Les agents des impôts escroquent 49% des chefs d’entreprises au Cameroun
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Un peu plus de 76% des chefs d’entreprises interrogés ont affirmé que la corruption avait eu un impact négatif sur leurs activités en 2007 contre 73% un an auparavant, d’après les résultats d’une enquête indépendante menée au Cameroun.
Cette étude, menée par le GICAM et des partenaires , a touché 1052 entreprises réparties sur 6 des 10 provinces que compte le pays.
Ainsi, 49% des chefs d’entreprises affirment avoir versé des pots-de-vin aux agents des impôts, et 36% déclarent verser un montant équivalent entre 1% et 5% de leur chiffre d’affaires pour obtenir des services.
Dans la foulée, 63% des entreprises avouent n’avoir pas confiance au système judiciaire camerounais, 48% de leurs responsables estimant pour leur part que le cadre juridique affecte négativement leurs affaires.
La même enquête établit, par ailleurs, que le commerce illicite et le secteur informel sont les deux premiers facteurs qui fragilisent les entreprises sur le marché de la compétitivité.

Commentaire par jclaude le 3 janvier 2009:
c’est birn beaut toutes ces études. il faut que celà poussent les acteurs à entreprendre les actions concrètes pour le changement.
Commentaire par jclaude le 3 janvier 2009:
Excuse pour le premier message; trop d’erreurs.
c’est bien beau de faire les études. il est souhaitable que celà amène les acteurs à entreprendre des actions concrètes pour un changement.
Nous pouvons bien agir pour assainir notre environnement économique.
Commentaire par Thorsten VOGL le 5 janvier 2009:
Bien sur – il faut un changement! Beaucoup d’investisseurs en Europe considèrent l’Afrique comme « continent perdu» . Les deux facteurs les plus importants pour ce comportement sont: 1) L’instabilité politique; 2) La corruption.
L’Afrique perd sa chance pour un développement économique durable s’il n’arrive pas à lutter la corruption. C’est également le résultat d’une conférence internationale que j’avais organisé le 29 février 2008 à l’Université de Bâle.
Etant conscient de ce problème, j’ai dessiné un projet de lutte contre la corruption dans les Etats OHADA auquel participera également le prof. Mark PIETH de l’université de Bâle (Suisse), un expert très reputé en ce domaine.
Le point central de ce projet sera une loi modèle que tous les Etats OHADA pourraient convertir dans leur droit national.
Nous avons choisis le Burkina Faso, le Bénin, le Sénégal, le Mali et le Cameroun comme pays précurseurs.
Pour que ce projet soit une réussite, il nous faut le soutien officiel des gouvernements.
Pour cette raison, le 08 décembre j’ai envoyé le projet aux ambassadeurs des pays concernés compétents pour la Suisse. Jusqu’à aujourd’hui, seulement l’ambassadeur de Cameroun me repondait. Il a transmis le projet aux autorités camerounaises compétentes. A Burkina Faso, le Président de la Commission Nationale pour l’Harmonisation du Droit des Affaires l’a transmis au Ministre de Justice.
Il faudrait que tant de personnes que possible soutiennent ce projet. Nous sommes aussi à la recherche de spécialistes africains qui ont la volonté de contribuir au projet. J’invite donc toute personne intéressée de m’envoyer un courriel à l’adresse
anticorruption@uk2.net.
Il me serait un plaisir de vous envoyer des informations complémentaires.
De plus, il serait une aide si les médias comme 20mai.net ou apanews.net pourraient publier des articles sur nos plans.
J’espère qu’ensemble avec vous, je peux contribuer à un meilleur avenir de l’Afrique.
Th. VOGL
Université de Bâle (Suisse)
Commentaire par Abui Eyi Arsène le 8 janvier 2009:
Ces chiffres n’ont rien d’étonnant…
Regardez vous même: Au Cameroun, un Inspecteur des Impôts sorti de l’ENAM est en catégorie A1 (Salaire Mensuel < 200 000 FCFA) de la Fonction Publique. Pour la plupart d’entre eux, moins de 5 ans de service après, ils roulent carrosse: Grosses cylindrées, villas en ville et au village, mariages tonitruants, bref, leur cupidité d’a d’égale que celle des Douaniers…
D’où vient cet argent? Un exemple simple: des redressements volontairement erronés sont effectués sur le terrain: Entrepise X doit payer après calculs 1 000 000 FCFA d’impôts; le Chef d’entreprise, contre enveloppe à l’Inspecteur (ou assimilé) demande une réévaluation, et le montant passe brutalement de 1 000 000 FCFA à 200 000 FCFA; voilà un exemple tout simple.
Qui est fautif? Les deux parties: le Chef d’Entreprise qui ne veut pas s’acquitter de la totalité de ses impôts, et le Collecteur d’Impôts, qui lui offre cette passerelle. Résultats des courses, au lieu de prendre le chemin du Trésor Public, pour servir à tous les compatriotes, une bonne partie des recettes fiscales finit dans des comptes personnels.
Tout le monde le sait, c’est comme ça que ça marche: une minorité de plus en plus riche, et notre pays de plus en plus pauvre.
Et qu’est ce qui est fait pour endiguer le phénomène? Rien …
Pauvre Cameroun … snif …
Commentaire par Gaston NEMADEU le 12 janvier 2009:
La corruption gangréné notre tissu social. L’argent a pris le dessus sur les idées. Lorsque vous vous présentez à deux à un guichet pour demander un service, priorité est vite accordée à celui qui a la meilleure présentation physique (tenue vestimentaire et bijoux, parce que l’on espère qu’il va laisser des subsides en partant.
La lutte contre la corruption est menée au sommet de l’Etat, bien sûr cela peut servir de messages, mais en bas de l’échelle, c’est pire.
L’exempe d’Arsène est édifiant, mais la catastrophe, c’est lorque la société tout entière voit au luxe tonitruant le seul signe absolu de réussite. c’est toute la société qui doit être rééduquée. Et le riche nargue et humilie devant l’administration, la justice, la police bref aucune sructure n’est disposée à protéger le pauvre et impuissant. Alors que choisir?