Le Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC) a lu, avec étonnement, l’entêtement du journal Aurore Plus qui, dans son édition n°1083 du 12 décembre 2008, sous le titre « Les Fotso et leur banque : Etat de siège à la CBC », tente d’enfoncer par tous les moyens cet établissement bancaire camerounais en affublant, au passage, de toutes sortes d’attributs calomnieux les responsables de ce Syndicat, qu’il fait passer tantôt pour bras séculier du groupe Fotso, tantôt pour « émanation des services secrets » de Paul Biya.
Le SNJC note, à la lecture, le fait qu’à l’instar de nombreux médias manipulés par des pontes du régime Biya pour mener des campagnes de destruction de l’économie interne, ce journal – qui écrit dans une langue française épouvantable -, souffre de grave ignorance de la déontologie professionnelle et des techniques journalistiques.
Le SNJC prend acte du fait que le journal Aurore Plus et son directeur de publication, Michel Michaut Moussala, se positionnent comme défenseurs des ethnies du Cameroun contre leurs compatriotes Bamiléké.
Mais le SNJC rappelle que, dans sa croisade contre le mauvais journalisme, il ne se laissera jamais impressionner par Michel Michaut Moussala, qui est un « braqueur » illettré, inculte, sans foi ni loi, maître-chanteur sans aucun sens nationaliste ; de même, il ne laissera pas Aurore Plus spolier impunément et gratuitement des Camerounais, saborder l’économie et détruire l’image des journalistes, même si ce genre de pratiques, encouragées par des proches de Paul Biya, semblent paradoxalement populaires, dans un contexte où la fierté nationale a disparu.
Tout en rappelant que l’unique débat valable ici est la question du non respect de la déontologie journalistique par le journal Aurore Plus, le SNJC réitère, afin que nul n’en ignore, ces prescriptions cardinales de la Charte de Munich :
« Les devoirs essentiels du journaliste, dans la recherche, la rédaction et le commentaire des événements, sont :
1. Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité. (…)
5. S’obliger à respecter la vie privée de personnes. 6
6. Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte.
8. S’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation et les accusations sans fondement (…) ».
Le SNJC reste, en effet, convaincu que le journal Aurore Plus, l’une des pires épiceries du secteur de la presse, n’emploiera, le moment venu, aucune des nombreuses familles employées à la Commercial Bank of Cameroon (CBC)/groupe Commercial Bank qu’il a entrepris de détruire ; Michel Michaut Moussala ne sera pas non plus capable d’arrêter une déflagration tribale à la Rwandaise qu’il appelle de tous ses vœux par illettrisme.
Le SNJC rappelle ici, en conséquence, son profond mépris pour tous ceux qui, comme lui, se positionnent comme des théoriciens du tribalisme sous toutes ses formes.
En mettant en garde tous les complices de cette cabale sur les conséquences historiques de leurs actes, nous condamnons donc à nouveau, avec la dernière énergie, le terrorisme médiatique de MMM/Aurore Plus, qui revendique publiquement la liberté de diffamer des personnes qui ont eu le courage de lui refuser une rançon qu’il a personnellement démarchée.
Le SNJC continuera, contre vents et marées et nonobstant l’adversité de journalistes ignares et tribalistes de tous bords, à défendre le droit du public et de tout Camerounais à connaître la vérité.
