Grève de la faim de MINLEND Joseph Thierry, étudiant recalé au concours de l’ESSTIC

Réf : 123/DEN/RG/09
Objet : Grève de la faim de MINLEND Joseph Thierry, étudiant recalé au concours de l’ESSTIC qui revendique la communication de ses notes
Monsieur le Ministre,
La COMICODI vous présente ses respectueux compliments, et a l’honneur de porter à votre connaissance qu’elle s’est rendue le jeudi 18 novembre dernier auprès de l’étudiant MINLEND joseph Thierry, en grève de la faim à l’entrée de l’ESSTIC, Ecole supérieure des sciences et techniques de la communication.
L’étudiant avec lequel nous avons pu avoir un entretien, exige avec force et détermination, la communication de ses notes, et par ailleurs, les critères d’admission et d’admissibilité au-delà du mérite et de la compétence. Il ressort de nos échanges en général, que le jeune MINLEND accuse les autorités de l’établissement et accord avec les ministères de l’enseignement supérieur et de la communication, d’avoir non seulement tripatouillé les résultats, mais encore d’avoir augmenté le nombre de places pour satisfaire à des pressions occultes, voire à des demandes de corruption.
Nous avons pris la peine de rencontrer le Directeur adjoint de l’établissement pour une explication cohérente, mais nos efforts pour convaincre l’étudiant de suspendre sa grève et de nous donner une semaine pour chercher des réponses à ses interrogations ont été vains.
En tout état la commission relève que les mêmes problèmes se posent de plus en plus après les concours et recommande vivement qu’une solution mettant en œuvre un maximum de transparence soit trouvée pour prévenir des frustrations susceptibles de dégénérer dans tous les sens du terme.
Dans l’attente, la Commission renouvelle à monsieur le Ministre, les assurances de sa très haute considération./.
Le Président de la Commission
SHANDA TONME
Copie : – PM
-SG/PR
-CONAC


Commentaire par charles nguingock le 26 novembre 2009:
le Cameroun ne me surprend pas le pays va mal.envoyez la video a’ France24.
Commentaire par yvonne tabue le 26 novembre 2009:
thierry tu as mon soutien ça fait deja un peu trop cette histoire de non-transparence
Commentaire par carhelle le 26 novembre 2009:
Nous voulons de la transparence dans notre pays.
Cessons d’encourager l’idiotie et la paresse.
A quoi sert il d’être compétent et de n’être pas apprécié.
arrêtons ce massacre.
Commentaire par Patricia ANGO le 26 novembre 2009:
rien n’est tranparent dans ce pays. Au grand maux, les grands remèdes.
peut être faudrait il que tout les monde se mette à ce genre de grève.
le gouvernement camerounais est vraiment pourrit. Pour reussir à un concours ici, il faut être l’enfant de X ou de Y bien placé. et si ce n’est le cas, il faut payer. Ou allons nous??? quelle image??
Commentaire par Silas le 26 novembre 2009:
Malheureusement nous n’avons pas à la suite de cet article suffisamment d’informations pour comprendre la requête dudit étudiant. Bien qu’il soit vrai que l’admission à quelque compétition chez nous ne respecte aucun éthique, nous devons exiger plus d’informations sur cette affaire, et certainement plus de transparence, en bref la règle du jeu, en ce qui concerne l’admission à tous les concours!
Commentaire par Fanny le 26 novembre 2009:
Minlend Joseph Thierry, rester affamé, tout seul, et que tout le monde t’encourage sans te suivre dans ton effort ne sert à rien. Mbom, tu peux même mourir de faim, déjà que je t’ai connu plus costeaud que çà. Reprnds toi, c’est vrai que le pays est pourri, mais il ya d’autres méthodes pour faire entendre tes revendications. Mais si tu restes ferme dans ta lancée, je te souhaite beaucoup de courage.
Commentaire par Pierre Telep le 26 novembre 2009:
Cameroun ! Qu´es-tu donc devenu ! Le bidonville planétaire par excellence, avec tes rues salles et inondées de débrouillards sans lendemains, ton peuple sans éducation, tes dirigeants sans conscience, la corruption à chaque coin de rue, l´insécurité absolue de tes habitants, la misère de tes enfants, l´incertitude de tes lendemains, la prostitution et le sida de tes filles, l´absence de valeur de ton élite, tes tributs et ton tribalisme… Un jeune qui grève de faim parce qu´on lui refuse l´éducation ! C´est le monde en l´envers. Ailleurs, on encourage les jeunes à se former, on mise sur l´éducation de la jeunesse. Vous ! Pourris comme vous l´êtes ! Jaloux de ce que peut devenir cet enfant s´il avait un minimum de savoir ! Vous lui volez la vie, bande d´abrutis ! vous voulez qu´il finisse dans la même obscurité que vous peut-être… C´est tout simplement malheureux !!!
Commentaire par Simon-Florent MOUNYEMB-TENWO le 26 novembre 2009:
Je suis choqué et même scandalisé de voir de telles images.
D’apprendre que dans notre pays, les jeunes sont obligés de se faire violence pour que l’on reconnaisse leur mérite. Mais plus encore, que le ministre de tutelle ne réagisse pas, c’est intolérable. Sait-il seulemetn qu’il est au service de cette jeunesse ? En de telles circonstances où les résultats des examens sont tripatouillés, il a l’obligation que lui confère sa fonction de réagir sans délai ou de démissionner. Les responsables de l’école concernée ont des comptes à rendres aux candidats. En ne le faisant pas, ils reconnaissent qu’il y a effectivement eu des tricheries.
Pour qui se prennent-ils ? Vont-ils laisser mourir ce jeune homme et se regarder dans la glace ? S’ils ont des enfants, qu’ils se souviennent qu’ils ne seront pas toujours là et que leurs petits enfants pourraient vivre un tel cauchemar dans l’avenir. Car, qui tue par l’épée, mourra par l’épée. A bon enteur, salut !
Commentaire par mati le 26 novembre 2009:
Réveiller-vous Le Cameroun ne sortira pas de ses problèmes de corruption sans une empoignade sanglante ! il ne faut pas s’y tromper , les possibilités de rédemption du système sont nulles . Le système doit crever pour que naisse de ses décombres la rose de l’avenir.
Commentaire par renaud abanda le 27 novembre 2009:
J apprecie ce que tu fais,c est tres courageux d ailleur.c est pourquoi tu as mon soutien.meme ci c est pas toi qui en benefieras…a cause de ton geste peut etre qu un jour quelque chose pourra changer…aussi c est deja bien que le malaise sur les criteres de selection aux concours dans notre pays soit connu…Faut il donc que tu meurs…l enjeu en vaut il la chandelle…je ne souhaite pas que le pire t arrive.notre pays c est la merde…une politique de la chaise vide…gouvernement sectaire…j en passe…vivement que la verite soit connue.s il y avait des camerounais courageux comme toi on ne serait pas arrive la ou nous sommes aujourd hui.tu as le droit de revendiquer,absolument
Commentaire par Guifo Benjamin le 27 novembre 2009:
Le jeune Minlend Thierry fait pruve de courage. Ce courage qui manque au jeune. Comment voulez-vous que nous vivions dans un pays où la méritocratie a disparu depuis des lustres. Les uns et les autres devraient apprendre à dire « Trop c’est Trot» ; et à agir comme l’a fait Gandhi tout en préservant la paix , qui est l’oeuvre du Peuple Cameroun nais et non d’un certain monsieur comme veulent le faire croire certaines émotions de soutien.
Dans mon poème » Le prix à payer, j’interpelle les artisants de nos malheur sur les conséquences que peuvent provoquer la corruption et les injustices dont nous sommes victime au quotidien.
Je remercie le Citoyen Shanda Tonmè pour le combat sans merci qu’il mène afin que nous vivions mieux dans notre pays.
Courage à tous les Camerounais qui souffre dans leur âme et dans leur chair. WE SHALL OVERCOME !!!
Benjamin Guifo
Ecrivain
Commentaire par Guifo Benjamin le 27 novembre 2009:
Le prix à payer
Quand la patience s’épuisera.
Quand le bruit du silence deviendra insupportable.
Quand les larmes rempliront leur ventre
Quand leurs yeux sècheront
Quand ils deviendront sourds pour avoir trop pleuré.
Quand ils sauront marcher dans la nuit
Quand ils vivront comme des morts
Qui n’ont rien
Qui ne ressentent rien
Qui ne pensent à rien.
Alors,
Ils se lèveront.
Et
Ils marcheront
Droit vers ceux-là,
Ces auteurs de leur souffrance,
Ces voleurs de leur bonheur,
Ces loups de leur bergerie.
Les hommes, les femmes, les enfants,
Se mettront debout.
Debout ils iront droit vers ces palais,
Où sont enfermées leurs libertés.
Debout ils iront droit vers ces murailles,
Où sont embrigadées leurs richesses.
Debout ils iront doit vers ces forteresses,
Où se trouve leur bonheur.
Et ils les briseront
Et ils les détruiront
Et ils les démoliront
Et ils les aplatiront
Car,
C’est le prix à payer.
(c) Benjamen Guifo