Les officiels camerounais présents à la 21e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) ont organisé une soirée en l’honneur des cinéastes camerounais dont les films ont remporté des prix. C’était le 7 mars dernier, à Ouagadougou.
C’est un Bassek Ba Kobhio tout sourire et revêtu, pour l’occasion, du costume de maître de cérémonie, qui accueilli les cinéastes et les ressortissants camerounais à l’entrée du restaurant où se déroulait la petite fête, ce samedi 7 mars 2009 à Ouagadougou.
Les héros du jour étaient tous là, radieux, tenant leur trophée dans la main:
- Bernard Auguste Kouemo Yanghu, le poulain de bronze (catégorie court-métrage),
- Joséphine Ndagnou, le prix de la meilleure œuvre de fiction, ou encore
- Lewat Osvalde, la réalisatrice qui a réussi à se glisser dans le trio gangnant dans la catégorie documentaire.
Pas de makossa ou de bikutsi pour célébrer ces prix, mais des cris de joie à chaque apparition des lauréats et un buffet conséquent. Les cinéastes et les membres de la communauté camerounaise ont pu ainsi échanger cordialement avec Ama Tutu Muna, la ministre camerounaise en charge de la Culture. «La moisson est bonne et il y a de quoi passer de bons moments ensemble, écouter les uns et les autres et féliciter ceux qui ont porté dans le firmament du cinéma africain le drapeau de notre pays», a expliqué la ministre de la Culture, visiblement aux anges.
Même la lenteur du service n’a pas eu raison de l’ambiance chaude, des cris de victoire et autres chants nationalistes qui déchiraient le silence de ce restaurant feutré.
L’occasion faisant le larron, des membres de la communauté camerounaise vivant au Burkina ont profité de la disponibilité manifestée par la ministre, pour lui soumettre quelques doléances, qu’elle a promis de transmettre à «qui de droit».
