Depuis le lancement du concours d’entrée à l’école de police du Cameroun, l’effervescence est grande non seulement parmi les candidats mais aussi au niveau des « préparateurs ».
Aux alentours de l’Université de Yaoundé I, les tables de call-box ( sortes de cabines téléphoniques publiques) se sont transformées en bureaux d’inscription. Les candidats au concours prévu en début 2009, n’ont que l’embarras du choix entre les promoteurs de cours de préparation, les vendeurs de fascicules et même les vendeurs d’anciens sujets d’examen.
Pas besoin de grandes campagnes publicitaires pour faire connaître ces groupes : le bouche à oreille est suffisant et les files d’inscription sont longues devant les «guichets ». La tête pleine d’espoir, ces candidats ne prennent pas la précaution de se renseigner sur les compétences des promoteurs de ces groupes ni sur leur capacité à transmettre les notions adéquates.
Après avoir déboursé des sommes variant de 20.000cfa à 40.000cfa, les candidats espèrent acquérir suffisamment de connaissances pour réussir aux différents concours administratifs. Les cours intensifs ont ensuite lieu soit à l’école publique du centre administratif soit à l’école publique du plateau.
Dans ces cours, on retrouve non seulement des jeunes bacheliers, mais aussi des étudiants des universités.
La grande surprise réside dans le fait que près de la moitié des adeptes de ces cours privés, sont au moins à leur deuxième tentative . De plus, ceux qui ont suffisamment de moyens financiers s’inscrivent à tous les concours qui sont lancés. La vocation professionnelle n’a plus droit de cité: l’essentiel est d’avoir un salaire.
Un candidat au concours d’entrée à l’école de police a bien voulu partager son expérience avec les lecteurs de 20mai.net. Malgré ses multiples échecs, il ne perd pas espoir.
