Le cauris, sorte de coquillage ayant longtemps servi de monnaie en Afrique noire, sera à l’honneur à l’occasion d’un festival international de deux jours prévu à partir du 1er novembre prochain à Siby, bourgade située à quelque 50 km à l’ouest de Bamako, la capitale malienne.
Dénommée « Festival international des Cauris » (Fescauri), la manifestation vise à contribuer à la promotion de l’utilisation d’un « matériel de civilisation » commun à plusieurs pays africains, ont indiqué les organisateurs.
Plusieurs artistes africains dont le Sénégalais Pape Diouf et la Burkinabé Awa Sissao, sont attendus pour des concerts programmés en marge d’ateliers de réflexion sur l’éventualité d’un possible retour à l’utilisation des cauris.
Selon les organisateurs, il a été également fait appel aux « Espoirs De Corinthie » de la Guinée Conakry, aux « Chantres De l’Amour » de la Côte d’Ivoire, au Malien Mangala Camara ainsi qu’aux troupes traditionnelles « Kono » et « Wara » du Mali.
Organisé par une coalition d’associations, en collaboration avec la commune rurale de Siby, le « Fescauri » se veut, à la fois, un lieu d’information et d’éducation des jeunes à l’usage des cauris, un moyen de promotion culturelle et touristique ainsi qu’un facteur d’intégration des Etats de l’Afrique de l’ouest.
Le festival prévoit d’accueillir des participants venus du Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée Bissau, Guinée Conakry, Sénégal, et du Mali.
