Communauté Urbaine de Ngaoundéré: le préfet désamorce la crise et fait adopter le budget 2010

Il aura fallu beaucoup d’encre, de salive et du temps pour que le budget 2010 soit examiné et adopté à la communauté urbaine de Ngaoundéré. En rappel, les maires des communes d’arrondissement avec à leur tête Mohaman Toukour, maire de la commune de Ngaoundéré 2e, ont exigé en préalable à la tenue de la session budgétaire programmée le 12 novembre, le reversement par la super mairie de la dotation générale de fonctionnement (DGF) et de la taxe sur le permis de bâtir tel que prévu par les textes et les différentes négociations.
Ce d’autant que la clôture des engagements au titre de l’exercice budgétaire 2009 pointait à l’horizon. Sans réponses satisfaisantes, Ils vont claquer la porte du conseil quelques minutes seulement après l’ouverture des travaux par le 1er adjoint préfectoral. Depuis lors, plusieurs tractations ont mi à contributions les parties belligérantes. Le préfet de la vina revenu de ses tournées à l’effet de présider les conseils municipaux en zone rurale, n’a pas eu de répit et s’est collé directement à la tâche à savoir régler le différend et concilier les grands conseillers autour du délégué du gouvernement, Hamadou Dawa.
L’arbitrage a souvent été ardu devant l’âpreté des débats de source d’un participant. Un membre du conseil a affirmé que d’aucuns ont parfois failli en découdre aux mains, lorsque bloquées les discussions se corsaient. Il y’aune semaine, les mêmes étaient une nouvelle fois rassemblés à huis clos dans la salles des délibérations de la communauté urbaine ; une énième rencontre qui a porté des fruits et fait sauter les verrous de la crise. Il se dit que les maires d’arrondissement ont reçu non pas des chèques ni des espèces sonnantes et trébuchantes, mais l’assurance de l’édile de la ville de Ngaoundéré quant au reversement d’une bonne partie de leur revendication avant la prochaine session budgétaire dont les factions ont convenu pour le 9 décembre. C’est ce qui a vu le voyage du délégué du gouvernement à Yaoundé dans le soucis de rechercher les fonds ou tout au moins l’appui du Minatd.
Et c’est finalement jeudi 10 décembre que le conseil réuni autour du préfet de la vina a finalement décidé de plancher sur l’avenir de la collectivité. Equilibré en recettes et en dépenses à la somme de 761.411.860 f Cfa, le budget 2010 de la communauté urbaine de Ngaoundéré affiche une baisse significative de 35.479.965 f Cfa par rapport à l’exercice dernier. Les raisons avancées par Hamadou Dawa font état des recouvrements fiscaux qui cette année n’ont pas atteint les objectifs escomptés atrophiant la cagnotte reversée au titre des centimes additionnels.
Il faut avant tout mentionner que les nombreux conflits avec les communes d’arrondissement n’ont pas apporté la sérénité, le délégué du gouvernement trop souvent accusé de faire fi de son conseil formé en majorité de militants Undp et d’entreprendre en solitaire les travaux d’embellissement de la cité capitale de la région de l’Adamaoua.
Toutefois, dopés à l’argent dont certaines langues estiment à plus de 15 millions f Cfa par communes d’arrondissement, on peut dire que les maires ont de nouveau enterré la hache de guerre et que c’est en toute sincérité qu’ils ont déclaré au sortir de cette ultime séance du conseil de la communauté que le budget 2010 est réaliste.


Commentaire par honorine nganchoua le 18 décembre 2009:
Bonjour à tous,
En ce qui me concerne, je suis vraiment desolé car depuis qu’on a instauré le delegué du gouvernement dans les mairies rien ne marche entre les maires et les delegués, donc il faut k les Camerounais comprennent k’il est temps de refflechir dans le bon sens pour pouvoir faire parti Mr Biya car trop c’est trop, toujours les incendis et toutes les mauvaises choses pendant k le Mr est dans l’avion en train de partir avec sa femme, ou va donc le Cameroun et à son retour aucun mot de consolation; c’est desolant
Commentaire par kristian rodiguez le 19 janvier 2010:
c’est ça le Kmer, tant que les délégués du gouvernement ne seront pas soucieux du développement des villes, ce sera toujours pareil. le cas de NDERE n’est malheureusement qu’un parmi de nombreux autres, même les maires font souvent partie du complot qui vise à ruiner notre pays. n’accusont pas toujours Biya, il a sa part de responsabilité: et nous alors qui votons ces maires escros? pensons a la notre. Avec la décentralisation qui s’annonce cette année, ce sera la mort seulement. let wait and see…