond Poincaré, un homme politique de la 3ème République, 1875-1945, est devenu Premier ministre, après avoir été le 10ème président de la République française. Tout récemment, Valéry Giscard d’Estaing avait clairement déclaré son intention de devenir Premier ministre de François Mitterrand, à l’issue des législatives de 1986, après avoir été président de la République française de 1974 à 1981. Traduction, ce que Vladimir Poutine a réalisé fait partie du parcours ordinaire d’un homme politique, et traduit une chose fondamentale : on ne peut servir son pays, uniquement qu’en étant président de la République.

A VOS ORDRES !
A vos ordres, telle est la réponse qu’apportent, systématiquement, les parlementaires camerounais, face au président de la République. Ils se conforment ainsi à une pratique qu’avaient inaugurée leurs prédécesseurs élus en 1956. Ceux-ci, à l’issue d’une séance mémorable, avaient accordé les pleins pouvoirs à Ahmadou Ahidjo, autrement dit, lui avaient octroyé la couverture légale à la dictature qu’il était en train d’instaurer au Cameroun, le 29 octobre 1959, à l’Assemblée législative du Cameroun, ALCAM. Fait marrant, un grand nombre des députés qui avaient voté, sans broncher, ces pleins pouvoirs, s’étaient retrouvés dans les prisons d’Ahmadou Ahidjo, moins de deux années plus tard.

On peut ainsi citer le cas de Théodore Mayi Matip, de Charles Okala, etc. Ahmadou Ahidjo ne s’était plus souvenu que ces individus avaient cautionné, chaudement, la naissance de sa dictature. D’autres, à l’instar de Charles Assale, Njiné Michel, etc, s’étaient retrouvés dans la rue, quelques temps après. En 1972, les députés camerounais béni-ouioui, avaient également connu le même destin. Ils avaient acclamé, chaudement, le projet français confié à Ahmadou Ahidjo d’abolition de l’Etat fédéral et de création d’un Etat unique. Le jour du discours d’Ahmadou Ahidjo à l’Assemblée nationale, ils avaient applaudi, à se détruire les mains, pendant près de cinq minutes, et avaient entonné, à gorges déployées, l’hymne national. C’était le 6 mai 1972. Au lendemain du référendum du 20 mai, ils ne s’étaient plus retrouvés députés, l’Assemblée ayant été, purement et simplement, dissoute. Ils avaient donc applaudi leur licenciement.

ELECAM AMENDEMENT CONSTITUTIONNEL.
Au mois de décembre 2006, nos députés perroquets ont voté, avec enthousiasme, le projet de création d’Elecam.
Délai de mise en place: 18 mois.
Puis, au mois d’Avril 2008, ils ont également voté la modification constitutionnelle, autorisant ainsi Paul Biya à s’éterniser au pouvoir, sans avoir requis l’avis quelconque des citoyens qui l’ont élu quatre années auparavant. Bref, ils ont comploté, avec le président de la République, sur le dos du peuple. Ce dernier savait d’avance qu’il allait se payer une déculottée historique et mémorable s’il soumettait son désir au référendum. Les élus de la »  majorité confortable « , se sont comportés exactement comme ceux de l’ALCAM, le 29 octobre 1959. Ils se sont bien gardés de s’inspirer du comportement exemplaire de leurs homologues du Nigeria.

Ils étaient simplement aveuglés par la grosse augmentation de leurs salaires, les indemnités de 1,2 million par session et les 30 millions de crédit automobile non remboursable dont ils venaient de bénéficier, et qui, à bien d’égards, peut apparaître comme un acte de corruption, ou en tout cas, un pacte sordide:argent contre révision de la constitution et tout autre texte… sur le dos du peuple.

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1 commentaire »

  1. c’est un debat tres interessant, sur nos député, ces hommes qui representent le peuple, mais ne le defendent pas.aujourd’hui, l’Assemblée national c’est un cache rat ou les « ELUS» du peuple vont trouver l’immunité contre leurs delis…
    on assiste a des reccords de longevité tels celui de l’illustre Honorable…qui y regne en maitre depuis les anées 70,souffrez du peu, et qui ne compte pas partir, sauf si le grand ennemi( la mort)en decide autrement, cela conforte aussi bien l’executif, et puis pourkoi partiront-ils?ils suivent la mouvence politique.
    j’attribut le tort a John FRU NDi, en qui nous avons cru, et qui malheureusement ne maitrisait pas la politique, ou du moins a commis la plus grosse erreur de refuser les places qui lui étaient attribuer a l’assemblée national,pour lui, c’etait refuser de s’associer avec le pouvoir en place, alors que de la bas, il aurait la majorité absolue, pour toutes les decisions, au droit de vote majoritaire et bien d’autres, ainsi, il representerai mieux le peuple, non,et quand il s’en ai rendu compte, le pouvoir en place avait deja la majorité absolue; sans cesse croisant, avec tout ce que ca comporte comme impact decisionnel…
    Ils savent si bien applaudir, dire oui, voter des lois en contradiction avec notre conjonture,
    ils participent a un désir du president de la republique, president du partie majoritaire de s’eterniser au pouvoir…le reste, on s’en fou
    le reste c’est sans importance…ah au peuple, d’ailleurs meme sans lui, on gagnera, deja qu’il ne saura pas refuser toutes les cadeaux des pres elections…
    Vive les HONORABLES

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