L’Union des Journalistes du Cameroun préoccupée par la situation des journalistes camerounais
Le comité exécutif de l’Union des journalistes du Cameroun (UJC) a exprimé son émotion face à la situation de deux journalistes incarcérés pour délits présumés de presse, sur la menace qui plane sur l’entreprise de presse mais aussi au sujet de la Convention collective des journalistes de ce pays, dont le dossier est bloqué depuis une année.
Dans une déclaration rendue publique mardi ce regroupement, le plus important du pays, condamne l’arrestation de Michel Mombio et Lewis Medjo, respectivement directeurs de publication de l’Ouest républicain et de La Détente libre.
- Le premier, accusé de diffamation par le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Madeleine Tchuenté, avait été interpellé voici deux semaines par les forces de l’ordre à Bafoussam (Ouest du pays), puis déféré dans la capitale Yaoundé avant d’être placé en détention préventive à la prison centrale de Kondengui.
- Son confrère quant à lui a été arrêté le 21 septembre dernier à Douala, au sujet de deux articles concernant l’un le vrai-faux limogeage du président de la Cour suprême, Alexis Dipanda Mouelle, l’autre un probable marchandage du délégué général à la Sûreté nationale Edgar Alain Mebe Ngo’o.

Ce dernier concerne une affaire de confiscation du passeport de l’ex-administrateur directeur général de Cameroon Airlines, Yves Michel Fotso, actuellement objet d’enquêtes judiciaires sur sa gestion de la défunte compagnie aérienne nationale.
L’UJC reconnaît que les articles incriminés comportent malheureusement des allusions difficiles à étayer par leurs auteurs et non conformes aux exigences déontologiques applicables au métier de journaliste.
Il a toutefois rappelé à l’opinion publique nationale, et particulièrement aux plaignants «l’existence d’un Tribunal d’honneur au sein de la profession qui dispose d’une panoplie de sanctions de nature à dissuader tout journaliste auteur de fautes professionnelles et déontologiques graves de continuer dans l’erreur».
L’UJC déplore en conséquence la garde à vue prolongée de Lewis Medjo et la détention provisoire de Michel Mombio, étant donné que tous les deux peuvent comparaître libres, et souhaite que l’instance de médiation constitue la première voie de recours pour les délits de presse.
S’agissant de la récente mise en garde adressée à certains médias accusés par le ministre de la Communication, Jean Pierre Biyiti bi Essam, d’être «un instrument de manipulation de l’opinion publique sur des affaires pendantes devant des juridictions», l’UJC réaffirme que des journalistes ne participant pas aux enquêtes préliminaires et autres instructions.
Comme tel, ils ne peuvent avoir eu accès à des documents et autres procès verbaux que parce que les acteurs clés des enquêtes judiciaires ont pensé leur en faire copie.
«L’UJC réaffirme donc la primauté du principe universel du droit du public à l’information et engage l’ensemble des médias à plus de vigilance et de professionnalisme dans le traitement des questions judiciaires, sans toutefois céder aux manœuvres d’intimidation et/ou de manipulation d’où qu’elles viennent.»
Le conseil exécutif de l’UJC se dit également « préoccupé » du niveau d’avancement des négociations en vue de l’adoption d’une Convention collective des journalistes et des professionnels des métiers connexes de la Communication sociale au Cameroun.
Pour lui, la mise en œuvre de ce document constituera une avancée majeure dans la prise en charge des droits sociaux des travailleurs du secteur des médias, et permettra de garantir une plus grande sérénité des professionnels du secteur dans leurs activités quotidiennes.


Commentaire par Chiquinia le 3 octobre 2008:
Honnêtement parlant, les journalistes camerounais ne sont libres d’exprimer ce qu’ils pensent.Et suis ceratine que nous allions a la profondueur même du problème; on se rendra à l’évidence d’une injustice.
Commentaire par josue Nem "Tyrol" le 4 octobre 2008:
Ca y est nous y somme en plein dans ce que nous appellons alors le non respect d`une des libertes fondemmentales qu`est l`expression.comme toujours c`est surement au nom de du supposer « non respect de l`ethic professionnelle» certainement que ces arrestations se font.Comme dans bien d`autres dictature d`Afrique,le Cameroun n`echappera jamais a la hantise demoniaque de ses prejuges.Dire que derriere ces violations de la liberte d`expression,il y`a des hommes bien ageurris du combat O combien noble que menent de simples citoyens,grace a la force du verbe.Je m`envais une fois de plus pointer du doigt une fois de plus monsieur Biya administrateur en chef de la republic bannaniere que devient» Le cameroun berceau de nos encetres…» .
Comme toujours c`est a la force du verbe que le verbe changera de temps,Afin que passe dans ce present un futur avenir,mais toujours comme des veilleurs eveilles,temoins d`une insulte la la profession,laquelle par solidarite je tiens a dire NON au regime retrograde de paul Biya,premier actionnaire d`une clique d`opportun qui croient qu`il s`agit d`une Sarl a gerer.
La Justice aura le dernier mot,car le meilleur juge de l`homme c`est sa conscience.
« Tyrol»
Londre,GB
Commentaire par DJILA le 2 janvier 2009:
http://www.africamaat.com/Revelations-sur-l-immigration?artsuite=1