Plus de 15 ans après la publication d’un livre-biographique illustré sur le Cardinal Christian Tumi rédigé par le journaliste Célestin Lingo, l’archevêque de la vile de Douala et homme d’église le plus célèbre du Cameroun, apprête depuis plusieurs mois son dernier livre-biographique. Il sera rédigé par un certain Edouard Oum, «inconnu au bataillon», fonctionnaire, résident à Yaoundé. A près de 80 ans et bien que «solide sur sa très haute stature physique», fort bien informé, le Cardinal Tumi demeure «l’intellectuel pointu» qu’il entend rester et, surtout, l’homme qui reçoit le plus de monde dans toute la ville de Douala, la plus grande agglomération urbaine du pays.
A l’aune de la retraite, il avait souhaité que Rome nomme un archevêque coadjuteur dans la capitale économique, en la personne de Samuel Kleda, un Toupouri qui est l’ancien archevêque de Batouri dans le département de la Kadey à l’Est.
Aujourd’hui, l’archevêque anglophone qui admirait le nationaliste Bernard N. Fonlon aspire enfin à la retraite, bien que sa propre mère, centenaire, demeure en vie à Kikaikelaki dans le Nord-Ouest. Le Cardinal Tumi pense que le livre-biographique en gestation est meilleur que celui de Célestin Lingo qui comportait quelques erreurs, notamment sur l’année de son baptême, entre autres.
L’auteur aurait, en effet, effectué plusieurs voyages à l’archevêché pour les corrections des manuscrits. Très critiqué depuis «l’ouverture démocratique» par les lieutenants du président Paul Biya qui sont allés jusqu’à lui prêter l’intention de vouloir se présenter aux élections présidentielles contre le candidat de l’ancien parti unique, le Cardinal Tumi a écrit l’année dernière, «de sa main», un essai politique décrivant, à sa manière, la transition au Cameroun entre les présidents Ahmadou Ahidjo et son «successeur constitutionnel» désigné, Paul Biya.
