Le séchage des fruits et légumes est une activité qui permet à certaines femmes de gagner dignement leur vie
Elles sont 34 femmes, regroupées au sein du «SEANE»: sécurité alimentaire et nutritionnelle. Ce Groupement d’Intérêt Commun (GIC), crée il y a 8 ans, s’est spécialisé dans le séchage et la transformation des fruits et légumes, et l’ activité permet à tous les membres du GIC d’entretenir leurs familles.
C’est en 2000, après un court séjour en Afrique de l’Ouest, que Mmes MBONGO, ABOMO et quelques autres amies décident de se lancer dans le séchage des fruits.
L’activité commence timidement et de façon artisanale. Les principaux légumes et fruits séchés sont: l’ananas, la papaye, le gombo, l’okok et le Kwem( feuilles de manioc). Leur dynamisme et leur persévérance finissent tout de même par porter des fruits.
En même temps que le groupe s’agrandit, les dames du «SEANE» bénéficient quelques années plus tard d’un appui de 15 millions de francs CFA du Fond National de l’Emploi (FNE). Cet appui permet au GIC d’acquérir des séchoirs électriques d’une grande capacité. Elle peuvent désormais sécher jusqu’à 100kg de fruits en une seule fois.
Pour contourner l’épineux problème d’approvisionnement en matières premières, les femmes du «SEANE» créent des plantations. Parallèlement, elles diversifient leurs activités et se lancent dans la teinture des tissus, la fabrication des farines à base de plantain, la fabrication d’huile de cacao. Elles ont même tout récemment lancé une marque de lessive appelée «Savon Lion». Ce dynamisme ne s’arrête pas en si bon chemin car ces femmes ont adhéré au processus de l’AGOA et exportent désormais leurs produits aux USA.
Les femmes du SEANE ont également crée un centre de formation.
Les prestations offertes dans ce centre sont:
- Le séchage des fruits et légumes
- La fabrication des farines à base de plantain
- La teinture
- La fabrication du beurre de cacao
- La fabrication des savons de ménage
- La fabrication des baumes contre le mal de nerf.
Le coût des formations varie en fonction du niveau de base de l’apprenant et de la formation choisie. Toutefois, les formations les moins coûteuses sont celles du séchage des fruits et de la teinture des tissus qui coûtent 50.000cfa pour une durée d’une semaine.
Les dames du « Seane » n’ont pas souhaité publier leur chiffre d ‘affaire mensuel, mais elles ont clairement laissé entendre que cette activité a permis à chacune des membres du GIC de réaliser de grands projets : construction des maisons, paiement des scolarités des enfants à l’étranger, achat de voitures, …etc
Aucune œuvre n’étant parfaite, quelques aspects restent encore à améliorer. Il s’agit d’étudier la possibilité d’utiliser de l’énergie solaire au lieu de l’énergie électrique comme c’est le cas actuellement. De plus, ces produits, bien que de très bonne qualité restent inaccessible à une bonne partie de la population camerounaise:
- Un paquet de 100g d’ananas séchés par exemple coûte 1000fcfa
- Un kg de farine de plantain fabriquée localement, coûte 2000fcfa tandis qu’un kg de farine de blé importée coûte 450cfa.


Commentaire par BREUX le 20 décembre 2008:
Bonjour
Ces produits sont ils vendus en Europe
A Bientot
Commentaire par Anne Mireille Nzouankeu le 20 décembre 2008:
Oui ces produits sont vendus aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis.
Commentaire par Emerand Akwanga le 20 décembre 2008:
Ces produits ne respectent pas les normes européennes. Ces femmes mentent, on les retrouvent en Europe beaucoup plus par personnes interposées. Dans les commerces non .
En france par exemple, j’ai personnellement vérifié nos produits dans les magasins, quand on en trouve, c’est la contrebande. Les normes ISO et d’hygiène ne sont pas remplies Conf: (Ar Pref 23- 06/marne 258-36 ( JO du 21 janvier 2008, page 56) au sujet des produits alimentaires importées de l’Afrique
Commentaire par hb9sis le 20 décembre 2008:
Heureux de voir que certaines femmes orgueilleuses deviennent riches, grace a des esclaves ! Celles qui travaillaient pour produire la marchandise à vendre avaient elles 50 000 CFA par mois ? Je parie que ces performances financières sont due a des salaires de moins de 30 000 CFA, donc de3 l’esclavage ! Evidemment, j’ignore tout de la situation économique locale, je ne fais que des suppositions, pas des suppositoires, pour rigoler un peu ! Merci de me donner des precisions a hb9sis@gmail.com
Commentaire par Anne Mireille Nzouankeu le 20 décembre 2008:
Que ces dames respectent les normes européennes ou non, l’essentiel pour l’équipe de 20mai.net est de mettre en exergue des initiatives pertinentes permettant aux jeunes de gagner leur vie.
Si le dynamisme de ces dames pouvait servir de catalyseur pour d’autres jeunes en quête de revenus, alors notre objectif serait atteint.
Les normes ISO et les règles d’hygiènes étaient- elles respectées lorsque la crise de la vache folle s’est déclenchée? Evidemment comme elle s’est déclenchée en Europe on parle » d’introduction ACCIDENTELLE de carcasses d’animaux malades dans la chaîne de fabrication des farines» . Si cette crise s’était déclenchée en Afrique, on aurait tôt fait de parler de non respect de règles d’hygiène, de normes ISO incorrectes…etc
L’Afrique a ses défauts mais sachons être patriote et encourager les efforts de nos compatriotes.
Commentaire par Anne Mireille Nzouankeu le 20 décembre 2008:
Ces femmes sont réunies au sein d’un GIC: groupement d’intérêt commun. Elles travaillent toutes et à la fin se partagent le fruit de leur travail.
Monsieur Hb, vous dites ignorer tout de la situation économique locale mais vous savez certainement que l’esclavage n’est pas d’origine camerounaise.
Contrairement donc à d’autres, ces femmes ne s’enrichissent pas grâce aux esclaves comme vous le supposez mais plutôt grâce à la sueur de leurs mains.
Commentaire par Moustacoul le 21 décembre 2008:
Je trouve très intéressant cette capacité qu’ont nos mères de monter des AGR et de s’enrichir. Merci à vous de nous partager cette expérience. je crois que nous devons honorer ces braves femmes, les considérer et copier ce modèle. Les nations se développent par l’esprit d’initiative privée. Et plus que tous autres pays, les pays africains se doivent de compter sur leur ressources personnelles, l’Etat n’ayant pas les moyens d’embaucher tout le monde, la lutte pour l’expansion d’entreprise privée doit être notre préoccupation.
Je suis de la Côte d’Ivoire et je suis vraiment intéressé par les activités de ces dames. J’aimerais de ce fait que vous me mettiez en contact avec ces maman. J’ai pour ambition de créer une entreprise qui donne dans les fruits séchés et je suis convaincu que leurs conseils ,voir leurs collaborations me seront très utiles.
Bien à vous Mireille et encore félicitation pour votre initiative
Commentaire par Anne Mireille Nzouankeu le 21 décembre 2008:
Cher Moustacoul
J’ai le contact téléphonique de certaines membres de ce GIC mais je ne peux les publier sans leur consentement.
Pouvez-vous m’envoyer vos contacts à l’adresse info@20mai.net?
Vous mettrez en objet: à l’attention de Anne Mireille
Je vous répondrais par la suite
Pour ceux qui sont à Yaoundé, l’usine de ce GIC se trouve à côté du parquet d’ékounou.
Merci
Commentaire par Emerand Akwanga le 22 décembre 2008:
Des conneries et du n’importe quoi. Laissez ces jeunes femmes se débrouiller. Il faut encourager la création et l’esprit d’entreprise. C’est ce qu’on demande à tous pour le developpement du pays