Le patron est l’une des principales raisons pour laquelle les gens gardent ou quittent leur emploi.
Lorsque le système de management d’une entreprise n’ est pas jugé convenable, les employés ne donnent pas le meilleur d’eux-mêmes et l’entreprise peine à décoller. Une évolution des mentalités a transformé les relations entre supérieurs et subordonnés de sorte que l’attachement à vie à une entreprise, à un employeur, est désormais rangé au placard.
La nouvelle génération de travailleurs n’est plus prête à pratiquer la révérence même si dans certaines structures, c’est le passage obligé pour obtenir et garder un emploi.
L’heure est désormais à la revendication de ses droits : cela se vérifie par exemple, au nombre de grèves qui secouent les entreprises installées au Cameroun: Camtel, AES-Sonel, Camrail pour ne citer que celles là.
C’est dire que manager, surtout dans un environnement où le niveau intellectuel est relativement élevé, n’est plus une sinécure.
A priori, les employés attendent beaucoup de leur manager :
1- Il doit faire preuve d’une vision stratégique pour l’entreprise.
D’ailleurs, c’est la première qualité recherchée chez un manager si l’on en croit les témoignages reçus hors camera.
Ne dit-on pas qu’un leader est celui qui a les yeux rivés sur l’horizon et non sur le guidon? Et pour preuve, on fait plus attention à celui qui tient la barre qu’à l’environnement dans lequel naviguent les entreprises : mondialisation, concurrence exacerbée, pression des clients ou du marché…
Sans vision stratégique, point de salut. Cette qualité de visionnaire est surtout évoquée par les cadres qui ont bien pris conscience de leur implication dans la gestion de l’entreprise et qui veulent surtout être rassurés sur leur avenir.Il est vrai que personne n’aimerait embarquer dans un bateau piloté par un capitaine incapable de lire la boussole.
Une vision, oui mais il faut aussi savoir la partager. D’où l’importance de
2- Il doit bien communiquer avec les salariés.
Les employés veulent avoir une idée claire du profil de carrière au sein de l’ entreprise , de l’aménagement du cadre de travail, des avantages sociaux.
Le leader est respecté pour ce qu’il fait et doit donc
3- Il doit donner l’exemple et non faire la leçon.
Le manager doit avoir la capacité de résoudre clairement un problème, sans attendre indéfiniment. En somme, il doit maîtriser l’environnement et non le subir.
A énumérer toutes ces qualités, on se demande combien de managers camerounais sont de bons patrons. De toutes les façons, ils devront se mettre à la page s’ils veulent la paix et la prospérité de leur entreprise.
