Par 20mai.net 17 septembre 2008 8 commentaires
A l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’assassinat du leader politique Ruben Um Nyobé, le leader politique de l’Union des Populations du Cameroun (UPC) assassiné par l’armée française en 1958, l’actuel bureau de cette formation politique a demandé à la France de reconnaître le massacre des leurs partisans en 1955 comme un génocide à part entière et d’envisager les dédommagements conséquents.

Le cinquantenaire de l’assassinat, par l’armée coloniale française, de Ruben Um Nyobé, ancien secrétaire général de l’Union des populations du Cameroun (UPC), la plus vieille formation politique du pays créée en 1948, a été marqué le 13 août dernier sur l’étendue du territoire national par des conférences-débats commémoratives destinées à magnifier l’œuvre du nationaliste et à revisiter la mémoire des leaders du parti.
« Le moment est venu pour que la France reconnaisse son génocide au Cameroun, et qu’elle répare le lourd tribut qu’elle a causé aux Camerounais« , a affirmé le responsable local de l’UPC à Douala, le combattant Mboua Massock.
En 1955, l’armée coloniale française avait lancé une répression meurtrière des militants nationalistes du parti que l’administration coloniale avait prohibé.
« Ce serait une erreur d’oublier le génocide français au Cameroun, car si l’on parle du génocide rwandais avec une forte implication de la France, la situation est identique au Cameroun, sinon plus« , ont déclaré les leaders actuels de l’UPC.

Pour la majorité des camerounais, Ruben Um Nyobé apparaît encore, 50 ans après sa mort, comme une véritable icône de la lutte contre le pouvoir colonial. Il avait posé des actes forts comme la demande d’indépendance du Cameroun devant les Nations Unies, lors d’une intervention mémorable à l’ONU, prélude au soulèvement contre les forces d’occupation.

Le message réformateur de Ruben Um Nyobé avait été très mal accueilli par la France qui avait alors lancé les opérations de répressions meurtrières des principaux leaders politiques de l’UPC, suivie de massacres de populations, principalement dans les régions du Littoral, de l’Ouest et une partie du Sud.
Ruben Um Nyobé fut abattu le 13 septembre 1958 à Libel li Ngoï, dans la région de la Sanaga-Maritime, localité située entre la capitale Yaoundé et Douala, la métropole économique.
Malgré la suspension du multipartisme au Cameroun en 1966 et la naissance du parti unique, l’UPC avait continué clandestinement ses activités, avant de reprendre une vie normale suite à la restauration du multipartisme au Cameroun en 1991.
Le parti de Ruben Um Nyobe jouit encore aujourd’hui d’un grand prestige et d’un grande reconnaissance de la population mais sur le terrain, l’UPC ne parvient toujours pas à concrétiser le succès populaire dans les urnes.

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  • Arielle

    Ohhlaala, jusqu’à quand ceci va t il durer? Jusqu’à quand nos vieux vont demander réparation? Ils se réveillent plus de cinquante ans après un fait pour réclamer! y’a prescription!

    Qu’on laisse mon Cameroun en paie, on a pas besoin de faire reconnaitre le génocide qu’il y’a eu. Les gens là ont fait ce qu’ils ont fait. Aujourd’hui qu’on s’attèle à ce que ca n’arrive plus jamais.

    Laissons un peu le passé au passé!! S’il vous plait.

    Vous attendez quoi? recevoir des indemnités? que SARKO FASSE un discours en demandant pardon? ekié pourquoi est ce que nos grands aiment le tourner en rond comme ça?!

  • kmit

    Arielle , je ne suis tout a fait d’avis avec toi … Aussi vrai que aussi loin que remonte l’histoire de l’humanite l’on a toujours juge les genocidaires , il est normal que nous jugions les notres . Ce qui ne semble inapproprie voire bancale c’est bien la demarche adopter ici : attendre que le bourreau reconnaisse ses tort et qu’ il envisage des dedommagements (probablement qu’il en fixe le taux). non! non! et non! soyons serieux pour une fois : ecoutons Shanda TONME et intaurons un tribunal via la societe civile, statuons condamnons les ! et veillons comme un seul homme a l’execution de la sentence.

  • http://camer.be bamka

    sinon pourquoi depuis la 2ème guerre mondiale les gens tjours réclammations , je suis sûre que cette personne fait partir des rg qu’elle arrête de nous espionne nous avons le droit de reclamez ,nos or et morts pour rien au noms de la colonisations et surtout pas un discours mais un proces madames ; arrêtez de nous espionné qui êtes vous exactement pour vous mêlez de nos affaire surtout de quoi vous vous melez

  • B. Tchucham

    D’abord, les génocides, comme les crimes contre l’humanité, sont imprescriptibles et peuvent être poursuivis même mille ans après leur commission, pourvu qu’ils soient établis.
    Les documents établissant les massacres massifs de populations dans notre pays sont classés « secret défense»  jusqu’à aujourd’hui encore par la France terrorisée à l’idée d’un procès qui conduirait en prison bien des acteurs encore vivants, et en outre, l’obligerait à réparation, les très nombreuses victimes directes et leurs familles étant encore vivantes, sans compter le peuple camerounais tout entier.
    Pire: la version officielle de la France qui s’appuie sur l’argument éculé du fardeau de l’homme blanc, serait mise à mal, les assises de la nébuleuse « Françafrique»  seraient ébranlées pour de bon, des comptes lui seraient demandés de partout, surtout par son opinion nationale.

    Par ailleurs, il n’est pas possible de construire un avenir quel qu’il soit sur l’amnésie par rapport à nos héros, que les régimes néo coloniaux successifs au Cameroun ont ou purement et simplement reniés ou reconnus à des fins de manipulation politique.

    Il est par conséquent indispensable que notre génération s’efforce à restaurer ce travail de mémoire et à obtenir non seulement que les criminels soient jugés, les victimes dédommagées, mais encore que nos héros trouvent leur place dans le panthéon de nos dieux, que des monuments, édifices et boulevards rappellent et célèbrent leur mémoire et leurs hauts faits pour la postérité.
    C’est en ce sens que l’acte du Grand Combattant Mboua Massock est éminemment important, et c’est pour cela qu’il est très grave de penser qu’il faut « laisser le passé au passé» .

    L’initiative doit donc être saluée à sa juste valeur, et si on s’en donne les moyens, on arrivera à obtenir justice.
    Déjà le grand-frère Shanda Tomne, s’inspirant du cas rwandais, a indiqué la piste très pertinente de la création d’une institution judiciaire nationale à cette fin, par rejet de la juridiction internationale partiale, à-tête-chercheuse.
    C’est donc une affaire hautement politique, dépendante de ce fait du pouvoir et de la volonté politiques. Or comme on sait que les tenants actuels du pouvoir ne peuvent pas scier la branche sur laquelle ils sont assis, il faudra donc que les forces patriotiques et nationalistes trouvent moyen de parvenir au pouvoir afin de créer des institutions appropriées et mettre en mouvement l’action publique à fin de juger les atroces crimes contre l’humanité commis au Cameroun, ces crimes qui nous ont arraché la fleur de nos élites, les meilleurs des hommes, et précipité dans les ténèbres l’ère radieuse dont leur charisme et leur vision auréolaient l’avenir de notre pays à l’aube des indépendances.

    Vive le Cameroun, ton heure est venue!

    B. Tchucham

  • georges ndam

    je suis d’avis avec toi tchucham!!
    mais que je sache,l’upc n’est pas que um nyobe?
    ou sont passes felix roland moumie,ernest oundie et tous les autres que je ne connais pas?faudrait pas les gens maquillent l’histoire,racontez le telle qu’elle svp…

  • http://www.vibez-altitude.fr Justice

    Voici enfin venu le moment qu’attendait bon nombre de camerounais par rapport au génocide de 1955 causé par la France. Justice devrait être faite, donc la France doit écoper la punition qui vaut son crime.

  • Andolyn

    Pourquoi se limité à 1955 qui, ne marque que le début de de cette barbarie qui durera jusqu’en 1970 et causera plus 500 milles morts et disparu.
    des villages bombardés au Napalm (arme de destruction massives) principalement en Sanaga Maritime et à l’Ouest où on a assisté à un véritablement génocide. ne nous demandez pas d’oublier des dizaines de milliers de victimes en Sanaga maritime, les 50% de la population de la region de l’ouest qui a été exterminer. il faut que le génocide soit reconnu par leurs auteurs, qu’ils demandent pardon et engage des réparations afin que l’on oubli et qu’on se mettent ensemble pour batir un avenir prospere, où ne ne surgiront plus les frustrations et babaries du passé. Vos ancêtres morts pour la cause ne souhaiteront certainement que vous n’oubliez pas leur combats, sinon par votre silence vous seriez des complices de ces actes odieux.

  • Silas

    Il n’y a pas de prescription pour un génocide Arielle et la France l’a tellement bien compris qu’elle fait pression sur la, Turquie pour qu’elle reconnaisse le génocide arménien… Qu’en dis tu? Ce qui me gène avec l’actuelle UPC et notamment avec les « opposants»  c’est leur incapacité chronique a comprendre le fonctionnement du monde et à ne se borner qu’à des revendications. Que chacun médite ceci et je cite ROSA PLUMELLE AMELIA URIBE, auteure de LA FEROCITE BLANCHE, des non-blancs aux non-aryens, GENOCIDES OCCULTES DE 1492 A NOS JOURS. Extrait de la page 31:
    « Il est temps et nécessaire qu’au moins les Noirs sachent que la différence fondatrice du décalage entre le génocide afro-américain et les génocides hitlériens relève non pas des faits, mais de leur qualification juridique, ainsi que de la qualité des victimes. Une fois cela admis, chacun, s’il le veut, pourra comprendre qu’en histoire la définition et la qualification des faits, ainsi que leur dimension historique, sont affaires de pouvoir» .

    Il ne reste plus qu’à réfléchir sur la nature réel du pouvoir et des voies et moyens pour le conquérir.

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