Par Shanda TONME 25 novembre 2009 2 commentaires

La Chine serait-elle devenue un problème dans la nouvelle configuration des rapports des forces dans tous les angles de considération de la coopération internationale ? La visite officielle du président américain Barack Obama à Pékin en cette moitié de novembre 2001, donne lieu à de nombreuses analyses plus ou moins compétentes dont la ligne générale repose sur une appréhension du jeu explicite ou implicite de la Chine dans les affaires du monde. Accusé par certains de constituer un facteur incontrôlé de désorganisation du commerce international, traité par d’autres comme une nouvelle puissance impérialiste insouciante face aux violations des droits de l’Homme, suspecté enfin de tirer profit des malheurs des pays pauvres en leur imposant des contrats usuraires, la Chine est incontestablement au centre de toutes les projections diplomatiques.

Certes, Pékin a donné à maintes reprises des assurances sur ses intentions et surtout sur sa volonté de rester un acteur honnête et loyal dans le jeu diplomatique planétaire, mais au regard de l’expansion de ses projets à travers le monde, son excédant commercial exorbitant qui lui ont permit de disposer de réserves en devises quasiment astronomiques, son activisme dans des secteurs clés à l’instar de matières premières où elle est en passe de contrôler la production, toutes les explications de bonne foi ne rassurent personne. Barack Obama se rend en effet à Pékin pour un premier voyage et un premier tête à tête sur place au moment où la politique étrangère et la politique économique des Etats Unis font face à des perspectives complexes.

a) La modification des axes d’influence centraux de la guerre froide

Même s’il peut paraître exagéré de comparer la visite d’Obama à celle de Nixon qui marqua l’ouverture officielle de la Chine sur le monde et la reconnaissance par les Etats Unis de la Chine comme un acteur incontournable de la diplomatie planétaire, il n’est pas inapproprié de voir dans l’événement, la consécration d’une nouvelle realpolitik façonnée par les stratèges de la politique étrangère des Etats Unis sur la base d’une compréhension objective du statut de super puissance que se reconnaît légitimement le pays de Mao Tsé Toung et de Ten Tsiao Ping. La guerre froide avait été dominée par le duopole soviéto-américain et avait donné lieu à de nombreux accords consécutifs à la course aux armements, la rivalité idéologique dans les pays dits de la périphérie, et la conquête de l’espace. Dans cette bataille qui fut parfois chaude par alliées et satellites interposés, la Chine apparaissait alors comme un appoint jouant à l’occasion les fraternités idéologiques avec le grand frère Russe, soit narguant tout le monde par des initiatives originales et solitaires comme dans la guerre civile angolaise et la guerre au Vietnam.

Lorsque à Washington, l’on se décide à traiter Pékin avec une égale dignité et une égale considération de puissance capable d’être déterminante dans la balance géostratégique, le triangle Washington – Moscou – Pékin devient un pôle solidaire projeté dans la configuration des planifications diplomatiques e dans la conscience des stratèges académiques. Au moment où le mur de Berlin s’effondre, il ne reste plus à la grande puissance chinoise, que les atouts militaires et surtout économiques pour sceller un statut que d’aucuns lui avait déjà prédit, et peut-être conféré avant le temps. C’est le président de la plus grande puissance économique et la toute première puissance diplomatique qui s’est rendu à Pékin, mais c’est la plus effrayante des entreprises industrielles de la planète qui aura reçu BaracK Obama. Si les Etats Unis demeurent comme le soulignait encore Obama au soir de son élection en 2008, le pays le plus inventif, le plus prospère et le plus créatif de la planète, personne dans les centres de planification et d’observation stratégiques ne se trompent sur la volonté des dirigeants chinois à suivre cet exemple et même à menacer la place de l’Amérique.

Avec une balance commerciale excédentaire à l’égard des Etats Unis de l’ordre de 300 millions de dollars annuellement et des réserves de change atteignant plusieurs milliers de milliards de dollars, la Chine qui par ailleurs est le principal détenteur des bons du trésor américain, est en position d’influencer durablement la politique économique de Washington et pourquoi pas de lui faire un chantage en règle. Pékin est ainsi en première ligne pour le financement de la relance de l’économie américaine et dispose à travers les investissements réalisés au moyen des fonds souverains, d’un levier de commande incontournable. La Chine n’a pas encore acheté Microsoft du célèbre Bill Gates, ni Wall street, mais elle a déjà acquis de nombreuses entreprises occidentales de pointe et pris pied dans d’autres de même importance. Travaillant vite, copiant facilement, produisant à bas coûts et vendant partout à des prix plus que avantageux, les entreprises chinoises évoluent toutes vers le statut de monopole absolu dans divers secteurs.

Devant une progression qui prend des allures de course vers un leadership insolent pour certains et de volonté de devenir le nouveau centre industriel, commercial et diplomatique pour d’autres, Washington n’a vraiment plus le choix que de recourir à une alliance stratégique. Militairement, technologiquement et économiquement, la Chine offre un tableau complet d’une transformation qualitative de premier ordre qui force le respect. On n’y fait aucun complexe à être vu comme l’usine du monde, ni même comme le futur partenaire obligé pour la conquête de l’espace. On va aller dans le lune, après avoir déjà maîtrisé les vols spéciaux habités, surtout après avoir bâti une armée respectable qui ne fait pas mystère de sa maîtrise des armes nucléaires de tous les types.

Ce qui préoccupe la Maison Blanche dorénavant, c’est comment et sur quelles bases saines, serait-il raisonnablement possible de bâtir une relation privilégiée avec Pékin, de façon à maîtriser ses plans à long terme. Tous les centres d’études diplomatiques américains veulent aujourd’hui connaître au moins la direction que prendra les ambitions chinoises dans les prochaines décennies et quelles pourraient être les implications pour le monde. Un duopole sino-américain est donc en train de se dessiner dans la logique d’une esquisse de réponses à ces interrogations.

b) Le contentieux éthique

L’embêtant dans toute démarche qui intègre de façon volontariste et pragmatique la Chine dans le jeu diplomatique global des grandes puissances, c’est que ce pays toujours enveloppé d’un certain mystère a épousé le capitalisme marchand et financier, sans changer de forme de pensée en ce qui concerne les valeurs humanitaires et les obligations démocratiques institutionnelles. S’estimant libre de conduire une politique internationale détachée de toute contrainte imposée par des codes éthiques qu’elle reprouve, la Chine pose dorénavant un problème sérieux de concordance au plan du respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.

La question qui taraude les esprits dans les chancelleries occidentales c’est comment traiter avec un pays qui n’a aucun regard pour les valeurs cardinales des droits de l’Homme, et jusqu’où aller avec elle dans une alliance même ponctuelle et opportunistes, sans se compromettre durablement ? Les Etats Unis se retrouvent dans un piège, contraint et forcé par l’impérialisme commercial et financier chinois, même s’il ne dit pas son nom. Les jeux olympiques de Pékin avaient déjà apporté la preuve qu’il était illusoire de tenter de freiner l’expansion diplomatique chinoise en mettant la violation des droits de l’Homme en avant. Ce que les occidentaux peuvent aujourd’hui faire pour nuire à l’influence de la Chine dans le monde est en réalité très réduit voire nul. Dans ce contexte, c’est à un mariage contre nature que sont obligés la plupart des partenaires soucieux de maintenir un dialogue permanent sur l’arène international avec le nouveau centre industriel du monde. L’Amérique s’inquiète, Moscou regarde, l’Europe doute, et le reste monde se contente de tirer tout le bénéfice immédiat qui se présente.

A l’observation, la Chine conduit de fait une diplomatie qui ne s’encombre point des considérations immatérielles. A Pékin on joue sur du cynisme tout court, et l’on compte le nombre de nouveaux contrats à signer pour avoir accès aux vastes ressources de matières premières plutôt que le nombre de régimes démocratiques que l’on a aidé à se renforcer ou le nombre de prisonniers d’opinion libérés. Les réserves de Pékin la mettent d’autant plus à l’aise face aux pays occidentaux que les pays Africains par exemple, sont directement preneurs de tous les projets d’infrastructures financés et réalisés clés en mains. La Chine est en effet devenue une sorte de sauveur pour les pays Africains longtemps trompés, surexploités et spoliés par les occidentaux. Il n’y a plus un seul pays africain où la Chine ne soit en train de réaliser des projets jadis loin des rêves des populations et des gouvernants.

Le drame des occidentaux vient de la contradiction qu’ils perçoivent entre les projets grandioses réalisés par-ci et par là d’une part, et les attentes en matière de démocratie, de bonne gouvernance et d’alternance démocratique d’autre part. Alors que l’on semble faire de la question du Tibet par exemple tout un problème et une conditionnalité dans la quête d’une normalisation intégrale avec Pékin, les dirigeants chinois quand à eux s’en moquent terriblement et préfèrent s’en tenir à un discours simple et auto rassurant qui ne prends aucune récrimination vraiment au sérieux.

Un autre problème épineux réside dans le refus par Pékin d’avaliser des normes de santé et des exigences de protection environnementales sur lesquelles les occidentaux voudraient cristalliser tous les rapports mondiaux sous le label d’une nouvelle éthique destinée à préserver l’humanité des  catastrophes. On ne refuse plus que la Chine soit le centre industriel du monde ou qu’elle prête sa main d’œuvre à bas coûts aux nombreuses entreprises qui y délocalisent leurs productions, mais on voudrait bien commencer à lui rappeler quelques précautions et quelques mesures à prendre absolument pour limiter la pollution planétaire. Généralement l’on estime qu’après les Etats Unis, la Chine est le pays qui pollue le plus la planète, déverse des tonnes de gaz à effet de serre, et couvre le ciel de toxines provenant de ses unités industrielles abracadabrantes. A l’heure où on lutte contre la pollution, il n’y a presque aucun moyen de contraindre la Chine à se ranger à un code de conduite exemplaire, ce qui ajoute au dilemme américain dans sa quête d’un partenariat stratégique.

Ce qui est encore plus grave, c’est que en projetant le développement de la Chine sur deux décennies et ses besoins en matières premières de toutes natures, sa consommation d’énergie et sa capacité potentielle de pollution, tous les scientifiques conviennent qu’il faut faire vite pour convaincre les dirigeants de Pékin à des aménagements voire à des renoncements sur ce tableau.

Washington découvre en fait maintenant qu’il est plus facile de causer avec Moscou sur la plupart des sujets internationaux, qu’avec une Chine devenue son premier créancier et peut-être le premier pourvoyeur de devises pour les pays pauvres et les économies en difficulté en général.

c) Et si la Chine bouleversait complètement les données ?

« La Chine a fait en moins de vingt ans plus que ce que les occidentaux ont fait en plus de cinq siècles ». Cette déclaration du président sénégalais Abdoulaye Wade traduit un sentiment de reconnaissance exceptionnelle partagée par de nombreux dirigeants et peuples en Afrique et en Amérique Latine et préfigure leur prédisposition à suivre Pékin dans d’éventuelles ambitions diplomatiques. Toute personne neutre de bonne foi qui parcoure l’Afrique aujourd’hui retient difficilement son exclamation et son admiration devant les réalisations chinoises. En dépit des critiques après tout nombreuses sur les méthodes de la coopération chinoise qui s’implante avec capitaux, machines, outils et ouvriers pour construire des routes, des ponts, des stades, des tunnels et des centrales hydroélectriques, le constat demeure positif et le jugement nettement favorable. Comment ne pas imaginer que dans un avenir très proche, ce capital d’estime ne se traduise pas par la formation de pôles d’influence dominés par Pékin sur la scène diplomatique mondiale ?

Un pays ne saurait passer du statut de puissance à celle de grande puissance puis à celle de super puissance, sans que volontairement ou involontairement, ses dirigeants n’en tirent toutes les conséquences au niveau des articulations géostratégiques globales premièrement, et dans l’agencement des relations d’influence au sein des principales organisations internationales universelles deuxièmement. La manière triomphante avec laquelle la candidate de Pékin avait été élue à la tête de l’organisation mondiale de la santé en 2006, était déjà le signe annonciateur d’un nouveau rapport des forces indiscutablement en sa faveur. Au sortir de la dernière conférence du Caire sur la coopération sino-africaine où Pékin a mis à disposition plus de dix milliards de dollars dans le prochain cycle de coopération décennal, quel pays africain refuserait aux chinois un soutien sur le plan international.

L’aisance avec laquelle la Chine prends certaines positions à contre courant des cris et des dénonciations des occidentaux, l’attitude à l’égard du régime sanguinaire de Dadis Camara en témoigne, traduit une volonté de capitaliser effectivement sur tous les fronts dans le strict intérêt de ses plans à long terme. Dans ces conditions, il n’est pas exclu que les futurs débats au sein du conseil de sécurité soient d’abord une affaire de tous les autres d’un côté, e la Chine de l’autre. Il convient de signaler que Moscou qui comprends mieux et vite le langage et les objectifs chinois, a consolidé ses liens avec son voisin et semble lui coller à la peau sur la plupart des questions chaudes, que ce soit le nucléaire iranien, la question palestinienne, ou les réserves sur le dossier climatique.

Il n’y a donc plus aucun doute que la Chine est dans une position où elle va imposer de plus en plus dans le jeu diplomatique planétaire, et transformer ses ambitions stratégiques en une équation tenace difficilement maniable pour la politique étrangère des Etats Unis. Le voyage de Barack Obama porte en ce sens, un symbole important et ne représente qu’une petite étape dans une longue et profonde réflexion pour un partenariat stratégique qui s’impose./.

About

Jean Claude SHANDA TONME est docteur en droit international formé en France et aux Etats-Unis, diplomate de carrière, professeur de relations internationales et conseiller juridique de nombreuses organisations humanitaires de premier plan dans le monde.

  • Richard FANKOU

    L’article du Dr shanda est très important à plusieurs titres:
    - Il sousligne le realpolitic qui gouverne les puissances mondiales au détriment des pays en développement (qui continuent à être des sentimentaux en politique). N’en dépaise à beaucoup, que les pays africains arrêtent d’écouter les sirenes des occidentaux sur la « protection de l’environnement»  et sur « les droits de l’homme» . Une politique économique « à la chinoise»  mettrait le peuple en toute sécurité!
    - Il revient aux pays africains de s’imprégner de ce realpolitic en développant tous azimuts ses relations avec la Chine en général et les pays émergents en particulier. Ce développement peut se faire à travers les CERs (Communauté economiques régionnaux): la CEMAC ou la CEEAC pour les pays de l’Afrique centrale, etc, au lieu d’aller d’y aller en rang dispersé.

  • Silas

    Cet article par les sujets qui concernent notre quotidien et notre avenir en tant qu’africains/Africaines mérite que l’on s’y attarde. Mais la façon dont il a été rédigé nous laisse quelque peu perplexe car des fois la position de l’auteur interpelle. Quand il écrit « La Chine serait-elle devenue un problème dans la nouvelle configuration des rapports des forces dans tous les angles de considération de la coopération internationale?» , j’ai presque l’impression d’entendre un occidental. Bien que l’auteur semble équilibrer son propos dans le développement de ses idées, ce détail aura son importance à la fin de mon intervention.

    Le Dr Frances Cress Welsing, psychiatre, historienne africaine américaine disait dans les années 70-80 dans son livre intitulé « The Isis Papers – The Keys to the colors- Ed: C.W. Publishing, relevait que le 21e siècle européen serait celui de LA CONFRONTATION DES COULEURS ET DE LA CONTESTATION DE LA SUPRÉMATIE BLANCHE DANS SON ESSENCE.

    Je crois que nous y sommes car l’auteur montre bien que le pouvoir se déplace lentement mais surement « vers les jaunes» ! Ainsi toutes les actions occidentales, toutes leurs récriminations envers la Chine doivent essentiellement être comprises comme des tentatives plus ou moins désespérées d’un occident qui se voit contesté dans sa place prépondérante. Deux raisons nous incitent à le penser : l’occident ne saurait disposer de la moindre légitimité pour quelques récriminations contre la Chine PUISQU’IL A FAIT ET CONTINUE A FAIRE PIRE QUAND IL LE PEUT, HISTOIRE DE DÉFENDRE SES INTÉRÊTS! De surcroit l’occident relance son économie en fabriquant des guerres et en écrasant les contestataires! La visite d’Obama montre d’abord que l’occident vient d’entériner qu’il ne peut rien contre la Chine et qu’il faut donc mieux s’en accommoder autant que faire se peut!
    La question qui reste est celle de l’attitude des Africains et Africaines qui comme le souligne l’internaute Mr Fankou « continuent à être des sentimentaux en politique» , je dirais même plus qui ne se sont jamais débarrassés du plus grand mal que l’occident aura généré de la traite à nos jours, à savoir L’ALIÉNATION CULTURELLE, soit cette propension à « s’imaginer en dehors de soi, à CROIRE que les solutions à ses problèmes sont NÉCESSAIREMENT à l’extérieur de l’Afrique, notamment lorsqu’il s’agit de la réflexion!»  Et à ce jeu, les plus aliénés ne sont pas ceux et celles que vous croyez, mais bien entendu LES ÉLITES « AUTOPROCLAMEES» !

    Une petite anecdote non relevée par les médias dans un autre domaine va j’en suis sûr attirer votre attention. Les Green Eagles du Nigéria, absents comme les Lions de la coupe du monde 2006, viennent de se qualifier in extrémis avec un coach (Amodu)et tout son staff de nationalité NIGERIANE! Le pays est en liesse mais avant qu’il ait finit de célébrer cet exploit, un groupe de bien pensant Nigerians dirigés par Romiti Amaechi, gouverneur du Rivers state vient de convaincre le président Umaru Musa Yar’adua que le Nigéria ne pouvait faire une bonne performance que s’il allait au mondial avec un coach expatrié, soit un blanc! En même temps, le président de la Fédération Nigeriane de Football, Mr Sani Lulu, reconnait le travail exceptionnel du coach! Mais le plus extraordinaire est que parmi les coaches contactés, on retrouve Guus Hiddink et Giovanni Trappatoni, 2 coaches qui viennent d’échouer respectivement avec la Russie et l’Irlande quant à la qualification pour le mondial 2010!!!!! Je vous rappelle juste en passant que sous Obasanjo, l’ancien président, la même mésaventure était arrivée à ce même coach après qu’il eut qualifié le Nigéria pour le mondial 2002! Après tout au Cameroun, nous avons un Le Guen, illustre incompétent en Europe… et la liste est longue!!!!!

    Cette anecdote montre le degré d’aliénation mentale de nos dirigeants, y compris dans le football puisque le coach Amodu ne se voit rien reprocher, juste QUE SEUL UN BLANC PEUT FAIRE MIEUX QUE LUI!

    Ainsi il convient de se débarrasser de ce fardeau et de réfléchir sur ce que doit être NOTRE intérêt basé sur NOTRE vision à long terme sur le devenir de NOTRE continent, en dehors des schémas occidentaux élaborés par EUX pour LEURS intérêts, et qui n’ont produit chez nous aucun résultat positif POUR NOUS! Si les Chinois sont pour « les blancs» … le PÉRIL JAUNE, il ne faut point que les Africains et Africaines se disent envahis par « le péril jaune»  alors que se sont les dirigeants africains qui leur donnent des visas (d’où leur présence légale et non violente). Cet aspect renvoie à ma remarque au début de mon intervention. De surcroît nos dirigeants signent des contrats où la main d’oeuvre est rarement locale, où les erreurs commises avec les pilleurs occidentaux en matière de prévention des éco-systèmes Africains entre autres sont répétées!!

    Nos « élites»  en particulier ne doivent plus être la caisse de résonance de qui que ce soit, mais doivent défendre les intérêts de l’Afrique définis par les Africains! L’idée du développement des CER proposée par Mr Fankou serait exploitable si les pays qui composaient ces pôles régionaux n’étaient pas pour la plupart dirigés par des … aliénés dont le pouvoir personnel et l’inféodation aux diktats occidentaux sont plus importants que le devenir de l’Afrique! Mais il faut TOUT essayer, dans cet optique, je le partage! Les Africains et Africaines ont de grands défis à relever, autant que faire se peut avec la Chine et d’autres pays dans le monde, sans même se préoccuper des DIVERSIONS occidentales de toutes sortes, destinées à leur empêcher d’ouvrir les yeux pour assurer LEUR devenir à propos duquel aucun signe ne LEUR montre que l’occident puisse LEUR être d’une quelconque appui!!!!

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