A propos de l'auteur P.D.C

Le Parti des Démocrates Camerounais (P.D.C) est un parti camerounais, dont l'actuel président est Louis Tobie MBIDA. B.P: 4070 Yaoundé Cameroun / Blog du parti

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« Du Pouvoir au Cameroun»  par Louis Tobie MBIDA

Louis Tobie MBIDAA l’exode rural des années 1970 et 1980 ayant vu des camerounais se mouvoir des villages et campagnes vers les villes et autres cités, a succédé l’immigration massive vers l’Europe et les Etats Unis d’Amérique. Le Cameroun de ces vingt sept dernières années, par négligence et par incompétence à gérer ses propres ressources humaines, a contraint de nombreux camerounais à l’exil volontaire éloignant ainsi du sol natal de nombreuses forces vives de la nation.

Les termes Diaspora Camerounaise recouvrent aujourd’hui une réalité socio-politique que les autorités camerounaises ont du mal à cerner, à gérer et surtout à maîtriser. La « Diaspora Camerounaise»  est tout aussi bien une force socio-économique dont les potentialités effraient le gouvernement camerounais en termes de prise de pouvoir de réalisations et de résolutions des problèmes quotidiens des familles et par conséquent  en termes d’influence médiate ou immédiate sur des camerounais restés au pays.

« C’est celui qui paye qui décide» : le Gouvernement Camerounais l’a bien compris même si cette vérité n’a pas encore fait son chemin au sein de la Diaspora dont la cohésion politique n’est qu’en cours de structuration.”

Une conscience politique se fait désormais corps au sein de cette diaspora qui n’est certainement pas homogène dans sa composition tant sociologique que culturelle où des étudiants – chercheurs nombreux côtoient des pères de familles, travailleurs engagés dans le combat ardu d’une vie quotidienne semée d’épuisement physique après un labeur souvent éreintant et de harcèlement psychique au sein d’une société occidentale où l’intégration est un défi de tous les instants.

Certains observateurs nous signalent que les Allemands tenant compte de leur histoire récente gèrent leurs conflits par la négociation, c’est ainsi que le mot « Mitbestimmung » est devenu déterminant dans l’Allemagne d’après guerre.

Les Anglais semblent avoir optés pour le contrat écrit. Les litiges se résolvent dans l’observation et l’application des termes d’un contrat préétabli. La notion du contrat social reste ainsi d’abord anglaise dans son application.

La France, malgré le siècle des lumières n’est venue à bout de ses conflits que grâce à une confrontation dont nous connaissons aujourd’hui l’histoire. Il apparaît ainsi que les conflits en France ne trouvent d’issues que dans l’affrontement. Les grèves en France, nombreuses, en sont aujourd’hui encore l’illustration.

Le Cameroun a surtout connu les deux cultures anglaises et françaises. L’équilibre entre les influences françaises et anglaises n’est pas acquis.

La question est de savoir désormais si nous camerounais qui avons subi de par notre histoire diverses influences historiques sommes en mesure de créer un déterminisme politico-social camerounais.

Parti des démocrates camerounais

Il existe certainement une essence camerounaise qui précède l’existence du Cameroun nouveau issu du contact avec l’occident. En d’autres termes on pourrait se poser ici la question de savoir comment la société précoloniale gérait ses conflits. Les administrateurs de colonies nous rapportent que les affrontements guerriers entre tribus étaient la règle.

La sagesse qui transparaît dans les rites, les traditions et les proverbes du Cameroun profond nous permettent de douter que le  Cameroun ait été  en proie à des guerres tribales permanentes comme nous l’indique l’histoire coloniale.

Il est indéniable que le Cameroun de 2009 souffre de conflits majeurs.

Les énumérer à cet endroit serait redondant.

La représentation des camerounais au sein des organes de prise de décision et leur contrôle par des citoyens les ayant  librement élus et pouvant les répudier à une cadence  régulière grâce à des procédures démocratiques et républicaines convenues d’avance paraît être la clef de voûte pour soutenir le progrès, la croissance, le bien-être, la cohésion entre les citoyens  et la prospérité dans le pays.

Mais malheureusement, les méthodes désastreuses et prédatrices du RDPC,  parti au Pouvoir, qui se comporte toujours en parti unique depuis 1960 ont été érigées en système de gestion politique dans la Nation Camerounaise. Le Parti des Démocrates Camerounais (PDC) avec d’autres forces politiques dans la Nation lutte pour faire enfin des Camerounais de vrais citoyens, le PDC veut créer un couple nouveau: celui entre l’Etat et le Citoyen, un Etat « complice»  du Citoyen, un Etat Conseiller du Citoyen, un Etat Partenaire du Citoyen, un Etat Solidaire du Citoyen,un Etat qui – osons le dire – sera enfin l’AMI du CITOYTEN par opposition à l’Etat colonial oppresseur et irrespectueux qui érigea l’humiliation et le dédain en système de gestion des hommes désignés comme indigènes et autres autochtones et par opposition à l’Etat Parti UC / UNC / RDPC arrogant, méprisant, refusant tout dialogue franc, l’Etat Parti UC/ UNC / RDPC exclusif, ostracisant, totalitaire, arbitraire qui aura écrasé les « populations camerounaises»  sous la corruption, la peur de la coercition, la fraude électorale,  le mensonge politique et la calomnie pendant des décennies.

Le combat politique essentiel au Cameroun de 2009 reste celui de l’instauration de la démocratie par des élections libres et transparentes. Le Cameroun a besoin pour cela de règles claires acceptées par tous pour des élections crédibles.

Les partis politiques d’opposition au Cameroun sont clochardisés et acculés à des comportements infâmants qui ne rehaussent pas leur image auprès des Camerounais. Du temps de Monsieur AHIDJO c’était la prison politique,  sous Monsieur BIYA c’est la bagne financier et sociologique : le Dr NJA KWA et plusieurs autres en savent quelque chose.

Il suffit qu’un organisme public ou para-public vous affuble de frais à payer et vous mette en recouvrement forcé et vous mettez la clef sous le paillasson.   Il est désormais facile pour le pouvoir RDPC de  décrédibiliser les hommes et les femmes de l’opposition auprès des camerounais en affirmant que : puisqu’ils sont matériellement démunis et aux abois ils sont tous corruptibles et corrompus.

Les banques camerounaises sont frileuses la preuve en est leur surliquidité actuelle. La banque camerounaise  fait de l’usure au lieu de remplir son rôle de créditeur structurel, agent de développement en Afrique et soutien financier régulier qui accompagne le citoyen dans sa démarche de recherche d’une stabilité sociale certaine. Il n’existe pas au Cameroun de Fond de Garantie du Crédit alors que cela devrait être  une nécessité dans un pays en cours de construction comme le Cameroun. Par conséquent : la société civile,  à quelques exceptions près n’a pas accès au crédit. L’initiative privée reste ainsi embryonnaire. Les entreprises individuelles avortent dès leur conception faute de financements sérieux. La conséquence en est l’absence en termes de qualité et de quantité de structures privées de moyennes ou grandes envergures génératrices de richesses dans la nation et pourvoyeuses d’emplois.

Le Cameroun et les Camerounais ne connaîtront pas le bien être tant que la résorption du chômage ne sera pas une priorité dans le pays.

L’Etat ne pouvant résorber tout le chômage en augmentant le nombre de fonctionnaires il est déterminant que la société civile camerounaise soit mieux considérée et impliquée. Mais au Cameroun impliquer des citoyens reste au regard du Pouvoir qui se confond au Cameroun avec l’Etat une récompense qui est octroyée aux seuls camerounais qui « mouillent la chemise pour le RDPC ». Une facilitation à l’accès aux financements ouverte à tous les citoyens sans exclusive sera déjà un grand départ pour relancer la création de richesses dans la nation et résorber le chômage dans le pays. Tout est pensé au Cameroun en termes de pouvoir politique et de challenge de l’autorité politique en place. Il existe ainsi entre le chef de l’Etat et les régions des hommes et de femmes relais, entre ces hommes et femmes aux niveaux des régions sont installés des hommes et des femmes relais au niveau des départements et des arrondissements. C’est ce système pourtant connu du Président BIYA et faussement dénoncé par lui lors du congrès de son Parti en 2006 qui se perpétue. Il existe pourtant de très nombreux camerounais et de très nombreuses camerounaises qui ne s’intéressent pas à la politique et qui ne souhaitent qu’une chose : vivre en paix avec eux-mêmes, leurs familles, leur voisins et être tout simplement de bons citoyens qui remplissent en toute honnêteté leur devoirs tout en jouissant sans marchandage auprès des instances administratives ou politiques de leur droits. Les honnêtes gens au Cameroun ne peuvent que s’appauvrir dans un système aussi foireux et arbitaire.

L’Etat a par ailleurs un rôle majeur celui de doter le Cameroun d’infrastructures publiques dignes de ce nom en termes de routes, d’autoroutes, d’écoles, d’hôpitaux, de créations d’outils administratifs à portée de tous les camerounais car tant que des camerounais seront obligés de faire des dizaines voire des centaines de kilomètres pour un simple extrait d’acte de naissance, tant que l’obtention d’un titre foncier sera un véritable parcours du combattant s’étalant sur des décennies, le Cameroun sera un malheureux pays où les citoyens resteront démunis dans leur propre pays.

L’Etat, c’est-à-dire les hommes qui le personnifient en termes de fonctionnaires, s’octroient nt naturellement toutes les facilités. Psychiquement cette attitude s’est installée dans les mœurs et exige des fonctionnaires qu’ils fassent preuve d’étalage de leur puissance par la démonstration de leur biens matériels en guise de maisons construites à la ville et la campagne, de véhicules achetés et de femmes épousées légitimes ou pas.

L’expression camerounaise « C’est Un Bao » est un véritable sujet de thèse que nos universitaires devront un jour approfondir. L’instauration du « Baoisme ou Baobaisme au Cameroun » si on me concède cette expression est source de plusieurs des maux de la société camerounaise actuelle. Ce fut la porte ouverte aux prévarications, aux concussions, à la dilapidation des deniers publics et aux détournements de fonds publics.

La solution est l’instauration d’une démocratie véritable seul gage d’un choix libre par des citoyens camerounais, d’hommes et de femmes intègres dont les projets seront lisibles et cohérents et qui seront renvoyés à leurs études si leurs résultats politiques, économiques et sociaux ne sont pas probants au bout d’un délai convenu et respecté. Ces sanctions par les urnes devront se faire sans haine et sans rancœur dans la transparence la plus totale au profit de la Nation Camerounaise.

La communauté internationale ne saurait rester sourde à ces revendications. Le Cameroun comme tous les pays vivant à l’ombre des régimes anti-démocratiques a besoin de l’aide des « vielles démocraties ».

A chacun son Munich pourrait-on déclarer à cet endroit et faut-il le rappeler ici: chaque Nation couve en son sein son CATILINA, Paul Biya est aujourd’hui au Cameroun notre CATILINA. Notre devoir désormais en tant que Camerounais et de devenir tous des Cicérons et de dire à cet homme :”

“ « Quo usque tandem abutere, Catilina, patientia nostra? quam diu etiam furor iste tuus nos eludet? Quem ad finem sese effrenata iactabit audacia?»  ” “ Jusques à quand abuseras-tu de notre patience, Catilina? combien de temps encore serons-nous le jouet de ta fureur? jusqu’où s’emportera ton audace effrénée ? En paraphrasant Cicéron nous pourrions demander : Quo usque tandem abutere, Paulus BIYA, patientia nostra? quam diu etiam furor iste tuus nos eludet? Quem ad finem sese effrenata iactabit audacia?» 

  • Jusqu’où abuserez vous de notre patience, Monsieur le Président Paul Biya?
  • combien de temps encore serons-nous le jouet de votre  fureur Excellence ?
  • Jusqu’où s’emportera votre  audace effrénée ?
  • Après la constitution que vous avez modifiée sans l’accord des Camerounais ?”

Louis Tobie MBIDA – Président du Parti des démocrates Camerounais

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Il y a 6 commentaires en ce moment. »

  1. Avant toute chose, j’aimerais d’abord faire une observation sur le choix du coq? Ce symbole ne portera t-il pas confuson d&ns certans esprts? Il est lourd de représentatons et d’un symbole lourds de mauvais souvnirs certans.
    Quant à votre analyse de la situation politico-socio-économque, il serat malhonnête de ne pas reconnaître en elle, le miroir de la situation du Cameroun. Celle-ci s’aggrave d’année en année. La corrupton, le clientelisme politique avec son corrolaire le culte de la personnalité, le népotisme et l’absence de l’AMOUR DE LA PATRIE, sont des fléaux qui gangrennent tout le corps social du Cameroun.
    Il est vrai qu’un pays qui ne donne aucune perspective à sa jeunesse, qu’un pays où les dirgeants ne donnent point d’exemple pour tracer des idéaux, est un pays sans avenr. Oui aujourd’hui, notre pays, ne donnant aucune perspectve d’avenir, semble être dans l’impasse, bloqué et sn tissu social sclérosé.
    Il est temps de donner un souffle patriotique à la nation camerounaise.
    Le malheur de notre pays, c’est que chacun de nous, dès qu’il constitue un groupe, il se sent par là-même investi à accéder à la magistrature suprême. Nous ne savons travailler en équipe et peut-être aussi pour un idéal supérieur. Nous savons construire des stratégie de positionnement en tissant de fausses alliances et détruire ce qui peut être, devenir ou constituer un « Espoir de transformation de la société Camerounaise» .
    Le « Cancer Social»  dû à des gestions succésives ou continues personnelles de la Chose Publique au Cameroun est généralisé. L’élaboration d’un projet politique doit nécessairement tenir compte de ce frein et blocage de toute action politique au Cameroun. Ceux qui sont de la séraille (bourgeoisie compradore)des réseaux d’allégeances,de « soutiens»  (accords), qu’il faut la constitution d’un « Front Politique»  qui ait une « Plate-forme politique programmatique»  où différents partis véritablement Démocratiques ou progressistes»  travailleront pour un vrai changement politique au Cameroun.
    La politique ne se fait pas et n’est pas mue par la « politique du ventre» . Elle se fait dans une profonde conviction et détermination de l’action à mener.
    Il est temps que ce soit des Camerounais de l’intérieur ou de la diaspora, nous nous réveillions pour un rendez-vous avec l’Histoire de notre Pays. Tant de générations ont été sacrifiées à l’autel de la gagebie, à l’autel de l’absence de vision politique à court, à moyen et à long terme.
    Un parti politique ou une action politique, même si elle est mue par une ambition, celle-ci doit être vécue comme un Sacerdoce pour le bien de TOUTES et de TOUS?, et non COMME UN MOYEN DE PROMOTION PERSONNELLE.

  2. popaul doit partir il a foutu le cameroun dans la merde il est sans scrupule q’uil aille au diable

  3. J’apprécie pleinement ce discours, de même que le programme en 95 propositions. Mais mon avis est gratuit, car je suis un Franco-français-franchouillard, mais intéressé, à titre personnel et non professionnel, aux évènements Camerounais. Cependant, les actes seront-ils en accord avec la profession de foi énoncée?

    Par ailleurs, le choix du coq montre certes l’importance de la dispora camerounaise, mais rappelle trop un passé ou un néo-colonialisme économique.

  4. Le coq a une autre signification forte autre que celle que vous croyez !c’est un grand tres grand symbole

  5. Il est clair que le cameroun a été mal géré par l’actuel système.C’est le moment pour eux de partir.Mais à qui confier notre pays? Il faut que le pdc se prépare,en vue d’un changement profond et radical.

  6. Il faut avouer que Louis Tobie MBIDA est aujourd’hui la personne qu’il faut pour un changement radical au Cameroun. Outre son charisme et son dynamisme, l’homme jouit aujourd’hui d’un talent avéré lui conférant une place de vrai leader que le Cameroun recherche.

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