La Chine passe à la vitesse supérieure en Afrique
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Après quelques années de présence en Afrique, la Chine est en train de diversifier ses investissements sur le continent. Le géant chinois produit à présent sur place et a pris une part de plus en plus grande dans le secteur financier. Pour plusieurs experts européens et sud-africains réunis à Addis Abeba, la Chine est donc passée à la vitesse supérieure dans cette région du monde.
Le continent africain n’attirerait plus seulement la Chine pour ses matières premières. Et tandis qu’on reproche très souvent à Pékin de ne pas lier ses investissements ou son aide à des conditions aussi strictes que celles des pays occidentaux, de nombreux dirigeants africains se souviennent de plus en plus de l’aide apporté par la Chine lors de la décolonisation et se félicitent des contacts avec ce géant commercial.
“Les débuts de l’expansion de la Chine sur le continent africain touchent maintenant à leur fin“, estime Chris Alden, membre de la London School of Economics and Political Science. “La Chine entame un processus de réorientation de sa politique et le pays s’engage vers une présence durable sur le continent africain“, poursuit-il. D’abord présente dans les pays pétroliers, comme l’Angola, le Soudan et le Nigeria ou les pays producteurs de matières premières, comme la RDC, la Chine s’intéresse à présent aussi aux secteurs de l’énergie et de la construction.
“Une partie de l’aide accordée au Ghana, par exemple, est destinée au secteur de l’énergie“, constate Isaac Idun-Arkhurt, chercheur attaché à l’Université de Cambridge. Une part de l’enveloppe chinoise débloquée pour le Ghana est en effet destinée à la construction d’un barrage sur la rivière Volta Noire, un projet estimé à 600 millions de dollars (414 millions d’euros). Sa réalisation a été confiée à la compagnie chinoise Sino Hydro et est en partie financée par la banque chinoise Exim.
En outre, certaines entreprises chinoises comptent d’ores et déjà produire depuis l’Afrique. En octobre 2007, la firme pékinoise Tianpu Xianxing Enterprises et l’entreprise kenyane Electrogen Technologies posaient ensemble la première pierre d’une usine destinée à la fabrication de panneaux solaires. Le projet, doté d’un budget de 125 millions de dollars (86 millions d’euros), pourrait réduire de 40% le coût de ces panneaux pour les Kenyans, estime Tsidiso Disenyana, chercheur à l’Institut des Affaires internationales. “Plus de 200.000 ménages kenyans sont déjà équipés de panneaux solaires“, ajoute-t-il.
Catalyseur de développement
Pour Riaan Meyer, conseiller financier auprès de l’Institut sud-africain des Affaires internationales (SAIIA), la Chine est face à un problème important, car elle possède trop de liquidités. Du coup, à l’heure où la plupart des banques occidentales doivent remettre de l’ordre dans leurs structures, les banques chinoises prennent une part de plus en plus grande dans le secteur financier africain.
En octobre 2007, par exemple, la Banque industrielle et commerciale de Chine (BICC, en anglais) prenait pour un montant de 5,5 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros) une participation de 20% dans la sud-africaine Standard Bank, l’une des plus grandes banques du continent. “Grâce à cette opération, la banque chinoise est donc à présent représentée dans 18 pays d’Afrique“, souligne cet expert.
“La Chine est aujourd’hui le principal catalyseur de développement en Afrique“, souligne encore Chris Alden. La Banque de développement chinoise et sa consÅ“ur Exim ont mis sur pied un Fonds de développement Chine-Afrique, qui devrait voir ses capacités d’investissement grimper à 5 milliards de dollars (3,5 millions d’euros). “A terme, la place occupée par la Chine en Afrique sera aussi importante que celle des pays riches“, poursuit-il, “mais Pékin n’est pas à l’abri de revers causés par d’importants investissements dans des pays marqués par l’insécurité ou par un régime instable, comme par exemple le Soudan“, prévient-il.

Comment par nkene le 11 octobre 2008:
Pour que la Chine soit d’ici 2050 la première puissance du monde comme l’indiquent les calculs probalistes, il faut bien qu’elle ait les moyens de sa politique. L’Afrique dans ce contexte apparaît comme vivier de matières premières bon prix, “Etats mous” facilitateurs, populations pauvres précarisées et dans le besoin. Il n’est donc plus étonnant de voir les chinois vendre des beignets dans nos marchés, gagner des marchés de construction de routes et des stades, enseigner le chinois dans nos universités,en attendant de gagner les esprits. La Chine devrait pourtant s’y atteler un peu plus vite, car les “anciens patrons” du continent commençent à s’en inquiéter.
Comment par frhk le 11 octobre 2008:
on doi faire attention a lenvahissement des chinois en arique
Comment par TETEDURE le 13 octobre 2008:
Arrêtons d’accuser les chinois de nos malheurs.Je préfère mille fois un chinois qui vend des beignets à ces occidentaux qui s’assoient dans des bureaux et nous volent à distance. L’Afrique recherche des investisseurs ,les chinois viennent ,au lieu de les accueillir et de défendre nos interêts on passe le temps à pleurnicher.Exigeons des chinois qu’ils investissent dans les secteurs productifs ( industrie et tourisme…) au lieu de céder à la campagne de dénigrement des occidentaux qui nous volent depuis des millenaires et qui paniquent aujourd’hui .
Comment par yiyong le 14 octobre 2008:
Ils ont envahile Cameroun, l’Afrique aussi, avec leurs de mauvaise qualité qu’ils ne cessent de nous livrer.