A propos de l'auteur B.R.I.C

Le B.R.I.C est la Branche pour la Reconstruction et l'Indépendance économique du Cameroun. Actuellement, Ernest PEKEUHO en est le président national

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Education-Recherche-Culture: Le devoir de réussir

S’il nous était demandé de retenir une seule idée, ce serait : l’investissement dans la formation.

Comme le disait quelqu’un, « une école ouverte est une prison fermée ».

De la maternelle au collège, des amphis aux laboratoires, des bibliothèques aux musées, c’est notre responsabilité nationale qui est engagée.

C’est dans l’élaboration et la transmission du savoir que le Cameroun va se développer, car l’éducation va de pair avec le développement. Tous les pays du monde jouent leur avenir dans ce domaine. La mondialisation nous place dans une situation de défi les uns par rapport aux autres et la clé est bien l’innovation, sous toutes ses formes. A titre d’exemple, rappelons nous que le Premier Ministre Britannique en 1995 avait défini ses priorités ainsi : Education, éducation, éducation et avec humour, son opposant conservateur avait répliqué que ses priorités étaient les mêmes mais dans l’ordre différent.

Nous pensons aujourd’hui, il est plus qu’urgent de suivre le rythme du développement. Notre école n’assure plus, elle fait peur, l’université n’a pas surmonté le défi de la décentralisation, elle n’a pas surmonté le défi de la quantité ni de la qualité. Le défi d’une université par province n’est pas lancé. « L’école pour tous »  est devenue  « l’école pour riche ».

L’école primaire gratuite a laissé place à l’instauration des APE à la tête des parents. Le paquet minimum est détourné et quand bien même il arrive à destination, on retrouve des médicaments plus dangereux qu’ils ne soignent.

Le lycée est devenu le lieu par excellence de la corruption : la période Juin – Septembre est appelée période des récoltes ? Récoltes ou semés. Nos enfants sont abandonnés à eux-mêmes, ceux qui arrivent tard rencontrent ceux rentrent tôt. « On dit que l’école du blanc ne paie plus ».

Nos universités sont devenues des lieux obscurs où fraude prend le pas sur excellence, où «  le garçon pour valider une unité de valeur doit se surmener et la fille doit être enceinte, en clair elle doit passer au bureau du grand prof »

Pour que l’école reste le creuset de la république ;

Pour qu’elle donne à chacun les moyens de s’élever par ses efforts en s’éduquant ;

Pour qu’elle donne à notre pays les citoyens éclairés dont a besoin la démocratie.

La BRIC pense qu’il n y a pas d’autre choix que d’investir puissamment et dans la durée dans ces domaines clés. A travers eux, qui ne voit d’ailleurs que le principal bénéficiaire en sera la jeunesse.

Pour nous, l’éducation doit être la priorité dans les faits, dans les discours.

-          Maternelle et Primaire

L’école primaire doit être gratuite et libre sur toute l’étendu du territoire.

Les objectifs de l’école primaire seront de faire réussir 100 % de tous les enfants qui y entre avec le CEP.

L’école primaire a à l’égard de l’enfant une obligation des résultats. Dans l’apprentissage des savoirs fondamentaux et la transmission du patrimoine culturel. Cette obligation est d’autant plus grande qu’elle concerne les enfants des familles défavorisées, Nous affirmons que plus un enfant est défavorisé, plus l’école a le devoir d’être exigeante et ambitieuse pour lui.

La liberté pédagogique doit être garantie à chaque enseignant, car il est clair aujourd’hui que ce soit des méthodes répétitives, participatives ludiques ou autres, Chaque enfant est différent.

L’enseignant s’appuiera sur les techniques de la NAP (Nouvelle Approche Pédagogique) pour mieux gérer sa classe.

Chaque salle de classe du primaire aura au plus 40 élèves et mise sous la direction de 02 (deux) maîtres (un principal et un assistant). Seuls les deux maîtres et le directeur sauront leurs rôles pour éviter une mauvaise interprétation par l’enfant.

L’école primaire sera sous l’autorité d’un maître nommé par le maire de la commune concernée après avis du délégué provincial de l’Education de base. Il doit jouir d’une expérience d’au moins 20 (vingt) ans comme enseignant. Le responsable d’établissement aura ainsi à définir les grandes lignes de gestion de la structure qui lui est confiée en conformité avec la mairie.

Les établissements ont pour obligation de diversifier les méthodes et les approches, valoriser de nouvelles compétences chez les élèves telles que les compétences manuelles, artistiques, la créativité et l’imagination. Les heures de sport et d’informatique seront systématiques dans tous les établissements primaires. L’éducation culturelle sera innovée, car la culture est facteur de sens de la cohésion. Le bilinguisme sera fortement développé.

Avec les mairies d’arrondissement et les enseignants volontaires, nous expérimenterons une nouvelle organisation scolaire consistant à recentrer l’école sur la transmission des savoirs fondamentaux ; ce serait « l’école du savoir » et à confier les activités d’éveil, le sport, la culture, l’apprentissage de la vie civique dans toutes ses dimensions (citoyenneté, écologie, lutte contre la corruption, lutte contre le détournement, sécurité routière, secourisme, alimentation etc.) la découverte des métiers et le soutien scolaire aux municipalités : ce serait « l’école de la vie ».

Secondaire

Le collège est une institution, sa mission  est de transmettre le savoir , de faire  comprendre à chaque élève les principes de la République ,  bref de procurer à chaque élève la boite d’outil qui en ferra de lui un homme libre . En cela elle est une institution qui s’appuiera sur une hiérarchie (celui qui sait et celui qui apprend ) et des règles ( le respect de l’autre , la fraternité) l’école n’est pas un lieu comme les autres , un espace banal pratiquant la confusion des genres  et la spontanéité. A fortiori, la violence ne saura donc y pénétrer. C’est donc l’autorité du professeur et la discipline qu’il faut restaurer.

L’objectif faire réussir  80 %  de chaque classe d’âge  doit être atteinte.

Pour ce faire le statut particulier des enseignants doit être adopté

La lutte contre la corruption en milieu scolaire doit être systématique.

Notre système scolaire obtient avec les bons élèves, d’excellents résultats, mais n’oublions pas ceux donc l’école  doit aussi leur donner une chance, ceux donc le parcours  est parfois plus lents et parfois chaotique. Nous devons nous fixer un premier objectif de diviser par deux le pourcentage en multipliant par deux les succès. Pour le faire  , il est important de vérifier qu’avant d’entrer au collège  chaque élève sait lire  compter et écrire, laisser entre au collège  un enfant qui ne possède pas ces apprentissages fondamentaux  c’est de la non – assistance à élève en danger. Cela implique qu’on puisse proposer à ceux qui n’y sont pas encore parvenus un soutien  et un suivi adaptés.

Les inadaptés sociaux seront orientés vers  des internats ou des collèges spécialisés afin de bénéficier d’un encadrement renforcé dispensé par des psychologues et des encadreurs.

La gratuité sera systématique et l’Etat versera  à chaque établissement scolaire public une enveloppe pour son fonctionnement, cet enveloppe dépendra du nombre de salle de classe et de l’effectif (Un taux forfaire d’un million de franc par salle de classe est à envisager)

Les chefs d’établissements pour faire face à la discipline  recruteront des surveillant de secteurs à hauteur de un surveillant pour tris salles de classes. Les pédagogies seront diversifiées, les bonnes méthodes venues du terrain seront généralisées, le parcours scolaire sera personnalisé et enfin une forte promotion de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

Les salles multimédia seront ouvertes dans tous les établissements avec un minimum de 50 ordinateurs connectés au réseau Internet.

Les nouveaux établissements scolaires seront construite pour viser l’objectif 50 élèves par salle de classes.

Chaque arrondissement ou district  devra avoir au minimum un lycée d’enseignement général, un lycée d’enseignement technique (Dans les zones bilingues les lycées seront tous bilingues).

Tous les lycées seront équipés des laboratoires scientifiques et des terrains de sports

Chaque Lycée devra avoir à sa tête un proviseur nommé par le ministre des enseignements secondaires et dès la mise sur pied des régions le proviseur sera nommé par le président du conseil régional de la localité  il devra jouir d’une ancienneté de 20 ans comme enseignant.

L’organisation des journées pédagogiques, des séminaires pédagogiques doit se faire chaque trimestre.

Des « cafés pédagogiques » entre parents, enseignants et syndicats seront organisés dans le but de se ressourcer.

Le probatoire qui est depuis plusieurs années la propriété des camerounais doit être supprimé.

Le BEPC sanctionnera  un cycle de 5 ans et se fera dons désormais en classe de seconde.

La lutte contre la corruption en milieu scolaire sera systématique, pour faire  renaître l’excellence  les nouveaux élèves seront recrutés tous sur concours dirigé par une commission constituée de :

- Président : Le président de la région ou son représentant.

- Vice président : Le maire de la commune concernée ou son représentant.

- Secrétaire : Le Proviseur.

- Secrétaire adjoint : Le président de l’APEE

- Membres : Un représentant du délégué provincial

Un représentant du délégué départemental

Deux représentant des enseignants (les deux enseignants les plus anciens au grade le plus élevé).

Tous les animateurs pédagogiques.

Un  représentant du recteur de l’université la plus proche de l’établissement concerné.

La commission siège sur convocation du président de la région  ou son représentant :

-          Elle définie la politique de gestion de l’établissement scolaire.

-          Elle est chargée de l’organisation matérielle de tous les concours

-          Elle contrôle la gestion financière effectuée par le proviseur et l’Intendant.

Les ministres de l’économie et des finances, de la fonction publique  et des enseignements secondaires doivent mettre tout en marche pour que chaque nouveau enseignant recruté et intégré à la fonction publique puisse toucher sa solde au plus tard trois mois après sa prise de service.

Enseignement Supérieur

Une étude menée sur le terrain nous permet  de faire le constat selon lequel dans les cinq provinces du Cameroun sans université 50 % de bacheliers mettent fin à leurs études. .Partant de ce constat la BRIC propose la construction des universités dans les provinces du Nord Ouest, Sud, Est, Extrême- Nord et du Nord. Ensuite, moderniser le système universitaire

Malgré les progrès réalises qui ont permis l’accueil de très nombreux étudiants dans les universités, le Cameroun investis trop peu dans l’enseignement supérieur,et investis mal. D’un côté nos grandes écoles sélectives  sont trop petites,de plus en plus homogènes socialement et ne font presque pas de recherche. De l’antre, nos universités non sélectives sont sans autonomie ,fictivement placés sur un pied d’égalité,obligées d’accueillir des étudiants mal préparés dont 3 sur 4 échouent au bout d’un an ,et encouragées à alimenter des filières d’enseignements sans débouché à la sortie. E&n laissant cette situation perdurer, nos jeunes,et à vrai dire notre  pays tout entier ont été mis en grand danger : il ne faut pas chercher beaucoup plus loi la raison des difficultés d’insertion professionnelle des jeunes,ni celle de leur départ en masse à l’étranger dans les pays africains ,européens et même américains ,ni celle de l’immense sentiment de frustration de ceux qui reste ,ni celle de nos difficultés  économiques. Pour  rendre l’université plus adapté.

-          l’instauration dans toutes les universités du système LMD ;

-          La gratuité de toutes les universités  au Cameroun ;

-          L’octroi des bouses aux meilleurs étudiants, aux étudiant en difficultés et aux étudiants handicapés ;

-          La lutte  contre les lenteurs dans le traitement des notes et délivrances des attestations et diplômes ;

-          L’informatisation des notes ;

-          La mise en réseau des universités ;

-          Le transfert d’une université à une autre plus souple et plus  rapide ;

-          Les facilités dans la création et l’ouverture des universités privées

-          L’ouverture dans toutes les  universités de :

Une faculté de médecine

Une école normale (instituteur  et professeurs des lycées)

Une école d’ingénierie.

La rupture actuelle trop brutale entre le lycée et la facilité serait ,dans ces conditions ,bien atténuée, par l’organisation chaque trimestre d’une  semaine d’orientation.

Chaque élève fera connaître ses voeux, afin  qu’un dialogue puisse s’engager avec l’université dans laquelle il souhaite aller. L’élève sera informé sur toutes les filières ainsi que des débouchés  réelles. Une première année généraliste  sera ouverte dans certaines universités pilotes pour approfondir les choix aux étudiants qui le souhaitent.

La vie étudiante sera transformée grâce  à un effort sur le logement, la création  des campus universitaires dignes de ce non, l’ouverture  des bibliothèques sept jours sur sept.

Les bourses seront un outil significatif de soutien pour les familles qui ont du mal à financer les études de leurs enfants et pour les élèves méritants. Pour cela, il est important de :

-          Définir une procédure d’attribution des bourses ;

-          Les bourses doivent parvenir aux étudiants en octobre ;

-          Une vraie compensation pour les étudiants qui vont étudier loin de leur famille ;

-          L’attribution des bourses aux enfants des familles très pauvres ;

-          L’augmentation du montant des bourses des enfants ayants des bons résultats : cela s’appelle récompenser le mérite.

Nous voulons créer et donner une deuxième chance aux enfants qui ont échoués.

Du fait sans doute de sa tradition universitaire ancienne, le Cameroun accorde une grande importance aux diplômes. Ce n’est pas gênant en soi, à condition que cela n’enferme pas à vie ceux qui n’en ont pas et même ceux qui en ont dans un destin tracé à l’avance.

C’est  un véritable projet de société qui nous anime ; nous voulons donner de la mobilité de l’espoir, rendre de nouveau possible la promotion sociale. Nos filières sont trop cloisonnées. Nos destins sont trop écrits à l’avance.

  • Pourquoi une infirmière qui travaille depuis 15 (quinze) ans et qui veut devenir médecin doit-elle passer le concours de première année, alors que ce concours est uniquement fait pour sélectionner des bacheliers ?
  • Pourquoi un fonctionnaire qui travaille depuis 10 (dix) ans dans l’administration et qui a fait la preuve de son mérite doit-il passer, pour être primé, un concours dont le contenu n’a rien à voir avec ses activités passées et futures ?
  • Pourquoi un gardien de prison ne peut-il pas changer de métier pour rejoindre un autre secteur de justice ?

Nous voulons rompre avec la société où tout est joué avant 20 (vingt) ans, pour créer une société ou l’avenir est toujours ouvert.

Pour le Conseil national

Le Président National

Ernest PEKEUHO

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