A propos de l'auteur Shanda TONME

Jean Claude SHANDA TONME est docteur en droit international formé en France et aux Etats-Unis, diplomate de carrière, professeur de relations internationales et conseiller juridique de nombreuses organisations humanitaires de premier plan dans le monde.

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Vaste contestation des résultats de l’IRIC

IRIC

Mr le Ministre De l’enseignement supérieur

Par un communiqué n° 090300/MINSUP/DDES du 16 décembre courant, vous avez rendu public dans le quotidien Cameroon Tribune, les résultats d’admissibilité au concours d’entrée au cycle de Master Professionnel en relations internationales, filière diplomatie à l’Institut des relations internationales du Cameroun.

Les responsables de la COMICODI qui ont pris connaissance de ces résultats en même temps que le commun des lecteurs du journal cité, ont reçu des centaines d’appels de protestation.

De façon unanime, les citoyens expriment leur colère contre ce qu’ils considèrent comme une autre preuve de la pratique du tribalisme, de l’équilibre fondé sur un nivèlement par le bas, et de la tricherie accompagnée de la promotion par tous les moyens honteux des valeurs douteuses au détriment des compétences et des mérites. Ainsi font-ils valoir :

  1. Que les résultats ne reflètent aucune préférence au mérite
  2. Que les admis sont majoritairement de la région du chef de l’Etat (Sud, Centre, Est) et de celle du Directeur de l’IRIC, totalisant 65%
  3. Qu’il est légitime de penser que les manipulations interviennent dans la transcription des notes, de façon à présenter de parfaits cancres comme des vaillants premiers

La COMICODI exprime sa déception face à ces méthodes qui ne sont pas nouvelles dans cet établissement, et que l’on retrouve un peu partout dans les écoles professionnelles d’Etat.

Par ailleurs, il y a lieu de s’étonner que pour la formation de professionnels appelés à représenter le pays sur la scène internationale et à défendre les intérêts nationaux dans un environnement de concurrence ardue, l’on en soit encore à privilégier le village, la tribu, la famille et toutes sortes de préjugés obscurantistes au détriment de la compétence et du mérite.

La COMICODI fait remarquer que la coloration ethnique actuelle des ressources humaines du ministère des relations extérieures, en fait presque déjà le sanctuaire d’un régionalisme sectaire et solitaire qui n’est nullement gage d’une efficacité de notre diplomatie.

La COMICODI rappelle avec force et patriotisme, que l’introduction des critères subjectifs axés sur le tribalisme, la filiation et autres, constitue une atteinte à l’expression digne et positive de la personnalité internationale du Cameroun. Le constat d’un abus de confiance par rapport à l’esprit et à la lettre de sa mission originelle, risque de s’imposer à terme pour l’IRIC comme il l’est déjà depuis longtemps pour l’ENAM, et l’école de police.

Il est établi que la plupart des inepties de notre administration publique proviennent des déviations déplorables lors du choix des élèves de l’ENAM, de même qu’il est patent que les  interminables sanctions dans le corps de la police puisent leur source dans les recrutements axés sur la préférence villageoise.

L’IRIC fut crée dans le souci de doter le pays d’une institution pour préparer, réfléchir et élaborer ses outils de représentation internationale. Or les résultats que des jeunes contestent légitimement en pointant du doigt des camarades d’une intelligence approximative et au cursus académique médiocre qui ont été déclarés admissibles, nous conduit à croire que l’IRIC est aujourd’hui très loin de cette noble ambition.

La COMICODI se fait le véhicule des protestations auprès de l’autorité gouvernementale en charge de superviser cet établissement, et en désespoir de cause déclare qu’elle se fait aussi le témoin de l’histoire sur les dégâts d’une politique de sabotage à très brève échéance, de l’influence du Cameroun dans le monde.

En tout état de cause, la COMICODI réitère sa position selon laquelle l’accès aux grands corps de l’Etat par la voie des concours, devrait être fondé uniquement sur le mérite, et par ailleurs que les épreuves orales devraient être supprimées. C’est le Cameroun que les admis sont appelés à servir et non un village, une tribu ou une famille. La pire des observations c’est que la politique obscurantiste d’apartheid pratiquée ouvertement a aussi pour idéologues, de brillants universitaires irréprochables sur le plan du talent scientifique.

Et puis, si chaque citoyen doit attendre qu’un ressortissant de son village soit promu Directeur d’établissement professionnel ou ministre de tutelle influent pour accéder à tel corps d’Etat, il faut convenir que les portes risquent de ne jamais s’ouvrir pour certains.

La COMICODI saisit l’occasion pour assurer le Ministre de sa très haute considération./.

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Il y a 2 commentaires en ce moment. »

  1. Les positions défendues par le comicodi sont constitutives d’un ubuesque canular!!! en effet l’IRIC est l’une des rares écoles dans la sous région où l’excellence est palpable!! attendons voir les prestations de la promotion nouvellement admise et jugeons les au pied du mur;
    De plus on ne saurait discuter l’admission objective d’un candidat sur la base du témoignage de son camarade qui lui a échoué…

  2. vous (Tagne Alexandre)ne devez de toute évidence pas être camerounais… et si vous en êtes un par hasard , votre esprit d’analyse ne doit pas valoir grand chose! TOUT ce qui est décrié dans cette lettre du COMICODI traduit le quotidien même des camerounais et la source première de nos malheurs d’aujourd’hui et de demain. heureusement 2011 c’est demain !!

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