A propos de l'auteur Ekani Ottou

Chercheur indépendant; Citoyen du Monde.

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Communication et gouvernance au Cameroun


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C’est beau la politique !!!

Quel sera votre métier demain ? demande un enseignant à ses élèves.

Politicien de répondre un.

Pourquoi ?

Parce qu’il paraît que je sais tourner les situations en ma faveur et que je peux exploiter les autres.

Allez comprendre pourquoi surtout dans notre contexte où l’ignorance est la chose du monde la mieux partagée.  Il existe des personnes aux vertus acceptables dans ce domaine mais chez nous on ne comprend pas toujours pourquoi les personnes qui doivent nous dire le pourquoi et le comment des choses nous prennent tous pour des attardés.

Lors des dernières revendications estudiantines à l’époque de Djontu Muaffo et l’ADDEC (Association des étudiants du Cameroun), Fame Ndongo nous a convaincu que celles-ci avaient un caractère éminemment politique et que par conséquent il ne pouvait pas leur donner ce qu’ils réclamaient.

En février de cette année, des jeunes Camerounais ont perdu la vie parce qu’ils ont osé réclamer des conditions de vie acceptables. La raison tout le monde la connaît : les prix du carburant étaient devenus  insupportables !

Ceci entraînant cela, nous avons compté nos morts.  L’explication officielle fut que les cours mondiaux de la substance centrale  ne nous laissent pas le choix puisque notre propre carburant n’est pas commercialisable sous sa forme actuelle. Conséquence si le baril vaut 148 dollars américain comme il l’a valu en ce début de trimestre, la pompe à Yaoundé ayant inclus toutes les taxes ne peut aller qu’à près de 600 frs CFA.

Or depuis près de trois mois, les cours mondiaux semblent se stabiliser autour 70 $ et nous n’avons pas encore ressenti la baisse du prix de notre manne à la pompe dans notre pays. Faut-il qu’une autre grève vienne encore nous paralyser la vie pour que nos dirigeants en charge du pétrole nous disent pourquoi les prix restent tels quels à la pompe ? Les prix des denrées de première nécessité qui n’ont cessé de grimper sous le regard impuissant des pouvoirs public (prix liés naturellement au coût du litre d’essence) vont bientôt nous envoyer au village cultiver les terres arides et nous contenter de leur rendu.

Le prix du carburant doit couter 350 frs CFA au trop à la pompe ces jours et cela devrait aller au moins jusqu’en janvier 2009 vu les dernières résolutions de l’OPEP qui a tenu à rassurer le monde entier de la stabilité constante des cours mondiaux du pétrole.

Au fait, si l’explication selon laquelle notre carburant ne serait pas directement consommable parce que brut, parce que doit subir des transformations de haut niveau continue d’arranger certaines personnes, nous devrions voir objectivement et sincèrement à quoi nous sert l’Ecole Polytechnique et tous nos ingénieurs qu’on forme depuis plus de 40 ans. La Sonara produit du pétrole que nous ne pouvons pas consommer.

  1. Que faut-il faire pour produire du pétrole que nous pouvons directement consommer.
  2. Quel aspect de la formation faut-il revoir pour atteindre ce but ?
  3. Est-ce que c’est au Cameroun de décider d’un aspect aussi spécifique de la distribution de l’or noir même s’il est souverainement propriétaire et producteur?
  4. Pourquoi le Nigeria voisin  qui souffre des pillages et des enlèvements dus aux revendications des populations autochtones ne connait pas la même spécificité ?
  5. Pourquoi le carburant est moins cher dans un pays comme la France alors que son sous-sol est aride de cet or ?

Ah, ils ont la technologie et ce sont eux qui décident de la marche du monde.

Nous ne posons que des questions et nous sommes loin d’être des spécialistes de la question. Aussi si cette analyse effrite la sérénité et le bon sens de ceux qui doivent nous donner des explications, nous leur prions de nous donner quelques réponses logiques parce que vous convenez qu’il y’a quelque chose qui ne tourne pas rond !

Pendant qu’on y ait, les secteurs du cacao et du café semblaient poursuivre la même logique ; aujourd’hui, il existe quand même quelques produits manufacturés qui ont été transformés sur place avec la matière première locale (c’est aussi vrai que les sociétés qui font de la transformation chimique nécessaire jusqu’au packaging sont généralement des sociétés étrangères).

Dites-nous clairement qui dirige nos pays ; comme ça nous saurons quoi faire ou à qui nous adresser.



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Il y a 4 commentaires en ce moment. »

  1. Vous soulevez brillamment des questions de réajustements et autres péréquations, contractions etc…, fonction des marchés auxquels les économies sont indexées, tout en excipant et à juste titre la finalité sociétaire « populaire ».

    L’élucidation s’amorce, s’entrevoit « sauf à éluder » pour autant dans vos énonciations, et ce, en ce que le contexte mondial de crise économique actuel, auquel le Cameroun n’échappe pas, contraint en prévisibilité des interventions massives des Etats dans l’ordre économique, en sauvegarde de l’équilibre sociétaire.

    Ce qui s’accentuent sous les cieux que vous citez justement comme la France ou l’Etat ne cesse d’annoncer des mesures de soutien aux secteurs d’activité à fort taux d’emploi et par voie de conséquence stabilisateur de l’harmonie sociale.

    En outre même dans ce pays les prix à la pompe ne se réajustent pas analytiquement à la baise des cours, même s’il est vrai que la tendance reste de mise.

    Bref dans le cadre international, les Etats qui sont pris de cours « nombreux sont-ils en Afrique », profiteraient certainement de l’accalmie pour constituer des réserves salutaires pour la sauvegarde des majors des économies.
    D’autant plus que le chamboulement international laisse présager des lendemains déchantés à l’égard de l’Afrique et du Cameroun : Les aides s’amenuisent.

    Bien évidement, mon propos n’est pas un soutien à la gestion économique du Cameroun, gestion à laquelle je suis invité et ne saurait donc me prononcer sur les choix qui y sont envisager, je me permets d’analyser les tensions auxquelles peuvent faire face les Etats.

    Je crois que nous serions les premiers à décrier la mise à mort de nos économies si celles-ci n’étaient point soutenues dans le contexte actuel, qui il est vrai trouve son origine hors de nos frontières auprès des maîtres en tout genre.

    Enfin, c’est triste pour le consommateur qui se spolier dans le présent et le court terme, cependant faut espérer qu’à moyen et long terme il y verra le prix de ses efforts contributifs.

    Sur la réduction des aides vous pouvez lire l’analyse ci-dessus, concernant un fait à l’égard du Cameroun.
    http://www.visionafricaine.fr.gd/23-s-10-s-08.htm

  2. correction detexte: “je ne suis invité à la gestion”.
    “le consommateur est spolié dans le présent etc…”

  3. Les ingenieurs de polytechnique sont partout ds le monde en train de mettre leur matiere grise au plus offrant puisque nul n’est prophete chez soi..diront certains.
    Malgre toutes les idees et memoires rassemblant tout ce dont ce pays a besoin finissent ds les tiroirs des responsables corrompus et plus soucieux de s’en mettre plein les poches.
    Apres on ira encore chercher ‘le blanc’ qui viendra nous tromper..l’afrique noire est mal partie et le cameroun lui il a carement fais demi tour.

    Vive le renouvo.

  4. L avraie question: Que nous propose-tu, toi?
    Bon courrage mon ami…

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