Les pays africains ont adopté plus de réformes en 2007–08 que dans toute année précédemment couverte par Doing Business et trois des dix premiers réformateurs du monde se trouvent en Afrique : le Sénégal, le Burkina Faso et le Botswana.
Les réformes se multiplient également dans trois pays sortant d’un conflit — le Libéria, le Rwanda et la Sierra Leone (figure 1.3). Maurice, pays de la région où la réglementation est la plus favorable aux entreprises, continue à réformer et figure cette année sur la liste des 25 premiers pays pour la facilité de faire des affaires.
Cette volonté de réforme se manifeste après plusieurs années de croissance économique sans précédent en Afrique. Le taux de croissance a frisé les 6 % en moyenne au cours de la dernière décennie, grâce à l’amélioration des conditions macroéconomiques et à la diminution des conflits sur le continent.
Face à l’élargissement des possibilités économiques, il était urgent d’alléger les contraintes réglementaires, ce à quoi s’emploient de plus en plus les pays de la région. Les pays réformateurs sont également conscients que l’augmentation de l’activité économique dans le secteur formel, grâce à la création d’entreprises et d’emplois, est la meilleure façon de réduire la pauvreté.
La plupart des pays réformateurs en Afrique ont mis l’accent sur la facilitation de la création d’entreprise et la réduction des coûts d’importation et d’exportation.
Mais il reste beaucoup à faire. Les entreprises africaines se heurtent encore à des contraintes réglementaires et administratives plus lourdes que dans toute autre région, et les droits de propriété et ceux des investisseurs sont moins bien protégés en Afrique qu’ailleurs.
Sur le plan positif, la mise en oeuvre de réformes dans de telles circonstances montre clairement l’attachement des gouvernements à créer des institutions solides et à adopter des politiques vigoureuses, ce qui contribue à attirer les investisseurs.

