Doyen des chefs d’Etat africains, le président gabonais Omar Bongo, décédé à 73 ans selon une source proche du gouvernement français, était un « dinosaure» du continent, critiqué pour ses liens ambigus avec la France et des soupçons de corruption.
Tout au long de la Ve République française, Omar Bongo a aussi été l’un des principaux relais de la « Françafrique» où s’entremêlaient raison d’Etat, lobbies et réseaux politico-affairistes. Son nom apparaît ainsi dans l’affaire Elf, symbole des dérives de la Françafrique.
Fin février, ses comptes bancaires avaient été saisis dans le cadre d’une affaire privée l’opposant à un particulier français sur un différend de plus de 400.000 euros.
Le président du Gabon est allé mourir en Espagne, son pays n’ayant pas d’installation hospitalière qui puisse l’accueillir et l’accompagner décemment vers sa dernière demeure. L’histoire tire ainsi un trait sur le doyen des chefs d’Etat africains, obligé d’aller mourir loin de ses terres natales.
