OBAMA, les noirs, les juifs et l’Afrique
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Le 4 novembre, OBAMA sera « probablement » le prochain président des Etats-Unis d’Amérique si on en croit les derniers sondages. Un autre indicateur est la crise économique qui frappe actuellement l’Amérique et le reste du monde. En effet, les américains font plus confiance aux démocrates pour les questions économiques et aux républicains pour celles de la sécurité. Quelque soit le résultat de l’élection présidentielle, l’Obamania a pris une telle ampleur, notamment dans la communauté noire, qu’on peut légitimement s’interroger sur les marges de manœuvres du sénateur de l’Illinois pour répondre aux attentes du monde entier.

Quand on est noir, faut-il être prophète chez les blancs avant de le devenir chez les noirs ?
La mobilisation actuelle des noirs américains, de l’Afrique et sa diaspora pour Obama est si forte (une visite des sites et forums communautaires permet de mesurer cet engouement) qu’on oublierait presque qu’il y a à peine 9 mois, le sénateur métisse ne faisait pas l’unanimité surtout chez les afro-américains. Il existe chez la plupart des noirs, une idéologie assez incroyable qui voudrait qu’on n’est reconnu par son talent et ses compétences que lorsqu’on apprécié par les autres communautés particulièrement les blancs. L’examen de passage d’Obama a donc lieu le 3 janvier 2008, lorsque à la surprise générale, il remporte les caucus (première élection des primaires démocrates) dans l’Iowa. Cet état a la particularité d’être très conservateur et peuplé majoritairement des blancs. L’impact médiatique de cette victoire symbolique sur Hillary Clinton va pousser certains électeurs afro-américains à croire aux chances d’Obama. Les remarques subtiles et frôlant parfois le racisme de Bill Clinton vont contribuer à consolider le vote des noirs pour Obama. L’ancien président américain avait même été déclaré « président des noirs » par ces derniers. Paradoxalement au début des primaires, Obama a eu du mal à mobiliser l’électorat noir. En effet, le débat a fait rage chez les afro-américains pour savoir si Obama qui n’est pas descendant d’esclaves (du moins directement) et métis faisait réellement partie de leur communauté.
Obama, candidat des noirs ou des juifs ?
Il est toujours un peu risqué de s’autodéclarer ou de désigner quelqu’un comme le représentant d’une communauté surtout lorsque celui-ci n’a rien demandé et s’en défend. L’humoriste Dieudonné peut être cité en exemple. Suite au sketch « controversé » de celui-ci et de l’impact médiatique, la majorité des membres de la diaspora africain va prendre fait et cause pour ce dernier. Les critiques de la presse, de certaines associations communautaires et des hommes politiques français vont contribuer à l’élever en martyr et défenseur de la cause noire. Lorsque le comédien va prendre des positions plus polémiques et fréquentés des personnalités (comme Jean-Marie Le Pen) dont certains propos à l’encontre des noirs sont clairement racistes, ces derniers retrouvés face à un véritable dilemme. On peut aussi citer Harry Roselmack dont la promotion aux commandes du journal le plus regardé d’Europe était présentée comme une réelle avancée pour les noirs. Qui peut réellement évalué cet impact. Cette nomination a-t-elle modifié le contenu rédactionnel du journal ou le nombre d’articles positifs sur les noirs et l’Afrique ? Citons enfin la Secrétaire d’Etat Rama Yade dont l’ascension devrait être un évènement pour les noirs. Madame Yade influence-t-elle la politique africaine de la France ? Sous son impulsion, quelles sont les initiatives qui ont été prises pour améliorer le quotidien des français d’origine africaine ?
Ces exemples montrent bien qu’il est important que les noirs se posent la question suivante : est ce que la réussite personnelle de l’un d’eux sans leur soutien en fait une réussite collective et par corollaire un représentant de leur communauté?
Barack Obama est il dont le candidat des noirs ? Pour répondre à cette question, suivons le parcours politique du candidat et l’origine de ses principaux collaborateurs. Après son diplôme à Columbia, Obama décide de s’investir dans le social à Chicago. Il y rencontre Gerald Kellman, un juif qui a besoin d’un afro-américain afin de faciliter la mise en place de projets sociaux auprès de cette communauté. Diplômé également de l’Université d’Harvard, il épouse Michelle Robinson en 1992. Le rabbin Capers C. Funnye Jr, cousin de celle-ci est le premier afro-américain membre du Conseil des rabbins de Chicago et a été ordonné rabbin en 1985. Il œuvre activement pour le rapprochement entre les différentes communautés et particulièrement entre juifs et noirs.
Dans le premier et deuxième cercles du candidat démocrate, à l’exception de quelques personnalités afro-américaines comme Susan Rice (ancienne Secrétaire d’Etat aux Affaires Africaines sous la présidence Clinton) Valerie Jarrett (l’amie et confidente de la famille) et Cornell Belcher (l’un des rares noirs qui réalisent des sondages aux Etats-Unis), les principaux stratèges et conseillers d’Obama sont issus de la communauté juive. Nous ne pouvons tous les citer mais une recherche sur Internet permet de se faire une idée. Evoquons tout même David Axelrold qui peut être considéré comme l’un des principaux artisans du succès d’Obama. Il a la particularité de s’être spécialisé dans l’émergence des élus afro-américains comme Harold Washington, le premier maire noir de Chicago, John Street de Philadelphie, Anthony Williams de Washington, Dennis Archer de Detroit, Michael White de Cleveland, Lee Brown de Houston et surtout Patrick Deval, le premier gouverneur noir du Massachusetts.
La milliardaire afro-américaine Oprah Winfrey, reine de la télé américaine peut également être citée comme l’une des actrices du succès d’Obama. Engagée à ses côtés depuis le début (participation à des meetings et organisation des collectes de fonds), une étude de l’université du Maryland démontre qu’elle aurait rapportée près d’un million de voix au sénateur de l’Illinois au cours des primaires démocrates. Il faut dire qu’elle à une côte de popularité très forte auprès de ses téléspectateurs qui sont majoritairement blancs. Il suffit par exemple qu’elle parle d’un livre dans son émission et le résultat se traduit par une explosion des ventes.
Lors de la tournée internationale du candidat démocrate, on peut regretter qu’il n’y ait pas choisi (comme le sénateur McCain) de visiter un pays africain. Par ailleurs, de sa visite en Israël, à l’intervention devant l’ AÏPAC « American Israel Public Affairs Committee » qui est un puissant groupe de pression sur le gouvernement américain pour la défense d’Israël, Obama a donné toutes les garanties pour la poursuite des relations particulières qu’entretiennent ces deux Etats. C’est également un passage obliger pour de nombreux dirigeants politiques du monde lors de leur séjour aux Etats-Unis. On entend souvent tout et n’importe quoi sur la communauté juive. Ils ont le mérite de se compter et de le faire savoir. Ainsi dans chaque Etat, ils savent exactement leur nombre et n’hésites pas brandir la menace d’un vote sanction si leurs doléances n’étaient pas écoutées. Les noirs ne peuvent ils pas seulement s’en inspirer ?
L’hebdomadaire Le Point du 18 septembre 2008 publie un article de Bernard-Henri Lévy (le philosophe français le plus médiatique) dont des extraits méritent réflexion « comment il (Obama) est le seul ? parce qu’il représente une minorité visible mais n’en défend pas moins l’idéal citoyen… à pouvoir arracher l’Amérique au mauvais démon de la guerre des minorités, de l’enfermement dans les ghettos, des communautarismes en rivalité, voir en guerre… pourquoi il est le seul, encore, à pouvoir résorber la fracture qui s’annonce et qui, si elle se creusait, serait une catastrophe culturelle, métaphysique, donc politique, pour l’Amérique : cette fracture entre juifs et noirs, cette rupture de la grande Alliance nouée, dans les années 60, entre les deux minorités et qui a été l’honneur, le moteur et l’aiguillon de la grande Amérique réformatrice et de ses batailles… » Alors, Obama : une réussite juive ou afro-américaine ? Obama est il le candidat afro-juif ? Peut-il concilier ces deux communautés ? A chacun de se faire une idée…
L’Obama français ou le syndrome NIMBY ?
Aux Etats-Unis, comme en France, à l’exception de quelques personnalités, les leaders politiques noirs sont peu nombreux contrairement à d’autres communautés dont le pourcentage dans la population globale est parfois inférieur à celui des noirs.
L’ascension d’un politique noir est dans ce contexte un évènement et celui du sénateur Obama est d’autant plus symbolique qu’il est le premier noir à représenter l’un des grands partis à l’élection présidentielle et surtout il pourrait être le premier président noir ou métis des Etats-Unis. Vu la côte de popularité dont il bénéficie dans plusieurs pays et notamment en France, on peut légitimement s’interroger sur les chances réelles d’un candidat noir d’accéder à l’Elysée. Le sénateur de l’Illinois est apprécié aussi bien à droite qu’à gauche de l’échiquier politique français.
L’opinion publique et les politiques de l’Hexagone se livrent au NIMBY (Not In My Back Yard) ou OMA (Oui Mais Ailleurs). Un candidat aux portes de la Présidence de la République, très bien mais aux Etats-Unis. D’ailleurs aussi bien au Parti Socialiste qu’à l’UMP, combien de ses politiques sont prêts à choisir un leader noir pour les représenter. Ils répondront avec hypocrisie et sans blague que l’opinion n’est pas prête. La personnalité préférée des français est un métisse. C’est peut être les politiques qui ne sont pas prêts. Il serait également facile de rejeter toute la faute sur les politiques sans balayer devant sa porte. Ils sont nombreux ces français d’origine africaine qui utilisent le succès d’Obama pour stigmatiser la France.
En 2002, lorsque la députée Guyanaise Christiane Taubira était candidate à la Présidence de la République, combien des 5 millions noirs ont voté pour elle ?
Quelles leçons les noirs devraient tirer de l’ascension d’Obama :
- le travail et la croyance en ses rêves
- l’histoire n’est jamais écrite d’avance
- la vie n’est pas une fatalité
- même face à certains commentaires et/ou comportements racistes, ne pas s’enfermer dans ce débat et puiser dans le positivisme pour avancer
- éviter les réactions du « noir en colère » qui est toujours entrain de renvoyer la faute aux autres
Barack Obama a réussi a s’imposé face à l’une des familles les plus puissantes du parti démocrate. Même Martin Luther King dans son « dream » n’avait pas imaginé un tel scénario. Le sénateur de l’Illinois sera peut-être dans un mois, le prochain président des Etats-Unis d’Amérique. En tout cas, nous le souhaitons vivement. Par ailleurs Obama ne fera pas grand-chose pour l’Afrique et les africains ne devraient d’ailleurs rien attendre du candidat démocrate. Par contre qu’à travers son exemple, les africains comprennent que tout est possible et qu’on peut partir de zéro et se retrouver au sommet du monde, il y a là une source de motivation qui devrait habiter toute une génération d’africain loin de l’image misérabiliste répandue et des clichés sur le continent noir. Il est également très important de se définir soi-même comme model, ce qui oblige inconsciemment à travailler dur pour réussir et se motiver.
Quelque soit votre domaine d’activité, votre niveau d’étude ou votre situation sociale, avec pour devise « travail, confiance en soi et positivisme » alors YES YOU CAN.

Comment par victoire le 14 octobre 2008:
S’il gagne ça ferait la fierté des noirs,mais le mecontentement des blancs car quel que part ils se sentiront petis et chifonner qu’un autre puisque les gouverner. En fait pour moi ce n’est pas la couleur de la peau qui fait la bonne gouvernance plutot c’est esprit de mentalité.
Comment par Armand NKWESCHEU le 15 octobre 2008:
Dear editor,
It is a pleasure reading your comments on OBAMA’s potential to become the first black President in a powerful nation. Some where along the text, i was not happy when you talk of black not being able to lobby. You are right but didn’t to read it!
i am very happy with your concluding remarks which comes up as a message of encouragement.
Thanks for this article.
Comment par Berinyuy E le 15 octobre 2008:
Dear writer! Thank you for the article in which you have attepted to seek answers to certain issues. It is true as you rightly mention that Obama can be like a role model for all blacks and others of another skin colour other than white. But what I very much will like to defer from is your question on what he can do for Africa? And if he can satisfy this racial duality of Jews and Blacks. I mean, you have to be careful not to spark what is not! I think his ideals of a social worker were; first to make his community a better place, proving people of different races and skin color could cooperate in attaining these goals.
The jews had had their own share of demonisation from the whites, just as what the blacks had gone through. Nonetheless he saw a chance through a Jew to prove this! That peoples of different races could jointly achieve something in the same community. It was not his aim to take sides with jews, or caress them for any benefits, NO! I think he had a long standing relatinship with several influential blacks as he does today. He is neither pro-white nor pro jew! He is just a Democrate with his own vision as carved by his personal expereinces in life and his very society.
He can not be compared to the French minister. Obama maybe having some afro roots!, but mind you he is not “African”! His not making a stop in africa, but to Israel doesn’t mean there is no agenda for Africa. I would say let’s give him some time and chance to forge on with his plans, and maybe then would we be able to analyse his international diplomacy and relations with African/africans. Let Africans work for themselves first before Obama can help them, not vise versa.
Thank you
Comment par elkhal le 31 octobre 2008:
Obama et les Juifs
Cet article est paru dans l’édition du 21 février 2008 du Jerusalem Post. L’auteur est co-président de l’association Republicans Abroad in Israel.
Par Marc Zell
Moins de deux semaines avant les primaires cruciales de l’Ohio et du Texas, les électeurs démocrates ont parfaitement compris : Barack Hussein Obama existe ; c’est sérieux. A la tête des pronostics électoraux, tant chez les électeurs normaux que chez les délégués et les délégués totaux (c’est-à-dire principalement les tireurs de ficelles dans les coulisses, dénommés par euphémisme les « super-délégués »), Obama a une réelle chance de devenir le candidat démocrate de 2008 au poste de président des Etats-Unis. Obama est devenu un point de ralliement pour des millions d’électeurs désorientés, qui aspirent à un nouveau style de politique, dans la plus grande démocratie (sic) du monde.
La compétition chez les Républicains étant loin de terminée, le Sénateur John McCain remportera vraisemblablement la nomination par son parti à Minneapolis, au début septembre, il n’est pas totalement oiseux d’envisager une compétition Obama-McCain lors des élections générales, au mois de novembre. Une telle compétition a nécessairement des conséquences énormes, tant pour Israël que pour les Djouzes.
Ce n’est pas un secret : la candidature d’Obama a été soutenue, financièrement et politiquement par de nombreux membres éminents de la communauté juive américaine. Même des porte-parole de l’association Democrats Abroad [les Démocrates à l’Etranger, ndt], ici en Israël, qui soutenaient encore hier ouvertement Hillary Clinton, ont fait monter leurs enchères, récemment, dans des articles et des interviews, suggérant qu’une Administration Obama serait tout bénef pour Israël. Chose incroyable, ces sycophantes démocrates grand-teint, citant des déclarations de campagne en boîte, totalement dépourvues d’enthousiasme, n’hésitent plus à exhorter les électeurs juifs à lier leur sort et celui d’Israël à Obama, plutôt qu’au candidat républicain McCain.
Avec toute la déférence due aux célébrités soutenant Obama, comme Steven Spielberg et George Soros, les Juifs, ici en Israël, et là-bas, en Amérique, ainsi que d’autres amis d’Israël, peuvent-ils risquer de voter Obama, en novembre ? Un rapide examen des réalités devrait allumer un gros signal rouge dans l’esprit de la plupart des gens…
Avant toutes choses, parmi les considérations qui devraient interpeller les amis d’Israël, il y a l’équipe de spécialistes de la politique étrangère qu’Obama a choisi pour qu’ils le conseillent. La composition d’un panel de conseillers d’un président est habituellement un excellent indicateur de la position qu’adoptera le candidat, sur les problèmes de l’heure, s’il est élu.
C’est un tel test que l’auteur de ces lignes a appliqué à George W. Bush, en 2000, en des temps où la plupart des mandarins, en Israël et au sein de la communauté juive, prédisaient que sa politique moyen-orientale serait une copie au papier carbone de celle de son père, c’est-à-dire des problèmes, pour Israël. Mais Bush-fils avait choisi une équipe de conseillers conservateurs et avisés, dont les avis sur le Moyen-Orient étaient très marqués pro-israéliens et pro-démocratie. Par conséquent, l’Ere de George W. Bush est à classer parmi les plus favorables à Israël, de l’ensemble des soixante années d’existence de ce pays.
Avec l’équipe d’Obama, c’est le contraire, qui est vrai. Dirigée comme elle l’est par le conseiller ès-sécurité nationale de Jimmy Carter (qui a dit : « Israël est un pays d’apartheid »), Zbigniew Brzezinski, l’équipe d’Obama comporte des personnages problématiques comme Anthony Lake, Robert O. Malley et Susan Rice.
Un commentateur, citant un article du quotidien israélien résolument de gauche Haaretz, a relevé qu’une présidence Obama comportant une équipe de politique étrangère qui inclurait les personnes citées et leurs confrères idéologiques « aurait vraisemblablement une approche d’Israël radicalement opposée à celle des conseillers de présidents précédents (tant démocrates que républicains) ». On peut donc se demander si le candidat sera apte, c’est bien le moins qu’on puisse faire, à « soutenir » Israël.
Brzezinski diffuse, depuis trente ans, du vitriol au sujet d’Israël, et il a défendu publiquement, récemment, le rapport Walt & Mearsheimer, qui conclut que la politique américaine envers Israël était le résultat de pressions juives, et qu’elle n’avait rien à voir avec les intérêts américains. Plus récemment, Brzezinski a exhorté Israël à entamer un dialogue avec le Hamas ; il a décrit l’action israélienne durant la Seconde guerre du Liban de campagne de massacres contre des civils pris en otages, et il a effectué, au début du mois, un voyage afin de conférer avec le président syrien Assad, à l’insu, ostensiblement, de la campagne d’Obama.
Robert O. Malley, un autre diplomate de l’Administration Carter et conseiller spécial de Clinton sur les affaires arabo-israéliennes, est un autre avocat intarissable des Palestiniens ; il est l’un des coauteurs de toute une campagne anti-israélienne avec un ancien conseiller d’Arafat, Hussein Agha, qui comporte un tract condamnant l’administration Bush au motif qu’elle serait la cause de la continuation du conflit israélo-palestinien.
Et puis, enfin, il y a Susan Rice, ancienne conseillère ès-politique étrangère de la campagne présidentielle malheureuse de John Kerry, en 2004, durant laquelle elle avait concocté l’idée de résoudre le problème du Moyen-Orient en nommant conseillers nuls autres que Jimmy Carter et James Baker, une idée qui avait été par la suite repoussée par son propre boss en raison de son déséquilibre défavorable à Israël. Mais ce n’est pas là non plus les seules « pommes pourries » dans le panier de la politique étrangère d’Obama…
Autre indicateur problématique : l’association étroite du candidat Obama avec Jeremiah Wright Junior, pasteur de l’Eglise de la Communauté Unie de Trinity (membre de l’Eglise Unie du Christ, laquelle a été vilipendée pour son préjugé anti-israélien), qui est bien connu pour ses virulentes remarques anti-israéliennes, dont, notamment, un appel à lancer une campagne de désinvestissement en Israël, en raison des « injustices et du racisme que subissent les Palestiniens, à cause du sionisme. »
Le fait que le Révérend Wright compte parmi ses amis l’odieux antisémite Louis Farrakhan, qui considère que le judaïsme et une « religion de caniveau » et que les juifs sont des « sangsues » ne devrait pas non plus apporter beaucoup de consolation aux électeurs juifs et aux amis d’Israël. Obama aurait pu choisir une des centaines d’églises de la banlieue Sud de Chicago ; non : il a choisi le personnage Jeremiah Wright, qui a distingué Farrakhan du Prix Jeremiah Wright 2007 du meilleur prédicateur pour l’ensemble de sa carrière. De plus, l’église de Wright est le plus gros bénéficiaire des dons charitables d’Obama.
Même l’éditorialiste juif Richard Cohen, du Washington Post, s’est senti obligé de demander à Obama de clarifier ses relations avec ces dirigeants communautaires anti-juifs et anti-israéliens, en se demandant pour quelle raison Obama est resté fidèle mordicus, dans son allégeance au Pasteur Wright, durant toutes ces années ?
Obama n’est sénateur que pour la première fois, c’est la raison pour laquelle il n’a participé qu’à quelques votes portant sur Israël et le Moyen-Orient. Il a aussi une certaine tendance à s’absenter de votes controversés, où il aurait été amené à inscrire sa politique personnelle dans les archives publiques. Toutefois, ses déclarations publiques sur un certain nombre de questions comportent un nombre non négligeable de problèmes pour les juifs et les amis d’Israël. En voici quelques exemples :
1) Obama prône ouvertement des initiatives allant dans le sens d’un dialogue diplomatique avec l’Iran, bien que l’Iran ait récemment qualifié Israël de « sale bactérie » et bien qu’il ait appelé, de manière réitérée, à l’annihilation de l’Etat d’Israël, ce, notamment, au moyen d’une attaque nucléaire, selon des allusions récentes :
2) Sa phrase : « Personne n’a souffert davantage que le peuple palestinien » [alors que la citation complète est une critique des Palestiniens pro-sionistes, puisqu’Obama a dit : « Personne n’a davantage souffert que les Palestiniens en raison de la non-reconnaissance d’Israël par le leadership palestinien » ! (‘Nobody has suffered more than the Palestinian people from the failure of the Palestinian leadership to recognize Israel’) ndt.
3) « La construction d’un mur [allusion à la barrière de sécurité d’Israël] séparant les deux peuples n’est qu’un énième exemple de la négligence de cette Administration (Bush) à assurer une médiation de paix… » ;
4) « Je suis opposé à la tentative cynique de Richard Perle et de Paul Wolfowitz, ainsi que d’autres guerriers du week-end en fauteuil au sein de l’administration, de nous faire ingurgiter leur agenda idéologique » (noter que seuls des Juifs sont nommés et fustigés, en dépit du fait que la politique en question était promue par l’Administration (Bush) dans son ensemble…] ;
5) « Le Révérend Al Sharpton est une voix pour les sans-voix, et une voix pour les dépossédés. Ce que le National Action Netword [du Révérend Sharpton] a fait est extrêmement important, pour ceux qui veulent changer l’Amérique, et l’Amérique doit être changée, de la tête aux pieds ! » [Nation Action conduit une protestation contre le propriétaire juif des magasins de prêt-à-porter Freddy’s Fashion Mart, à New York, où des manifestants l’occupant, auxquels Sharpton se joignait parfois lui-même, criaient des injures au sujet des « Juifs suceurs de sang » et des « ces bâtards de Juifs ».]
Obama était le seul candidat démocrate à avoir dit que c’était Israël qui devait changer de politique vis-à-vis des Palestiniens s’il voulait réaliser la paix.
Les déclarations publiques et les accointances problématiques et non-démenties d’Obama soulèvent suffisamment de questions sérieuses qui devraient amener les électeurs juifs et amis d’Israël à y penser à deux fois avant de le soutenir, en novembre.
Mais il y a un autre facteur problématique que les électeurs aux primaires démocrates n’ont jusqu’ici jamais sérieusement pris en compte : Obama aspire à devenir président de la plus grande démocratie (au monde), qui est toujours l’unique superpuissance encore existante sur la planète, tout en n’ayant été sénateur que moins de cinq ans, et tout en n’ayant aucune expérience, tant administrative, qu’au niveau national.
Même si les électeurs démocrates peuvent être tentés de voter Obama au cours des primaires, en protestation contre l’establishment politique démocrate (exactement comme ils le firent en 2006 afin de dénier au Sénateur Joseph Lieberman (aujourd’hui Indépendant) la nomination de son parti au poste de Sénateur du Connecticut), on aimerait pouvoir penser que l’électorat américain va, une fois encore, administrer la preuve de sa maturité et de son sérieux au cours des élections générales, en novembre de cette année, c’est-à-dire au moment où leurs votes compteront réellement.
Par les temps qui courent, à l’époque qui est la nôtre, la présidence des Etats-Unis n’est pas un poste pour un néophyte, aussi charismatique soit-il. Ceux des Américains qui vivent dans l’Etat juif comprennent très clairement quel est l’enjeu, et quel genre de risque représente Obama pour cette région du monde (le Moyen-Orient, ndt) et le monde. Il y a toutes les raisons d’espérer que nos compatriotes, aux Etats-Unis, et que, de manière générale, les amis d’Israël et de la liberté n’en disconviennent nullement.
Source : The Jerusalem Post
Traduction : Marcel Charbonnier
Dimanche 08 Juin 2008
Comment par LOWE FOTSO ELIE le 3 novembre 2008:
GOODDAY
TALKING ABOUT OBAMA IS A WONDERFUL THING MAN HAS EVER SEEN IN USA. A BLACK MAN WHO WANTS TO BE AMERICAN PRESIDENT WHAT DO YOU THINK ? MANY PEOPLE WONDER HOW SHOULD THAT BE POSSIBLE
WE HAVE TO KNOW THAT WHEN THE EVERLASTING FATHER LORD DECIDES, NOBODY CAN GO AGAINST.
THE LORD HAS TRULY CHOSED OBAMA IN THIS GENERATION IN OTHER TO SHOW US THAT ALL THINGS ARE POSSIBLE WITH HIM
GOOD LUCK PRESIDENT OBAMA , THE BLESSED MAN CHOSING BY GOD .