A propos de l'auteur Anne-Mireille NZOUANKEU

Anne-Mireille est une jeune journaliste qui a fait ses armes à Camer.be, au quotidien camerounais "Le Jour" avant de rejoindre l'aventure 20mai.net

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Les employés veulent désormais des managers compétents

Le patron est l’une des principales raisons pour laquelle les gens gardent ou quittent leur emploi.

Lorsque le système de management d’une entreprise n’ est pas jugé convenable, les employés ne donnent pas le meilleur d’eux-mêmes et l’entreprise peine à décoller. Une évolution des mentalités a transformé les relations entre supérieurs et subordonnés de sorte que l’attachement à vie à une entreprise, à un employeur, est désormais rangé au placard.

La nouvelle génération de travailleurs n’est plus prête à pratiquer la révérence même si dans certaines structures, c’est le passage obligé pour obtenir et garder un emploi.

L’heure est désormais à la revendication de ses droits : cela se vérifie par exemple, au nombre de grèves qui secouent les entreprises installées au Cameroun: Camtel, AES-Sonel, Camrail pour ne citer que celles là.

C’est dire que manager, surtout dans un environnement où le niveau intellectuel est relativement élevé, n’est plus une sinécure.

A priori, les employés attendent beaucoup de leur manager :

1- Il doit faire preuve d’une vision stratégique pour l’entreprise.

D’ailleurs, c’est la première qualité recherchée chez un manager si l’on en croit les témoignages reçus hors camera.

Ne dit-on pas qu’un leader est celui qui a les yeux rivés sur l’horizon et non sur le guidon?  Et pour preuve, on fait plus attention à celui qui tient la barre qu’à l’environnement dans lequel naviguent les entreprises : mondialisation, concurrence exacerbée, pression des clients ou du marché…

Sans vision stratégique, point de salut. Cette qualité de visionnaire est surtout évoquée par les cadres qui ont bien pris conscience de leur implication dans la gestion de l’entreprise et qui veulent surtout être rassurés sur leur avenir.Il est vrai que personne n’aimerait embarquer dans un bateau piloté par un capitaine incapable de lire la boussole.

Une vision, oui mais il faut aussi savoir la partager. D’où l’importance de

2- Il doit bien communiquer avec les salariés.

Les employés veulent avoir une idée claire du profil de carrière au sein de l’ entreprise , de l’aménagement du cadre de travail, des avantages sociaux.

Le leader est respecté pour ce qu’il fait et doit donc

3- Il doit donner l’exemple et non faire la leçon.

Le manager doit avoir la capacité de résoudre clairement un problème, sans attendre indéfiniment. En somme, il doit maîtriser l’environnement et non le subir.

A énumérer toutes ces qualités, on se demande combien de managers camerounais sont de bons patrons. De toutes les façons, ils devront se mettre à la page s’ils veulent la paix et la prospérité de leur entreprise.

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Il y a 4 commentaires en ce moment. »

  1. C’est bien beau chers amis de solliciter des managers plus performants, mais sachez que ce ne sont pas les employés qui choisissent leurs superviseurs (ce n’est pas une élection), mais ce choix est de la responsabilité du chef d’entreprise ou de l’équipe qui en tient lieu. Justement, je suis absolument d’accord que les entreprises performantes ont très souvent des managers efficients, et que le choix des collaborateurs, ultime responsabilité du chef d’entreprise, est aussi l’une des tâches les plus critiques, car l’avenir de toute l’organisation en dépend.

  2. Ça veut dire quoi tout ça, ce long épandage d’idées reçues sur la valeur nutritive de la bonne gestion participative ? ça se passe où, quelle analyse, quels faits, quelles solutions ? Que cachent tous ces anglicismes et autres pling-pling à la mode, vision, communication, stratégies, boussole et, leader le verbe manager (en français, c’est managériser, heu
    ). En somme, un édifiant cours de morale pour le CM2.

  3. En effet comme l’a souligné LIONEL,ce n’est ni l’employé , ni le manager qui decide du choix des collaborateurs et par consequent,un bon manager qui a un mauvais employeur vas être contraint à travailler à la solde de son patron ( subordination oblige).Neanmoins,il ne doit pas cesser d’attirer l’attention de son patron sur les risques de derive , d’ailleurs si ça ne va pas,plutôt que de s’abrutir auprès d’un mauvais patron, vaudrait mieux vendre ses competences ailleurs peut-être chez celui qui a de la vision et aime le travail bien fait et de meilleures performances

  4. Parfaitement MBONG, et pour appuyer ton idée, il faut savoir que le monde actuel de l’emploi est beaucoup plus interessant que celui d’il y a 30 ans, car les opportunités sont plus nombreuses, bref il y a beaucoup de dynamique: ne vous cantonnez pas à ruminer quotidiennement votre frustration par rapport à vos chefs hiérarchiques, voici quelques astuces (gratuites, mais la prochaine fois ce sera payant): Développez en permanence et à l’insu de vos collègues votre background, cela renforce votre potentiel actuel et ultérieur, tout en diminuant considérablement la frustration professionnelle que vous pouvez avoir, j’en ai fait moi même l’expérience à une certaine époque. Ensuite, ne restez pas cantonnés dans votre entreprise, regardez ce que peut vous offrir le monde de l’emploi compte tenu de votre expérience et de votre compétence, ainsi vous aurez de plus grandes possibilités pour trouver un emploi qui vous épanouit (c’est à dire un emploi où vous aurez des chefs en qui vous aurez plus d’estime). L’ultime étape d’une carrière que vous devez très vite envisager, c’est de créer votre propre emploi dans la mesure de vos possibilités. Vous n’aurez donc plus de patron, car le patron ce sera vous!!!

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