Trois ravisseurs d’enfants maliens arrêtés à Douala
Selon la légion de la gendarmerie du Littoral qui a mené l’enquête, les trois kidnappeurs pourraient être déférés la semaine prochaine au parquet.
Tout a commencé mardi dernier, lorsque le cerveau du gang, Oumar Sankho, se propose en lieu et place de son oncle, opérateur économique d’origine malienne, et de sa femme, malienne aussi, d’aller chercher à la sortie des classes, le jeune Oumar Abdourahaman, élève dans une école primaire de la place.
La famille est loin de se douter des intentions du kidnappeur, d’autant que ce n’est pas la première fois qu’il se dévouait à cette tâche, bien connu par les responsables de cet établissement scolaire comme proche parent de l’élève.
Sur le chemin du retour, «le tonton kidnappeur », avec deux complices, tous des maliens, entraînera l’adolescent dans une cachette, avant d’enter en contact avec ses parents, les ravisseurs exigeant le paiement «immédiat » de 40 millions de francs CFA contre la libération de l’enfant.
Les ravisseurs deviennent plus menaçants lorsqu’ils exigent dès mercredi, et donne jusqu’à jeudi, le paiement d’une rançon de 150 millions de francs CFA, sinon l’enfant sera tué.
Le père qui a eu le temps d’alerter les forces de l’ordre, accepte de payer la moitié de la rançon, soit 75 millions de francs CFA.

Demande de rançon
Le rendez-vous donné dans une institution bancaire de la place, aura permis à la gendarmerie qui avait eu le temps de déployer des éléments en civil, de cueillir le commissionnaire des ravisseurs, un certain Youssouf Ougoum.
Ce dernier n’avait d’autres choix que de conduire les gendarmes au lieu de la cachette, permettant de mettre la main sur les deux autres complices, dont le cousin de l’otage, qui accuse son oncle, opérateur économique prospère, de ne rien faire pour lui.
Le kidnapping des enfants est un phénomène récurrent depuis quelque temps au Cameroun, puisque ces deux derniers mois, huit ravisseurs ont été pris dans les mailles de la police et la de gendarmerie, ont rapporté des sources sécuritaires.
l’Expressplus.

