A propos de l'auteur Ernest PRISO EBOA

Ernest Eboa Priso, c'est a la fois économiste, conseiller d'orientation, enseignant d'informatique et planificateur de l'éducation. Il évolue dans le monde de l'éducation.

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L’orientation scolaire et universitaire au Cameroun: l’urgence de nouvelles attitudes

Au Cameroun, l’orientation  interpelle la jeunesse  lors des rentrées scolaires et universitaires. C’est l’occasion pour  élèves et étudiants  de s’interroger sur leur avenir. S’orienter devient déterminant et  angoissant; aussi de nouvelles attitudes s’imposent-elles en raison des incertitudes des jeunes face aux offres de formation diversifiées.

Conseiller d\'orientationSuis-je fais pour telle filière  ou tel métier ?
Ils sont  nombreux à se poser ces questions à un moment de leur cursus. Mais  bien qu’ils en parlent très souvent, peu d’élèves ou étudiants se réfèrent aux Conseillers d’Orientation  pour construire leur projet professionnel en raison des pratiques peu orthodoxes en vigueur dans nos lycées  et campus.

Des décisions mêlées de confusion…
Avec la liberté d’accès aux études demeurée un principe inaliénable dans le système éducatif camerounais, la prolifération des offres de  formation a rendu le besoin d’information nécessaire.
Y répondant, les Pouvoirs Publics ont mis sur pied des   stratégies de proximité de nature à vulgariser la pratique de l’orientation notamment en affectant les Conseillers, dès 1993, dans les établissements de formation.
Aujourd’hui les missions du Conseiller  relèvent de l’Orientation–Conseil, une pratique éducative continue centrée sur l’apprenant. Ainsi, il lui revient d’éduquer à l’orientation; de faire de son public–cible, un consommateur avisé de l’école.

Mais il nous a été donné de constater que la mise en œuvre de cette politique est en bute à des obstacles liés aux confusions de rôle.
Si dans l’enseignement primaire, l’on se prépare à  parler de l’Orientation aux instituteurs – avec lancement des 1ères JNOPS (Journées Nationales de l’Orientation Psychologique & Scolaire) en 2005, il  en va autrement des 2 autres niveaux d’éducation.
Dans le secondaire, malgré les JNOS (Journées Nationales de l’Orientation Scolaire) – et l’instauration d’un volume  horaire – 1h/semaine/classe- en 2004, les Conseillers sont   sevrés de leur  tâche au profit de l’enseignement; bien plus, proviseurs et censeurs, fondant leur attitude sur les scores aux  différentes évaluations,  contestent régulièrement leur avis, lors des conseils de classes d’une rapidité apodictique.

Dans le supérieur, c’est le laisser-faire qui désempare les bacheliers. La reforme universitaire de 1993, aurait complexifié l’orientation: l’étudiant paye désormais pour la Fac, le DUT ou le BTS de sa préférence! Désorientant!

Malgré les Journées d’Orientation Académique, l’action du Conseiller se limite  à la canalisation des flux d’étudiants.
Aucune stratégie censée créer une masse critique dans un domaine précis n’est mise en œuvre. Seules les Grandes écoles  bénéficient d’un numerus clausus imposé par les capacités d’accueil des établissements.

Dans les familles,  le mode opératoire des parents est tributaire de leur situation socio-économique:

  1. les pauvres, ont tendance à abandonner leurs enfants à la porte de l’école;
  2. les  nantis s’immiscent de manière autoritaire dans les décisions d’orientation de leur progéniture dès lors qu’elle ne rencontre pas leurs ambitions souvent inavouées.

Avec de telles attitudes, comment voulons–nous qu’un élève, trouve providentiel de rencontrer un Conseiller si enseignants, par-ci, et, parents, par-là sont maîtres absolus de son choix ?

Changer d’attitudes….
La décision d’orientation est un acte  protéiforme et surdimensionné. En même temps qu’elle permet d’opérer un choix, elle prépare l’individu à recevoir des savoirs et savoirs-faire  qui le  prédisposent à un métier et partant à une catégorie socioprofessionnelle; laquelle le prédestine à une hiérarchie sociale attachée à un mode vie : si vous avez choisi de faire médecine… Ne rêvez pas de la vie d’un Avocat !

La façon dont  élève et étudiants intègrent l’orientation dans leur quotidien, la perception qu’ils ont des rapports entre Conseillers et Enseignants sont autant de facteurs qui, liés les uns aux autres, déterminent leur motivation.

A titre d’illustration, sur environ 1500 Conseillers formés depuis  25 ans déjà à l’ENS, 1/5 environ ont quitté le monde l’éducation; 1/5 à peine sont en charge d’environ 75000  étudiants dans 6 universités; aucun n’a jamais présidé aux destinées de  la direction de l’Orientation.

Ces inattentions  des Tutelles à leur égard amènent le public à les considérer comme les parias du milieu éducatif.

Victime des stéréotypes  et des préjugés dans l’opinion publique, le Conseiller souffre d’un déficit d’image. Il importe de changer d’attitude à leur égard pour mieux lutter contre les  déperditions scolaires.
Dans notre société où la croissance génère peu de travail, l’adéquation formation/emploi est un impératif de recrutement. Il importe de donner à l’orientation des meilleurs espaces d’expression.

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Il y a 21 commentaires en ce moment. »

  1. En tant qu’enseignant réalisant depuis toujours les exigences de l’orientation permanente des élèves,j’ai appris à composer avec les étudiants à cet effet,au moins une fois par an,de manière indépendante,ou en collaboration avec le service d’orientation de mon établissement. Le procédé consiste à mettre ensemble élèves et étudiants de diverses filières pour échanges en questions-réponses.
    Par ailleurs,on a fait des échanges radiophoniques sur l’orientation vis-à-vis de l’université de Douala,tout au moins, sur deux radio,en Août 2008.J’ai sollicité ensuite et en vain des espaces de communication permanente sur la question auprès de cinq stations fm de Douala sans succès.
    Mais l’on devrait y parvenir un jour ou l’autre, de manière à discuter au moins une fois par semaine des filières universitaires et de débouchés professionnelles, sur les ondes.

  2. Quelle perception avez-vous de la corruption dans le monde de l’Education?…

    Le milieu universitaire serait-il le lieu de tous les abus? A en croire l’opinion étudiante, on en est pas éloigné!
    ……

  3. suis flatté par les vérité qui se disent ici sur l’orientation. mais je pense que l’heure est à l’identification des responsables (humains ou stratégiques) de l’engourdissement de l’orientation au Cameroun.
    c’est au prix de la dénonciation que le public sera interpellé, l’Etat aussi.
    je viens de le faire dans deux ouvrages:
    1) le conseiller d’orientation scolaire, universitaire et professionnelle au Cameroun: un luxe? une sinécure? CEPER SA, Yaoundé Aout 2008; disponible à Clé (Capitole yaoundé) et peuple noir (Tsinga)
    2) Orientation-conseil scolaire et universitaire au Cameroun: l’urgence d’une remédiation; sous presses chez l’L'harmattan

  4. Merci pour cette page.
    voici et pour des besoins de partage puisque le même but nous anime:
    Note de lecture de l’ouvrage :
    LE CONSEILLER D’ORIENTATION SCOLAIRE, UNIVERSITAIRE ET PROFESSIONNELLE AU CAMEROUN : un luxe ? Une sinécure ?
    De : Joseph BOMDA (Tél : 77046541; E-mail : messayo@yahoo.fr )
    Paru aux éditions : CEPER SA, en Août 2008
    Synthèse de lecture
    Le problème d’inadéquation formation emploi au Cameroun, en dépit des efforts notables des pouvoirs publics pour la professionnalisation des enseignements et apprentissages, a interpellé l’auteur.
    En se fondant sur une revue de littérature variée, d’ici et d’ailleurs, il démontre que la méconnaissance et le déficit d’usage des services d’orientation scolaire, universitaire et professionnelle, pourtant présents dans le système éducatif camerounais, en est pour beaucoup.
    Aussi, tout en répondant aux questions de savoir si le Conseiller d’orientation, scolaire, universitaire et professionnelle au Cameroun est un luxe ou une sinécure, il informe et forme le public utilisateur, partenaire et bénéficiaire des services d’orientation – conseil scolaire, c’est-à-dire : les Chefs d’établissements, les Censeurs, les surveillants, les enseignants, les parents, les élèves…, de :
    qui est le conseiller d’orientation scolaire, universitaire et professionnelle ;
    ce qu’il fait et de comment il procède ;
    la différence entre lui et un enseignant ;
    des dangers pour le système éducatif camerounais et la nation toute entière de la confusion entre lui et un enseignant ;
    des intérêts de la critique de faire de lui un Enseignant dans le combat pour une perspective de son intégration efficiente dans le système éducatif camerounais.
    Quelques extraits des commentaires à propos :
    « Cet ouvrage est un élément d’information et de formation du public tout venant : Élèves ; Parents ; Enseignants ; Directeurs, Principaux et Proviseurs des lycées et collèges ; Écoles de formation des Enseignants et de Conseillers d’orientation ; Formateurs des Enseignants et des Conseillers d’orientation ; Enseignants délégués à l’orientation scolaire… et, des partenaires de développement des systèmes éducatifs (UNESCO, UNICEF…). Ils y trouveront le cadre juridique qui fonde l’action du Conseiller d’orientation au Cameroun et les dangers qui guettent un souci inopérant de ne pas le respecter. » Extrait de la préface de Dr FONKENG EPAH George, Psychopédagogue, Université de Yaoundé I – Cameroun.
    « Cette initiative mérite d’être saluée car l’auteur vient, par là, commencer à résoudre l’un des problèmes de l’orientation scolaire au Cameroun à savoir l’absence d’ouvrages de vulgarisation ou de portée scientifique écrits par les Conseillers d’orientation camerounais eux – mêmes. Pour ceux qui font des efforts, ils se limitent à publier des documents d’information sur les filières d’études et leurs débouchés professionnels, malheureusement peu lus. Or, l’orientation scolaire va au – delà de cette préoccupation première qui donne à la population l’impression que la fonction de Conseiller d’orientation est vulgaire et manque de profondeur et de technicité. » Extrait de l’avant propos de Monsieur OKÉNÉ Richard, Psychotechnicien et Conseiller d’orientation scolaire depuis 32 ans au Ministère de l’Éducation Nationale et actuellement au Ministère de l’Éducation de Base du Cameroun.
    « En raison des multiples problèmes liés à l’introduction de l’orientation scolaire, universitaire et professionnelle dans le système éducatif camerounais, ce livre n’aurait pas été écrit qu’il aurait fallu l’inventer ou le commander. » Extrait de la postface de Dr KINGNE Edouard, Conseiller d’orientation scolaire et formateur des Élèves – Conseiller d’orientation depuis 23 ans à l’École Normale supérieure de Yaoundé – Cameroun.

  5. bonjour,
    j’ai ete tres ravi de lire votre article qui pour ma part est tres precieux et indispensable a tout conseiller d’orientation soucieux de bien faire son travail;je voudrais vous demandez ce que vous pensez de ce theme a savoir:l’orientation scolaire theorie et pratique
    je prepare en ce moment mon memoire et c’est le sujet que j’ai choisi.je suis un conseiller d’orientation en formation.merci de me repondre

  6. PETEROU OLIVIER voudra-t-il bien m’écrire individuellement dans ma boite mail: messayo@yahoo.fr ou messayo@gmail.com.
    vous êtes élèves où????????,,
    Merci à Priso Eboa pour cette page.
    que vive les sciences de l’orientation scolaire!!!!!!!!!!

  7. la question de l’orientation-conseil reste et démeure une actualité n’en déplaise à ceux qui pour une raison ou une autre pensent autrement. je me rejouis que des actions intellectuelles comme celles de Joseph Bomda paraissent. le développement tant recherché est passé ailleurs par la mise en valeur des ressources humaines. le problème de l’orientation-conseil se pose lorsque la croissance et la multiplication des savoirs modernes et des types de formation introduit une variété de possibilités que de choix. c’est à l’orientation d’harmoniser les besoins de l’individu et ceux de la société; c’est à son succès, dans cette tâche en apparence contradictoire, qu’on pourra mesurer son éfficacité. voila dépuis longtemps que nous avons sacrifié l’avenir de la jeunesse camerounaise car c’est parceque l’orientation fonctionne mal que des troupeaux d’adolescents sont conduits à des dipômes ou à des qualifications inutilisables dans la vie active.l’avénement des structures étatiques comme le MIN. EMPLOI ET FOR.PROF a fait suscité des espoirs qui sont hélas englués dans la « bureaucratie comprador» , celle là même qui comme une pieuvre annihile les volontés les plus louables pouvant favoriser le reveil et l’action des pays africains en général et du Cameroun en particulier. MBOHOU JP. ( jmbohou at gmail.com)MINEFOP/YDE.

  8. bonsoir m eboa, je suis m kouoh ekona marcel, étudiant à l’injs de yaoundé,dans la division des sciences et techniques de l’animation. je suis en 3ème année,conseiller de jeunesse et d’animation.je suis actuellement en train de préparer une monographie sur l’importance des centres d’écoute en milieu scolaire.le sujet de votre ouvrage, tout comme celui de m bomda, montre avec quelle acuité sévissent encore les prblèmes de l’orientation au cameroun.le but de ma recherche est de montrer qu’il peut et doit avoir une synergie dans les activités des 2 conseillers en milieu scolaire, les problèmes liés à l’absence d’effectifs étant partagés dans les 2 corps de métiers.

  9. il est toujours interressant de savoir que l’intellectuel agit pour changer ou pour participer à changer les choses qui nous affectent. M Kouoh, votre souci est louable et à encourager. je souhaite que votre travail permette à la fin de comprendre que les services d’orientation scolaire, de jeunesse et d’animation sont nécessaires à l’épanouissement de la jeunesse. ce ne sont pas des services résiduels. une action concertées entre ces deux experts est nécessaires pour qu’enfin notre système éducatif cesse d’être au service de l’économie informelle. courage!

  10. très ravi de constater que l’Orientation sort progressivement des sentiers battus pour s’inscrire au firmament des activités modernes parce que modernisables.merci à monsieur Bomda pour sa volonté de faire de l’éducation continue des CO une réalité dans notre pays.je sui entièrement d’avis avec mr Mbohou,car la parfaite intégration de notre corps dans la famille éducative dépendra de notre capacité à mettre en oeuvre nos valeurs intrinsèques sur le terrain.

  11. Salut,moi c’est Chermin et je tiens tout particulièrement à encourager tous les intervenants pour leurs idées constructivistes et surtout leur souci commun de la valorisation pour les uns des services de l» orientation conseil et pour les autres de la jeunesses et de l» animation.
    Cela étant,je tiens à préciser que je suis élève conseiller d’orientation à l» ENS de Yaoundé et j’ai de sérieuses préoccupations en ce qui concerne la foramtion de nos camarades de l’ENS de Maroua.Ceci est d’autant plus vrai que,avec toutes les polémiques qui ont accompagné la création de cette école et aussi tous les problèmes logistiques d’ont ils doivent faire face on est en droit d» avoir un peu de réserve.
    Ma question est: viendront ils résoudre ou plutôt accroitre les problèmes de l’orientation conseil

  12. très bonne interrogation!!!! mieux, si je peux vous paraphraser, voici ce que je dirai: quand l’ENS de Yaoundé forme des Conseillers pour la plupart Conseillers théoriques en dépit des Dr., du fait d’absence de pratique réelle, et avec un effectif moindre, généralement 60 par promotion, quelle sera la qualité et le rendement de 625 conseillers en cours de formation et entre les mains, beaucoup plus de doctorants??????????

  13. ouf! LA MEME POLITIQUE,CELLE LA MEME QUI CONSISTE A DETRUIRE UN SYSTEME QUE DE VAILLANTS CAMEROUNAIS S’ECHINENT A HARMONISER. EN AUCUN MOMENT, IL N’A ETE QUESTION DE RECRUTER EN MASSE A L’ENAM POUR RESOUDRE UN PME POLITIQUE. CEUX QUI VIENDRONT DE MAROUA MERITENT QU’ON LES ACCEPTENT MALGRE LEUR APRIORI MEDIOCRATIE. LE SYSTEME EST UN POISON QUI LENTEMENT DETRUIT LES ESPERANCES D’UN PAYS EMERGEANT EN 2035. CELA NE PEUT ETRE AUTREMENT PUISQUE LA RESSOURCE HUMAINE PRODUCTIVE RECRUTEE EN 2010 L’EST DANS LES PIRES ET DEPLORABLES CONDITIONS. JE SWTE A CHEMIN DE BV ME RENCONTRER AU MINEFOP POUR ECHANGES.

  14. Merci pour vos différents avis et intérrogations…je me dis tout de meme que pour ce qui est des futurs conseillers d’orientation de Maroua,étant donné qu’ils ont au moins tous à priori rempli les conditions d’accès ( licence entre autres) à la profession,je suppose donc que ce sont des persons rationnelles qui savent qu’avec tous les préjugés dont ils font et devront faire face,la seule solution pour s’imposer reste le TRAVAIL.Vous l’avez vous meme si bien dit,qu’à Yaoundé les élèves rencontrent aussi les memes difficultés malgré que ce soit à une moindre echelle………..Vivement que l’orientation conseil en sorte sans trop de dégats!!!!!!!!!!

  15. il est plus facile pour mous les élevés de mous laisse dirigée par les conseilleurs orientations je suis un élève qui a été bloque dans sa vie par les conseilleur orientation ils ont demande d’allée dans une branche qui était par la mien .ce qui c’est passe c’est que j’ai fait la concours dans un lycée thermique de la zone je les eu avec une note de 12.55 j’ai fait tout mon 1cycle en électricité l’équipement(EE) mais au second cycle ils ont décidé de me mettre en construction mécanique(F1) aujourd’hui je me sais plus quoi faire j’ ai déjà faire 3ans en premiereF1 que faire continue dans une branche qui me ne plait par au bien rendre en électricité donnée moi les conseil. Moi je n’ai personne pour le faire j’ai besoin de vous.

  16. Mon cher Jules!
    En tant que Conseiller d’orientation, je me dois d’éviter de m’apitoyer sur le sort d’un client comme toi. Tu m’excuseras donc de bien vouloir, tout en comprenant ton mal être et certainement celui d’autres jeunes qui sont dans ta situation, de me permettre une certaine froideur d’esprit. Je vais être long à dessein, parce que mon souci c’est de m’adresser à travers toi à plus de jeunes et de familles. ET CE N’EST QU’A LA FIN DE MON PROPOS QUE TU TROUVERAS MON CONSEIL PERSONNALISE A TON ENDROIT. TU PEUX DONC ALLER DIRECTEMENT A LA FIN DE MON EXPOSE SI TU LE VEUX.
    1- le conseiller d’orientation ne décide pas de l’orientation d’un élève. l’expérience du terrain démontre que c’est au terme d’un conseil de classe que les élèves sont orientés sur la base des PROPOSITIONS EXPERTES DU CONSEILLER D’ORIENTATION. Ses propositions devraient être le fruit d’une synthèse analytique des données venant tant de l’élève (ses intentions d’orientation, ses aptitudes, ses motivations…) que de son entourage (professeur principal, parents, les réalités du monde professionnel…). Aussi, si le tien a décidé de ton orientation, tout en le condamnant, je suis au regret de constater que tu t’es laissé amener. ce que je redoute parce que généralement, nombreux sont les élèves qui ne consultent pas de Conseiller et quand bien même ils l’ont fait, à la rentrée, il s’arrange toujours avec le CONSEIL PERMANENT ou l’un de ses membres pour changer leur option d’orientation;
    2- L’orientation de l’élève que tu es est l’aboutissement d’un double processus: l’éducation en orientation et le conseil en orientation. dans le premier, le conseil doit lors des séances d’information prévues à raison de 6 heures par semaine vous amener à connaitre le monde éducatif (les filières et les débouchés) et le monde socioprofessionnel (métiers…). dans le conseil en orientation, il devrait te recevoir, t’écouter, t’entretenir, investiguer, OUVRIR TON ESPRIT SUR LES VOIES PLAUSIBLES DE SOLUTION et, ESPÉRER T’AVOIR AIDER A GRANDIR POUR TE LAISSER DÉCIDER. En dernier ressort, tu veux bien te rendre compte que la DÉCISION TE REVIENT. ET SI JAMAIS A LA REMISE DES BULLETINS VOTRE ORIENTATION NE VOUS CONVIENT PAS, VOUS AVEZ DEUX SEMAINES AU REGARD DES TEXTES POUR CONTESTER. PASSE CE DÉLAI, LA PROPOSITION D’ORIENTATION VAUT DÉCISION D’ORIENTATION
    3- Le problème que tu poses trahit à n’en point douter le malheur de l’orientation-conseil au Cameroun. Qui est conseiller d’orientation au Cameroun? Comment est-il formé? Comment est-il utilisé? Quel est plan est mis sur pied pour évaluer et suivre son terrain? Jules même si ces questions ne s’adressent pas à toi, sois heureux de savoir que tu as participé à porté à l’attention des gestionnaires et administrateurs de l’éducation au Cameroun un problème sérieux. LE CONSEILLER D’ORIENTATION CAMEROUNAIS N’A PAS LES MOYENS POUR TRAVAILLER EFFICACEMENT. Tu es victime de ce paradoxe comme bien d’autre.
    4- Tu soulèves là un problème auquel beaucoup d’élèves et familles camerounais sont confrontés. le système éducatif camerounais tel que conçu n’est pas favorable à l’évolution des élèves qui ont opté pour l’enseignement technique. APRÈS LE CETIC, UN ÉLÈVE DOIT CONTINUER DANS UN LYCÉE PROFESSIONNEL. DANS TON DOMAINE COMME DANS PLUSIEURS AUTRES, IL N’Y EN A PAS. LES LYCÉES TECHNIQUES SONT POUR CEUX QUI ONT EMBRASSE L’ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL ET QUI AU TERME DU BEPC DÉSIRENT FAIRE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. Jules, tu verras donc que les programmes de cours des 2nde techniques sont conçus pour permettre au généralistes venus de la 3ème d’être performants. A polytechnique comme à l’ENSET, tu verras aussi que ceux qui réussissent sont les généralistes (Bac C le plus) et pas nécessairement les Bac Techniques. Regardes aussi dans les IUT…
    5- Enfin, tu triples dans la même classe. sans savoir qui t’enseigne, comment tu prends les cours, comment tu les étudies, ce que tu as comme projet, là où tu vis et tes rapports avec ton entourage…, je vais te conseiller de laisser tomber cette filière et de te trouver un école de formation professionnelle dans la liste agrée par le MINEFOP qui te permettra de valoriser ton CAP en électricité d’équipement. Ne SOUFFRES PAS DE CROIRE QUE SI TU AS ÉCHOUE A L’ÉCOLE, TU AS ÉCHOUE OU ÉCHOUERA DANS TA VIE.

    COURAGE

    BOMDA

  17. le cas de ce garçon est symptomatique d’un état de délabrement des fonctions fondamentales d’accompagnement de la vie présente et future dans notre pays:

    1- l’enseignement se dégrade je plains en effet ce garçon au moment où il devra rédiger une demande d’emploi manuscrite , mais passons ce n’est pas le sujet

    2- les C.O. sont : qui des pestiférés du monde éducatif et dans ce cas minimisés et même rejetés notamment par ceux même qu’ils sont censés aider et très souvent sur recommandation des enseignants qui y découragent ; qui des espèces de médecins de la discipline-pédagogie dont l’avis serait inébranlable du fait de l’autorité que leur confère la fonction: cela est significatif de la psychologie sociale dans laquelle nous nous enfermons et qui veut que le titre ou le diplôme confère la compétence: une erreur!

    voilà de fait un garçon qui pour avoir « écouté»  un C.O se retrouverait piégé! en vérité, les deux sont fautifs: le CO. car il a manqué de mieux expliquer ses choix: il n’y a surement pas eu de bilan d’orientation conseil de sa part pour l’élève et l’élève car il aura pêché par trop de foi et trop peu de curiosité (comme monsieur bomda l’a précisé: deux notions jouent en phase dans le processus: l’éducation en orientation et le conseil en orientation: ils y auront pêché tous les deux)
    selon ce que je crois en savoir, le travail de C.O. agit à une triple dimension: les desiderata, aspirations, intentions, motivations, étant-personnalité, … de l’ELEVE; une RECOMMANDATION DE SON ENTOURAGE SOCIO-EDUCATIF, et SA relation avec le C.O. !!

    3- effectivement si les secteurs capables de générer de la richesse au sein de l’éducation nationale sont l’enseignement supérieur scientifique-technologique et l’enseignement secondaire technique, le second souffre de ce qu’il est construit au bénéfice à long terme des titulaires de BEPC tandis que le premier pâtit de sa relation coupable avec les « faiseurs de programmes»  qui sont très souvent des élus de l’enseignement secondaire général

    que faut-il faire ou plutôt que ne faut-il plus faire: depuis près de 15 ans, notre pays qui avait l’un des systèmes éducatifs les plus performants d’afrique voire du monde se complait dans la stagnation et la nostalgie d’un âge d’or!! avec cela on nous parlera de puissance du cameroun et de développement en voie. la vérité c’est que là où d’autres essaient d’aller de l’avant et par là même de changer de psychologie sociale; nous stagnons, nous… régressons.

    je me réjouis de constater que de plus en plus ces questions d’orientation-conseil soient mises sur le devant de la scène ( avons-nous enfin compris que ce n’est pas seul l’unesco qui est apte à comprendre ces problématiques en afrique et à les développer?) et j’abonde dans le sens de mr bomda pour avoir mieux relu son rapport sur slideshare: une certaine pratique et la non-pratique de cette orientation nécessaire contribue à n’en point douter à accroître la pauvreté.
    la faute revenant tant aux pouvoirs publics, qu’à une non-communication des réalités de science par les canaux (de communication) que la « plèbe»  connait. je serais d’accord quand on me dira que cela nécessite de l’argent ainsi, je vous propose ceci: de plus en plus de jeune de 15 à 24 ans sont sur internet au moins une fois par mois et toujours plus à faire des recherches (exposés notamment en plagiat de wikipedia). que le ROCARE, dont je sais que vous êtes nombreux membres, essaie de construire un périodique éventuellement mensuel en PDF/Word qu’il enverra principalement aux collègues enseignants de toutes les uv du secondaire et de l’universitaire ( de sorte que ceux-ci changent de regard sur la fonction de C.O. et apprécient les réalités de son débat scientifique pour solutionner les problématiques les plus diverses du monde social et sociétal ) mais aussi et dans un second temps aux élèves et étudiants !! que ceux-ci s’imprègnent des questions d’éducation comme moyen de l’émulation et de l’émancipation intellectuelle!

    notons bien: « l’avenir est dans l’école»  et en vérité V. HUGO a raison: « quand on ouvre une école, on ferme une prison» . le sénégal a -5000 FRS de droits universitaires en sciences médicales (pour les BOURSIERS) et pas de concours pour y entrer; pour le cameroun vous connaissez la suite!
    comme je le disais donc à une connaissance y a pas longtemps : si cette génération (en l’occurence la mienne) passe sans changer de mentalité (psychologie sociale) et de moyens d’action pour accéder à plus de croissance intellectuelle, je crains le pire quand à notre capacité à rattraper les pays du nord en matière d’accomplissement des critères de développement;

    un jour…

  18. Bonjour,
    Je commencerai par citer Doualla Yann: « l’enseignement se dégrade je plains en effet ce garçon au moment où il devra rédiger une demande d’emploi manuscrite , mais passons ce n’est pas le sujet» . Si, c’est un épiphénomène qui me semble aussi important que le sujet principal.Cet élève Jules écrit comme il s’exprime et il est urgent qu’en tant qu’éducateur qu’on lui tire la sonnette d’alarme là-dessus.
    Mon cher Jules, je t’invite au travail pour améliorer ton niveau de langue. C’est le seul instrument que tu disposes pour vendre tes compétences en électricité acquises pendant le premier cycle. Si j’avais besoin de quelqu’un pour me faire des travaux en électricité et que tu m’écris ce que je viens de lire, je répondrai simplement et tout gentiment: Monsieur, nous avons reçu votre candidature et nous vous en remercions. Après une étude minutieuse de votre dossier, nous sommes dans le regret de vous informer que votre candidature n’a pas été retenu. Nous vous souhaitons une bonne chance dans la suite de vos démarches de recherche d’emploi.

    Si je te rédige cette réponse c’est pour que tu comprennes, le jour où tu en recevras que ton dossier n’a jamais été étudié et ton courrier est passé directement à la poubelle. C’est pour récompenser les efforts que tu as fournis pour écrire que le plus gentil des recruteurs te répondra ainsi.

    Dis moi Jules, tu veux des diplômes ou tu veux des compétences « connaître le travail»  en électricité?(Que les intellectuels me pardonnent de voler bas avec Jules, c’est pour qu’il comprenne bien mon conseil).Si tu veux connaître le travail, fais ce que Bomda t’a conseillé c’est aller dans un centre de formation professionnel pour faire électricité. Là bas tu auras l’occasion de faire un stage. Pendant ton stage tu vas montrer aux gens ce que tu es capable de faire et c’est par là que tu peux te faire remarquer. En attendant, fais tout pour travailler dans le chantier où on fait de grands travaux électrique, même si on ne te paie pas,ça te donnera l’occasion d’apprendre le travail.

    Je remercie Bomda et les autres intervenants pour leurs interventions que je trouve bien riches, mais j’ai peur que le pauvre Jules n’ait rien pigé de tout ces « discours de long crayon»  (j’en fais partie).

    Pour terminer je vous raconte une annecdote: Lors d’un échange avec les candidats au titre de Psychologue du travail en France sur leur stage en cours, une candidate me rapporte qu’elle a été scandalisée à son lieu de stage par sa maîtresse de stage qui a 10 ans d’expérience. Il se trouve qu’elle est associé au recrutement des stagiaires à une formation. Et bien avant la passation des tests et de l’entretien sa maîtresse de stage lui dit ceci « il y a un mec parmis les candidats, dès que je l’ai vu j’ai du coup compris que ça ne servait à rien qu’il passe les tests, en tout cas, il échouera» . Et justement ce monsieur n’a pas été reçu à cette formation, l’entretien s’est mal passé avec la maîtresse et en présence de la stagiaire.

    Ce n’est pas qu’au Cameroun qu’on peut trouver des brebis galeuses, Jules a peut être été une victime, mais ce n’est pas la fin du monde pour lui.

    Bon courage Jules!

  19. nul ne douterait du conseil de monsieur bomda à notre cher jules
    ne point désespérer
    mais il serait tout de même plus loisible pour Jules comme le dit M. Bomda qu’il suive une formation!

    courage jules, l’absence de diplôme national ne fait pas forcément échec professionnel

    je ne fais pas de pub mais le collège de la salle offre les formations qui pourrait t’intéresser

  20. c’est avec un tristesse que j’ai parcouru la plainte de sieur Jules. D’entrée de jeu j’épouse l’introduction de Nguetsa en ce qui concerne la qualité de l’enseignement dans notre pays à travers le « discours»  de cet élève. Ce qui pour moi est même le centre des questions d’éducation au Cameroun. ne faut-il pas voir en l’expression de ce jeune comptriote les manquements de ceux avec qui nous partageons le milieu éducatif? La non considération du conseiller d’orientation et partant les querelles qui enrourent ses prises de position ne sont-elles pas liées au fait que les autres partenaires éducatifs refusesnt de suivre le triatement du médecin du système éducatif qu’est le CO? Des interrogations comme celle-ci ne sont pas à éviter.
    Revenant au problème posé par Jules, je dirais tout simplement qu’il ne se connaît pas, encore moins la fonction de chacun des partenaire du milieu éducatif. Raison pour laquelle il croit que c’est son Conseiller qui l’a mal orienté. Lorsqu’on se connaît en même temps que ses aspiration on change d’établissement pour aller faire son choix.
    Donc, après deux ans d’échec tu aurais dû ratrapper la troisième en t’inscrivant dans un établissement qui offre la formation en électricité. Mais puisque le mal est déjà là et que l’âge aussi s’augmente je pense que le conseil de Bomda est la voie de sauvetage immédiate, sinon tu va te trouver à ne rien faire et donc à ne pas satisfaire ton besoin d’exercer dans le domaine de l’électricité.
    Courage, rien n’est perdu d’avance pour celui qui sait où il va et ton traitement à commencé par le fait même que tu ai poser publiquement ton problème.
    Bonne chance

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