De fortes disparités sont perceptibles dans la distribution de l’énergie électrique, des taux de couverture oscillant entre 12% et 98% selon les régions, a appris APA samedi auprès des responsables du Système d’information énergétique du Cameroun (SIE-Cameroun).
Autant on se rend compte que les villes de Yaoundé et de Douala ont une couverture énergétique de 98% et 97%, autant on rend compte que les régions de l’Extrême-nord, du Nord ou de l’Est connaissent un taux de couverture de 12%, 17% et 23%.
Par ailleurs, il est observé que le parc de production d’électricité actuel du pays est de 1337 Mégawatts (MW), dont 31% sont issus de l’auto-production, ce qui laisse croire que le Cameroun qui dispose du deuxième potentiel hydro-électrique du continent estimé à 20 Gigawatt (GW) pour une capacité de production de 115 Térawatts (TW).
Ces chiffres montrent que jusque-là exploité que 5% de ses potentialités.
Cette sous-exploitation des ressources énergétiques ne va pas sans conséquence, surtout en saison sèche où les Camerounais subissent de longues et interminables coupures d’électricité.
La firme américano-camerounaise AES SONEL, chargée de la production, du transport, de la distribution et de la commercialisation de l’énergie électrique, a opté pour le rationnement de l’électricité plus connu sous le nom des délestages.
Cette situation a des conséquences incalculables sur l’outil de production obligeant de nombreuses entreprises à recourir aux groupes électrogènes pour pouvoir poursuivre leurs activités.
