SYSTÈME DE QUOTA: Les Camerounais disent NON
Depuis 1995, les concours organisés par le gouvernement camerounais connaissent l’application d’un système de quota. Parmi ces concours, on peut citer les concours de police, de l’armée, de l’École normale supérieure, de l’École polytechnique, de l’École nationale de l’administration et de la magistrature, etc. Le but de ce système serait d’assurer la protection des ethnies dites minoritaires au Cameroun. Actuellement, dans les différentes facultés de l’université de Yaoundé I, le recteur a mis sur pied des commissions de sélection des candidats en Maitrise et en Doctorat qui utilisent la province d’origine comme critère principal de sélection, excluant de facto les étudiants brillants. On assiste, écœuré, à la mise en place d’un véritable génocide intellectuel au Cameroun.
Pour trouver les origines lointaines et les raisons de cette discrimination sélective, il faut remonter à l’époque coloniale au Cameroun, quand un certain Jean Lamberton, colonel et administrateur français, fait une déclaration qui aura des conséquences fâcheuses pour les populations du Cameroun: « Le Cameroun s’engage dans sur le chemin de l’indépendance avec dans sa chaussure un caillou bien gênant. Ce caillou, c’est la présence d’une minorité ethnique, les Bamiléké en proie à des convulsions dont ni l’origine ni les causes ne sont claires pour personne». Cette remarque de Lamberton a coûté, entre 1958 et 1972, l’assassinat d’au moins 15% de la population camerounaise, c’est-à-dire 500.000 personnes d’origine bamiléké et bassa, et ce à une époque où le Cameroun ne comptait que 3.500.000 âmes. On a vu ensuite apparaître au Cameroun le système des quotas. Les différents gouvernements d’Amadou Ahidjo et de Paul Biya se sont accrochés à ce système. Mongo Beti et Shanda Tonme ont longuement traité de ces faits historiques macabres dans leurs ouvrages.
L’application de cette pratique, qui est devenue l’expression d’une haine viscérale entretenue par le pouvoir politique contre des ethnies, a des conséquences désastreuses sur le développement du Cameroun: des postes d’enseignants restés pendant des années vacants dans les universités du pays, pour la simple raison que les seuls candidats ayant le profil sont originaires d’une ethnie indésirable ; la médiocrité dans diverses administrations et sociétés d’Etat (Administration, Magistrature, Armée, Police, Enseignement, etc.) est connue de toute personne ayant séjourné au Cameroun ces quinze dernières années ; la disparition du principe de la saine compétitivité et du mérite au détriment d’une discrimination qui laisse passer les paresseux et les tricheurs a favorisé à ce jour l’émergence des frustrations qui feront inévitablement l’effet d’une bombe. A qui profite ce crime? Certainement pas au Cameroun. C’est une communauté camerounaise homogène et unie, où l’éducation et l’excellence seront les leviers de l’émancipation et du progrès social, qui pourra porter le flambeau d’un Cameroun fort.
Le but de cette action citoyenne est d’interpeller le gouvernement camerounais à la raison. Très nombreux sont les citoyens originaires de la province de l’Ouest du Cameroun (appelés les Bamiléké) qui expriment, auprès de la commission indépendante de lutte contre la corruption (COMICODI) au Cameroun, leurs frustrations face aux portes qui leur sont régulièrement fermées par les pontes du régime en place à Yaoundé. À titre d’exemple, la COMICODI, dans ses enquêtes, s’est rendue compte qu’effectivement, le pourcentage des Bamiléké dans les divers examens d’admission est en baisse, notamment à l’École normale de l’administration et de la magistrature (ENAM) où l’on est passé de 13% à 9%, alors qu’en réalité, les Bamiléké constitueraient l’ethnie majoritaire au Cameroun.
Suite à une lettre adressée au directeur de cette école l’interpellant sur la marginalisation des Bamiléké à l’ENAM, ce dernier a répondu : «Il n’y a pas de chasse aux Bamiléké à l’ENAM», ajoutant au passage que l’équilibre régional relève du pouvoir politique. Le directeur de l’ENAM répondant de cette manière aux frustrations du peuple Bamiléké qui représente aujourd’hui le tiers de la population camerounaise, a reconnu implicitement la pratique discriminatoire qui règne dans son département ministériel. Peut-on imaginer un peuple accepter de vivre longtemps dans une telle frustration sans entreprendre quelque chose? Ceci ne pourra-t-il pas dans un avenir proche ou lointain entrainer une instabilité sur le Cameroun? Nous avons encore le souvenir très amer du Rwanda (1994), sans oublier celui du Cameroun (1958-1972) dont le dossier n’est pas encore fermé.
Nous invitons chaque individu, notamment chaque Camerounais soucieux de laisser un pays de paix à ses descendants ou inquiet d’une autre erreur humaine, à participer à cette action citoyenne pacifique en interpellant le gouvernement camerounais et les institutions internationales (se trouvant au Cameroun ou à l’étranger) par la présente lettre ou par une toute autre note, et ce à travers un fax, un coup de fil ou un courriel, sur cette question de discrimination et d’apartheid lorsqu’il est encore temps. Sinon nous risquons assister très bientôt à une nouvelle grosse honte pour la communauté camerounaise, africaine et noire. La liste des numéros de téléphones, de fax et des courriels est en annexe.
Que Dieu bénisse le Cameroun!
Wambé Happi,
Junior – Éducateur de la société civile
P.S.: Cette action est citoyenne et vise à lutter contre le système de quota présenté ci-dessus qui n’est rien d’autre que la version camerounaise de l’apartheid.
Contacts des institutions relevant au Cameroun:
- Présidence de la république du Cameroun:
Tel: (237) 22 23 40 25 / Fax 22 21 23 07 / 22 22 08 70 / cellcom@prc. cm
- Premier ministère:
Tel.: (+237) 223 92 54 / Fax. : (+237) 22 23 80 05 / (+237) 22 23 57 65 / spm@spm.gov. cm
- Ministère de la fonction publique:
Tel.: (+237) 222 21 75 / Fax (+237) 22 23 08 00
- Ministère de la justice:
Tel. : (+237) 22 07 43 / Fax (+237) 22 23 00 05
- Ministère l‘enseignement supérieur:
Tel. :(+237) 222 67 59 / Fax (+237) 22 22 97 24
- Ministère de la communication :
Tel. : (+237) 222 31 55 / Fax (+237) 22 23 30 22
- Nations unies (ONU) – Cameroun:
Tel. : (+237) 22 20 08 00 / Fax (+237) 22 22 43 69 / webmaster.cm@ undp.org
- Union Européenne – Cameroun:
Tel. : (+237) 22 20 13 87 / Fax (+237) 22 20 21 49 / delegation-cameroun @ec.europa. eu
- Ambassade des Etats unis (USA) – Cameroun:
Tel. : (+237) 33 42 53 31 / (+237) 33 42 77 90 / vppseptentrion@ state.gov
- Ambassade de France – Cameroun:
Tel.: (+237) 22 23 50 43 /Fax.: (+237) 22 23 50 43 /chancellerie. yaounde-amba@ diplomatie. gouv.fr
- Centre régional des droits de l’homme de l’ONU – Cameroun:
Tel.: (+237) 22 21 24 74 / Fax (237) 22 21 24 75


Commentaire par sibafo le 6 décembre 2009:
mon cher wambe
c’est avec plaisir que j’ai lu le message
vive l’homme et sa determination
prendre des responsabilités n’a pas besoin d’age de volume de disign
mais juste l’espris
ce sont les raisons pour les quelles nous ne devons plus rien attendre
courage
Commentaire par mine le 9 décembre 2009:
je pense qu’il ne faut pas dramatiser les au point où l’on devrait parler de massacre et autres.à mon humble avis je crois que l’idée de quota est bonne mais le probleme se situe au niveau de son application toutes fois dans un soucis d’instauration de meritocratie dans notre systeme educatif alors je crois que celui qui à de bonnes notes devrait ètre privilegié.mais je crois aussi que l’ etat voudrait permettre aux regions les plus absentes au niveau national comme l’est d’avoir quelques uns de leurs fils dans certaines grandes ecoles mais au detriment des plus brillants?non
Commentaire par Natemah kemji le 9 décembre 2009:
Bonjours frères!,
je suis persuadé que beaucoup ont lu cet article qui relate les faits que subit le peuple camerounais d’origine Bamiléké.
Je suis étonné que peu de reaction sur cet article alors que notre brillant auteur y a joint les numeros et adresses que moi moi je ne connaissais pas.( merci pour le reseau ).
Je vous prie de vous allier au courage de ceux qui cherche un dialogue profond entre nos etnies afin que nous consolidons notre unité national qui nous est cher à tous.
j’insiste toujours que nous ne sommes pas obliger d’être ensemble et qu’ont s’appelle les camerounais. je m’identifie comme citoyen de mon « village» car ses moeurs et sa société je maitrise et comprends. Alors je suis pour un avancement équitable selon la fomule primaire que tout travail doit porter des fruits au travailleur.
un frère paresseux ne peut qu’attendre les restes!
mais un frère freiné armé de courage doit être suivi et assisté avec tout les honneurs qu’il merite.
Commentaire par Natemah kemji le 9 décembre 2009:
Bien sûre nombreux sont ceux qui accusent les bamilékés d’etre les « juifs» du cameroun, et qui pensent que les bamilékés ont deja une certaine force Financiere et une société plus structurée autour de ses coutumes.
Alors je pense que ceux là ont peur si le pouvoir politique,ou une grande aisanse viendrait se joindre au statut déja positif par comparaison au autre ethies qui n’ont pas cette chance d’être travailleur et économes, cela pourra donc engendrer un déséquilibre important pour l’entité national qu’est le Cameroun.
Je ne suis pas pour un cameroun à tout prix. si nos dirigeant cherche un equilibre ethnique pour preserver la paix, ils doivent comprendre qu’a l’etat planetaire des choses aujourd’hui oú le monde devient un village le tout ce joue sur les moyens déployés par chacun pour assurer sa survie.
dans ce cas c’est un marrathon ou nous ne pouvons pas contester les resultats car les vainqueurs sont alignés à l’arrivée par ordre de competence!
cependant ils revient aux premiers de deceler dans leur parcout les obtacles qu’ils ont relevés afin de permettre aux derniers une certaine facilité pour les prochaines épreuves. c’est cela le sens de l’herotisme d’homme d’état sourcieux d’embellir l’identité de la nation qui lui a fabriqué et fait de lui un grand homme.
A mon avis cette reconaissance mutelle de nos capacités differentes qui font de nous notre « tout» ne nous plongera pas dans les fausses Histoires comme le ruwanda(corrigez l’orthagraphe svp), ou chercher a crier les uns contre autres que la machette a dit que….
Bien Je salut l’auteur de cet Article et lui dit qu’à voir ses lunnettes et carrure je m’imagine qu’il est presidentiable et sont action vaut autant que ceux de franc biya qu’ont dit qu’il se promene déja dans les villages pour offrir le riz… en attendant qu’un jour Ali bongo l’épaule! peut être ce jour là moi je même vais crier au favoritisme.
En attendant, devons chercher toujours les solutions sociales associable au dilogue de paix et d’unité sur une platte forme comme celle-ci.
Repondre à cette action citoyenne nombreux ne change pas tout de suite mais transformera comme un baton magique nos frustrations commune.
Commentaire par shaim le 11 décembre 2009:
je pense que les bamilekes exagèrent un peu sur ce sujet.cela ne devrait mème pas arrivé à ce niveau cessez de dramatiser les choses.ça c’est article tribal et pour le moment les camerounais n’ont pas besoin de ça.vous savez il y a certaines regions qui ne sont pas presentes dans les universités et dans les grandes écoles mais pourquoi ça ne fait pas de bruit.pour l’instant il faudrait que nous soyons unis au lieu de parler de clivage ethnique arretez ça……..
Commentaire par BA le 14 décembre 2009:
Wambé Happi à ton jeune âge on ne devrait pas être ainsi pétri de tribalisme (à moins que ce papier ait été pondu par un plus vieux que toi)
Relis calmement ton papier et retrouves-y tous les mensonges et contre vérité qui y abondent.Si tu n’y arrives pas, je pourrai t’aider au prochain message.
En plus tu promets au Cameroun la mise en oeuvre du plan Rwanda 1994 au Cameroun par les Bamilékés; je crois rien que sur ceci, tous les Bamilékés épris de paix, et qui souhaitent comme la majorité des camerounais le changement du régime irresponsable qui nous gouvernent aujourd’hui, te vomiront.
ps: si tu pouvais expliquer comment « …peuple Bamiléké qui représente aujourd’hui le tiers de la population camerounaise…»
Wambé Happi retiens que tu es un être dangereux pour la nation Cameroun, de par tes idées décousues poussant à la haine et à l’amertume.
Commentaire par Evangéliste YUMTO le 14 décembre 2009:
ce problème de quota est l’un des « Goliaths» qu’il faut renverser pour que ce pays connaisse la prospérité qui lui est destiné. il y a bien meilleur moyen de résoudre le problème des minorités!
Commentaire par madou le 17 décembre 2009:
S’il y a une chose que j’ai positivement apprécié des colons, c’est d’avoir délimité un loppin de terre et dire « ceci est votre pays et il s’appelle CAMEROUN» .
Aujourd’hui encore, au vue de la permanente culture d’exclusion de l’autre, du non moi (le moi tribal), j’ai l’ultime conviction qu’en en Afrique noire, nous n’aurions pu creer rien d’équivalent PAR NOUS MEME c’est à dire le CAMEROUN. Je veux dire le pays CAMEROUN n’aurai existé sur la carte du monde s’il emmanait de nous Camerounais d’aujourd’hui en particulier Il y aurait alors près de 210 pays au Cameroun (un pays pour les Boulous, un autre pour les Guiziga, un autre pour les Bakas, un autre pour les Bamouns…)ou alors des puissants empires comme celui des Bamouns, des Peuls, des Kanem-Bornous et beaucoup d’autres, auraient conquis nos territoires par forces.De toutes les façons il y aurait plusieurs petits camerouns.
Notre pays est une maginifique composition des peuples venus de loin et qui ont accepter de regarder leur devenir ensemble. Quoiqu’on dise aujourd’hui certains sont en avance sur d’autres. J’ose croire que les pleurs de certains (article et commentaires) sont des conjectures reductibles aux visicitudes personnelles. J’ose croire que ce n’est pas un point de vue généralisable au groupe tribal ainsi defendu.
La vraie ménace qui pèse sur notre pays est hélas, ce que certain ne veulent pas entendre: l’écart de developpement humain entre les regions du pays. Qui dit écart peut dire écartement, qui dit écartement peut dire rupture…
Merci de croire que certaines valeurs que nous defendons tant ne sont que l’expression des nos EGOISMES.