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	<title>Commentaires sur : L’homme africain et l’histoire: réponse d’un jeune africain au conseiller spécial de Sarkozy</title>
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		<title>Par : Arielle</title>
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		<dc:creator>Arielle</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Sep 2008 10:23:24 +0000</pubDate>
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		<description>MERCI A VOUS TOUS 
LE PLAISIR DES YEUX EST INTENSES...

L&#039;Afrique a besoin de cesser de pleurer... Pleurer ne lui a servi qu&#039;à courber encore plus le dos. Se prendre pour la victime éternelle ne lui sert à rien d&#039;autre qu&#039;à une régression certaine.

On est fatigué! oui de toutes ces personnes qui disent &quot;C&#039;est la faute à ...&quot; tout en restant sagemment assis sur le confort... Ceux là même comme un certain extrémiste noir qui disent &quot;Retournons aux valeurs essentielles de de notre couleur...&quot; etc.. 

Les gens savent toujours critiquer sans jamais réfléchir à solution. Ils savent trop dire &quot;didon, l&#039;Afrique ci.. le Blanc a dit ci... &quot; Mais sont les premiers a fuir sans apporter de solution...


ALORS VRAIMENT QUE LE TYPE LA LAISSE. SARKO EST LIBRE DE DIRE CE QU&#039;IL VEUT. S&#039;il veut pas dorer la pilule à l&#039;Africain, il ne le fait pas. IL EST LIBRE DE PENSER COMME VOUS MONSIEUR. et même s&#039;il est raciste, ça fait quoi à qui? On a plus le temps pour faire de l&#039;amour propre! Passons à autre chose!!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>MERCI A VOUS TOUS<br />
LE PLAISIR DES YEUX EST INTENSES&#8230;</p>
<p>L&#8217;Afrique a besoin de cesser de pleurer&#8230; Pleurer ne lui a servi qu&#8217;à courber encore plus le dos. Se prendre pour la victime éternelle ne lui sert à rien d&#8217;autre qu&#8217;à une régression certaine.</p>
<p>On est fatigué! oui de toutes ces personnes qui disent &laquo;&nbsp;C&#8217;est la faute à &#8230;&raquo;&nbsp; tout en restant sagemment assis sur le confort&#8230; Ceux là même comme un certain extrémiste noir qui disent &laquo;&nbsp;Retournons aux valeurs essentielles de de notre couleur&#8230;&raquo;&nbsp; etc.. </p>
<p>Les gens savent toujours critiquer sans jamais réfléchir à solution. Ils savent trop dire &laquo;&nbsp;didon, l&#8217;Afrique ci.. le Blanc a dit ci&#8230; &raquo;&nbsp; Mais sont les premiers a fuir sans apporter de solution&#8230;</p>
<p>ALORS VRAIMENT QUE LE TYPE LA LAISSE. SARKO EST LIBRE DE DIRE CE QU&#8217;IL VEUT. S&#8217;il veut pas dorer la pilule à l&#8217;Africain, il ne le fait pas. IL EST LIBRE DE PENSER COMME VOUS MONSIEUR. et même s&#8217;il est raciste, ça fait quoi à qui? On a plus le temps pour faire de l&#8217;amour propre! Passons à autre chose!!</p>
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	<item>
		<title>Par : Arthur Appolinaire Noumbi</title>
		<link>http://www.20mai.net/2008/08/23/l-homme-africain-et-l-histoire-reponse-d-un-jeune-africain-au-conseiller-special-de-sarkozy/comment-page-1/#comment-3339</link>
		<dc:creator>Arthur Appolinaire Noumbi</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Aug 2008 00:44:08 +0000</pubDate>
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		<description>Salut laure! c&#039;est ça même!
voici mon contact.
00237 77602077
email pdg@africamoni.com
j&#039;aime les filles qui pensent comme ça!
depuis 400 ans notre contnent est en deuil, pourquoi?
ok! allez, levez vous du sol!!! essuyez vos larmes et djamboulez!!! bossez dur! dnsez du mapouka! du makossa! du bikutsi et what have you! mais surtout plus de larmes!
c&#039;est teerrrrminé!
bossez dur comme les chinois et developpez le continent.
Noumbi</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Salut laure! c&#8217;est ça même!<br />
voici mon contact.<br />
00237 77602077<br />
email <a href="mailto:pdg@africamoni.com">pdg@africamoni.com</a><br />
j&#8217;aime les filles qui pensent comme ça!<br />
depuis 400 ans notre contnent est en deuil, pourquoi?<br />
ok! allez, levez vous du sol!!! essuyez vos larmes et djamboulez!!! bossez dur! dnsez du mapouka! du makossa! du bikutsi et what have you! mais surtout plus de larmes!<br />
c&#8217;est teerrrrminé!<br />
bossez dur comme les chinois et developpez le continent.<br />
Noumbi</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Arthur Appolinaire Noumbi</title>
		<link>http://www.20mai.net/2008/08/23/l-homme-africain-et-l-histoire-reponse-d-un-jeune-africain-au-conseiller-special-de-sarkozy/comment-page-1/#comment-3337</link>
		<dc:creator>Arthur Appolinaire Noumbi</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Aug 2008 00:12:16 +0000</pubDate>
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		<description>hi joel narcisse, nous partageons ton analyse qui est juste.
 cependant, il n&#039;en demeure pas moins que le discours de dakar, de par sa partie sincère est un autre pion qui nous ai donné pour accéler le phénomène de prise de conscience africaine donc tu parles et qui ne peut être que tout benef! pour notre mothercontinent.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>hi joel narcisse, nous partageons ton analyse qui est juste.<br />
 cependant, il n&#8217;en demeure pas moins que le discours de dakar, de par sa partie sincère est un autre pion qui nous ai donné pour accéler le phénomène de prise de conscience africaine donc tu parles et qui ne peut être que tout benef! pour notre mothercontinent.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : MEYOLO Joël Narcisse</title>
		<link>http://www.20mai.net/2008/08/23/l-homme-africain-et-l-histoire-reponse-d-un-jeune-africain-au-conseiller-special-de-sarkozy/comment-page-1/#comment-3323</link>
		<dc:creator>MEYOLO Joël Narcisse</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 09:23:56 +0000</pubDate>
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		<description>La configuration actuelle des relations internationales laisse peu de change à la France. Son seul argument réel reste aujourd&#039;hui une illusoire prédominance sur le continent africain. Conscientes que les choses ont changé ou sont dans le cas de l&#039;être, les autorités françaises veulent procéder par la technique de l&#039;étouffement. il s&#039;agit pour elles de réduit la pensée africaine à une expression fausse et altérée. C&#039;est une initiative profonde, fruit d&#039;un constat de leur effondrement. Mais malheureusement, les enfants des esclaves et de colonisés ont pris la mesure de l&#039;enjeu. Les Africains d&#039;aujourd&#039;hui sont plus libres. Liberté acquise à travers la science et le contact avec le monde occidental en dépérissement.
Les Africains sont conscients que la place de la France, petit parmi les grands, cherche à tous pris à sauvegarder un espace. Hélas sa  petitesse est chaque jour mise à nue. Les épisodes de la Chine en disent long sur la place de la France dans le monde.
Au Africains, il est fondamental de savoir que votre continent à été le socle du développement mondial, et que en dépit des discours édulcorés  le continent noir pèse énormément sur la scène internationale. Le but des autres est de vous faire croire que rien ne va pour continuer leur entreprise de domination. Vous avez un passé glorieux, quand le continent sera débarrassé des affidés des occidentaux qui nous gouvernent, souvenez vous de votre histoire. Comme le dit Cheik Anta DIOP : &#039;&#039;seule une véritable connaissance du passé peut entretenir dans la conscience le sentiment du continuité historique indispensable à la construction d&#039;une nation&#039;&#039; et un nation africaine noues en avons tant besoin. Ne nous attardons pas sur des propos de personnes aux seuls faits d&#039;armes qui sont le racisme, la démagogie et l&#039;exploitation.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La configuration actuelle des relations internationales laisse peu de change à la France. Son seul argument réel reste aujourd&#8217;hui une illusoire prédominance sur le continent africain. Conscientes que les choses ont changé ou sont dans le cas de l&#8217;être, les autorités françaises veulent procéder par la technique de l&#8217;étouffement. il s&#8217;agit pour elles de réduit la pensée africaine à une expression fausse et altérée. C&#8217;est une initiative profonde, fruit d&#8217;un constat de leur effondrement. Mais malheureusement, les enfants des esclaves et de colonisés ont pris la mesure de l&#8217;enjeu. Les Africains d&#8217;aujourd&#8217;hui sont plus libres. Liberté acquise à travers la science et le contact avec le monde occidental en dépérissement.<br />
Les Africains sont conscients que la place de la France, petit parmi les grands, cherche à tous pris à sauvegarder un espace. Hélas sa  petitesse est chaque jour mise à nue. Les épisodes de la Chine en disent long sur la place de la France dans le monde.<br />
Au Africains, il est fondamental de savoir que votre continent à été le socle du développement mondial, et que en dépit des discours édulcorés  le continent noir pèse énormément sur la scène internationale. Le but des autres est de vous faire croire que rien ne va pour continuer leur entreprise de domination. Vous avez un passé glorieux, quand le continent sera débarrassé des affidés des occidentaux qui nous gouvernent, souvenez vous de votre histoire. Comme le dit Cheik Anta DIOP : &#8216;&#8217;seule une véritable connaissance du passé peut entretenir dans la conscience le sentiment du continuité historique indispensable à la construction d&#8217;une nation&raquo;&nbsp; et un nation africaine noues en avons tant besoin. Ne nous attardons pas sur des propos de personnes aux seuls faits d&#8217;armes qui sont le racisme, la démagogie et l&#8217;exploitation.</p>
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	<item>
		<title>Par : petit papa</title>
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		<dc:creator>petit papa</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2008 19:28:58 +0000</pubDate>
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		<description>puree!
trop de savants en afrique.
C&#039;est l&#039;un de nos serieux pb</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>puree!<br />
trop de savants en afrique.<br />
C&#8217;est l&#8217;un de nos serieux pb</p>
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	<item>
		<title>Par : laure</title>
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		<dc:creator>laure</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2008 12:11:32 +0000</pubDate>
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		<description>il ne sert à rien de revenir sur les siècles d&#039;esclavage,de traite négrière et d&#039;impérialisme. je ne regarde plus les films ki parlent de la souffrance des noirs(j&#039;ai assez visionné Kunta Kinté).
  la jeunesse africaine a besoin d&#039;emplois d&#039;infrastructures et du système de méritocratie.
on ne veut plus les discours vengeurs et les éternelles plaintes.on en a marre des dirigeants ki gouvernent mal mais ki envoient leurs enfants frékenter à l&#039;étranger pour ke les otres restent se farcir le cahot indescriptible ke laissent les détournements de deniers publics etc.
   on veut pardonner et essayer d&#039;avancer:offrir klk choz de mieux à nos enfants.les cours d&#039;histoire leur apprendront tout ça mais nous ke leur apprendrons nous sinon à etre forts et fièrs parce ke nous sommes les espoirs de nations entières et nos enfants les peuples du futur...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>il ne sert à rien de revenir sur les siècles d&#8217;esclavage,de traite négrière et d&#8217;impérialisme. je ne regarde plus les films ki parlent de la souffrance des noirs(j&#8217;ai assez visionné Kunta Kinté).<br />
  la jeunesse africaine a besoin d&#8217;emplois d&#8217;infrastructures et du système de méritocratie.<br />
on ne veut plus les discours vengeurs et les éternelles plaintes.on en a marre des dirigeants ki gouvernent mal mais ki envoient leurs enfants frékenter à l&#8217;étranger pour ke les otres restent se farcir le cahot indescriptible ke laissent les détournements de deniers publics etc.<br />
   on veut pardonner et essayer d&#8217;avancer:offrir klk choz de mieux à nos enfants.les cours d&#8217;histoire leur apprendront tout ça mais nous ke leur apprendrons nous sinon à etre forts et fièrs parce ke nous sommes les espoirs de nations entières et nos enfants les peuples du futur&#8230;</p>
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	<item>
		<title>Par : Bertrand</title>
		<link>http://www.20mai.net/2008/08/23/l-homme-africain-et-l-histoire-reponse-d-un-jeune-africain-au-conseiller-special-de-sarkozy/comment-page-1/#comment-3290</link>
		<dc:creator>Bertrand</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2008 14:17:08 +0000</pubDate>
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		<description>salut, chers(es) frères et soeurs africains.
Je dirai tout simplement que s&#039;il reconnais que l&#039;homme africain est de L&#039;HOMME, c&#039;est que l&#039;homme africain est L&#039;HISTOIRE puisqu&#039;il n&#039;y a pas d&#039;histoire sans HOMME.
SHALOM!!!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>salut, chers(es) frères et soeurs africains.<br />
Je dirai tout simplement que s&#8217;il reconnais que l&#8217;homme africain est de L&#8217;HOMME, c&#8217;est que l&#8217;homme africain est L&#8217;HISTOIRE puisqu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;histoire sans HOMME.<br />
SHALOM!!!</p>
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	<item>
		<title>Par : ringenbach</title>
		<link>http://www.20mai.net/2008/08/23/l-homme-africain-et-l-histoire-reponse-d-un-jeune-africain-au-conseiller-special-de-sarkozy/comment-page-1/#comment-3265</link>
		<dc:creator>ringenbach</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2008 06:34:03 +0000</pubDate>
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		<description>He oui, pour moi SARKOZI ne fait pas partie de ces racistes stupides. Il a tenté, par son discours de DAKAR, de faire prendre conscience que trop de jeunes africains sont laissés sur la touche alors que trop d&#039;AFRICAINS de la caste la plus élevée ignorent cette jeunesse et ne cherchent pas à apporter des solutions d&#039; avenir.
Sinon, expliquez-moi pourquoi autant de jeunes africains affamés fuient leurs pays au péril de leurs vies?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>He oui, pour moi SARKOZI ne fait pas partie de ces racistes stupides. Il a tenté, par son discours de DAKAR, de faire prendre conscience que trop de jeunes africains sont laissés sur la touche alors que trop d&#8217;AFRICAINS de la caste la plus élevée ignorent cette jeunesse et ne cherchent pas à apporter des solutions d&#8217; avenir.<br />
Sinon, expliquez-moi pourquoi autant de jeunes africains affamés fuient leurs pays au péril de leurs vies?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Inyuki</title>
		<link>http://www.20mai.net/2008/08/23/l-homme-africain-et-l-histoire-reponse-d-un-jeune-africain-au-conseiller-special-de-sarkozy/comment-page-1/#comment-3237</link>
		<dc:creator>Inyuki</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Aug 2008 22:00:43 +0000</pubDate>
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		<description>La rédaction de AEUD répond à Henri Gaino : Il axiomatise Untel comme preuve suffisante à ses affirmations gratuites.
vendredi 22 août 2008 par Webmaster 

Suite aux récentes déclarations d’Henri Gaino, conseiller du Président Nicolas Sarkozy, devant un parterre d’étudiants sénégalais auprès desquels il justifie et confirme ses affirmations sur l’Afrique « pas assez entrée dans l’histoire ». Propos tenus dans le discours de Dakar qu’il a écrit. La rédaction de AEUD a accepté de s’exprimer à ce sujet.
Est-ce que vous comprenez aujourd’hui que les propos d’Henri Gaino nous interpellent, nous inscrits du Forum des anciens étudiants de l’université de Douala (FAEUD) , alors qu’il s’adressait aux étudiants sénégalais ?

Bonne question. Accepter que nous fassions un bref rappel de ce que dit Gaino, depuis les vives réactions de l’après discours de Dakar. Dans les premières réponses qu’il a données pour répliquer aux réactions défavorables à ce discours de Dakar, il se défendait en arguant qu’il s’adressait à &quot;la jeunesse africaine&quot; et non à ses élites. Une explication qui ne peut que susciter un réel étonnement chez plus d’une personne, du fait des questions que ses explications soulèvent :

Pour avoir rédigé ce discours, il ne peut ignorer qu’il y est écrit noir sur blanc :

1-) « [...] je veux m’adresser à tous les africains [...] »

N’est-ce pas la une contradiction à ses propres dire ? Et si cela ne vous convainc pas. Peut-on tenir un discours dans une université et dire qu’on s’adresse exclusivement aux jeunes africains et pas à son élite ? Avait-il interdit l’entrée aux professeurs d’université ? Donc à l’élite intellectuelle africaine ? Difficile de comprendre Henri Gaino ?

Supposons même qu’il ait tenu ce discours aux paysans et jeunes africains où ne se trouvait aucun professeur d’université.

2-) Comment peut-on aujourd’hui penser dans notre monde d’hyper-communication, que l’on peut déterminer de façon circonscrite, à qui est adressé un message ?

Ni les critiques de l’élite intellectuelle africaine, ni même celles des occidentaux n’ont suffi, à lui faire comprendre que tout le monde était concerné par ce discours. On ne peut pas expliquer autrement qu’ il choisisse de réunir seulement les étudiants sénégalais, mais pas l’étudiant anglais, français, norvégien etc. lors de sa récente mise au point sur ce discours de Dakar. L’humanité est Une. Rien ne peut interdire à un africain de se sentir proche des problèmes de la Birmanie ou des Aborigènes. Pas même du propos du Président Sarkozy quand il dit que les irlandais doivent revoter, sous prétexte que nous ne sommes pas irlandais. Comment peut-on attendre un silence des élites africaines sous prétexte qu’on parle aux jeunes africains ? Qu’il persiste dans cette pratique qui consiste à déterminer ceux à qui il s’adresse, traduit à notre humble avis, une difficulté à rester en phase avec son époque. Oui, il est déconnecte de la réalité s’il est sincère dans son jusqu’auboutisme. C’est peut-être là qu’il faut chercher les raisons de sa lecture anachronique de l’africain et de l’Afrique.

Quant à votre question en soit, elle trouve sa réponse dans ce que nous venons de dire précédemment. La rédaction de AEUD tout comme les membres du FAEUD sont légitimes au sens même d’Henri Gaino, à réagir à son discours. Parce que dans le FAEUD tout comme dans notre rédaction, se trouvent des jeunes étudiants africains basés en Afrique. Et au sens de l’hyper-communication de notre monde, nous sommes la aussi, encore tous légitime à nous exprimer sur son discours et sa mise au point.

L’élite intellectuelle africaine s’est mobilisée pour répondre au Président Nicolas Sarkozy à travers le livre : L’Afrique répond à Sarkozy(Broché). Quand nous vous avons proposé de faire cette interview, vous avez dit qu’il y a suffisamment d’écrits sur cette question et qu’il fallut déjà critiquer ce discours en juillet 2007. Vous ajoutiez que répondre à Gaino sans avoir répondu à Nicolas Sarkozy se verrait-telle une esquive du Président. Vous concluiez alors, que ce serait même insinuer que le livre ci-dessus cité, est insuffisant comme réponse à Nicolas Sarkozy. Le pensiez-vous vraiment ?

Rire… non pas du tout, nous en avions discuté dans le groupe avant que vous nous contactiez. Ce qui nous parait exacte, c’est qu’il n’est plus évident, depuis ce discours de Dakar ( il y en a qui oublierait même qu’il avait été écrit par Henri Gaino) de dissocier le président Nicolas Sarkozy à toute réaction par rapport à celui-ci. Nous n’avons pas le souvenir d’une réaction publique et officielle de lui, revenant sur ce discours pour soutenir, virgule après virgule les affirmations contenues dans celui-ci, depuis qu’il l’a lu. Ses deux autres discours tenus respectivement en Afrique du Sud et en Algérie sont totalement en rupture avec les images d’une &quot;Afrique primitive&quot;, lue à Dakar. Un constat qui peut faire penser à raison, qu’un autre conseiller aurait été préféré après Dakar, à Henri Gaino. Cela précisé, il est tout à fait logique de parler de ce discours sans faire allusion au Président Nicolas Sarkozy. Car, Henri Gaino en faisant ses déclarations, apporte un élément nouveau – intéressant ou non -, qui ne peut que réveiller.

Quant aux « insuffisances » du livre : l’Afrique répond à Sarkozy, qu’insinuerait une réaction à ce discours en 2008, aucun lecteur sérieux ne devrait aboutir à une telle conclusion. Il faudrait vraiment être animé d’un mauvais esprit pour le faire. Si cela peut vous rassurer, nous ne pensons pas que notre réaction remettrait dans une quelconque mesure ledit livre, pas même les multiples réactions des occidentaux qui ont condamné les aspects négatifs dudit discours. Se consacrer à l’analyse des arguments avancés par Henri Gaino, qui défend virgule après virgule, les affirmations du discours Dakar, relève plutôt du coup d’œil furtif que l’on garde sur les opinions que des faiseurs d’opinions nous distillent au quotidien.

Quelles sont vos impressions sur cette mise au point faite par Henri Gaino pour soutenir ses thèses de […] l’africain pas assez entrer dans l’histoire [..] etc ?

Nos impressions sont très mauvaises. L’extrême légèreté des explications fournies par Henri Gaino pour soutenir ses affirmations est décevante. On attendait du solide de la part du « spécialiste de l’Afrique » qui dit que les africains ne sont pas suffisamment entrés dans l’histoire et que telle serait la cause du drame de l’Afrique. On a hélas eu droit à des affirmations toutes gratuites. Mr Gaino aurait quand même dû donner aux étudiants qu’il avait réunis, sa définition du mot Histoire, à partir duquel il construit toute sa théorie du drame de l’Afrique. Mais rien de tel n’a été filtré. Seuls les adeptes d’une école coloniale qui définissait l’histoire comme la connaissance du passé basé sur les écrits, peuvent encore produire ces images de l’Afrique au sens d’Henri Gaino. Comment peut-on revenir un an plus tard sur un sujet aussi important pour soi, sans arguments solides ? Tous ceux qui ont lu cet article auraient aimé, entre autres, prendre connaissances de ces &quot;étapes magiques&quot; de Gaino, qu’un peuple doit remplir pour entrer &quot; suffisamment dans l’histoire&quot;. Eh beuh là aussi, rien n’ à filtrer.

En attendant qu’il nous refasse un autre exposé sur ses thèses, nous l’invitons, si tel n’a pas encore été le cas, à explorer les travaux des historiens objectifs tel Constantin-François CHASSEBŒUF, comte de VOLNEY (dit Volney), consigné dans Volney et le Sphinx de Cheikh Anta Diop. Ses travaux font d’ailleurs l’unanimité auprès de tous les historiens et philosophes intellectuellement honnêtes. Nous n’allons pas vous infliger un cours d’histoire ici, mais tenons à faire savoir à Henri Gaino, que tous les livres sérieux d’histoire permettent d’affirmer sans le moindre de doute, que l’esprit actuel, qui guide la marche de l’histoire du monde a été imprimé par l’Africain, qui l’avait ensuite transmis aux grecques et par ricochet à toute l’humanité actuelle (cf. Cheikh Anta Diop : Volney et le Sphinx). Il ne s’agit pas de passé mythique, imaginaire, mais de vérité historique incontestable.

Nombreux se souviennent encore du coup de gueule de ce spécialiste de l’Afrique, suite à la critique de l’écrivain Bernard Henry Levy (BHL) après ce discours de Dakar. Il la trouvait injustifié, très dure, très acerbe. Nous vous épargnons tous ses gros mots sur BHL. L’essentiel de sa déclaration fut la suivante : qu’a-t-il fait d’exceptionnel, BHL pour se permettre de juger les gens de la sorte ? Qui est-il donc ? Nous ne pouvons être taxés d’impétueux et provocateurs en retournant à Henri Gaino, cette même interrogation : Qui êtes-vous ? Qu’avez-vous fait d’exceptionnel, vous, Henri Gaino, pour juger l’Afrique et les africains de la sorte ?

Puisque vous faites allusion à Mr BHL, il a effectivement traité Henri Gaino de raciste et s’oppose d’ailleurs à ce dernier, sur la raison du retard de l’Afrique qui serait corrélé à ce que l’on peut convenir d’appeler la conception africaine d’Henri Gaino. Pour BHL par contre, la colonisation et la traite négriere, sont les raisons véritables du retard qu’accuse l’Afrique sur les autres continents. Un argument qui à fait dire à nombreuses critiques que BHL n’avait pas lu le discours en entier et s’est cantonné sur le seul aspect choquant de celui-ci. Parce que d’après les critiques, Henri Gaino parlerait de la colonisation et soulignerait la part de la colonisation dans le drame de l’Afrique. Que vous inspire cette polémique ?

Si tel est vraiment ce que disent les critiques contre BHL, elles nous paraissent encore une fois, légères, partisanes et pas dignes d’intérêt. Il faudrait pour convenir d’une telle constatation, avoir posé la question à BHL sur le contenu de la part consacrée à la colonisation dans le discours de Dakar et qu’il vous donne une réponse fausse. Avant de continuer, permettez nous de préciser qu’il y a un point donné par BHL dans sa réaction à ce discours, que nous ne partageons pas. C’est celui relatif, à l’ignorance totale, par le Président Sarkozy, du contenu de ce discours avant sa lecture. Par contre, nous sommes entièrement d’accord avec lui sur les raisons du retard de l’Afrique. Ce retard n’a rien à voir avec la théorie de Gaino, mais bien plus avec la colonisation, l’esclavage, la traite negriere et les réflexes de subordinations(eux mêmes inhérents à l’héritage coloniale) des dirigeants africains vis -à- vis de leurs homologues occidentaux. Que l’aboutissement à une telle évidence, serve de prétexte à d’aucuns, pour dire qu’il faut n’avoir entièrement pas lu ce discours pour en convenir ainsi, n’est pas du niveau d’une critique qui se veut et se dit intellectuelle pour élever le débat. Et ce n’est pas parce que le discours parle de la colonisation que l’on ne peut plus faire un tel constat. Et d’ailleurs, puisqu’on y est, re-explorons donc cette partie du discours faisant allusion à la colonisation : voici entre autre ce qui y est dit : L’ Afrique a sa part de responsabilité dans son propre malheur (…) Il est vrai que jadis les européens sont venus en Afrique en conquérant (…) Ils ont banni les dieux, les langues, les croyances (…) La colonisation n’est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l’Afrique. Elle n’est pas responsables des guerres sanglantes que font les africains entre eux (…)

Imaginez-vous Mme Merkel - Chancelière de la République d’Allemagne-, venir en France dire aux français qu’ils ont leur part de responsabilité dans le Nazisme qui aboutit au génocide Juif ? Pour information il y a eu des français qui dénonçaient des juifs en France pendant cette fâcheuse et triste période de l’histoire. Et que veut dire Gaino quand il dit que la colonisation n’est pas responsable des guerres sanglantes que les africains se font entre eux ? N’est-ce pas là une allusion au génocide rwandais et surtout une tentative de dédouanement total de la France longtemps accusée d’implication dans celui-ci ? Peut-être qu’il a même raison sur ce point. Encore une fois, où sont les éléments permettant de valider de telles affirmations ? Nul part. Suffit-il de dire des choses sous la casquette de conseiller du président de la république française pour qu’elles cessent d’être fausses ? Bref, vous voyez que la colonisation, telle qu’elle est abordée ici, ne contredit pas notre point de vue sur le retard de l’Afrique ? Au contraire !! On peut même dire sans risque de se tromper qu’il y a dans l’esprit de la rédaction de ce discours, quelque chose de très fréquent : On vous met de la pommade sur le dos, puis on vous allume par la suite. C’est l’esprit même d’une certaine école qui continue de faire son chemin depuis des lustres : Toujours aboutir a la vérité des maitres, même en prenant en compte des éléments nouveaux, en contradiction avec celle-ci.

Les manquements que vous soulignez dans ce discours auraient-ils échappé au Président Tabo Mbeki, à l’écrivain et philosophe camerounais André Julien Mbem, qui ont trouvé positif ce discours ?

Que Mr Gaino brandisse de tels arguments pour justifier la qualité positive de ce discours, renforce davantage tout le doute que nous avons sur sa maitrise, même superficielle des sujets qu’il aborde sur l’Afrique. Pendant qu’on y est, Mr Gaino devrait également citer le Pr Théophile Obenga comme personnalité ayant trouvé positif ce discours. Ce serait un bon argument pour lui, surtout qu’il est co-auteur de ce livre. Pour information, le Pr T. Obenga a dit que ce discours est bon, lors de son passage à RFI - pour parler de son livre : Appel a la jeunesse africaine -, quelques jours seulement après le discours de Dakar. Il est incontestable qu’il faisait allusion à certains aspects que l’on peut considérer comme tels dans celui-ci. Aucune critique objective ne peut nier certains aspects positifs du discours de Dakar. Mais que l’on se comprenne bien : des aspects positifs d’un discours n’en font pas un discours positif, ne dédouanent pas non plus toutes les coquilles de celui-ci. Que certains esprits brillants soulignent certains aspects positifs dudit discours, n’est en rien une preuve à une affirmation telle : l’africain est de tout temps plongé dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès.

Quant à Mr Tabo Mbeki, il a adressé une communication officielle rendue publique, dans laquelle il précise ce qui est pour lui, un point positif de ce discours : la question de la renaissance africaine et du développement de l’Afrique. Thème très cher au Président Tabo Mbeki. Au risque de me répéter, Mr Gaino ne peut ignorer ce détail paru dans tous les quotidiens pour avancer que le président Mbeki à déclarer très positif ce discours. Quant à l’autre avis du philosophe camerounais André Julien Mbem, nous n’avons pas encore lu son livre. Mais s’il s’agit d’un philosophe sérieux, Il n’y a aucun doute qu’on retrouve dans son livre la part d’insanités indigestes de ce discours.

Qu’est-ce qui est à retenir d’après vous, comme aspects positifs de ce discours.

Que notre propos soit clair pour ceux qui nous lisent. Si on objecte l’ignorance et la non maitrise de l’histoire de l’Afrique et partant de l’humanité, qui se dégage de ce discours, celui-ci a, à nos yeux, quelque chose de positif en ce sens qu’il choque, bouscule, secoue, fait mal, mais surtout finit par réveiller. Vous voyez ? N’entrent pas en compte pour nous, même certaines vérités historiques du discours honorant l’Afrique. Parce que nous ne croyons pas à la sincérité de Gaino quand il l’écrit. La preuve, des lignes plus loin, il n’a pas pu retenir pour longtemps, sa vraie pensée de l’Afrique. Donc sincèrement ce discours réveille. C’est un aspect intéressant. La preuve, grâce au coup de gueule du Président Sarkozy, les africains et le monde entier ont eu droit à un Livre, écrit par la crème de la crème de son élite intellectuelle. La sortie de ce livre traduit également l’autre désolation qui se dégage de la leçon donnée. Alors que les jeunes africains et non africains du monde entier attendent que des outils, tels ces livres d’histoire sérieux et suffisamment dépoussiérés, leurs soient mis à disposition, voila qu’il est écrit un livre de cet acabit pour Nicolas Sarkozy….

Nous pensons qu’une réaction à ce discours s’imposait de la part, heureusement, de toutes les personnes (africaines et non africaines) sérieuses, honnêtes et animées de bon sens. faites un tour en Afrique et prenez les programmes de mathématiques, de philosophie, d’histoire et vous verrez ce qu’on y enseigne : le père de la philosophie est Socrate – pourtant lui même égorgea un coq à la mort de son maitre nègre qui fut Imhotep. Que Platon –qui a passé 13 ans à apprendre en Afrique-, avait pour maitre Socrate. On vous parle du Théorème de Pythagore – qui a passé lui-même 22 ans à apprendre également en Afrique -, de Thalès et bien d’autres tels Eudoxe, Diogene, Aristote y ont été initiés . On vous enseigne même qu’Euclide était blanc.

Pourquoi ne pas commencer par doter nos écoles en Afrique, de livres d’histoire qui construisent nos enfants à partir de leur histoire véritable et non celle falsifiée, qui les complexe en leur apprenant qu’ils descendent d’un peuple qui n’a jamais rien découvert et qui est anhistorique etc. Un programme toujours officielle du colonisateur. Il est aujourd’hui encore courant de trouver dans les lycées en Afrique, des enseignants de philosophie des classes de terminale qui enseignent toujours le thème cher à Léopold Senghor sur la mentalité prélogique du noir. Parce que l’école normale superieur(ENS) les formerait ainsi.

Notre élite intellectuelle et nos spécialistes seraient-il déconnectés de cette réalité là ? Le Président Sarkozy n’a pas plus besoin d’apprendre l’histoire de l’Afrique que les jeunes africains et même certains diplômés africains et non africains. Nous invitons cette élite intellectuelle à ne pas attendre le prochain coup de gueule d’un président pour nous produire les outils, les armes intellectuelles qui permettront un meilleur accomplissement du diplômé africain, où qu’il se trouve. Et cela passe par la refonte des programmes scolaires dans nombreux pays qui ne l’ont pas encore fait.

Et sur l’âge d’or, ne pensez vous pas honnêtement que Mr Henri Gaino a raison d’appeler les africains à inventer l’avenir et à prendre conscience de l’urgence de leurs problèmes actuels, plutôt que de s’inventer un passé plus ou moins mythique pour s’aider à supporter le présent ?

Cette question est très intéressante en ce sens qu’elle ne traduit pas seulement la position d’Henri Gaino, mais aussi celle de certains hauts diplômés africains. Voila une insinuation qui est à plusieurs égards, proche des ruses déjà démasquées, qui n’ont pour seul but que de fragiliser des africains encore hésitants, et qui ont besoin de se faire accompagner dans la compréhension de se doter une conscience historique, et une culture nationale(en opposition au nationalisme), indispensables au développement de tout peuple ou toute nation ambitieuse. Les disciples de cette mauvaise école occidentale dont on peut lire à travers votre question, les pratiques, savent très bien qu’il n’est pas question, dans la quête de notre histoire (voire l’histoire de l’humanité) de nous créer, une histoire plus belle que celle des autres. Notre but n’est pas de doper mentalement les africains avec une histoire créée de toute pièce, mais de leur faire prendre conscience que chaque peuple a une histoire, SON HISTOIRE sur laquelle il doit bâtir son évolution pour ne pas se perdre en chemin.

Connaitre son histoire, son passé, c’est retrouver le ciment nécessaire à la solidification de tous les projets d’une nation. Il n y a d’ailleurs pas plus que le Président Sarkozy pour rappeler les origines Greco-chrétienne de la France, qu’il faut respecter et sur laquelle sont construites les valeurs culturelles de la nation française. Prétendre que l’urgence est dans l’appropriation des technologies et de la science est une illusion dangereuse qui donne l’impression de la marche en avant, à pas de géant. Tout développement doit s’enraciner dans un milieu intégrant. Et ce milieu intégrant doit être vivant. Seule la connaissance de sa vraie histoire, par ses fils, permettra à l’Afrique de se construire un milieu intégrant toutes ces nouvelles technologies et la science qui caractérisent les pays puissants du moment. Et quant à la sincérité de la préoccupation de Mr Gaino pour les questions urgentes en Afrique, tous les indicateurs susceptibles de lui accorder le moindre crédit sont au rouge. On a encore en mémoire les épisodes de l’assaut des rebelles en Ndjamena et l’affaire de l’arche de Zoe. L’implication de Paris dans l’affaire tchadienne, qui aboutira à l’accord de grâce présidentielle aux condamnés de l’affaire de l’arche de Zoe, ruine le semblant d’espoir sur la rupture annoncée par Sarkozy sur des rapports nouveaux entre la France et l’Afrique. Si on ajoutait à cela le limogeage brutal du secrétaire d’Etat à la Coopération, Jean Marie Bockel, pour avoir osé critiquer Sa Majesté Omar Mbongo, on est loin des discours prononcés (mettre un terme à la France-Afrique). Et ce n’est pas non plus le blocage (à moins de 0.5% ) de l’aide publique au développement de la France pour 2008 qui viendra sauver H. Gaino.. il y a plus d’un pas entre son discours et les actions.

Nous arrivons a la fin de notre entretien, juste une dernière question. Monsieur Gaino dit son indignation devant les étiquettes racistes qu’on associe à son discours. Il cite Levy Strauss comme argument levant toute attitude raciste de sa part dans ledit discours. Auriez-vous un commentaire à cette question ?

Vous avez oubliée de mentionner qu’il a concédé son appartenance à la confrérie des adeptes de l’idéologie victimaire, en déclarant qu’il n’est pas possible pour un européen de parler de l’Afrique sans être taxé de raciste. C’est une échappatoire trop facile, devant son manque d’argumentation. Nous vous faisions remarquer plus haut, l’affection particulière d’Henri Gaino pour l’axiomatisation d’ Untel comme preuve de la démonstration de ses affirmations. C’est le même procédé qu’il nous rejoue ici. Nous sommes persuadés que nombreux étudiants sénégalais ont été très surpris d’écouter cette autre affirmation sur le racisme qui n’existerait qu’avec les races, tel que le définissait Levy Strauss. C’est nier l’existence du racisme sans race que sont l’antisémitisme, le racisme religieux, de plus en plus récurrent dans nos sociétés. La peau n’est donc plus l’élément principal dans cette maladie sociétale. Le Turc ou l’arabe n’a pas une couleur de peau différente de certains occidentaux. Pourtant ils sont victimes de racisme reconnu comme tel, vis-à-vis de certains occidentaux de même couleur. Idem pour les juifs. Ce constat nous permet d’axiomatiser à notre tour le fait suivant : s’il est vrai que la racialisation a de tout temps nourrit le racisme, Il n’y a cependant plus de doute quant à la diversité des matières non forcement raciales, qui le nourrissent désormais. Et parmi celles-ci, on compte les religions, les communautés et les préjugés, tels ceux que tient Henri Gaino sur l’Afrique. Nous ne nous permettrons cependant pas de considérer Gaino comme raciste. Parce que nous ne le connaissons pas, même si nombreux passages de son discours ressemblent à s’y m’éprendre, à ceux de Hegel. Nous pensons pourtant que tout le monde peut se tromper, y compris lui. Ce que nous trouvons dommage, c’est qu’il réfute ce rapprochement à Hegel, tout en maintenant tous ces passages qui auraient pu être nuancés.

Merci encore d’avoir accepte de repondre à nos questions.

C’ était un plaisir. Vous serez toujours les bienvenus.

Par la rédaction de AEUD.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La rédaction de AEUD répond à Henri Gaino : Il axiomatise Untel comme preuve suffisante à ses affirmations gratuites.<br />
vendredi 22 août 2008 par Webmaster </p>
<p>Suite aux récentes déclarations d’Henri Gaino, conseiller du Président Nicolas Sarkozy, devant un parterre d’étudiants sénégalais auprès desquels il justifie et confirme ses affirmations sur l’Afrique « pas assez entrée dans l’histoire ». Propos tenus dans le discours de Dakar qu’il a écrit. La rédaction de AEUD a accepté de s’exprimer à ce sujet.<br />
Est-ce que vous comprenez aujourd’hui que les propos d’Henri Gaino nous interpellent, nous inscrits du Forum des anciens étudiants de l’université de Douala (FAEUD) , alors qu’il s’adressait aux étudiants sénégalais ?</p>
<p>Bonne question. Accepter que nous fassions un bref rappel de ce que dit Gaino, depuis les vives réactions de l’après discours de Dakar. Dans les premières réponses qu’il a données pour répliquer aux réactions défavorables à ce discours de Dakar, il se défendait en arguant qu’il s’adressait à &laquo;&nbsp;la jeunesse africaine&raquo;&nbsp; et non à ses élites. Une explication qui ne peut que susciter un réel étonnement chez plus d’une personne, du fait des questions que ses explications soulèvent :</p>
<p>Pour avoir rédigé ce discours, il ne peut ignorer qu’il y est écrit noir sur blanc :</p>
<p>1-) « [...] je veux m’adresser à tous les africains [...] »</p>
<p>N’est-ce pas la une contradiction à ses propres dire ? Et si cela ne vous convainc pas. Peut-on tenir un discours dans une université et dire qu’on s’adresse exclusivement aux jeunes africains et pas à son élite ? Avait-il interdit l’entrée aux professeurs d’université ? Donc à l’élite intellectuelle africaine ? Difficile de comprendre Henri Gaino ?</p>
<p>Supposons même qu’il ait tenu ce discours aux paysans et jeunes africains où ne se trouvait aucun professeur d’université.</p>
<p>2-) Comment peut-on aujourd’hui penser dans notre monde d’hyper-communication, que l’on peut déterminer de façon circonscrite, à qui est adressé un message ?</p>
<p>Ni les critiques de l’élite intellectuelle africaine, ni même celles des occidentaux n’ont suffi, à lui faire comprendre que tout le monde était concerné par ce discours. On ne peut pas expliquer autrement qu’ il choisisse de réunir seulement les étudiants sénégalais, mais pas l’étudiant anglais, français, norvégien etc. lors de sa récente mise au point sur ce discours de Dakar. L’humanité est Une. Rien ne peut interdire à un africain de se sentir proche des problèmes de la Birmanie ou des Aborigènes. Pas même du propos du Président Sarkozy quand il dit que les irlandais doivent revoter, sous prétexte que nous ne sommes pas irlandais. Comment peut-on attendre un silence des élites africaines sous prétexte qu’on parle aux jeunes africains ? Qu’il persiste dans cette pratique qui consiste à déterminer ceux à qui il s’adresse, traduit à notre humble avis, une difficulté à rester en phase avec son époque. Oui, il est déconnecte de la réalité s’il est sincère dans son jusqu’auboutisme. C’est peut-être là qu’il faut chercher les raisons de sa lecture anachronique de l’africain et de l’Afrique.</p>
<p>Quant à votre question en soit, elle trouve sa réponse dans ce que nous venons de dire précédemment. La rédaction de AEUD tout comme les membres du FAEUD sont légitimes au sens même d’Henri Gaino, à réagir à son discours. Parce que dans le FAEUD tout comme dans notre rédaction, se trouvent des jeunes étudiants africains basés en Afrique. Et au sens de l’hyper-communication de notre monde, nous sommes la aussi, encore tous légitime à nous exprimer sur son discours et sa mise au point.</p>
<p>L’élite intellectuelle africaine s’est mobilisée pour répondre au Président Nicolas Sarkozy à travers le livre : L’Afrique répond à Sarkozy(Broché). Quand nous vous avons proposé de faire cette interview, vous avez dit qu’il y a suffisamment d’écrits sur cette question et qu’il fallut déjà critiquer ce discours en juillet 2007. Vous ajoutiez que répondre à Gaino sans avoir répondu à Nicolas Sarkozy se verrait-telle une esquive du Président. Vous concluiez alors, que ce serait même insinuer que le livre ci-dessus cité, est insuffisant comme réponse à Nicolas Sarkozy. Le pensiez-vous vraiment ?</p>
<p>Rire… non pas du tout, nous en avions discuté dans le groupe avant que vous nous contactiez. Ce qui nous parait exacte, c’est qu’il n’est plus évident, depuis ce discours de Dakar ( il y en a qui oublierait même qu’il avait été écrit par Henri Gaino) de dissocier le président Nicolas Sarkozy à toute réaction par rapport à celui-ci. Nous n’avons pas le souvenir d’une réaction publique et officielle de lui, revenant sur ce discours pour soutenir, virgule après virgule les affirmations contenues dans celui-ci, depuis qu’il l’a lu. Ses deux autres discours tenus respectivement en Afrique du Sud et en Algérie sont totalement en rupture avec les images d’une &laquo;&nbsp;Afrique primitive&raquo;&nbsp;, lue à Dakar. Un constat qui peut faire penser à raison, qu’un autre conseiller aurait été préféré après Dakar, à Henri Gaino. Cela précisé, il est tout à fait logique de parler de ce discours sans faire allusion au Président Nicolas Sarkozy. Car, Henri Gaino en faisant ses déclarations, apporte un élément nouveau – intéressant ou non -, qui ne peut que réveiller.</p>
<p>Quant aux « insuffisances » du livre : l’Afrique répond à Sarkozy, qu’insinuerait une réaction à ce discours en 2008, aucun lecteur sérieux ne devrait aboutir à une telle conclusion. Il faudrait vraiment être animé d’un mauvais esprit pour le faire. Si cela peut vous rassurer, nous ne pensons pas que notre réaction remettrait dans une quelconque mesure ledit livre, pas même les multiples réactions des occidentaux qui ont condamné les aspects négatifs dudit discours. Se consacrer à l’analyse des arguments avancés par Henri Gaino, qui défend virgule après virgule, les affirmations du discours Dakar, relève plutôt du coup d’œil furtif que l’on garde sur les opinions que des faiseurs d’opinions nous distillent au quotidien.</p>
<p>Quelles sont vos impressions sur cette mise au point faite par Henri Gaino pour soutenir ses thèses de […] l’africain pas assez entrer dans l’histoire [..] etc ?</p>
<p>Nos impressions sont très mauvaises. L’extrême légèreté des explications fournies par Henri Gaino pour soutenir ses affirmations est décevante. On attendait du solide de la part du « spécialiste de l’Afrique » qui dit que les africains ne sont pas suffisamment entrés dans l’histoire et que telle serait la cause du drame de l’Afrique. On a hélas eu droit à des affirmations toutes gratuites. Mr Gaino aurait quand même dû donner aux étudiants qu’il avait réunis, sa définition du mot Histoire, à partir duquel il construit toute sa théorie du drame de l’Afrique. Mais rien de tel n’a été filtré. Seuls les adeptes d’une école coloniale qui définissait l’histoire comme la connaissance du passé basé sur les écrits, peuvent encore produire ces images de l’Afrique au sens d’Henri Gaino. Comment peut-on revenir un an plus tard sur un sujet aussi important pour soi, sans arguments solides ? Tous ceux qui ont lu cet article auraient aimé, entre autres, prendre connaissances de ces &laquo;&nbsp;étapes magiques&raquo;&nbsp; de Gaino, qu’un peuple doit remplir pour entrer &raquo;&nbsp; suffisamment dans l’histoire&raquo;&nbsp;. Eh beuh là aussi, rien n’ à filtrer.</p>
<p>En attendant qu’il nous refasse un autre exposé sur ses thèses, nous l’invitons, si tel n’a pas encore été le cas, à explorer les travaux des historiens objectifs tel Constantin-François CHASSEBŒUF, comte de VOLNEY (dit Volney), consigné dans Volney et le Sphinx de Cheikh Anta Diop. Ses travaux font d’ailleurs l’unanimité auprès de tous les historiens et philosophes intellectuellement honnêtes. Nous n’allons pas vous infliger un cours d’histoire ici, mais tenons à faire savoir à Henri Gaino, que tous les livres sérieux d’histoire permettent d’affirmer sans le moindre de doute, que l’esprit actuel, qui guide la marche de l’histoire du monde a été imprimé par l’Africain, qui l’avait ensuite transmis aux grecques et par ricochet à toute l’humanité actuelle (cf. Cheikh Anta Diop : Volney et le Sphinx). Il ne s’agit pas de passé mythique, imaginaire, mais de vérité historique incontestable.</p>
<p>Nombreux se souviennent encore du coup de gueule de ce spécialiste de l’Afrique, suite à la critique de l’écrivain Bernard Henry Levy (BHL) après ce discours de Dakar. Il la trouvait injustifié, très dure, très acerbe. Nous vous épargnons tous ses gros mots sur BHL. L’essentiel de sa déclaration fut la suivante : qu’a-t-il fait d’exceptionnel, BHL pour se permettre de juger les gens de la sorte ? Qui est-il donc ? Nous ne pouvons être taxés d’impétueux et provocateurs en retournant à Henri Gaino, cette même interrogation : Qui êtes-vous ? Qu’avez-vous fait d’exceptionnel, vous, Henri Gaino, pour juger l’Afrique et les africains de la sorte ?</p>
<p>Puisque vous faites allusion à Mr BHL, il a effectivement traité Henri Gaino de raciste et s’oppose d’ailleurs à ce dernier, sur la raison du retard de l’Afrique qui serait corrélé à ce que l’on peut convenir d’appeler la conception africaine d’Henri Gaino. Pour BHL par contre, la colonisation et la traite négriere, sont les raisons véritables du retard qu’accuse l’Afrique sur les autres continents. Un argument qui à fait dire à nombreuses critiques que BHL n’avait pas lu le discours en entier et s’est cantonné sur le seul aspect choquant de celui-ci. Parce que d’après les critiques, Henri Gaino parlerait de la colonisation et soulignerait la part de la colonisation dans le drame de l’Afrique. Que vous inspire cette polémique ?</p>
<p>Si tel est vraiment ce que disent les critiques contre BHL, elles nous paraissent encore une fois, légères, partisanes et pas dignes d’intérêt. Il faudrait pour convenir d’une telle constatation, avoir posé la question à BHL sur le contenu de la part consacrée à la colonisation dans le discours de Dakar et qu’il vous donne une réponse fausse. Avant de continuer, permettez nous de préciser qu’il y a un point donné par BHL dans sa réaction à ce discours, que nous ne partageons pas. C’est celui relatif, à l’ignorance totale, par le Président Sarkozy, du contenu de ce discours avant sa lecture. Par contre, nous sommes entièrement d’accord avec lui sur les raisons du retard de l’Afrique. Ce retard n’a rien à voir avec la théorie de Gaino, mais bien plus avec la colonisation, l’esclavage, la traite negriere et les réflexes de subordinations(eux mêmes inhérents à l’héritage coloniale) des dirigeants africains vis -à- vis de leurs homologues occidentaux. Que l’aboutissement à une telle évidence, serve de prétexte à d’aucuns, pour dire qu’il faut n’avoir entièrement pas lu ce discours pour en convenir ainsi, n’est pas du niveau d’une critique qui se veut et se dit intellectuelle pour élever le débat. Et ce n’est pas parce que le discours parle de la colonisation que l’on ne peut plus faire un tel constat. Et d’ailleurs, puisqu’on y est, re-explorons donc cette partie du discours faisant allusion à la colonisation : voici entre autre ce qui y est dit : L’ Afrique a sa part de responsabilité dans son propre malheur (…) Il est vrai que jadis les européens sont venus en Afrique en conquérant (…) Ils ont banni les dieux, les langues, les croyances (…) La colonisation n’est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l’Afrique. Elle n’est pas responsables des guerres sanglantes que font les africains entre eux (…)</p>
<p>Imaginez-vous Mme Merkel &#8211; Chancelière de la République d’Allemagne-, venir en France dire aux français qu’ils ont leur part de responsabilité dans le Nazisme qui aboutit au génocide Juif ? Pour information il y a eu des français qui dénonçaient des juifs en France pendant cette fâcheuse et triste période de l’histoire. Et que veut dire Gaino quand il dit que la colonisation n’est pas responsable des guerres sanglantes que les africains se font entre eux ? N’est-ce pas là une allusion au génocide rwandais et surtout une tentative de dédouanement total de la France longtemps accusée d’implication dans celui-ci ? Peut-être qu’il a même raison sur ce point. Encore une fois, où sont les éléments permettant de valider de telles affirmations ? Nul part. Suffit-il de dire des choses sous la casquette de conseiller du président de la république française pour qu’elles cessent d’être fausses ? Bref, vous voyez que la colonisation, telle qu’elle est abordée ici, ne contredit pas notre point de vue sur le retard de l’Afrique ? Au contraire !! On peut même dire sans risque de se tromper qu’il y a dans l’esprit de la rédaction de ce discours, quelque chose de très fréquent : On vous met de la pommade sur le dos, puis on vous allume par la suite. C’est l’esprit même d’une certaine école qui continue de faire son chemin depuis des lustres : Toujours aboutir a la vérité des maitres, même en prenant en compte des éléments nouveaux, en contradiction avec celle-ci.</p>
<p>Les manquements que vous soulignez dans ce discours auraient-ils échappé au Président Tabo Mbeki, à l’écrivain et philosophe camerounais André Julien Mbem, qui ont trouvé positif ce discours ?</p>
<p>Que Mr Gaino brandisse de tels arguments pour justifier la qualité positive de ce discours, renforce davantage tout le doute que nous avons sur sa maitrise, même superficielle des sujets qu’il aborde sur l’Afrique. Pendant qu’on y est, Mr Gaino devrait également citer le Pr Théophile Obenga comme personnalité ayant trouvé positif ce discours. Ce serait un bon argument pour lui, surtout qu’il est co-auteur de ce livre. Pour information, le Pr T. Obenga a dit que ce discours est bon, lors de son passage à RFI &#8211; pour parler de son livre : Appel a la jeunesse africaine -, quelques jours seulement après le discours de Dakar. Il est incontestable qu’il faisait allusion à certains aspects que l’on peut considérer comme tels dans celui-ci. Aucune critique objective ne peut nier certains aspects positifs du discours de Dakar. Mais que l’on se comprenne bien : des aspects positifs d’un discours n’en font pas un discours positif, ne dédouanent pas non plus toutes les coquilles de celui-ci. Que certains esprits brillants soulignent certains aspects positifs dudit discours, n’est en rien une preuve à une affirmation telle : l’africain est de tout temps plongé dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès.</p>
<p>Quant à Mr Tabo Mbeki, il a adressé une communication officielle rendue publique, dans laquelle il précise ce qui est pour lui, un point positif de ce discours : la question de la renaissance africaine et du développement de l’Afrique. Thème très cher au Président Tabo Mbeki. Au risque de me répéter, Mr Gaino ne peut ignorer ce détail paru dans tous les quotidiens pour avancer que le président Mbeki à déclarer très positif ce discours. Quant à l’autre avis du philosophe camerounais André Julien Mbem, nous n’avons pas encore lu son livre. Mais s’il s’agit d’un philosophe sérieux, Il n’y a aucun doute qu’on retrouve dans son livre la part d’insanités indigestes de ce discours.</p>
<p>Qu’est-ce qui est à retenir d’après vous, comme aspects positifs de ce discours.</p>
<p>Que notre propos soit clair pour ceux qui nous lisent. Si on objecte l’ignorance et la non maitrise de l’histoire de l’Afrique et partant de l’humanité, qui se dégage de ce discours, celui-ci a, à nos yeux, quelque chose de positif en ce sens qu’il choque, bouscule, secoue, fait mal, mais surtout finit par réveiller. Vous voyez ? N’entrent pas en compte pour nous, même certaines vérités historiques du discours honorant l’Afrique. Parce que nous ne croyons pas à la sincérité de Gaino quand il l’écrit. La preuve, des lignes plus loin, il n’a pas pu retenir pour longtemps, sa vraie pensée de l’Afrique. Donc sincèrement ce discours réveille. C’est un aspect intéressant. La preuve, grâce au coup de gueule du Président Sarkozy, les africains et le monde entier ont eu droit à un Livre, écrit par la crème de la crème de son élite intellectuelle. La sortie de ce livre traduit également l’autre désolation qui se dégage de la leçon donnée. Alors que les jeunes africains et non africains du monde entier attendent que des outils, tels ces livres d’histoire sérieux et suffisamment dépoussiérés, leurs soient mis à disposition, voila qu’il est écrit un livre de cet acabit pour Nicolas Sarkozy….</p>
<p>Nous pensons qu’une réaction à ce discours s’imposait de la part, heureusement, de toutes les personnes (africaines et non africaines) sérieuses, honnêtes et animées de bon sens. faites un tour en Afrique et prenez les programmes de mathématiques, de philosophie, d’histoire et vous verrez ce qu’on y enseigne : le père de la philosophie est Socrate – pourtant lui même égorgea un coq à la mort de son maitre nègre qui fut Imhotep. Que Platon –qui a passé 13 ans à apprendre en Afrique-, avait pour maitre Socrate. On vous parle du Théorème de Pythagore – qui a passé lui-même 22 ans à apprendre également en Afrique -, de Thalès et bien d’autres tels Eudoxe, Diogene, Aristote y ont été initiés . On vous enseigne même qu’Euclide était blanc.</p>
<p>Pourquoi ne pas commencer par doter nos écoles en Afrique, de livres d’histoire qui construisent nos enfants à partir de leur histoire véritable et non celle falsifiée, qui les complexe en leur apprenant qu’ils descendent d’un peuple qui n’a jamais rien découvert et qui est anhistorique etc. Un programme toujours officielle du colonisateur. Il est aujourd’hui encore courant de trouver dans les lycées en Afrique, des enseignants de philosophie des classes de terminale qui enseignent toujours le thème cher à Léopold Senghor sur la mentalité prélogique du noir. Parce que l’école normale superieur(ENS) les formerait ainsi.</p>
<p>Notre élite intellectuelle et nos spécialistes seraient-il déconnectés de cette réalité là ? Le Président Sarkozy n’a pas plus besoin d’apprendre l’histoire de l’Afrique que les jeunes africains et même certains diplômés africains et non africains. Nous invitons cette élite intellectuelle à ne pas attendre le prochain coup de gueule d’un président pour nous produire les outils, les armes intellectuelles qui permettront un meilleur accomplissement du diplômé africain, où qu’il se trouve. Et cela passe par la refonte des programmes scolaires dans nombreux pays qui ne l’ont pas encore fait.</p>
<p>Et sur l’âge d’or, ne pensez vous pas honnêtement que Mr Henri Gaino a raison d’appeler les africains à inventer l’avenir et à prendre conscience de l’urgence de leurs problèmes actuels, plutôt que de s’inventer un passé plus ou moins mythique pour s’aider à supporter le présent ?</p>
<p>Cette question est très intéressante en ce sens qu’elle ne traduit pas seulement la position d’Henri Gaino, mais aussi celle de certains hauts diplômés africains. Voila une insinuation qui est à plusieurs égards, proche des ruses déjà démasquées, qui n’ont pour seul but que de fragiliser des africains encore hésitants, et qui ont besoin de se faire accompagner dans la compréhension de se doter une conscience historique, et une culture nationale(en opposition au nationalisme), indispensables au développement de tout peuple ou toute nation ambitieuse. Les disciples de cette mauvaise école occidentale dont on peut lire à travers votre question, les pratiques, savent très bien qu’il n’est pas question, dans la quête de notre histoire (voire l’histoire de l’humanité) de nous créer, une histoire plus belle que celle des autres. Notre but n’est pas de doper mentalement les africains avec une histoire créée de toute pièce, mais de leur faire prendre conscience que chaque peuple a une histoire, SON HISTOIRE sur laquelle il doit bâtir son évolution pour ne pas se perdre en chemin.</p>
<p>Connaitre son histoire, son passé, c’est retrouver le ciment nécessaire à la solidification de tous les projets d’une nation. Il n y a d’ailleurs pas plus que le Président Sarkozy pour rappeler les origines Greco-chrétienne de la France, qu’il faut respecter et sur laquelle sont construites les valeurs culturelles de la nation française. Prétendre que l’urgence est dans l’appropriation des technologies et de la science est une illusion dangereuse qui donne l’impression de la marche en avant, à pas de géant. Tout développement doit s’enraciner dans un milieu intégrant. Et ce milieu intégrant doit être vivant. Seule la connaissance de sa vraie histoire, par ses fils, permettra à l’Afrique de se construire un milieu intégrant toutes ces nouvelles technologies et la science qui caractérisent les pays puissants du moment. Et quant à la sincérité de la préoccupation de Mr Gaino pour les questions urgentes en Afrique, tous les indicateurs susceptibles de lui accorder le moindre crédit sont au rouge. On a encore en mémoire les épisodes de l’assaut des rebelles en Ndjamena et l’affaire de l’arche de Zoe. L’implication de Paris dans l’affaire tchadienne, qui aboutira à l’accord de grâce présidentielle aux condamnés de l’affaire de l’arche de Zoe, ruine le semblant d’espoir sur la rupture annoncée par Sarkozy sur des rapports nouveaux entre la France et l’Afrique. Si on ajoutait à cela le limogeage brutal du secrétaire d’Etat à la Coopération, Jean Marie Bockel, pour avoir osé critiquer Sa Majesté Omar Mbongo, on est loin des discours prononcés (mettre un terme à la France-Afrique). Et ce n’est pas non plus le blocage (à moins de 0.5% ) de l’aide publique au développement de la France pour 2008 qui viendra sauver H. Gaino.. il y a plus d’un pas entre son discours et les actions.</p>
<p>Nous arrivons a la fin de notre entretien, juste une dernière question. Monsieur Gaino dit son indignation devant les étiquettes racistes qu’on associe à son discours. Il cite Levy Strauss comme argument levant toute attitude raciste de sa part dans ledit discours. Auriez-vous un commentaire à cette question ?</p>
<p>Vous avez oubliée de mentionner qu’il a concédé son appartenance à la confrérie des adeptes de l’idéologie victimaire, en déclarant qu’il n’est pas possible pour un européen de parler de l’Afrique sans être taxé de raciste. C’est une échappatoire trop facile, devant son manque d’argumentation. Nous vous faisions remarquer plus haut, l’affection particulière d’Henri Gaino pour l’axiomatisation d’ Untel comme preuve de la démonstration de ses affirmations. C’est le même procédé qu’il nous rejoue ici. Nous sommes persuadés que nombreux étudiants sénégalais ont été très surpris d’écouter cette autre affirmation sur le racisme qui n’existerait qu’avec les races, tel que le définissait Levy Strauss. C’est nier l’existence du racisme sans race que sont l’antisémitisme, le racisme religieux, de plus en plus récurrent dans nos sociétés. La peau n’est donc plus l’élément principal dans cette maladie sociétale. Le Turc ou l’arabe n’a pas une couleur de peau différente de certains occidentaux. Pourtant ils sont victimes de racisme reconnu comme tel, vis-à-vis de certains occidentaux de même couleur. Idem pour les juifs. Ce constat nous permet d’axiomatiser à notre tour le fait suivant : s’il est vrai que la racialisation a de tout temps nourrit le racisme, Il n’y a cependant plus de doute quant à la diversité des matières non forcement raciales, qui le nourrissent désormais. Et parmi celles-ci, on compte les religions, les communautés et les préjugés, tels ceux que tient Henri Gaino sur l’Afrique. Nous ne nous permettrons cependant pas de considérer Gaino comme raciste. Parce que nous ne le connaissons pas, même si nombreux passages de son discours ressemblent à s’y m’éprendre, à ceux de Hegel. Nous pensons pourtant que tout le monde peut se tromper, y compris lui. Ce que nous trouvons dommage, c’est qu’il réfute ce rapprochement à Hegel, tout en maintenant tous ces passages qui auraient pu être nuancés.</p>
<p>Merci encore d’avoir accepte de repondre à nos questions.</p>
<p>C’ était un plaisir. Vous serez toujours les bienvenus.</p>
<p>Par la rédaction de AEUD.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Par : Elie</title>
		<link>http://www.20mai.net/2008/08/23/l-homme-africain-et-l-histoire-reponse-d-un-jeune-africain-au-conseiller-special-de-sarkozy/comment-page-1/#comment-3236</link>
		<dc:creator>Elie</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Aug 2008 20:29:22 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.20mai.net/?p=1088#comment-3236</guid>
		<description>Bonsoir les amis,
J&#039;esseyerai de m&#039;en tenir essentielement à ce qui me semble etre le point de la discussion: les propos de M. Sorkosy sur l&#039;entrée de l&#039;Afrique dans l&#039;histoire! 
Je précise que je suis d&#039;accord avec beaucoup de points de vu présentés ici, sur le fait que les africains ont tendance à se lamenter sur les propos au lieu de penser à contribuer de manière efficace. Des exemples ont été pris:  Chine-japon, L&#039;empire romain-le reste de l&#039;occident, ou les peuples soumis ont réussi à se resaisir.
Je pense qu&#039;il ne s&#039;aggit pas de faire une chose (contribuer réelement pour l&#039;Afrique) ou l&#039;autre (critiquer qui nous critique comme disait un commentaire...). Tous, nous devons faire la première (contribuer pour le developement), sans perdre de vue les questions historiques et actuelles. Un commentaire disait que c&#039;est de son histoire qu&#039;un peuple tire sa fierte, il a raison en partie (ce n&#039;est pas seulement de l&#039;histoire que l&#039;on peut tirer la fierté), un autre dit que les Africains utilisent les pretextes historiques pour ne pas donner leur contribution, celui-là aussi a raison en partie(la majorité des africains que je connais ne le font pas ça mais ils bossent dur.)
Chers frères et soeurs, la question que l&#039;article pose est une autre à mon humble avis: les propos de M. Sarkosy sur l&#039;entrée ou non de l&#039;Afrique dans l&#039;histoire sont bien fondés ou pas? sont racistes ou pas? 
Sur la base des exemples pris jusqu&#039;à present: le berceau de l&#039;humanité, l&#039;empire d&#039;Egypte duquel dérive la civilisation romaine et en fin de compte celle occidental en grande partie, l&#039;Empire du Ghana etc, et sur l&#039;hypothese (discutable)que l&#039;histoire a essentielement trait avec le passé, je pense que de 2 choses l&#039;une: les propos de M. Sarkozy sont objectivement offensifs ou dénottent d&#039;une ignorance de l&#039;histoire. J&#039;exclue pour des motifs evidents la 2eme hypothese et je préfère ne pas utiliser le mot racisme.
Permettez moi une critique au président de la république française avant de continuer: je suis désolé que l&#039;un de nous écrive qu&#039;il aurait fallut l&#039;inventer s&#039;il n&#039;existait pas, je veux préciser qu&#039;il n&#039;a pas encore fait de miracle (à supposer qu&#039;il poura en faire )ni pour la France ne pour l&#039;Afrique, ni pour le problème entre la Chine et le Tibet. Je reconnais sa nature pratique: aller au JO avec une liste de pro-tibetins qu&#039;il voudrait voir libres, aller au Tchad pour les cooperants français accusés d&#039;enlevement d&#039;enfants, malgré la forte critique interne etc... En politique etre pratique géneralement ne fait pas de mal, mais derrière cela peut se cacher autre chose.
La critique est la suivante, c&#039;est un homme avec beaucoup de talent, qui sait utiliser l&#039;effet médiatique des evenements pour imposer un carrisme que certains voient en lui, mais en fin de compte c&#039;est un homme qui fait beaucoup sinon trop de tapage (je ne veux pas juger ses résultats pour le moment vu qu&#039;il a encore plus de la moitié du mandat à disposition) mais qui fait trop de tapage en fin de compte, de résultats en obtient bien peu, meme s&#039;il est doté d&#039;un grand sens pratique.
Qu&#039;est ce que ceci a à voir avec notre sujet? En considérant que je discours a eu lieu quelques mois seulement après son election, le président français avait besoin de quelque chose de fort pour séduire et les paroles sont la meilleure arme à disposition d&#039;un politicien.

En conclusion, c&#039;est une bonne chose de debattre de tout ceci dans la juste mesure, en considérant deux choses. 1) l&#039;occident a certaines responsabilités dans la situation actuelle de l&#039;Afrique, pour ces reponsabilités elle ne payera probablement jamais car c&#039;est ainsi l&#039;histoire de l&#039;humanité. 2)L&#039;entrée de l&#039;Afrique dans le futur et non dans l&#039;histoire (sans la prétention de corriger un président) en fin de compte dépendra seulement  des Africains, de nous.
Ne laissons pas certaines persones à la recherche de carrisme, de consensus ou de popularité venir nous dire ce que nous devons faire, nous devons évaluer persones par persone si accepter la leçon ou bien la renvoyer à l&#039;auteur, banalement M. Barrack Obama avec moins de paroles a  donné une plus grande leçon à la jeunesse africaine et noire en géneral. Je conclut: pour qui connait un peu le débat américain, on pourait adresser au peuple noir américain les memes reproches que beaucoup de persones pensent que Sarkozy a voulu adresser aux jeunes africains ( c-a-d de cesser d&#039;accuser l&#039;histoire et de prendre ses propres responsabilités). Le reproche est absolument valide à mon avis, mais nous savons bien que le président français  ne pourait pas le faire au américains.
Aussi, comme l&#039;auteur de cet article je suggere de renvoyer à Sarkosy ses propos, et s&#039;il y tient tant de l&#039;adresser aux français d&#039;origines africaines qui en ont besoin vu qu&#039;il n&#039;est pas encore le président des Africains.
Merci.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir les amis,<br />
J&#8217;esseyerai de m&#8217;en tenir essentielement à ce qui me semble etre le point de la discussion: les propos de M. Sorkosy sur l&#8217;entrée de l&#8217;Afrique dans l&#8217;histoire!<br />
Je précise que je suis d&#8217;accord avec beaucoup de points de vu présentés ici, sur le fait que les africains ont tendance à se lamenter sur les propos au lieu de penser à contribuer de manière efficace. Des exemples ont été pris:  Chine-japon, L&#8217;empire romain-le reste de l&#8217;occident, ou les peuples soumis ont réussi à se resaisir.<br />
Je pense qu&#8217;il ne s&#8217;aggit pas de faire une chose (contribuer réelement pour l&#8217;Afrique) ou l&#8217;autre (critiquer qui nous critique comme disait un commentaire&#8230;). Tous, nous devons faire la première (contribuer pour le developement), sans perdre de vue les questions historiques et actuelles. Un commentaire disait que c&#8217;est de son histoire qu&#8217;un peuple tire sa fierte, il a raison en partie (ce n&#8217;est pas seulement de l&#8217;histoire que l&#8217;on peut tirer la fierté), un autre dit que les Africains utilisent les pretextes historiques pour ne pas donner leur contribution, celui-là aussi a raison en partie(la majorité des africains que je connais ne le font pas ça mais ils bossent dur.)<br />
Chers frères et soeurs, la question que l&#8217;article pose est une autre à mon humble avis: les propos de M. Sarkosy sur l&#8217;entrée ou non de l&#8217;Afrique dans l&#8217;histoire sont bien fondés ou pas? sont racistes ou pas?<br />
Sur la base des exemples pris jusqu&#8217;à present: le berceau de l&#8217;humanité, l&#8217;empire d&#8217;Egypte duquel dérive la civilisation romaine et en fin de compte celle occidental en grande partie, l&#8217;Empire du Ghana etc, et sur l&#8217;hypothese (discutable)que l&#8217;histoire a essentielement trait avec le passé, je pense que de 2 choses l&#8217;une: les propos de M. Sarkozy sont objectivement offensifs ou dénottent d&#8217;une ignorance de l&#8217;histoire. J&#8217;exclue pour des motifs evidents la 2eme hypothese et je préfère ne pas utiliser le mot racisme.<br />
Permettez moi une critique au président de la république française avant de continuer: je suis désolé que l&#8217;un de nous écrive qu&#8217;il aurait fallut l&#8217;inventer s&#8217;il n&#8217;existait pas, je veux préciser qu&#8217;il n&#8217;a pas encore fait de miracle (à supposer qu&#8217;il poura en faire )ni pour la France ne pour l&#8217;Afrique, ni pour le problème entre la Chine et le Tibet. Je reconnais sa nature pratique: aller au JO avec une liste de pro-tibetins qu&#8217;il voudrait voir libres, aller au Tchad pour les cooperants français accusés d&#8217;enlevement d&#8217;enfants, malgré la forte critique interne etc&#8230; En politique etre pratique géneralement ne fait pas de mal, mais derrière cela peut se cacher autre chose.<br />
La critique est la suivante, c&#8217;est un homme avec beaucoup de talent, qui sait utiliser l&#8217;effet médiatique des evenements pour imposer un carrisme que certains voient en lui, mais en fin de compte c&#8217;est un homme qui fait beaucoup sinon trop de tapage (je ne veux pas juger ses résultats pour le moment vu qu&#8217;il a encore plus de la moitié du mandat à disposition) mais qui fait trop de tapage en fin de compte, de résultats en obtient bien peu, meme s&#8217;il est doté d&#8217;un grand sens pratique.<br />
Qu&#8217;est ce que ceci a à voir avec notre sujet? En considérant que je discours a eu lieu quelques mois seulement après son election, le président français avait besoin de quelque chose de fort pour séduire et les paroles sont la meilleure arme à disposition d&#8217;un politicien.</p>
<p>En conclusion, c&#8217;est une bonne chose de debattre de tout ceci dans la juste mesure, en considérant deux choses. 1) l&#8217;occident a certaines responsabilités dans la situation actuelle de l&#8217;Afrique, pour ces reponsabilités elle ne payera probablement jamais car c&#8217;est ainsi l&#8217;histoire de l&#8217;humanité. 2)L&#8217;entrée de l&#8217;Afrique dans le futur et non dans l&#8217;histoire (sans la prétention de corriger un président) en fin de compte dépendra seulement  des Africains, de nous.<br />
Ne laissons pas certaines persones à la recherche de carrisme, de consensus ou de popularité venir nous dire ce que nous devons faire, nous devons évaluer persones par persone si accepter la leçon ou bien la renvoyer à l&#8217;auteur, banalement M. Barrack Obama avec moins de paroles a  donné une plus grande leçon à la jeunesse africaine et noire en géneral. Je conclut: pour qui connait un peu le débat américain, on pourait adresser au peuple noir américain les memes reproches que beaucoup de persones pensent que Sarkozy a voulu adresser aux jeunes africains ( c-a-d de cesser d&#8217;accuser l&#8217;histoire et de prendre ses propres responsabilités). Le reproche est absolument valide à mon avis, mais nous savons bien que le président français  ne pourait pas le faire au américains.<br />
Aussi, comme l&#8217;auteur de cet article je suggere de renvoyer à Sarkosy ses propos, et s&#8217;il y tient tant de l&#8217;adresser aux français d&#8217;origines africaines qui en ont besoin vu qu&#8217;il n&#8217;est pas encore le président des Africains.<br />
Merci.</p>
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