Par MBOUA Massock 10 décembre 2009 Commenter

Mboua MassockCompte tenu de l’environnement politique actuelle et de certaines positions qui y sont liées, je me dois de lever ici tout équivoque et éviter ainsi le mélange de genres. Une orientation de boycott de la fête du 20 mai est par certains leaders et mouvements, en promotion. Elle a un lien avec Elecam que certains mettent depuis un moment dans toutes les sauces comme ingrédient principal. On veut boycotter les élections présidentielles attendues au Cameroun, parce que Elecam ; on veut boycotter la fête du 20 mai, parce que Elecam. A cette vitesse, la structure bancale concernée va être évoquée pour justifier pourquoi on ne va pas ou on va…chaque chose.

Avouons que ce n’est pas crédible, que ce n’est pas mature. Or la logique de désolidarisation de mon Peuple de l’événement du 20 mai que je soutiens ici repose sur une juste lecture de la forme et du fond des éléments constitutifs de cette échéance. Je m’y suis suffisamment attardé pour ne pas y revenir. Toutefois je souligne encore qu’elle n’a aucun lien avec Elecam, cette arme par excellence ? que mon cohéritier encore pour le grand mal de mon Peuple à la tête des institutions projette d’user pour s’y maintenir en contradiction avec la volonté de l’écrasante majorité de mon Peuple. Certes, la sagesse Bantou soutient que « de ce qui vient demain, nul ne doit jurer ».

Cependant, des analyses reposant sur des données fiables, faites par des hommes de cœur, peuvent favoriser de sonder demain et d’envisager sur cette base des scénarios qui, le moment venu, s’avèrent. Je relève donc ici à son adresse que mon Peuple est déjà debout et entend le rester jusqu’à sa libération du joug néocolonialiste qui n’a que trop duré à son cou. Et face à la puissance de mon Peuple déterminé en action, qui plus est uni sous la conduite d’un leadership qui porte ses espoirs et mérite sa totale confiance, aucune structure en contradiction avec la volonté exprimée dudit Peuple ne peut faire le poids.

Et une stratégie de mise en condition de ce Peuple est élaborée. Elle est de la Dynamique Citoyenne de la Victoire Assurée « DVA » par laquelle mon Peuple va à coup sûr, quels que soient les risques à prendre et les sacrifices à consentir, imposer ses vues au terme de la présidentielle en perspective. A l’attention des mouvements et individus hésitants, il me paraît justifié de la rendre ici publique :

De la mise en condition de mon Peuple

Il est incompréhensible que certains ne veuillent pas reconnaître à l’ennemi ou à l’adversaire comme c’est le cas, la liberté de formuler et de mettre en œuvre toute stratégie qui lui semble de nature à garantir son succès. Le Président au pouvoir depuis une trentaine d’années n’entend pas le quitter vivant. Humainement cela se comprend car, lorsqu’on a géré le bien public à la manière dont il le fait, la peur de rendre des comptes aiguise la détermination de se pérenniser à son poste. Mais qu’il soit rassuré de ce que la chasse à l’homme ne sera pas la boussole de notre action à la tête de l’Etat. Pour sa gouverne et celle de ses collaborateurs zélés, je dois souligner que la science politique et sociale des Bantou que nous sommes ne conçoit la force que comme moyen de promouvoir, de consolider et préserver l’honneur et la dignité de l’humain et non comme arme de son humiliation à tout prix.

Nous revenons sur la stratégie pour dire à qui se sent concerné que face à une stratégie de maintien au pouvoir, s’impose une stratégie de prise du pouvoir ; car pour l’échéance précise objet de mon propos, il est clair que dénoncer, pleurnicher, brandir le boycott des élections ou des fêtes comme unique arme d’action n’est pas conséquent, n’est pas crédible, n’est pas rentable La NODYNA propose une  stratégie globale d’action porteuse pour notre camp et dont voici ci-après un pan

D’un élément de la stratégie Globale de la NODYNA

1- Neutralisation, par un message patriotique fort, des peurs, des incertitudes, des hésitations et des tâtonnements ;

2- Appropriation par mon Peuple, de la candidature du Combattant, le mieux et le plus préparé donc à même de conduire, au terme de la bataille de la  présidentielle en perspective, le Peuple jusqu’à sa victoire effective sur les forces rétrogrades ;

3- Inscription massive sur la liste électorale dès leur ouverture pour faire figurer 10 millions d’inscrits minimum, en tant que potentiel électoral sur une population environnant aujourd’hui les 20 millions. A titre indicatif, quelques données de rapprochement avec trois pays Africains où les élections viennent d’être organisées. Sénégal : 4 million 850 milles inscrits sur une population évaluée à 9 million 700 milles ; Afrique du Sud : 23 millions inscrits sur une population évaluée à 42 million 900 milles; Algérie : 20 millions inscrits sur une population évaluée à 30 million 500 milles ;

4- Participation effective et enthousiaste au vote, de tout le Peuple inscrit ;

5- Implication totale du Peuple-victime, sa jeunesse et les femmes en prime, plus acquis à l’idéal du profond changement inévitable au Cameroun dans un proche avenir, tant à la défense de son vote face à toute tentative de manipulation et d’où qu’elle provienne qui soit de nature à détourner ses voix, qu’à l’ultime action de prise et de gestion effective du pouvoir global d’Etat par le Combattant à qui il aura accordé son vote.

Sans communauté d’intérêts, il n’y a pas de communauté d’action conséquemment envisageable. Mon Peuple ne se demande plus s’il a une communauté d’intérêts. Toute son attitude depuis un certain temps démontre qu’il n’attend que le coup de sifflet d’un meneur patriote et aguerri pour le mettre en ordre de bataille. S’impose alors à mon Peuple autour de cette communauté d’intérêts, ce sentiment collectif, cette communauté de vue et d’inspiration qui, parce que servant de creuset pour une meilleure identification du centre de ses intérêts, vont nécessairement conduire à l’unité d’action en vue de la réalisation de ce grand projet nationaliste et progressiste qu’est aujourd’hui au Cameroun le changement radical au triple plan du message, des structures et des individus à charge de manager l’ensemble. Parlant justement du sentiment collectif pour démonter sa place irremplaçable dans une communauté qui veut aller loin dans la bonne direction, l’écrivain Alain Peyrefitte, dans sons livre « Quand la Chine s’éveillera…le monde tremblera » ne semble pas loin de dire : « …le sentiment collectif, c’est la moitié du chemin, parce qu’elle ne va pas sans ambition. Donner à une dizaine de millions de personnes l’idée qu’elles forment un groupe, et que ce groupe est maître de son destin, c’est leur donner conscience de leur puissance, et envie non seulement de l’accroître mais, de s’en servir ».

En stratège et en Combattant agissant, c’est ici que je trouve conséquent de partager avec mon Peuple libéré du suivisme nonchalant et des solidarités dépassées de nature tribale, régionale, religieuse, linguistique etc., les propos de trois personnages historiques d’importance avérée animés par un fort sentiment collectif, et lui suggérer de s’en inspirer pour mieux comprendre mon appel continu de toujours aller de l’avant, de toujours privilégier l’action : « …C’est au peuple lui-même de conquérir sa liberté, et nul ne peut la lui accorder comme une faveur…». Ces paroles sont de Mao Tsô Tung, père de la République Populaire de Chine. «…Nous n’avons pas le temps d’être complaisants, timides ou hésitants. C’est l’heure du courage et de l’action. C’est l’heure des leaders forts, des leaders qui n’ont pas peur des nouvelles frontières ni des faits, des leaders qui peuvent transformer nos rêves en réalités…». John Fitzgerald Kennedy est Président des Etats-Unis d’Amérique au moment où il prononce ces mots. «…Sur la pente que gravit la France, ma mission est de toujours la guider vers le haut, tandis que toutes les voix d’en bas l’appellent sans cesse à redescendre. Ayant, une fois encore, choisi de m’écouter, elle s’est tirée du marasmeMais, à partir de là, tout comme hier, je n’ai à lui montrer d’autre but que la cime. D’autre route que celle de l’effort…». Le Général De Gaulle est Président de France au moment où il tient ce propos.

En leader nationaliste panafricain engagé, il se comprend que je me doive de veiller à ce que la complaisance, la timidité, l’hésitation, le pessimisme, l’inconséquence politique et l’absence de capacité de projection de certains, individus ou groupes organisés, ne fassent douter de sa puissance invincible à mon Peuple debout, engagé, déterminé et en étroite complicité avec un leadership qui porte ses espoirs et mérite sa confiance maximale. C’est alors qu’en tant que Candidat-Président de la République du Cameroun je me sens, en toute humilité, investi de l’autorité suffisante pour, comme dans mes habitues, engager mon Peuple dans un sentier où peur, doute, timidité, hésitation, passivité et résignation sont proscrits du langage et des attitudes ; où la liberté, la dignité et l’honneur sont, par le courage d’agir, fermement défendus ; où cette sagesse Bantou « Celui qui veut du miel doit avoir le courage d’affronter les abeilles » est sublimée et retenue comme code de conduite dont le respect valorise le sujet qui la met permanemment en pratique.

En guise de conclusion

Nous venons de nous entretenir sur deux sujets de haute importance pour le Peuple dont chacun de nous est un élément constitutif d’égale valeur. Nous savons tous maintenant que le Cinquantenaire de la réappropriation par le Cameroun de sa liberté, de son indépendance, de sa souveraineté et de sa terre est devant nous. Il est certain que bien gérée, cette importante étape de notre histoire peut nous permettre, trouvant des compromis sur tous les dossiers historiques litigieux, (élévation de Douala Manga et ses compagnons, de Um Nyobe et les siens à la dignité de héros, le retours dans les conditions de respectabilité requises des restes des patriotes encore hors du pays et de ceux du premier Président de notre pays, l’ouverture par la France des archives du Cameroun etc.) de nous réconcilier aussi bien avec notre passé qu’avec nous-mêmes.

Dans nos échanges sur la présidentielle attendue, je continue à soutenir que la détermination de mon Peuple à ne pas abdiquer face à qui ou à quoi que ce soit doit rester au niveau 10, sur une échelle dont la graduation s’arrête à ce chiffre.

En tant que « Général » de l’« Armée Citoyenne de Résistance », j’instruis le Peuple-Victime Camerounais, mon Peuple, qui se reconnaît dans mes orientations et dans mon action politique militante depuis des décennies et s’apprête à me confier bientôt la direction du pays par son suffrage massif en faveur de son candidat à la présidentielle attendue, à se mettre immédiatement, pour les besoins de la cause, en ordre de bataille d’une part. A veiller, d’autre part, à ce que jusqu’à la prise effective du pouvoir global d’Etat par notre camp, cette détermination soit maintenue au même degré.

Car dans ces conditions, et au cas où c’est l’unique alternative que la situation du moment va nous imposer mon Peuple et moi-même, qu’il soit un individu aussi puissant qu’il se dise, qu’il soit un petit groupe d’individus aussi fort qu’il s’auto déclare et aussi armé qu’il puisse être, moins encore qu’il soit seulement Sous-Préfet, directeur d’Elécam, ou alors Président de la République, j’ai la conviction et la certitude qu’exprimant son sentiment collectif le Peuple d’en bas, mon Peuple, cette « Armée » Citoyenne que constituent les près de 17 millions d’éléments de mes cohéritiers fait de tout genre d’exclus sociaux, économiques et politiques, fait des femmes et, surtout, fait du  fer et lance de la Nation Camerounaise que notre jeunesse n’entend plus ne pas être, mis en mouvement à l’heure de l’action, ne va en faire qu’une petite et prompte bouchée.

Cette ferme, totale et définitive conviction, cette ferme, totale et définitive assurance, je la tiens du succès jusque-là de la mise en œuvre du Schéma Directeur de Lutte à trois volets qui gouverne toute notre action politique militante depuis des décennies dont la dernière étape est en cours d’exécution et qui est ainsi structuré :

  1. l’éveil du Peuple,
  2. l’éducation du Peuple,
  3. la conquête, la prise et la gestion effectives du pouvoir global d’Etat en vue de la mise hors d’état de nuire du système néocolonial.

Cette ferme, totale et définitive conviction, cette ferme, totale et définitive assurance, je la tiens du Cameroun des morts, des vivants équilibrés et des non nés pour qui, en missionnaire conscient de sa mission et déterminé à l’accomplir jusqu’à épuisement d’arguments et d’énergie, j’ai opté de tout consacrer. Cette ferme, totale et définitive conviction, cette ferme, totale et définitive assurance, je la tiens du serment de vérité que j’ai prêté devant ma conscience de ne servir de manière centrale, en héritier de tous les combattants tombés au champ d’honneur au cours de multiples batailles menées par mon Peuple de génération en génération, que le Cameroun mon pays, que les Camerounais mon Peuple.

Cette ferme, totale et définitive conviction, cette ferme, totale et définitive assurance, je la tiens de notre détermination commune mon Peuple et moi-même, à donner bientôt un autre visage à mon pays, avec cette gouvernance de type tout à fait nouveau qui va, au terme de la présidentielle attendue, reposer sur trois piliers à savoir : le Peuple entier qui réfléchit pour son devenir ; l’élite intellectuelle qui formalise et codifie la pensée du Peuple avec sa traduction en projet ; le Président de la République qui coordonne la mise en œuvre de la volonté de son Peuple telle qu’elle est traduite dans ledit projet. Cette ferme, totale et définitive conviction, cette ferme, totale et définitive assurance qui fonde un espoir justifié au sein de mon Peuple et est de nature à propulser celui-ci vers un grand dessein à sa portée, je la tiens de la garantie que j’aie quant à la compagnie permanente de mes aïeuls à mes côtés et à la main mise sur la mission dont j’ai en toute humilité la charge de mener à terme, de « Hilôlômbi » le Dieu éternel que mes ancêtres ont su loué et servir, et au service de qui je suis. Elle va donc, cette ferme, totale et définitive conviction, cette ferme, totale et définitive assurance, rester et demeurer.

Que la solidarité de tous soit la garantie de la sécurité de chacun.

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MBOUA Massock est une figure de la politique et la résistance au Cameroun. Doit-on encore présenter cet homme illustre ?

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