A propos de l'auteur TENE Thierry

Thierry TENE est fondateur et directeur d’A2D Conseil spécialisé dans le conseil et la formation sur le développement durable.

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L’homme africain et l’histoire: réponse d’un jeune africain au conseiller spécial de Sarkozy

L’objectif du point de vue du conseiller spécial du Président de la République Française, dans le Monde du 26 juillet 2008[1] est non seulement de confirmer que l’homme africain n’est pas entré dans l’histoire mais aussi de démontrer que toute l’Afrique n’a pas rejeté le discours de Dakar. A défaut de corroborer la parole présidentielle, l’article contient toutes les contradictions du texte lu à Dakar et pose un certain nombre de questions.

On trouve dans le texte une volonté de glorifié la colonisation : « Il y avait aussi des hommes de bonne volonté (…) qui ont construit des ponts, des routes, des hôpitaux, des dispensaires, des écoles (…)« . Ces infrastructures étaient-elles destinées aux africains ou répondaient-elles aux besoins du colonisateur ? Je m’interroge toujours sur la réelle motivation des occidentaux qui voudraient, avec habilité et subtilité, faire passer les crimes de leurs aïeux pour des avancées. Pourquoi défendra la cause tibétaine puisque que les chinois y développent également des infrastructures ? N’y a-t-il pas là un rôle positif de la colonisation même si le Tibet fait partie de la Chine ?

Un an après le discours de Dakar, il était préférable que la plume du Président Français amende la partie qui a créé la polémique dans un souci d’apaisement. Mais je ne me fais pas trop d’illusion car je vois mal le défenseur d’une France de la non repentance avoué qu’il s’est trompé. D’ailleurs pourquoi seule l’histoire de la France en relation avec l’Afrique est abordée sous l’angle de la repentance ?

L’auteur semble s’étonne du côté raciste du discours de Dakar. «Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, l’homme échappe à l’angoisse de l’histoire qui tenaille l’homme moderne mais l’homme reste immobile au milieu d’un ordre immuable ou tout semble être écrit d’avance. Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin.»

Oui Monsieur le conseiller, ce paragraphe est raciste. D’autant plus raciste que dans votre article vous le conforté : « A propos du paysan africain, le discours parle d’imaginaire, non de faits historiques. Il ne s’agissait pas de désigner une classe sociale, mais un archétype qui imprègne encore la mentalité des fils et des petits-fils de paysans qui habitent aujourd’hui dans les villes. ». C’est archi faux et relève simplement de l’idéologie. Pour avoir des preuves, visiter les universités occidentales et africaines, vous remarquerez que de nombreux fils de paysans africains font des études supérieures. A défaut de pouvoir avoir accès à cet idéal, nos parents et grands-parents ont travaillé et continuent à le faire parfois dans des conditions difficiles pour que nous ayons un destin meilleur.

Henri GainoMais Monsieur le conseiller au-delà de la polémique, quelles études scientifiques peuvent attester vos propos. Avez-vous réalisé une enquête et analyse auprès des populations africaines ? Combien de paysans et leurs petits-fils avez-vous déjà rencontré ?

Contrairement à votre affirmation, ne pas être noir et critiqué l’Afrique est non seulement courant mais est devenu un sport international dont médias, intellectuels et politiques se livrent constamment au point de ne pas observer les avancées du continent. La grande différence c’est qu’ils parlent du développement de l’Afrique et non de son positionnement historique par rapport au reste du monde. En référence à l’histoire vous reconnaissez que « L’Afrique est le berceau de l’humanité, et nul n’a oublié ni l’Egypte ni les empires du Ghana et du Mali, ni le royaume du Bénin, ni l’Ethiopie. ». Donc acte. Pourquoi une telle obsession ? : « L’homme africain est entré dans l’histoire et dans le monde, mais pas assez. Pourquoi le nier ?» Quels sont les critères et les indicateurs qui définissent l’entrée ou non d’un peuple dans l’histoire ? Quelle institution nationale ou internationale valide ce rôle historique?

Vous citez entre autre l’historien français Braudel pour appuyer vos arguments « Mais les grands Etats furent l’exception, dit Braudel, qui ajoute : « L’Afrique noire s’est ouverte mal et tardivement sur le monde extérieur.»  Raciste, Braudel ?» A moins que ce soit tiré par les cheveux, comment est il possible d’aller chercher dans la phrase de Braudel un rapprochement avec le paragraphe du discours de Dakar suscité ? De fait l’ouverture au monde ne conditionne pas une entrée quelconque dans l’histoire. N’y a-t-il pas quelque année et même encore aujourd’hui, on reprochait à la Chine de ne pas être assez ouverte ? Est-ce qu’il s’agissait de la remise en cause de l’énorme contribution de la civilisation chinoise à l’humanité ? Pour le cas spécifique de l’Afrique la critique de Braudel bien qu’intéressante reste à discuter. En effet, puisqu’il est acquis que Grecs et Romains ont été formés à l’école Egyptienne et dont africaine, on peut légitimement s’interroger sur le caractère « tardif » de l’ouverture des africains au monde. Par contre qu’il existe en Afrique comme ailleurs des populations qui ne se sont pas en phase avec la civilisation moderne cela ne fait aucun doute. Peut-on pour autant prendre le risque de conclure qu’il s’agisse des peuples n’étant pas assez entré dans l’histoire ? Vous souhaitez discuter avec l’Afrique et particulièrement sa jeunesse. Nous vous proposons de définir le degré d’entrée de la France dans l’histoire afin de disposer d’une base de travail pour un échange sans tabou mais aussi sans détours sur les relations franco-africaines (de l’esclavage à nos jours).

Sur les 10 pages du discours de Dakar, à l’exception du passage sur l’homme africain et l’histoire, la majeure partie du discours possédait des éléments d’une nouvelle conception des relations françafricaines. Cherchez à justifier l’injustifiable aujourd’hui, donne raison à une partie de l’opinion africaine, très critique par rapport aux relations entre la France et le continent noir. D’ailleurs, le fait que le discours du Cap en Afrique du Sud ait été confié à la cellule africaine de l’Elysée et du quai d’Orsay prouvent que le Président de la République estime qu’il y a une ou des erreurs commises au Sénégal. J’imagine mal le président de la République Française courir le risque politique de créer une nouvelle polémique d’une telle ampleur avec le continent noir.

Si le débat sur l’histoire africaine est si intéressant pour le sommet de l’Etat Français, nous proposons de mobiliser cette énergie pour expliquer aux Français originaires d’Afrique leur histoire et les relations de l’Etat avec le continent de leurs parents et/ou grands-parents. Il y a une là une véritable attente. Pourquoi aller chercher à des kilomètres des sujets d’histoire qui existent sur place ? Le fait que l’ascension du sénateur OBAMA soit un exemple pour de nombreux jeunes français qui ont du mal à s’identifier à leur propre pays prouvent l’urgence à agir.

Que l’Afrique ait des difficultés parfois causées par les africains eux-mêmes, nous en sommes conscients. Que la jeunesse africaine est celle qui sera en première ligne pour le développement du continent ne fait aucun doute et nous n’attendons pas le « bien pensant conseiller» pour nous montrer la voie. Mais que personne ne s’y ne trompe, le jour où l’Afrique entrera dans l’Histoire (si l’entrée dans l’histoire est fonction du degré de développement) ses relations avec chaque pays seront revues. Quel a été le rôle de l’esclavage dans l’enrichissement de l’Occident ? Quel a été l’apport de la colonisation (ressources humaines et minières) dans les Trente Glorieuses ? Génocide au Rwanda, Guerre au Tchad, en Côte- d’Ivoire et ailleurs en Afrique, quel rôle a joué ou joue réellement les pays développés ? Quel est le contenu du pacte colonial? Quelle est la nature des relations entre l’Occident et certains dirigeants africains ? Tous ces évènements ont ils des conséquences sur l’entrée de l’Afrique dans l’histoire ? Nous, fils et petits-fils de paysans africains, souhaitons connaître la vérité.

Les Japonais ont pendant longtemps glorifié leur passé coloniale en Chine. Mais depuis que ce dernier est devenu une puissance économique, les premiers commencent à moins exposer leur passé de colonisateur. Les débats actuels entre l’Afrique, la France et le reste du monde auront sûrement une autre connotation dans quelques décennies.

D’ailleurs à en croire un article du Monde du 27/04/08[2], après ce fameux discours de Dakar, le quai d’Orsay a procédé à une évaluation de la situation sur le terrain et la synthèse des propos des diplomates rapportée par le quotidien ne fait aucun doute : «Comme deux vieilles connaissances fatiguées l’une de l’autre, l’Afrique et la France ne se comprennent plus. Non seulement Paris perd pied sur le continent noir, mais son image se dégrade. Objet de débat depuis quelques années, cette réalité est désormais officiellement reconnue et préoccupe le sommet de l’Etat. Multiforme, le constat est dressé dans un ensemble de télégrammes rédigés à la demande du Quai d’Orsay à l’automne 2007 par 42 ambassadeurs en poste en Afrique» A méditer…

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Il y a 19 commentaires en ce moment. »

  1. Salut les filles!!! salut les mecs.

    Je viens juste de voir ce texte pour lequel je suis totalement en désaccord. Pourquoi les Africains sont t-ils devenus des chercheurs de pous, de prétexte, d’excuses etc…
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    Mr Guaino a parlé! Mr sarkozy a parlé! ça ne sert rien de paaser 500 jours, les bras croisés paresseusement à pleurer, à dire, là il a raison, ici il a tort etc… et de faire de ces rhétoriques non productives des métiers. brouillant ce discours dont certaines parties sont un « cerveaucament»  à la jeunesse africaine qui souffre. D’ailleurs, je remarque que ce sont des élites africaines qui mangent bien, boivent bien, vont sur le net etc… qui critiquent trop. alors que sarkozy s’adressait essentiellement à la jeunesse africaine désespérée. celle qui est prête à aller se noyer en mer d’Espagne ou d’Italie, ou encore d’aller se faire cuire sous le soleil du Sahara.
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    Après avoir survolé et intégré chacun depuis un an ce qui ne nous semble pas juste , intéressons nous d’abord et surtout à ce qui est juste dans ce discours. par exemple, que « nous n’innovons pas etc… Nous faisons comme si le temps est éternel…» 
    Je reviendrais plus longuement
    d’autant plus que nous travaillons sur le projet
    http://www.africafornicolasarkozy.com que je vous invite à regarder en version brouillon. Ouvrez avec fireworks et non explorer.
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    Sarkozy et guaino sont des africains ayant muté. ce sont des descendants de la belle Lucie l’éthiopienne,ou de Jacqueline Toumaï la Tchadienne.
    L’humanité est une et indivisible.
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    Les africains vont-ils devenir tous des afrotalibans?
    Construisons studieusement l’Afrique version 3.0.
    Supposons que nous n’avons pas souffert. ni nos ancêtres etc…
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    Si quelqu’un me coupe un pied, dois je continuer à le poursuivre pour vengeance avec l’autre pied valide alors que l’autre saigne abondamment, ou m’asseoir, panser ma blessure dans la dignité et aller me fortifier pour fabriquer un appareil qui me remplacera mon pied perdu et faire honte à mon agresseur?
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    Les japonnais ont eu des traumatismes les plus violents en 1945 avec Hiroshima et Nagasaki.
    Mais les japonnis sont aujourd’hui un peupple fier.
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    Mon fils a 16 ans. c’est un jeune homme plein d’ambition. si son cerveau est un ordinateur, ne saturez pas son cerveau avec des cd de 2000 siècles d’esclavage, de ceci de colonisation etc…
    laissez le vivre la globalisation avec ses amis américains, chinois etc…
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    Quel est ce deuil qui ne fini jamais!
    Malchance! Hoooo balock baloc!.
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    Et puis, un proverbe bandenkop dit « qu’il faut remercier la personne qui te critique et te parle vrai, les yeux dans les yeux car elle te permets de te mirer» 
    Si sarkozy n’existait pas, il fallait le créer.
    A suivre. je reviendrais.

  2. Il est d’évidence que l’africain n’a pas marqué l’histoire depuis la survenance des ères (Culturelles, politiques, économiques…) de domination blanche, son empreinte s’exprimant depuis lors par la servitude et l’attentisme etc…
    En ce sens il se pourrait que le président Sarkozy ce serait égaré dans une remise en question de l’expression de domination léguée par ces ancêtres…

    Mais bref il ne sert à rien de se vouloir littéraire, une chose est certaine l’Afrique d’aujourd’hui se révolte progressivement mais à quelle finalité ?

    Quand à ceux qui non de vision de l’avenir « de la descendance » que par une collaboration internationale et autres addictions au bien faits du génie d’autres, il importe de vous rappeler que c’est de son histoire que l’on se gaillardise…, c’est d’elle que l’on construit son devenir.

    Conscience africaine
    http://www.visionafricaine.fr.gd/-ar–ar–ar-.htm
    L’africain éternel attardé
    http://www.visionafricaine.fr.gd/22-s-08-s-08.htm

  3. Jo. bien dit. si nous en venons tant à vouloir si nécessaire renier l’histoire. jo c’est parce qu’alors que l’histoire ailleurs illumine seulement le présent et nourrit le futur.
    n Afrique, l’histoire semble être pour certains, (africains ) une enclume, une excuse pour rester des éternels fainéants.
    Je ne mange pas à ma faim parce qu’en 1610 à minuit mon arrière grand père, non la cousine de mon arrière tante a été arrêtée et vendue comme esclave….»  des trucs de ce genre.

  4. Bonjour à tous et à toutes,
    je suis souvent surpris de voir comment nous africains faisons du suivisme, etc, etc..
    Oui il y a le discourt de Dakar, le discourt de……
    je suis homme de médias, voyage à travers mon continent pour faire mon métier, la jeunesse africaine que j’ai l’honneur de rencontrer a un angle de lecture objectif de son avenir.

    Avant le discourt de Dakar, la jeunesse africaine avait appelée une fois de plus les politiques, les intellectuels africains à plancher sur les problèmes qui minent notre continent dans son plaidoyer de BAMAKO(Sommet Afrique-France)et ce n’était pas la première fois.
    Oui frère, depuis les indépendances, la critique que nous formulons chaque fois qu’un discourt nous irrite aurait déjà permis de flancher nos hommes politiques en AFRIQUE, excuser du peut, rien n’a changer.
    malgré nos intelligences, nos concept empruntés d’ailleurs de ceux qui nous insultes et mal appliqués sur le terrain, nous en sommes toujours à la même chose : ÇÀ NA VA PAS, PAS DU TOUT,ÇÀ NE VA PAS.

    L’harmonisation des zones économiques(CEMAC, UEMOA, SADEC, CENSAD etc..) ? La monnaie ? Le social ? l’UA ?

    Oui frère, Sarkosy a dit ceci, cela, cecicela, celaceci, ouf

    Que te dire mon frère, que dit-tu pour que les nôtres investissent sur place au lieu de planquer cet argent en France, en espagne, en suisse, aux usa, etc..

    Les écoles, les hôpitaux, l’infrastructure routière, etc..

    On peut en faire des tartines de procès des uns et des autres.

    Nous aurons beau nous appeler conscience africaine, vision africaine, revendication africaine, procès africain, ……………africain, quel est notre responsabilité dans ce désastre, ne sommes nous pas souvent les premiers à tenir ce genre de propos : » je ne peut pas vivre en afrique parceque rien ne va dans le sens, il y a trop de corruption, il n’y a pas de responsables, ils sont nulllllllllllllllll, c’est très salllllll,etc..

    Pourquoi dans ce cas nous plaindre dès lord que l’étranger nous dit la même chose. Je signale au passage que parfois nous prenons la nationalité de cet étranger que nous critiquons avec force et vigueur.

    Ouf, mon frère, il faut que je me couche, tellement l’émotion est forte, j’en peut plus de voir que nous critiquons la critique, tu peux finir mon propos DIEU te garde

  5. Pardon pour les manquements mon frère, souffre que j’en fasse

  6. Je pense que l’on peut renvoyer dos à dos M. SARKOZY et ce « jeune Africain»  : leurs propos ne font que porter témoignage d’un véritable et navrant dialogue de sourds. Je partage tout à fait la plupart des points de vue exprimés en commentaires.
    Ras le bol de la repentance coloniale autant que du complexe de l’esclavage, comme on a ras le bol de l’Holocauste. Laissons les morts en paix et intéressons-nous aux vivants pour construire l’avenir. Pour l’Afrique et les Africains il serait plus que temps de sortir de cette attitude résignée et nombriliste…
    Quand à l’esclavage, le cher « jeune Africain»  devrait s’intéresser de plus près à l’histoire : Ce ne sont pas les Occidentaux qui l’ont inventé, même s’ils l’ont largement utilisé : de temps immémoriaux et bien avant que les Blancs mettent les pieds sur le continent, les Arabes musulmans du Nord de l’Afrique ont systématiquement considéré les peuples Noirs comme d’inépuisables viviers d’esclaves, avec la collaboration effective de beaucoup de chefs et de rois Noirs! Il faut rendre à César ce qui est à César et regarder les choses comme elles sont et non pas comme on aurait voulu qu’elles soient, pour satisfaire d’obscures et inavouées raisons fortement teintées de racisme.
    La majeure partie de l’Europe fut un temps colonisée par Rome et de nombreux prisonniers de guerre gaulois ou germains sont partis, enchaînés, pour être vendus comme esclaves. Que je sache les Européens n’en ont pas, pour autant, conservé une amère rancoeur à l’encontre de l’Empire Romain …
    Alors, qui a raison ?

  7. Chaque Africain est un petit Dieu pour la vie des Hommes,des Femmes, et des enfants du monde entier.
    Il ne se manifeste pas avec du Mal imaginé par lui même, pour truquer son Savoir, sa sagesse, son avoir, et son pouvoir naturellement héridité
    pour l´humanité. Pourquoi????

    Parce que un vrai et legitime sucesseur n´a pas besoin d´organiser une lutte, du mal, des distractions pour prendre sa place et vivre conformement dans le respect des vivants et de la nature. Naturellement il est déja développé, Car, il a tout pour faire du bien en paix.

    Les discours,les critiques,ne font pas le bien du Labourreur, du paysant Africain nie de ses petits enfants.
    Non!! contre les distrations; oui!! pour la main dans la pâtte, la daba dans la main.

    Cette action ne va pas durer pour que les Africains reprennent leurs rôlles de Reponsables dans le monde pour l´humanité.

    Mecie pour l´amour, foie,et sagesse africaine.

    Sadrac Naoussi

  8. Les africains de la Diaspora et ceux vivant en Afrique, devraient s’investir mentalement, physiquement et matériellement en Afrique. Prenons la responsabilité de notre continent, ses terres, ses habitants, ses problèmes/conflits, son histoire, son développement et son destin. Personne ne le fera pour nous !! Que le congolais s’occupe du Congo et que le camerounais du Cameroun, mais qu’ensemble nous soyons responsable de l’Afrique et défendons les intérêts de ce continent tant exploité.
    L’Afrique fait l’histoire du Monde ; car c’est le berceau de l’humanité. C’est Maman Africa pour tout le monde!! Soyons donc fière de notre continent Mama Africa et soyons des fils/filles dignes et responsables en lui donnant sa splendeur /grandeur.
    Relevons le défit et faisons des sacrifices; car il n’y aura pas de succès sans cela en Afrique !

  9. Je pense que pour ma part les Africiains devraient tout simplement prendre les armées pour se liberez des français et leurs franc cfa qui nous pourri la vie ici en afrique avec leurs corruptions e t leurs colonisation aucun discours ici ne permettra aux français de nous laissez tranquille seule les armes pour faire partir les personnes comme deby biya et sasou et les autres aussi l’armée françaises qui jouit de nos comme si bien qu’ils l’aviez achetez ;

    nousn’avions par ils ne nous respectent pas parcequ’ils ont occupez nos terre illégalement et confliquez nos matiers 1er comme si cela leurs appartiennent alors que nous ne les avions rien demandé.
    qu’ils nous laissent tranquille
    à chacun ses matiers des bandes de voleurs et de génocide pensent même venir nous donné les leçons de morale
    qu’ils arretent très vite parceque nous ne voulons plus les voir sur la terre de nos ancêtre.

  10. Bonsoir les amis,
    J’esseyerai de m’en tenir essentielement à ce qui me semble etre le point de la discussion: les propos de M. Sorkosy sur l’entrée de l’Afrique dans l’histoire!
    Je précise que je suis d’accord avec beaucoup de points de vu présentés ici, sur le fait que les africains ont tendance à se lamenter sur les propos au lieu de penser à contribuer de manière efficace. Des exemples ont été pris: Chine-japon, L’empire romain-le reste de l’occident, ou les peuples soumis ont réussi à se resaisir.
    Je pense qu’il ne s’aggit pas de faire une chose (contribuer réelement pour l’Afrique) ou l’autre (critiquer qui nous critique comme disait un commentaire…). Tous, nous devons faire la première (contribuer pour le developement), sans perdre de vue les questions historiques et actuelles. Un commentaire disait que c’est de son histoire qu’un peuple tire sa fierte, il a raison en partie (ce n’est pas seulement de l’histoire que l’on peut tirer la fierté), un autre dit que les Africains utilisent les pretextes historiques pour ne pas donner leur contribution, celui-là aussi a raison en partie(la majorité des africains que je connais ne le font pas ça mais ils bossent dur.)
    Chers frères et soeurs, la question que l’article pose est une autre à mon humble avis: les propos de M. Sarkosy sur l’entrée ou non de l’Afrique dans l’histoire sont bien fondés ou pas? sont racistes ou pas?
    Sur la base des exemples pris jusqu’à present: le berceau de l’humanité, l’empire d’Egypte duquel dérive la civilisation romaine et en fin de compte celle occidental en grande partie, l’Empire du Ghana etc, et sur l’hypothese (discutable)que l’histoire a essentielement trait avec le passé, je pense que de 2 choses l’une: les propos de M. Sarkozy sont objectivement offensifs ou dénottent d’une ignorance de l’histoire. J’exclue pour des motifs evidents la 2eme hypothese et je préfère ne pas utiliser le mot racisme.
    Permettez moi une critique au président de la république française avant de continuer: je suis désolé que l’un de nous écrive qu’il aurait fallut l’inventer s’il n’existait pas, je veux préciser qu’il n’a pas encore fait de miracle (à supposer qu’il poura en faire )ni pour la France ne pour l’Afrique, ni pour le problème entre la Chine et le Tibet. Je reconnais sa nature pratique: aller au JO avec une liste de pro-tibetins qu’il voudrait voir libres, aller au Tchad pour les cooperants français accusés d’enlevement d’enfants, malgré la forte critique interne etc… En politique etre pratique géneralement ne fait pas de mal, mais derrière cela peut se cacher autre chose.
    La critique est la suivante, c’est un homme avec beaucoup de talent, qui sait utiliser l’effet médiatique des evenements pour imposer un carrisme que certains voient en lui, mais en fin de compte c’est un homme qui fait beaucoup sinon trop de tapage (je ne veux pas juger ses résultats pour le moment vu qu’il a encore plus de la moitié du mandat à disposition) mais qui fait trop de tapage en fin de compte, de résultats en obtient bien peu, meme s’il est doté d’un grand sens pratique.
    Qu’est ce que ceci a à voir avec notre sujet? En considérant que je discours a eu lieu quelques mois seulement après son election, le président français avait besoin de quelque chose de fort pour séduire et les paroles sont la meilleure arme à disposition d’un politicien.

    En conclusion, c’est une bonne chose de debattre de tout ceci dans la juste mesure, en considérant deux choses. 1) l’occident a certaines responsabilités dans la situation actuelle de l’Afrique, pour ces reponsabilités elle ne payera probablement jamais car c’est ainsi l’histoire de l’humanité. 2)L’entrée de l’Afrique dans le futur et non dans l’histoire (sans la prétention de corriger un président) en fin de compte dépendra seulement des Africains, de nous.
    Ne laissons pas certaines persones à la recherche de carrisme, de consensus ou de popularité venir nous dire ce que nous devons faire, nous devons évaluer persones par persone si accepter la leçon ou bien la renvoyer à l’auteur, banalement M. Barrack Obama avec moins de paroles a donné une plus grande leçon à la jeunesse africaine et noire en géneral. Je conclut: pour qui connait un peu le débat américain, on pourait adresser au peuple noir américain les memes reproches que beaucoup de persones pensent que Sarkozy a voulu adresser aux jeunes africains ( c-a-d de cesser d’accuser l’histoire et de prendre ses propres responsabilités). Le reproche est absolument valide à mon avis, mais nous savons bien que le président français ne pourait pas le faire au américains.
    Aussi, comme l’auteur de cet article je suggere de renvoyer à Sarkosy ses propos, et s’il y tient tant de l’adresser aux français d’origines africaines qui en ont besoin vu qu’il n’est pas encore le président des Africains.
    Merci.

  11. La rédaction de AEUD répond à Henri Gaino : Il axiomatise Untel comme preuve suffisante à ses affirmations gratuites.
    vendredi 22 août 2008 par Webmaster

    Suite aux récentes déclarations d’Henri Gaino, conseiller du Président Nicolas Sarkozy, devant un parterre d’étudiants sénégalais auprès desquels il justifie et confirme ses affirmations sur l’Afrique « pas assez entrée dans l’histoire ». Propos tenus dans le discours de Dakar qu’il a écrit. La rédaction de AEUD a accepté de s’exprimer à ce sujet.
    Est-ce que vous comprenez aujourd’hui que les propos d’Henri Gaino nous interpellent, nous inscrits du Forum des anciens étudiants de l’université de Douala (FAEUD) , alors qu’il s’adressait aux étudiants sénégalais ?

    Bonne question. Accepter que nous fassions un bref rappel de ce que dit Gaino, depuis les vives réactions de l’après discours de Dakar. Dans les premières réponses qu’il a données pour répliquer aux réactions défavorables à ce discours de Dakar, il se défendait en arguant qu’il s’adressait à « la jeunesse africaine»  et non à ses élites. Une explication qui ne peut que susciter un réel étonnement chez plus d’une personne, du fait des questions que ses explications soulèvent :

    Pour avoir rédigé ce discours, il ne peut ignorer qu’il y est écrit noir sur blanc :

    1-) « [...] je veux m’adresser à tous les africains [...] »

    N’est-ce pas la une contradiction à ses propres dire ? Et si cela ne vous convainc pas. Peut-on tenir un discours dans une université et dire qu’on s’adresse exclusivement aux jeunes africains et pas à son élite ? Avait-il interdit l’entrée aux professeurs d’université ? Donc à l’élite intellectuelle africaine ? Difficile de comprendre Henri Gaino ?

    Supposons même qu’il ait tenu ce discours aux paysans et jeunes africains où ne se trouvait aucun professeur d’université.

    2-) Comment peut-on aujourd’hui penser dans notre monde d’hyper-communication, que l’on peut déterminer de façon circonscrite, à qui est adressé un message ?

    Ni les critiques de l’élite intellectuelle africaine, ni même celles des occidentaux n’ont suffi, à lui faire comprendre que tout le monde était concerné par ce discours. On ne peut pas expliquer autrement qu’ il choisisse de réunir seulement les étudiants sénégalais, mais pas l’étudiant anglais, français, norvégien etc. lors de sa récente mise au point sur ce discours de Dakar. L’humanité est Une. Rien ne peut interdire à un africain de se sentir proche des problèmes de la Birmanie ou des Aborigènes. Pas même du propos du Président Sarkozy quand il dit que les irlandais doivent revoter, sous prétexte que nous ne sommes pas irlandais. Comment peut-on attendre un silence des élites africaines sous prétexte qu’on parle aux jeunes africains ? Qu’il persiste dans cette pratique qui consiste à déterminer ceux à qui il s’adresse, traduit à notre humble avis, une difficulté à rester en phase avec son époque. Oui, il est déconnecte de la réalité s’il est sincère dans son jusqu’auboutisme. C’est peut-être là qu’il faut chercher les raisons de sa lecture anachronique de l’africain et de l’Afrique.

    Quant à votre question en soit, elle trouve sa réponse dans ce que nous venons de dire précédemment. La rédaction de AEUD tout comme les membres du FAEUD sont légitimes au sens même d’Henri Gaino, à réagir à son discours. Parce que dans le FAEUD tout comme dans notre rédaction, se trouvent des jeunes étudiants africains basés en Afrique. Et au sens de l’hyper-communication de notre monde, nous sommes la aussi, encore tous légitime à nous exprimer sur son discours et sa mise au point.

    L’élite intellectuelle africaine s’est mobilisée pour répondre au Président Nicolas Sarkozy à travers le livre : L’Afrique répond à Sarkozy(Broché). Quand nous vous avons proposé de faire cette interview, vous avez dit qu’il y a suffisamment d’écrits sur cette question et qu’il fallut déjà critiquer ce discours en juillet 2007. Vous ajoutiez que répondre à Gaino sans avoir répondu à Nicolas Sarkozy se verrait-telle une esquive du Président. Vous concluiez alors, que ce serait même insinuer que le livre ci-dessus cité, est insuffisant comme réponse à Nicolas Sarkozy. Le pensiez-vous vraiment ?

    Rire… non pas du tout, nous en avions discuté dans le groupe avant que vous nous contactiez. Ce qui nous parait exacte, c’est qu’il n’est plus évident, depuis ce discours de Dakar ( il y en a qui oublierait même qu’il avait été écrit par Henri Gaino) de dissocier le président Nicolas Sarkozy à toute réaction par rapport à celui-ci. Nous n’avons pas le souvenir d’une réaction publique et officielle de lui, revenant sur ce discours pour soutenir, virgule après virgule les affirmations contenues dans celui-ci, depuis qu’il l’a lu. Ses deux autres discours tenus respectivement en Afrique du Sud et en Algérie sont totalement en rupture avec les images d’une « Afrique primitive» , lue à Dakar. Un constat qui peut faire penser à raison, qu’un autre conseiller aurait été préféré après Dakar, à Henri Gaino. Cela précisé, il est tout à fait logique de parler de ce discours sans faire allusion au Président Nicolas Sarkozy. Car, Henri Gaino en faisant ses déclarations, apporte un élément nouveau – intéressant ou non -, qui ne peut que réveiller.

    Quant aux « insuffisances » du livre : l’Afrique répond à Sarkozy, qu’insinuerait une réaction à ce discours en 2008, aucun lecteur sérieux ne devrait aboutir à une telle conclusion. Il faudrait vraiment être animé d’un mauvais esprit pour le faire. Si cela peut vous rassurer, nous ne pensons pas que notre réaction remettrait dans une quelconque mesure ledit livre, pas même les multiples réactions des occidentaux qui ont condamné les aspects négatifs dudit discours. Se consacrer à l’analyse des arguments avancés par Henri Gaino, qui défend virgule après virgule, les affirmations du discours Dakar, relève plutôt du coup d’œil furtif que l’on garde sur les opinions que des faiseurs d’opinions nous distillent au quotidien.

    Quelles sont vos impressions sur cette mise au point faite par Henri Gaino pour soutenir ses thèses de […] l’africain pas assez entrer dans l’histoire [..] etc ?

    Nos impressions sont très mauvaises. L’extrême légèreté des explications fournies par Henri Gaino pour soutenir ses affirmations est décevante. On attendait du solide de la part du « spécialiste de l’Afrique » qui dit que les africains ne sont pas suffisamment entrés dans l’histoire et que telle serait la cause du drame de l’Afrique. On a hélas eu droit à des affirmations toutes gratuites. Mr Gaino aurait quand même dû donner aux étudiants qu’il avait réunis, sa définition du mot Histoire, à partir duquel il construit toute sa théorie du drame de l’Afrique. Mais rien de tel n’a été filtré. Seuls les adeptes d’une école coloniale qui définissait l’histoire comme la connaissance du passé basé sur les écrits, peuvent encore produire ces images de l’Afrique au sens d’Henri Gaino. Comment peut-on revenir un an plus tard sur un sujet aussi important pour soi, sans arguments solides ? Tous ceux qui ont lu cet article auraient aimé, entre autres, prendre connaissances de ces « étapes magiques»  de Gaino, qu’un peuple doit remplir pour entrer »  suffisamment dans l’histoire» . Eh beuh là aussi, rien n’ à filtrer.

    En attendant qu’il nous refasse un autre exposé sur ses thèses, nous l’invitons, si tel n’a pas encore été le cas, à explorer les travaux des historiens objectifs tel Constantin-François CHASSEBŒUF, comte de VOLNEY (dit Volney), consigné dans Volney et le Sphinx de Cheikh Anta Diop. Ses travaux font d’ailleurs l’unanimité auprès de tous les historiens et philosophes intellectuellement honnêtes. Nous n’allons pas vous infliger un cours d’histoire ici, mais tenons à faire savoir à Henri Gaino, que tous les livres sérieux d’histoire permettent d’affirmer sans le moindre de doute, que l’esprit actuel, qui guide la marche de l’histoire du monde a été imprimé par l’Africain, qui l’avait ensuite transmis aux grecques et par ricochet à toute l’humanité actuelle (cf. Cheikh Anta Diop : Volney et le Sphinx). Il ne s’agit pas de passé mythique, imaginaire, mais de vérité historique incontestable.

    Nombreux se souviennent encore du coup de gueule de ce spécialiste de l’Afrique, suite à la critique de l’écrivain Bernard Henry Levy (BHL) après ce discours de Dakar. Il la trouvait injustifié, très dure, très acerbe. Nous vous épargnons tous ses gros mots sur BHL. L’essentiel de sa déclaration fut la suivante : qu’a-t-il fait d’exceptionnel, BHL pour se permettre de juger les gens de la sorte ? Qui est-il donc ? Nous ne pouvons être taxés d’impétueux et provocateurs en retournant à Henri Gaino, cette même interrogation : Qui êtes-vous ? Qu’avez-vous fait d’exceptionnel, vous, Henri Gaino, pour juger l’Afrique et les africains de la sorte ?

    Puisque vous faites allusion à Mr BHL, il a effectivement traité Henri Gaino de raciste et s’oppose d’ailleurs à ce dernier, sur la raison du retard de l’Afrique qui serait corrélé à ce que l’on peut convenir d’appeler la conception africaine d’Henri Gaino. Pour BHL par contre, la colonisation et la traite négriere, sont les raisons véritables du retard qu’accuse l’Afrique sur les autres continents. Un argument qui à fait dire à nombreuses critiques que BHL n’avait pas lu le discours en entier et s’est cantonné sur le seul aspect choquant de celui-ci. Parce que d’après les critiques, Henri Gaino parlerait de la colonisation et soulignerait la part de la colonisation dans le drame de l’Afrique. Que vous inspire cette polémique ?

    Si tel est vraiment ce que disent les critiques contre BHL, elles nous paraissent encore une fois, légères, partisanes et pas dignes d’intérêt. Il faudrait pour convenir d’une telle constatation, avoir posé la question à BHL sur le contenu de la part consacrée à la colonisation dans le discours de Dakar et qu’il vous donne une réponse fausse. Avant de continuer, permettez nous de préciser qu’il y a un point donné par BHL dans sa réaction à ce discours, que nous ne partageons pas. C’est celui relatif, à l’ignorance totale, par le Président Sarkozy, du contenu de ce discours avant sa lecture. Par contre, nous sommes entièrement d’accord avec lui sur les raisons du retard de l’Afrique. Ce retard n’a rien à voir avec la théorie de Gaino, mais bien plus avec la colonisation, l’esclavage, la traite negriere et les réflexes de subordinations(eux mêmes inhérents à l’héritage coloniale) des dirigeants africains vis -à- vis de leurs homologues occidentaux. Que l’aboutissement à une telle évidence, serve de prétexte à d’aucuns, pour dire qu’il faut n’avoir entièrement pas lu ce discours pour en convenir ainsi, n’est pas du niveau d’une critique qui se veut et se dit intellectuelle pour élever le débat. Et ce n’est pas parce que le discours parle de la colonisation que l’on ne peut plus faire un tel constat. Et d’ailleurs, puisqu’on y est, re-explorons donc cette partie du discours faisant allusion à la colonisation : voici entre autre ce qui y est dit : L’ Afrique a sa part de responsabilité dans son propre malheur (…) Il est vrai que jadis les européens sont venus en Afrique en conquérant (…) Ils ont banni les dieux, les langues, les croyances (…) La colonisation n’est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l’Afrique. Elle n’est pas responsables des guerres sanglantes que font les africains entre eux (…)

    Imaginez-vous Mme Merkel – Chancelière de la République d’Allemagne-, venir en France dire aux français qu’ils ont leur part de responsabilité dans le Nazisme qui aboutit au génocide Juif ? Pour information il y a eu des français qui dénonçaient des juifs en France pendant cette fâcheuse et triste période de l’histoire. Et que veut dire Gaino quand il dit que la colonisation n’est pas responsable des guerres sanglantes que les africains se font entre eux ? N’est-ce pas là une allusion au génocide rwandais et surtout une tentative de dédouanement total de la France longtemps accusée d’implication dans celui-ci ? Peut-être qu’il a même raison sur ce point. Encore une fois, où sont les éléments permettant de valider de telles affirmations ? Nul part. Suffit-il de dire des choses sous la casquette de conseiller du président de la république française pour qu’elles cessent d’être fausses ? Bref, vous voyez que la colonisation, telle qu’elle est abordée ici, ne contredit pas notre point de vue sur le retard de l’Afrique ? Au contraire !! On peut même dire sans risque de se tromper qu’il y a dans l’esprit de la rédaction de ce discours, quelque chose de très fréquent : On vous met de la pommade sur le dos, puis on vous allume par la suite. C’est l’esprit même d’une certaine école qui continue de faire son chemin depuis des lustres : Toujours aboutir a la vérité des maitres, même en prenant en compte des éléments nouveaux, en contradiction avec celle-ci.

    Les manquements que vous soulignez dans ce discours auraient-ils échappé au Président Tabo Mbeki, à l’écrivain et philosophe camerounais André Julien Mbem, qui ont trouvé positif ce discours ?

    Que Mr Gaino brandisse de tels arguments pour justifier la qualité positive de ce discours, renforce davantage tout le doute que nous avons sur sa maitrise, même superficielle des sujets qu’il aborde sur l’Afrique. Pendant qu’on y est, Mr Gaino devrait également citer le Pr Théophile Obenga comme personnalité ayant trouvé positif ce discours. Ce serait un bon argument pour lui, surtout qu’il est co-auteur de ce livre. Pour information, le Pr T. Obenga a dit que ce discours est bon, lors de son passage à RFI – pour parler de son livre : Appel a la jeunesse africaine -, quelques jours seulement après le discours de Dakar. Il est incontestable qu’il faisait allusion à certains aspects que l’on peut considérer comme tels dans celui-ci. Aucune critique objective ne peut nier certains aspects positifs du discours de Dakar. Mais que l’on se comprenne bien : des aspects positifs d’un discours n’en font pas un discours positif, ne dédouanent pas non plus toutes les coquilles de celui-ci. Que certains esprits brillants soulignent certains aspects positifs dudit discours, n’est en rien une preuve à une affirmation telle : l’africain est de tout temps plongé dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès.

    Quant à Mr Tabo Mbeki, il a adressé une communication officielle rendue publique, dans laquelle il précise ce qui est pour lui, un point positif de ce discours : la question de la renaissance africaine et du développement de l’Afrique. Thème très cher au Président Tabo Mbeki. Au risque de me répéter, Mr Gaino ne peut ignorer ce détail paru dans tous les quotidiens pour avancer que le président Mbeki à déclarer très positif ce discours. Quant à l’autre avis du philosophe camerounais André Julien Mbem, nous n’avons pas encore lu son livre. Mais s’il s’agit d’un philosophe sérieux, Il n’y a aucun doute qu’on retrouve dans son livre la part d’insanités indigestes de ce discours.

    Qu’est-ce qui est à retenir d’après vous, comme aspects positifs de ce discours.

    Que notre propos soit clair pour ceux qui nous lisent. Si on objecte l’ignorance et la non maitrise de l’histoire de l’Afrique et partant de l’humanité, qui se dégage de ce discours, celui-ci a, à nos yeux, quelque chose de positif en ce sens qu’il choque, bouscule, secoue, fait mal, mais surtout finit par réveiller. Vous voyez ? N’entrent pas en compte pour nous, même certaines vérités historiques du discours honorant l’Afrique. Parce que nous ne croyons pas à la sincérité de Gaino quand il l’écrit. La preuve, des lignes plus loin, il n’a pas pu retenir pour longtemps, sa vraie pensée de l’Afrique. Donc sincèrement ce discours réveille. C’est un aspect intéressant. La preuve, grâce au coup de gueule du Président Sarkozy, les africains et le monde entier ont eu droit à un Livre, écrit par la crème de la crème de son élite intellectuelle. La sortie de ce livre traduit également l’autre désolation qui se dégage de la leçon donnée. Alors que les jeunes africains et non africains du monde entier attendent que des outils, tels ces livres d’histoire sérieux et suffisamment dépoussiérés, leurs soient mis à disposition, voila qu’il est écrit un livre de cet acabit pour Nicolas Sarkozy….

    Nous pensons qu’une réaction à ce discours s’imposait de la part, heureusement, de toutes les personnes (africaines et non africaines) sérieuses, honnêtes et animées de bon sens. faites un tour en Afrique et prenez les programmes de mathématiques, de philosophie, d’histoire et vous verrez ce qu’on y enseigne : le père de la philosophie est Socrate – pourtant lui même égorgea un coq à la mort de son maitre nègre qui fut Imhotep. Que Platon –qui a passé 13 ans à apprendre en Afrique-, avait pour maitre Socrate. On vous parle du Théorème de Pythagore – qui a passé lui-même 22 ans à apprendre également en Afrique -, de Thalès et bien d’autres tels Eudoxe, Diogene, Aristote y ont été initiés . On vous enseigne même qu’Euclide était blanc.

    Pourquoi ne pas commencer par doter nos écoles en Afrique, de livres d’histoire qui construisent nos enfants à partir de leur histoire véritable et non celle falsifiée, qui les complexe en leur apprenant qu’ils descendent d’un peuple qui n’a jamais rien découvert et qui est anhistorique etc. Un programme toujours officielle du colonisateur. Il est aujourd’hui encore courant de trouver dans les lycées en Afrique, des enseignants de philosophie des classes de terminale qui enseignent toujours le thème cher à Léopold Senghor sur la mentalité prélogique du noir. Parce que l’école normale superieur(ENS) les formerait ainsi.

    Notre élite intellectuelle et nos spécialistes seraient-il déconnectés de cette réalité là ? Le Président Sarkozy n’a pas plus besoin d’apprendre l’histoire de l’Afrique que les jeunes africains et même certains diplômés africains et non africains. Nous invitons cette élite intellectuelle à ne pas attendre le prochain coup de gueule d’un président pour nous produire les outils, les armes intellectuelles qui permettront un meilleur accomplissement du diplômé africain, où qu’il se trouve. Et cela passe par la refonte des programmes scolaires dans nombreux pays qui ne l’ont pas encore fait.

    Et sur l’âge d’or, ne pensez vous pas honnêtement que Mr Henri Gaino a raison d’appeler les africains à inventer l’avenir et à prendre conscience de l’urgence de leurs problèmes actuels, plutôt que de s’inventer un passé plus ou moins mythique pour s’aider à supporter le présent ?

    Cette question est très intéressante en ce sens qu’elle ne traduit pas seulement la position d’Henri Gaino, mais aussi celle de certains hauts diplômés africains. Voila une insinuation qui est à plusieurs égards, proche des ruses déjà démasquées, qui n’ont pour seul but que de fragiliser des africains encore hésitants, et qui ont besoin de se faire accompagner dans la compréhension de se doter une conscience historique, et une culture nationale(en opposition au nationalisme), indispensables au développement de tout peuple ou toute nation ambitieuse. Les disciples de cette mauvaise école occidentale dont on peut lire à travers votre question, les pratiques, savent très bien qu’il n’est pas question, dans la quête de notre histoire (voire l’histoire de l’humanité) de nous créer, une histoire plus belle que celle des autres. Notre but n’est pas de doper mentalement les africains avec une histoire créée de toute pièce, mais de leur faire prendre conscience que chaque peuple a une histoire, SON HISTOIRE sur laquelle il doit bâtir son évolution pour ne pas se perdre en chemin.

    Connaitre son histoire, son passé, c’est retrouver le ciment nécessaire à la solidification de tous les projets d’une nation. Il n y a d’ailleurs pas plus que le Président Sarkozy pour rappeler les origines Greco-chrétienne de la France, qu’il faut respecter et sur laquelle sont construites les valeurs culturelles de la nation française. Prétendre que l’urgence est dans l’appropriation des technologies et de la science est une illusion dangereuse qui donne l’impression de la marche en avant, à pas de géant. Tout développement doit s’enraciner dans un milieu intégrant. Et ce milieu intégrant doit être vivant. Seule la connaissance de sa vraie histoire, par ses fils, permettra à l’Afrique de se construire un milieu intégrant toutes ces nouvelles technologies et la science qui caractérisent les pays puissants du moment. Et quant à la sincérité de la préoccupation de Mr Gaino pour les questions urgentes en Afrique, tous les indicateurs susceptibles de lui accorder le moindre crédit sont au rouge. On a encore en mémoire les épisodes de l’assaut des rebelles en Ndjamena et l’affaire de l’arche de Zoe. L’implication de Paris dans l’affaire tchadienne, qui aboutira à l’accord de grâce présidentielle aux condamnés de l’affaire de l’arche de Zoe, ruine le semblant d’espoir sur la rupture annoncée par Sarkozy sur des rapports nouveaux entre la France et l’Afrique. Si on ajoutait à cela le limogeage brutal du secrétaire d’Etat à la Coopération, Jean Marie Bockel, pour avoir osé critiquer Sa Majesté Omar Mbongo, on est loin des discours prononcés (mettre un terme à la France-Afrique). Et ce n’est pas non plus le blocage (à moins de 0.5% ) de l’aide publique au développement de la France pour 2008 qui viendra sauver H. Gaino.. il y a plus d’un pas entre son discours et les actions.

    Nous arrivons a la fin de notre entretien, juste une dernière question. Monsieur Gaino dit son indignation devant les étiquettes racistes qu’on associe à son discours. Il cite Levy Strauss comme argument levant toute attitude raciste de sa part dans ledit discours. Auriez-vous un commentaire à cette question ?

    Vous avez oubliée de mentionner qu’il a concédé son appartenance à la confrérie des adeptes de l’idéologie victimaire, en déclarant qu’il n’est pas possible pour un européen de parler de l’Afrique sans être taxé de raciste. C’est une échappatoire trop facile, devant son manque d’argumentation. Nous vous faisions remarquer plus haut, l’affection particulière d’Henri Gaino pour l’axiomatisation d’ Untel comme preuve de la démonstration de ses affirmations. C’est le même procédé qu’il nous rejoue ici. Nous sommes persuadés que nombreux étudiants sénégalais ont été très surpris d’écouter cette autre affirmation sur le racisme qui n’existerait qu’avec les races, tel que le définissait Levy Strauss. C’est nier l’existence du racisme sans race que sont l’antisémitisme, le racisme religieux, de plus en plus récurrent dans nos sociétés. La peau n’est donc plus l’élément principal dans cette maladie sociétale. Le Turc ou l’arabe n’a pas une couleur de peau différente de certains occidentaux. Pourtant ils sont victimes de racisme reconnu comme tel, vis-à-vis de certains occidentaux de même couleur. Idem pour les juifs. Ce constat nous permet d’axiomatiser à notre tour le fait suivant : s’il est vrai que la racialisation a de tout temps nourrit le racisme, Il n’y a cependant plus de doute quant à la diversité des matières non forcement raciales, qui le nourrissent désormais. Et parmi celles-ci, on compte les religions, les communautés et les préjugés, tels ceux que tient Henri Gaino sur l’Afrique. Nous ne nous permettrons cependant pas de considérer Gaino comme raciste. Parce que nous ne le connaissons pas, même si nombreux passages de son discours ressemblent à s’y m’éprendre, à ceux de Hegel. Nous pensons pourtant que tout le monde peut se tromper, y compris lui. Ce que nous trouvons dommage, c’est qu’il réfute ce rapprochement à Hegel, tout en maintenant tous ces passages qui auraient pu être nuancés.

    Merci encore d’avoir accepte de repondre à nos questions.

    C’ était un plaisir. Vous serez toujours les bienvenus.

    Par la rédaction de AEUD.

  12. He oui, pour moi SARKOZI ne fait pas partie de ces racistes stupides. Il a tenté, par son discours de DAKAR, de faire prendre conscience que trop de jeunes africains sont laissés sur la touche alors que trop d’AFRICAINS de la caste la plus élevée ignorent cette jeunesse et ne cherchent pas à apporter des solutions d’ avenir.
    Sinon, expliquez-moi pourquoi autant de jeunes africains affamés fuient leurs pays au péril de leurs vies?

  13. salut, chers(es) frères et soeurs africains.
    Je dirai tout simplement que s’il reconnais que l’homme africain est de L’HOMME, c’est que l’homme africain est L’HISTOIRE puisqu’il n’y a pas d’histoire sans HOMME.
    SHALOM!!!

  14. il ne sert à rien de revenir sur les siècles d’esclavage,de traite négrière et d’impérialisme. je ne regarde plus les films ki parlent de la souffrance des noirs(j’ai assez visionné Kunta Kinté).
    la jeunesse africaine a besoin d’emplois d’infrastructures et du système de méritocratie.
    on ne veut plus les discours vengeurs et les éternelles plaintes.on en a marre des dirigeants ki gouvernent mal mais ki envoient leurs enfants frékenter à l’étranger pour ke les otres restent se farcir le cahot indescriptible ke laissent les détournements de deniers publics etc.
    on veut pardonner et essayer d’avancer:offrir klk choz de mieux à nos enfants.les cours d’histoire leur apprendront tout ça mais nous ke leur apprendrons nous sinon à etre forts et fièrs parce ke nous sommes les espoirs de nations entières et nos enfants les peuples du futur…

  15. puree!
    trop de savants en afrique.
    C’est l’un de nos serieux pb

  16. La configuration actuelle des relations internationales laisse peu de change à la France. Son seul argument réel reste aujourd’hui une illusoire prédominance sur le continent africain. Conscientes que les choses ont changé ou sont dans le cas de l’être, les autorités françaises veulent procéder par la technique de l’étouffement. il s’agit pour elles de réduit la pensée africaine à une expression fausse et altérée. C’est une initiative profonde, fruit d’un constat de leur effondrement. Mais malheureusement, les enfants des esclaves et de colonisés ont pris la mesure de l’enjeu. Les Africains d’aujourd’hui sont plus libres. Liberté acquise à travers la science et le contact avec le monde occidental en dépérissement.
    Les Africains sont conscients que la place de la France, petit parmi les grands, cherche à tous pris à sauvegarder un espace. Hélas sa petitesse est chaque jour mise à nue. Les épisodes de la Chine en disent long sur la place de la France dans le monde.
    Au Africains, il est fondamental de savoir que votre continent à été le socle du développement mondial, et que en dépit des discours édulcorés le continent noir pèse énormément sur la scène internationale. Le but des autres est de vous faire croire que rien ne va pour continuer leur entreprise de domination. Vous avez un passé glorieux, quand le continent sera débarrassé des affidés des occidentaux qui nous gouvernent, souvenez vous de votre histoire. Comme le dit Cheik Anta DIOP : ‘’seule une véritable connaissance du passé peut entretenir dans la conscience le sentiment du continuité historique indispensable à la construction d’une nation»  et un nation africaine noues en avons tant besoin. Ne nous attardons pas sur des propos de personnes aux seuls faits d’armes qui sont le racisme, la démagogie et l’exploitation.

  17. hi joel narcisse, nous partageons ton analyse qui est juste.
    cependant, il n’en demeure pas moins que le discours de dakar, de par sa partie sincère est un autre pion qui nous ai donné pour accéler le phénomène de prise de conscience africaine donc tu parles et qui ne peut être que tout benef! pour notre mothercontinent.

  18. Salut laure! c’est ça même!
    voici mon contact.
    00237 77602077
    email pdg@africamoni.com
    j’aime les filles qui pensent comme ça!
    depuis 400 ans notre contnent est en deuil, pourquoi?
    ok! allez, levez vous du sol!!! essuyez vos larmes et djamboulez!!! bossez dur! dnsez du mapouka! du makossa! du bikutsi et what have you! mais surtout plus de larmes!
    c’est teerrrrminé!
    bossez dur comme les chinois et developpez le continent.
    Noumbi

  19. MERCI A VOUS TOUS
    LE PLAISIR DES YEUX EST INTENSES…

    L’Afrique a besoin de cesser de pleurer… Pleurer ne lui a servi qu’à courber encore plus le dos. Se prendre pour la victime éternelle ne lui sert à rien d’autre qu’à une régression certaine.

    On est fatigué! oui de toutes ces personnes qui disent « C’est la faute à …»  tout en restant sagemment assis sur le confort… Ceux là même comme un certain extrémiste noir qui disent « Retournons aux valeurs essentielles de de notre couleur…»  etc..

    Les gens savent toujours critiquer sans jamais réfléchir à solution. Ils savent trop dire « didon, l’Afrique ci.. le Blanc a dit ci… »  Mais sont les premiers a fuir sans apporter de solution…

    ALORS VRAIMENT QUE LE TYPE LA LAISSE. SARKO EST LIBRE DE DIRE CE QU’IL VEUT. S’il veut pas dorer la pilule à l’Africain, il ne le fait pas. IL EST LIBRE DE PENSER COMME VOUS MONSIEUR. et même s’il est raciste, ça fait quoi à qui? On a plus le temps pour faire de l’amour propre! Passons à autre chose!!

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