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	<title>Commentaires sur : Célestin MONGA: la zone franc constitue un anachronisme économique et monétaire</title>
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	<description>Le média participatif camerounais</description>
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		<title>Par : natemah</title>
		<link>http://www.20mai.net/2008/10/17/celestin-monga-la-zone-franc-constitue-un-anachronisme-economique-et-monetaire/comment-page-1/#comment-5460</link>
		<dc:creator>natemah</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Oct 2008 16:57:01 +0000</pubDate>
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		<description>je ne comprends pas le calcul de l&#039;argent bien mais fais confiance à monsieur Monga que son nom depuis l&#039;adolescence court dans les journaux. je lui souhaite plus de courage et énergie pour défendre notre cause. MAIS DIRE QU&#039;UN FRANC CFA = 0.00154EURO? fais mal ; deux zéro après la virgule? à mon avis ce n&#039;est pas bon, revoyez encore les calcul avant d&#039;accepter. si non je propose l&#039;éclatement immediat de la zonne franc ou simplement la sortie du cameroun dans ce marché de dupes. que les économistes regardent de près ce sujet et tirent les réponses pour le futur cameroun digne et compétitif. bonne journée à tout les membres du comité de liberation!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>je ne comprends pas le calcul de l&#8217;argent bien mais fais confiance à monsieur Monga que son nom depuis l&#8217;adolescence court dans les journaux. je lui souhaite plus de courage et énergie pour défendre notre cause. MAIS DIRE QU&#8217;UN FRANC CFA = 0.00154EURO? fais mal ; deux zéro après la virgule? à mon avis ce n&#8217;est pas bon, revoyez encore les calcul avant d&#8217;accepter. si non je propose l&#8217;éclatement immediat de la zonne franc ou simplement la sortie du cameroun dans ce marché de dupes. que les économistes regardent de près ce sujet et tirent les réponses pour le futur cameroun digne et compétitif. bonne journée à tout les membres du comité de liberation!</p>
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		<title>Par : ogotemmêli</title>
		<link>http://www.20mai.net/2008/10/17/celestin-monga-la-zone-franc-constitue-un-anachronisme-economique-et-monetaire/comment-page-1/#comment-5398</link>
		<dc:creator>ogotemmêli</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Oct 2008 04:03:11 +0000</pubDate>
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		<description>Dans l&#039;ensemble, je suis évidemment d&#039;accord avec Célestin Monga sur l&#039;anachronisme du franc CFA, et sur les principales critiques qu&#039;il formule à l&#039;encontre de la zone monétaire CFA. 

Cependant, je récuse cet argument si souvent avancé en cette matière, à savoir : 
&quot;La montée de l’euro par rapport au dollar provoque non seulement une surévaluation du franc CFA (c’est-à-dire une perte de compétitivité de ses produits sur les marchés internationaux), mais aussi une perte de ses recettes d’exportations et revenus fiscaux.&quot;

En effet, si pour une quantité donnée de matières premières exportées, les PAZF (pays africains de la zone franc) reçoivent de plus en plus de dollars (en raison de la dégringolade de son taux de change), alors en principe il leur suffirait de réorienter leurs sources d&#039;importaion vers des marchés libellés en dollars - plutôt qu&#039;en €uros -pour augmenter instantanément le pouvoir d&#039;achat de leurs recettes d&#039;exportation.

D&#039;ailleurs, au cours de la dernière décennie, nombre de commandes d&#039;infrastructures et équipements faites par des PAZF hors zone €uros (en Chine, Iran, Inde, Viet Nam, etc.) leur sont revenues incomparablement très bon marché, notamment en raison de cet avantage de changes comparatifs €uro/dollar. 

En réalité, ce qui compte, c&#039;est la capacité de pouvoir choisir avec qui commercer (vendre ou acheter), en fonction de la conjoncture internationale des rapports de changes entre les devises. Or, cette capacité de choix s&#039;appelle aussi souveraineté économique, et elle réside entre autres dans l&#039;aptitude à décider soi-même de sa politique économique, conformément à ses propres besoins et préoccupations.

De ce point devue, les principaux besoins et préoccupations des économies africaines ne consistent pas tant dans leur &quot;compétitivité à l&#039;exportion&quot; que dans leur pouvoir d&#039;achat à l&#039;importation. 

En effet, ces PAZF exportant surtout des matières premières et autres produits de base, ne maîtrisent pas (encore) les cours de leurs marchés d&#039;exportation ; lesquels dépendent plus de la rareté structurelles des matières premières et produits de base, que des fluctuations internationales de taux de change : en clair, plus le pétrole du Cameroun est rare, plus il aura potentiellement d&#039;acheteurs prêts à le payer cher ; à condition que le prix de ce pétrole ne soit pas fixé hégémoniquement par certains opérateurs coloniaux ayant tendance à contourner frauduleusement les lois de l&#039;offre et la demande...

En revanche, comme les PAZF ont très urgemment besoin de s&#039;équiper en infrastructures (transport, télécom, aéroports, ports, routes, hôpitaux,etc.) et en machines industrielles, le fait d&#039;avoir une parité de change forte par rapport à la monnaie de certains internationaux de ces biens et équipements est un insigne avantage des Africains pour leur acquisition massive et rapide. 

Bref, il est tout à fait avantageux pour les Africains de recevoir plus de monnaie lorsqu&#039;ils vendent leur production à l&#039;extérieur et de recevoir plus de biens et services lorsqu&#039;ils achètent la production des autres pays. 

En conséquence, la question de l&#039;obsolescence du franc CFA n&#039;a rien à voir avec sa parité en dollar via l&#039;€uro ; d&#039;ailleurs pendant des décennies le dollar était réputé &quot;as good as gold&quot;. Elle consiste en une question de souveraineté politique pleine et entière de nos Etats, car le pouvoir de battre-monnaie est un attribut de la puissance publique. En sorte que des Etats déchus de leur droit de battre-monnaie sont nécessairement des Etats impuissants, dont l&#039;impuissance monétaire le prive durablement de toute possibilité de souveraineté économique : aucun pays au monde ayant propspéré économiquement n&#039;a une monnaie nationale sous tutelle coloniale. Aucun...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Dans l&#8217;ensemble, je suis évidemment d&#8217;accord avec Célestin Monga sur l&#8217;anachronisme du franc CFA, et sur les principales critiques qu&#8217;il formule à l&#8217;encontre de la zone monétaire CFA. </p>
<p>Cependant, je récuse cet argument si souvent avancé en cette matière, à savoir :<br />
&laquo;&nbsp;La montée de l’euro par rapport au dollar provoque non seulement une surévaluation du franc CFA (c’est-à-dire une perte de compétitivité de ses produits sur les marchés internationaux), mais aussi une perte de ses recettes d’exportations et revenus fiscaux.&raquo;&nbsp;</p>
<p>En effet, si pour une quantité donnée de matières premières exportées, les PAZF (pays africains de la zone franc) reçoivent de plus en plus de dollars (en raison de la dégringolade de son taux de change), alors en principe il leur suffirait de réorienter leurs sources d&#8217;importaion vers des marchés libellés en dollars &#8211; plutôt qu&#8217;en €uros -pour augmenter instantanément le pouvoir d&#8217;achat de leurs recettes d&#8217;exportation.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, au cours de la dernière décennie, nombre de commandes d&#8217;infrastructures et équipements faites par des PAZF hors zone €uros (en Chine, Iran, Inde, Viet Nam, etc.) leur sont revenues incomparablement très bon marché, notamment en raison de cet avantage de changes comparatifs €uro/dollar. </p>
<p>En réalité, ce qui compte, c&#8217;est la capacité de pouvoir choisir avec qui commercer (vendre ou acheter), en fonction de la conjoncture internationale des rapports de changes entre les devises. Or, cette capacité de choix s&#8217;appelle aussi souveraineté économique, et elle réside entre autres dans l&#8217;aptitude à décider soi-même de sa politique économique, conformément à ses propres besoins et préoccupations.</p>
<p>De ce point devue, les principaux besoins et préoccupations des économies africaines ne consistent pas tant dans leur &laquo;&nbsp;compétitivité à l&#8217;exportion&raquo;&nbsp; que dans leur pouvoir d&#8217;achat à l&#8217;importation. </p>
<p>En effet, ces PAZF exportant surtout des matières premières et autres produits de base, ne maîtrisent pas (encore) les cours de leurs marchés d&#8217;exportation ; lesquels dépendent plus de la rareté structurelles des matières premières et produits de base, que des fluctuations internationales de taux de change : en clair, plus le pétrole du Cameroun est rare, plus il aura potentiellement d&#8217;acheteurs prêts à le payer cher ; à condition que le prix de ce pétrole ne soit pas fixé hégémoniquement par certains opérateurs coloniaux ayant tendance à contourner frauduleusement les lois de l&#8217;offre et la demande&#8230;</p>
<p>En revanche, comme les PAZF ont très urgemment besoin de s&#8217;équiper en infrastructures (transport, télécom, aéroports, ports, routes, hôpitaux,etc.) et en machines industrielles, le fait d&#8217;avoir une parité de change forte par rapport à la monnaie de certains internationaux de ces biens et équipements est un insigne avantage des Africains pour leur acquisition massive et rapide. </p>
<p>Bref, il est tout à fait avantageux pour les Africains de recevoir plus de monnaie lorsqu&#8217;ils vendent leur production à l&#8217;extérieur et de recevoir plus de biens et services lorsqu&#8217;ils achètent la production des autres pays. </p>
<p>En conséquence, la question de l&#8217;obsolescence du franc CFA n&#8217;a rien à voir avec sa parité en dollar via l&#8217;€uro ; d&#8217;ailleurs pendant des décennies le dollar était réputé &laquo;&nbsp;as good as gold&raquo;&nbsp;. Elle consiste en une question de souveraineté politique pleine et entière de nos Etats, car le pouvoir de battre-monnaie est un attribut de la puissance publique. En sorte que des Etats déchus de leur droit de battre-monnaie sont nécessairement des Etats impuissants, dont l&#8217;impuissance monétaire le prive durablement de toute possibilité de souveraineté économique : aucun pays au monde ayant propspéré économiquement n&#8217;a une monnaie nationale sous tutelle coloniale. Aucun&#8230;</p>
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