
La « 3e voix du nord » a perdu son latin et sa rhétorique le 10 décembre devant les policiers et gendarmes. Envoyés par le chef de terre de Garoua 2, ils avaient pour ordre de veiller à la non tenue de la conférence de presse programmée aux alentours de 16 heures à l’hôtel Daoula par le membre titulaire du comité central du Rdpc.
En effet, après Ngaoundéré le 8 décembre où aucun militant et seul le président de la section vina-sud, Mohaman Lamine a fait le déplacement du centre de la promotion de la femme, lieu de la conférence, Marcel Rodo, ex-directeur de l’imprimerie nationale du Cameroun était dans la Bénoué dans les fins d’expliquer le sens de ce qui s’est dit à l’occasion de la descente dans le Mayo-danay le 12 septembre de Mounouna Foutsou en qualité de nouveau secrétaire d’état aux enseignements secondaires et baptisé « l’appel de Yagoua ».
La déclaration liminaire de Marcel Rodo qui est remise à tous les médias parle de cet appel de Yagoua comme étant une invitation et une demande pressante adressée au chef de l’Etat S.E Paul Biya à « réviser la constitution pour ouvrir la voie à la possibilité d’une élection anticipée et à se porter candidat à la dite élection ». La constitution n’est pas un document figé, a déclaré sur les antennes de Stv le 8 octobre le natif de Yagoua. On peut même la modifier chaque année pour qu’elle s’adapte aux évènements du moment, à la situation actuelle pour qu’elle nous procure la paix, la sécurité et l’assurance afin que le peuple camerounais se consacre au travail que de faire des calculs sur 2011.
Le prévisionniste économique Marcel Rodo pense que l’homme du 6 novembre 1982 mérite d’être rapidement conforté dans son fauteuil présidentiel. L’anticipation viendrait à ce sujet déjouer et couper court à toutes les spéculations malveillantes, démagogiques et clarifier la position de nombreux responsables politiques, administratifs qui arpentent les couloirs de la République, haranguant les foules, vivent, se sucrent, troublent les citoyens et souhaitent en même temps la fin du régime dans l’espoir de prendre les commandes.
Comme pour parler du G11, Brutus et compagnies qui font parler d’eux actuellement. Une vision qui devrait dans le fond être celui de tous les militants du rdpc et des partis de la majorité présidentielle. Toutefois, c’est sur la forme que le massa est vomi car le périple pédagogique de Marcel Rodo n’aurait pas l’assentiment de tous les militants du Rdpc. D’aucuns membres du comité central comme lui pense qu’il n’y a pas urgence ni le feu dans la maison pour solliciter de manière impérieuse les élections anticipées.
Une frange du rdpc à l’image du commissaire au compte de la section vina –est, Bakary Dewa pense que peu importe la date des élections présidentielles au Cameroun, l’essentiel est que le candidat naturel du rdpc se représente parce que le suffrage d’une bonne partie du pays lui est déjà acquis avec des pics à 100%. Revenant à la conférence avortée ou tenue à huis clos dans la chambre de son hôtel à Garoua, il se dit que le membre du comité central n’aurait pas eu le mandat de Réné Sadi, secrétaire général du comité central du rdpc, même si Marcel Rodo clame tout au moins l’avoir informé.
La notification d’interdiction de manifestation publique révèle aussi que la conférence de presse de celui qui est qualifié de « grande gueule » a été interdite en raison des réserves portées par les militants des organes de base rdpc de la Bénoué. Des rdpcistes convaincus de la victoire prochaine de leur homme lion, qui auraient fait pression sur le sous-préfet de Garoua 2e. Après avoir donné avis favorable à la déclaration de manifestation publique à Marcel Rodo, Jean Claude Eloundou a par la suite fait volte-face et largué les forces de maintien de l’ordre sur le lieu à 5 minutes du début de la conférence de presse.
