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	<title>Commentaires sur : 1er janvier 1960: demi-vérités et mensonges médiatiques sur l’indépendance camerounaise</title>
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	<description>Le média participatif camerounais</description>
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		<title>Par : gafe</title>
		<link>http://www.20mai.net/2010/01/04/1er-janvier-1960-demi-verites-et-mensonges-mediatiques-sur-l%e2%80%99independance-camerounaise/comment-page-1/#comment-549521</link>
		<dc:creator>gafe</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Sep 2011 07:35:07 +0000</pubDate>
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		<description>Tout de même intéressant, cet article est insuffisant.
En lisant son titre, j&#039;étais convaincu qu&#039;il parlerai de l&#039;autre partie du Cameroun, au delà du Moungo.
Les Camerounais se réveillerons un jour avec la gueule de bois s&#039;ils ne réalisent pas que l&#039;histoire n&#039;est pas exactement la même pour toutes les parties du pays. Il faut intégrer cette réalité pour construire le &quot;vivre ensemble&quot;.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Tout de même intéressant, cet article est insuffisant.<br />
En lisant son titre, j&#8217;étais convaincu qu&#8217;il parlerai de l&#8217;autre partie du Cameroun, au delà du Moungo.<br />
Les Camerounais se réveillerons un jour avec la gueule de bois s&#8217;ils ne réalisent pas que l&#8217;histoire n&#8217;est pas exactement la même pour toutes les parties du pays. Il faut intégrer cette réalité pour construire le &laquo;&nbsp;vivre ensemble&raquo;&nbsp;.</p>
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		<title>Par : gafe</title>
		<link>http://www.20mai.net/2010/01/04/1er-janvier-1960-demi-verites-et-mensonges-mediatiques-sur-l%e2%80%99independance-camerounaise/comment-page-1/#comment-549520</link>
		<dc:creator>gafe</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Sep 2011 07:29:13 +0000</pubDate>
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		<description>Et le Cameroun audelà du Moungo?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Et le Cameroun audelà du Moungo?</p>
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		<title>Par : ahoue aney amoita emmanuel</title>
		<link>http://www.20mai.net/2010/01/04/1er-janvier-1960-demi-verites-et-mensonges-mediatiques-sur-l%e2%80%99independance-camerounaise/comment-page-1/#comment-116704</link>
		<dc:creator>ahoue aney amoita emmanuel</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Dec 2010 17:13:08 +0000</pubDate>
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		<description>crie votre opinion au sujet de la célébration de l&#039;indépendance de voile blanc sur 6 lignes</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>crie votre opinion au sujet de la célébration de l&#8217;indépendance de voile blanc sur 6 lignes</p>
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	<item>
		<title>Par : ngouagnia</title>
		<link>http://www.20mai.net/2010/01/04/1er-janvier-1960-demi-verites-et-mensonges-mediatiques-sur-l%e2%80%99independance-camerounaise/comment-page-1/#comment-51952</link>
		<dc:creator>ngouagnia</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 14:31:16 +0000</pubDate>
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		<description>En réalité mon frère, je trouve édifiant ce que tout le monde dit de &quot;l&#039;indépendance du Cameroun&quot;. Mais sachons que le mot indépendance fais partie d&#039;un ensemble de mots ou expressions dont une définition exacte n&#039;existe pas et qu&#039;il appartient à chacun de décider. Alors, je trouve que vous et tous les camerounais à quelque exceptions près définissent l&#039;indépendance comme étant le départ du blanc et la gestion du Cameroun par les camerounais;(Dommage) Dans ce sens même, trouvez vous le Cameroun des années 60 comme indépendant? n&#039;étaient-ce pas les français qui décidaient dans l&#039;ombre? Et aujourd&#039;hui sommes-nous indépendants selon la &quot;définition camerounaise&quot;?
    Pour moi et surement pour les hommes créatifs le mot &quot;indépendance&quot; doit signifier un état où la carte d&#039;identité NATUREL    est défendu avec fanatisme. Pour cette expression de CARTE D&#039;IDENTITÉ NATURELLE, je promet de donner les explications en détails plus tard; pour le moment il s&#039;agit des éléments de souveraineté nationale( pour permettre aux bavards spirituels [dits intellectuels]de comprendre)Dans ce sens le Cameroun n&#039;est pas un Etat indépendant et nous avons le devoir de chercher l&#039;indépendance par tous les moyens. Cautionner les inepties actuelle autour d&#039;une prétendue cinquantenaire de l&#039;indépendance du Cameroun est une dangereuse crime contre la raison et le bon sens!!!!!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>En réalité mon frère, je trouve édifiant ce que tout le monde dit de &laquo;&nbsp;l&#8217;indépendance du Cameroun&raquo;&nbsp;. Mais sachons que le mot indépendance fais partie d&#8217;un ensemble de mots ou expressions dont une définition exacte n&#8217;existe pas et qu&#8217;il appartient à chacun de décider. Alors, je trouve que vous et tous les camerounais à quelque exceptions près définissent l&#8217;indépendance comme étant le départ du blanc et la gestion du Cameroun par les camerounais;(Dommage) Dans ce sens même, trouvez vous le Cameroun des années 60 comme indépendant? n&#8217;étaient-ce pas les français qui décidaient dans l&#8217;ombre? Et aujourd&#8217;hui sommes-nous indépendants selon la &laquo;&nbsp;définition camerounaise&raquo;&nbsp;?<br />
    Pour moi et surement pour les hommes créatifs le mot &laquo;&nbsp;indépendance&raquo;&nbsp; doit signifier un état où la carte d&#8217;identité NATUREL    est défendu avec fanatisme. Pour cette expression de CARTE D&#8217;IDENTITÉ NATURELLE, je promet de donner les explications en détails plus tard; pour le moment il s&#8217;agit des éléments de souveraineté nationale( pour permettre aux bavards spirituels [dits intellectuels]de comprendre)Dans ce sens le Cameroun n&#8217;est pas un Etat indépendant et nous avons le devoir de chercher l&#8217;indépendance par tous les moyens. Cautionner les inepties actuelle autour d&#8217;une prétendue cinquantenaire de l&#8217;indépendance du Cameroun est une dangereuse crime contre la raison et le bon sens!!!!!</p>
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	<item>
		<title>Par : Saddam</title>
		<link>http://www.20mai.net/2010/01/04/1er-janvier-1960-demi-verites-et-mensonges-mediatiques-sur-l%e2%80%99independance-camerounaise/comment-page-1/#comment-50757</link>
		<dc:creator>Saddam</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Jan 2010 15:34:06 +0000</pubDate>
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		<description>C&#039;est bien de soulever les réels problèmes de l&#039;histoire de notre pays.
mais pourquoi attedre que la France nous le dise comme l&#039;a prétendu cette semaine Mr. Kodock, que je cite &quot;C&#039;est Sarkozy qui nous a expiqué que l&#039;on devrait fêter le 20 mai et non le 1er janvier.
Le quiproquo politique autour de la question qui est patriote et qui ne l&#039;est pas? trouve sa réponse dans les intérêts de la France. 
savez-vous pourquoi Hissene Habré à quitté le pouvoir au Tchad parce qu&#039;il a touché aux intérêts francais au Tchad, même en tant que président ou Sous-prefet (comme vous préferez).
retenons que la france a une force elle sait gerer le temps et parfois les hommes, vous direz manipuler les hommes. 
La fête du 20 mai est plus fêtée par des décideurs politiques français que par ceux du camerouna ou encore les camerounais.
Vous trouverez pourquoi dans les écrit d&#039;un autre camerounais que je vais vous envoyer à la suite de ceci.
Si je peux me résumer, je dirais:  
Commençons, nous camerounais,  à écrire la vraie histoire du Cameroun sans fioriture avec toutes les explications et les témoignages hors de la polémique politicienne ou partisane. Comme Pauline Biyong , comme dans la Pensée de Joseph Antoine Bell sur RFI en fin 2009 cherchons historiquement et écrivons notre histoire. 
La France fait ce qu&#039;elle veut là ouù elle à planifié et quand elle à planifié même si elle se contredit dans le temps, elle ne sert que ses intérêts tout le temps. Si c&#039;est un nordiste en 1960 alors aucun problème si c&#039;est un sudiste en 1982 , il n&#039;y a toujours pas de problème.Dès que le sudiste cessera de servir les intérêts de la France, elle trouvera quelqu&#039;un d&#039;autre qui acceptera de le faire et ceci se formalise à travers les accords secrets pas aussi secrets que cela mais des accords de la honte pour le camerounais qui les signe en tuant ainsi l&#039;avenir de son peuple.
Ce n&#039;est pas l&#039;UPC qui a refusé l&#039;indépendance, C&#039;est Paul Sopo qui refusé de cette indépendance là. Ce Arouna Njoya qui a refusé cette indépendance là. Ce sont des honnêtes gens et des patriotes camerounais qui ont refusé de cette  indépendance là pour le  Cameroun qu&#039;ils aimaient tant.
Mes félicitations pour votre initiative mais avant de nous quitter écoutez plutot un françcais libre d&#039;esprit qui parle à Germaine Ahidjo de son mari: 

Ceci est un coupé Collé 

Réponse à Germaine Ahidjo : Ahmadou Ahidjo, grand patriote (suite) ?
Il est hors de question de le considérer comme un grand patriote. Il n’était ni Mbida, ni Bourguiba, ni Nkrumah.

Jacques Foccart, le secrétaire général des Affaires africaines auprès de Charles de Gaulle de 1958 à 1969, vient contredire totalement Germaine Ahidjo. Il rapporte en effet un entretien entre Ahmadou Ahidjo et son homologue Charles de Gaulle. La scène a eu lieu le jeudi 4 juillet 1968 : (…) Je rentre à l&#039;Elysée pour accueillir le président camerounais, Ahidjo. Le général le reçoit en haut des marches, comme d&#039;habitude. Il y a l&#039;audience, puis le déjeuner. Un déjeuner où il y a assez peu de monde et pas beaucoup d&#039;entrain, car Ahidjo est extrêmement silencieux, malgré les efforts désespérés du général, comme les fois précédentes d&#039;ailleurs. Non pas du tout qu&#039;il soit de mauvaise humeur, mais il est très intimidé. Il répond pratiquement par oui ou par non à toutes les questions. 

D&#039;ailleurs, le général ne l&#039;a gardé qu&#039;une demi-heure en audience au lieu des quarante minutes prévues, si bien que nous sommes restés une dizaine de minutes tous les trois à attendre les invités dans le salon des ambassadeurs, rejoints par Bernard Durand. Et à un certain moment, le général parle avec Bernard Durand, car Ahidjo ne l&#039;encourage vraiment pas à la conversation. Ensuite, on parle des fleurs de lys sur le tapis : &quot;Voyez, M. le président, c&#039;était le symbole de la royauté, mais ce n&#039;est pas une représentation de la fleur, même stylisée. C&#039;était, en réalité, une arme, une espèce de lance avec des crochets de chaque côté.&quot; Enfin, il emploie un mot technique que j&#039;ai oublié. &quot;Ah oui&quot;, dit Ahidjo. &quot;Voyez, en France, toutes les époques laissent quelque chose. Pour ce qui est de Napoléon, c&#039;est le &quot;N&quot; pour ce qui est de la royauté, c&#039;est la fleur de lys&quot;. 

Je dis : &quot;Oui, il y a au quai d&#039;Orsay, un tapis où les fleurs de lys ont été grattées, enlevées et remplacées par un autre symbole, et cela s&#039;est fait au moment de la révolution&quot;. Enfin, nous avons beaucoup de mal à soutenir la conversation. Le soir, je demande au général (Charles de Gaulle) s&#039;il a un commentaire à faire sur l&#039;audience d&#039;Ahidjo. &quot;Non, absolument rien. Rien du tout ; il n&#039;avait rien à me dire. Il avait l&#039;air content, et il n&#039;avait rien à me demander. - Ça, il n&#039;est pas bavard ! - Ah non alors ! Il faut lui arracher. - C&#039;est curieux, je vous assure que cet homme est drôle, qu&#039;il est gai ; quand il est chez moi, il parle. - Eh bien, vous avez de la chance.&quot; Au regard de ces lignes, la question que l&#039;on ne peut manquer de se poser est la suivante : qui avait peur de l&#039;autre, les Français ou Ahidjo ? Ahmadou Ahidjo, terreur au Cameroun, n&#039;était-il pas simplement une poule mouillée à Paris ? 

Ahidjo à la place de Mbida 
Au regard du changement radical et inattendu d&#039;attitude d&#039;André-Marie Mbida envers le gouvernement français, une fois ce dernier devenu Premier ministre, en 1957, Paris avait adopté des critères de sélection différents de ceux qui avaient présidé à la nomination de Mbida, de l&#039;individu à qui pouvait être confiée la direction du pays en cas d&#039;octroi de l&#039;indépendance. Ceux-ci s&#039;étaient présentés comme suit : 1/- être un francophile irréprochable, et non à la André-Marie Mbida ; 2/- accepter de mener une guerre sans merci au nationalisme camerounais, et plus particulièrement, à l&#039;Upc ; sur ce point, si Mbida avait combattu avec la dernière énergie l&#039;Upc, en revanche, il avait montré des velléités de patriotisme face aux Français, ce qui était totalement inacceptable pour eux ; 3/- consentir à céder le pétrole camerounais découvert dans la région de Douala en 1954, à la France ; 4/- le tout devait être matérialisé par la signature &quot;d&#039;accords de coopération&quot; avec la France, avant la proclamation de l&#039;indépendance ; 5/- accepter la proclamation de l&#039;indépendance aux conditions et à la date définies par la France. 

Une fois établis les nouveaux critères de sélection de l&#039;individu à qui devait être confiée la direction du pays au cas où surviendrait l&#039;indépendance, il n&#039;a plus été question, pour le gouverneur français qu&#039;était Jean Ramadier, que de dénicher ce dernier. Mais, avant d&#039;organiser son coup d&#039;Etat, l&#039;envoyé du gouvernement français avait procédé à quelques consultations, bien avant même de mettre les pieds au Cameroun La première personne contactée pour lui proposer de devenir Premier ministre à la place d&#039;André-Marie Mbida, avait été Paul Soppo Priso. Une fois les conditions de l&#039;exercice de cette fonction présentées, c&#039;est-à-dire &quot;la feuille de route&quot;, pour reprendre un terme en vogue de nos jours, à Paul Soppo Priso, celui-ci a opposé une fin de non-recevoir à la proposition qui lui avait été faite. Il ne refusait pas simplement de devenir une marionnette entre les mains des Français, mais aussi et surtout de devenir le bradeur de la fortune camerounaise notamment de son pétrole. Pis encore, on lui demandait de mener une guerre sans merci à l&#039;Upc, et d&#039;une manière générale au nationalisme camerounais. Cela, il ne pouvait l&#039;accepter.

Face à ce refus catégorique de Paul Soppo Priso, Jean Ramadier s&#039;était tourné vers Njoya Arouna, Sénateur du Cameroun à Paris. Lui également, après avoir pris connaissance de la &quot;feuille de route&quot;, s&#039;était récusé. Ce faisant, il avait toutefois suggéré que l&#039;on posât la question à Ahmadou Ahidjo, vice-premier ministre et ministre de Intérieur d&#039;André-Marie Mbida. Njoya Arouna et Ahmadou Ahidjo étaient, en effet, très copains. Ils avaient coutume de passer des soirées entières à jouer aux dames et au ludo. Approché, Ahmadou Ahidjo avait accepté sans poser quelque condition que ce soit, de se retrouver au centre du putsch que le gouvernement français était en train de préparer contre André-Marie Mbida. Cette rencontre avait eu lieu le samedi 25 janvier 1958 à Paris, et Ahmadou Ahidjo avait été de retour au Cameroun dimanche le 26 janvier 1958.
La suite, on la connaît. Daniel Kémajou, président de l&#039;Assemblée législative du Cameroun, partie prenante au &quot; complot &quot; contre Mbida, avait convoqué celle-ci pour le 10 février 1958, afin d&#039;entamer la procédure de destitution du Premier ministre André-Marie Mbida. Le 11 février 1958, Ahmadou Ahidjo donnait sa démission du gouvernement Mbida, avec tous les ministres du Nord comme lui. Un acte hautement tribaliste posé par lui le champion de &quot; l&#039;unité nationale &quot;. 

En fait, en donnant son accord au gouvernement français, Ahmadou Ahidjo avait effectué une volte-face spectaculaire. En effet, jusque-là farouchement opposé à toute idée d&#039;indépendance du Cameroun, il en est en devenir un des chantres … en paroles, naturellement. Le 31 décembre 1958, il avait, en contrepartie à sa désignation future au poste de premier président de la République du Cameroun, octroyé la totalité du sous-sol camerounais à la France, à travers les &quot; accords de coopérations &quot; signés ce jour-là. Que stipulaient ceux-ci ? &quot;Art.5. - Le Haut-commissaire de la République française au Cameroun est consulté par le gouvernement camerounais sur les demandes d&#039;autorisation personnelle de permis de recherche, d&#039;acquisition ou d&#039;amodiation de permis ou de concession concernant les substances minérales classées matériaux de défense et sur les autorisations de mise en circulation de telles substances. (…)Sont, dès à présent, classés matériaux de défense : 1/- les hydrocarbures solides, liquides ou gazeux ; 2/- les minerais d&#039;uranium, de thorium, de lithium, de béryllium, d&#039;hélium et leurs composés. Cette liste n&#039;est pas limitative ; elle pourrait être modifiée d&#039;un commun accord compte tenu des circonstances.&quot;

Par &quot;hydrocarbures solides, liquides ou gazeux&quot;, il s&#039;agit, naturellement, du pétrole que la France, à travers l&#039;Orstom, (Office de recherche scientifique et technique d&#039;Outre-mer), avait découvert en 1954 à Logbaba, dans la banlieue de Douala. Quant aux minerais d&#039;uranium, le gouvernement français tenait par avance à s&#039;en approprier au cas où ceux-ci viendraient à être découverts au Cameroun. Il désirait se doter, coûte que coûte, de l&#039;arme nucléaire. En conséquence il recherchait obstinément de l&#039;uranium à travers le continent africain. Il ne fallait pas, de ce fait, qu&#039;une fois les pays africains &quot;indépendants&quot;, il ne puisse plus en jouir. La signature de tels &quot;accords&quot; peut-elle être considérée comme un acte de patriotisme suprême ? Quoi qu&#039;il en soit, on s&#039;explique par là le fait que, alors que nous voyons comment le même pétrole est en train de transformer de fond en comble la Guinée Equatoriale, au Cameroun nul ne peut dire à quoi le nôtre a servi, le &quot;patriotissime&quot; Ahmadou Ahidjo en ayant privé par avance le pays en 1958. 

L&#039;agriculture, ou la diversion face au pétrole 
Bien mieux, Ahmadou Ahidjo ayant cédé le sous-sol camerounais à ses protecteurs parisiens, il ne pouvait plus parler du pétrole qui s&#039;y trouvait tant que l&#039;Elysée ne lui en avait pas donné l&#039;autorisation. Tout au long des années 1960, ainsi, les Camerounais ne parvenaient pas à s&#039;expliquer le fait que tout autour de leur pays se trouvait du pétrole, mais pas chez eux. Au Nigeria, il y en avait. Au Gabon, également. Même chose pour le Congo Brazzaville. Mais, comment cela se pouvait-il qu&#039;il n&#039;y en ait pas au Cameroun ? Cela était contraire au bon sens.
Pour dissuader les Camerounais de continuer à se poser ce genre de questions, Ahmadou Ahidjo s&#039;est alors lancé dans son discours sur l&#039;agriculture comme salut du Cameroun. Il a développé des thèmes du genre &quot;Cameroun : grenier de l&#039;Afrique centrale &quot;. Il a inauguré des programmes de diversion du genre &quot; Révolution verte &quot;, &quot;Ceinture verte&quot; et &quot;Comices agro-pastoraux&quot;. Tout cela visait à détourner l&#039;attention des Camerounais sur la question incroyable de l&#039;absence de pétrole dans le sous-sol de leur pays. 

Mais, voilà que, au mois de janvier 1972, Houari Boumediene, le Chef d&#039;Etat algérien, procède à la nationalisation des avoirs pétroliers français dans son pays. Le gouvernement français se retrouve dans un grand embarras. Où s&#039;approvisionner désormais à moindre coût ? C&#039;est alors qu&#039;il songe à entamer l&#039;exploitation du pétrole contenu dans le sous-sol camerounais et que Ahmadou Ahidjo a mis à sa disposition depuis les accords du 31 décembre 1958 et à partir desquels il avait été agréé comme premier président de la République du Cameroun. Mais, double problème : 1/- la nappe de pétrole de Logbaba découverte en 1954 est extrêmement modeste, en comparaison avec celles qui se trouvent au Cameroun occidental ; 2/- la guerre de sécession du Biafra, basée justement sur le pétrole du sous-sol biafrais, venant à peine de s&#039;achever, entamer l&#039;exploitation du pétrole du Cameroun occidental par une compagnie française pourrait amener la communauté anglophone du Cameroun à se lancer à son tour dans un projet identique de sécession ainsi que venait de le faire Odumegwu Ojuku au Biafra. Seule solution, abolir l&#039;Etat fédéral au Cameroun. Ahmadou Ahidjo en a été rapidement informé. 

Sa réaction ? Il a commencé à faire circuler la rumeur selon laquelle les troupes militaires défaites d&#039;Odumegwu Ojuku allaient entrer en guerre contre le Cameroun en guise de représailles au soutien que notre pays avait apporté au gouvernement de Lagos et qui a entraîné l&#039;échec de la tentative de sécession biafraise. En conséquence, il fallait que le gouvernement camerounais prenne des mesures préventives. Toute l&#039;armée camerounaise a été ainsi déportée, massivement, au Cameroun occidental. En fait, c&#039;était pour prévenir une révolte de la communauté anglophone, une fois le projet d&#039;abolition de la République fédérale, conformément à l&#039;ordre de l&#039;Elysée, rendu public. Une fois les troupes militaires camerounaises stationnées un peu partout au Cameroun occidental, Ahmadou Ahidjo s&#039;est rendu à Paris pour prendre les dernières consignes. Il en est revenu le 4 mai 1972. Le 6 mai 1972, soit deux jours plus tard, il avait convoqué l&#039;Assemblée nationale pour annoncer aux députés médusés la fin du fédéralisme au Cameroun. Voici exactement ce qu&#039;il leur a tenu comme langage : &quot;(…)

En vérité, les structures fédérales n&#039;ont surtout été adoptées à la réunification que pour donner à nos compatriotes du Cameroun Occidental l&#039;assurance que l&#039;héritage qu&#039;ils apportaient après plus de quarante années de séparation, non seulement ne sera pas ignoré, mais sera pris en considération dans le cadre d&#039;un Etat bilingue et pluriculturel (…) au cours des dix années écoulées, nous avons constamment privilégié ce qui nous unit (…) Dans ces conditions où les structures fédérales apparaissent comme un handicap au développement rapide du pays et où, en revanche, le peuple camerounais a déjà consacré, dans les faits, sa propre unité, ma conviction, Mesdames et Messieurs les députés, ma profonde conviction est que le moment est venu de dépasser l&#039;organisation fédérale de l&#039;Etat.

J&#039;ai, en conséquence, conscient de mes responsabilités à l&#039;égard de la nation et devant l&#039;histoire, décidé de consulter, par voie de référendum, le peuple camerounais, souverain et maître de son destin, sur l&#039;institution immédiate d&#039;un Etat unitaire …. (ACAP, n° 102 du 8/5/1972).&quot; On le voit bien, Ahmadou Ahidjo &quot;mangeait la bouche&quot;, ainsi qu&#039;on dit en langage camerounais. La raison qu&#039;il avance pour mettre fin au fédéralisme au Cameroun est fallacieuse. Les Etats Unis d&#039;Amérique sont constitués de 52 Etats, ne sont-ils pas la première puissance mondiale ? Tout près de nous, le Nigeria est constitué de 36 Etats, n&#039;est-il pas infiniment plus développé que le Cameroun ? En quoi la structure fédérale pouvait-elle constituer un frein au développement du Cameroun ?

Par Enoh Meyomesse *
*Ecrivain, 
homme politique 

A ce niveau aucun camerounais ne pourra jamais répondre à la question de Biya et Ahidjo qui était plus patriote que qui 
La vérité c&#039;esqt que les deux étaient à leur prise de pouvoir prêts à tout donner pour se faire appeler excellence Plus tard, prenant progressivement cpnscience de leur bêtise antérieure, ils ont entrepris des actions patriotiques mais déjà ils avaient perdu toute credibilité aux yeux de leurs citoyens et ils sont restés fragiles à cause de leurs intérêts et biens amassés sans limites dans les paradis fiscaux.
mais toute chose égale par ailleurs , ce sont des hommes qui ont toujours manqué de courage devant le blanc, mais qui sont reputables devant leurs frères noirs ou devants leurs concitoyens.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est bien de soulever les réels problèmes de l&#8217;histoire de notre pays.<br />
mais pourquoi attedre que la France nous le dise comme l&#8217;a prétendu cette semaine Mr. Kodock, que je cite &laquo;&nbsp;C&#8217;est Sarkozy qui nous a expiqué que l&#8217;on devrait fêter le 20 mai et non le 1er janvier.<br />
Le quiproquo politique autour de la question qui est patriote et qui ne l&#8217;est pas? trouve sa réponse dans les intérêts de la France.<br />
savez-vous pourquoi Hissene Habré à quitté le pouvoir au Tchad parce qu&#8217;il a touché aux intérêts francais au Tchad, même en tant que président ou Sous-prefet (comme vous préferez).<br />
retenons que la france a une force elle sait gerer le temps et parfois les hommes, vous direz manipuler les hommes.<br />
La fête du 20 mai est plus fêtée par des décideurs politiques français que par ceux du camerouna ou encore les camerounais.<br />
Vous trouverez pourquoi dans les écrit d&#8217;un autre camerounais que je vais vous envoyer à la suite de ceci.<br />
Si je peux me résumer, je dirais:<br />
Commençons, nous camerounais,  à écrire la vraie histoire du Cameroun sans fioriture avec toutes les explications et les témoignages hors de la polémique politicienne ou partisane. Comme Pauline Biyong , comme dans la Pensée de Joseph Antoine Bell sur RFI en fin 2009 cherchons historiquement et écrivons notre histoire.<br />
La France fait ce qu&#8217;elle veut là ouù elle à planifié et quand elle à planifié même si elle se contredit dans le temps, elle ne sert que ses intérêts tout le temps. Si c&#8217;est un nordiste en 1960 alors aucun problème si c&#8217;est un sudiste en 1982 , il n&#8217;y a toujours pas de problème.Dès que le sudiste cessera de servir les intérêts de la France, elle trouvera quelqu&#8217;un d&#8217;autre qui acceptera de le faire et ceci se formalise à travers les accords secrets pas aussi secrets que cela mais des accords de la honte pour le camerounais qui les signe en tuant ainsi l&#8217;avenir de son peuple.<br />
Ce n&#8217;est pas l&#8217;UPC qui a refusé l&#8217;indépendance, C&#8217;est Paul Sopo qui refusé de cette indépendance là. Ce Arouna Njoya qui a refusé cette indépendance là. Ce sont des honnêtes gens et des patriotes camerounais qui ont refusé de cette  indépendance là pour le  Cameroun qu&#8217;ils aimaient tant.<br />
Mes félicitations pour votre initiative mais avant de nous quitter écoutez plutot un françcais libre d&#8217;esprit qui parle à Germaine Ahidjo de son mari: </p>
<p>Ceci est un coupé Collé </p>
<p>Réponse à Germaine Ahidjo : Ahmadou Ahidjo, grand patriote (suite) ?<br />
Il est hors de question de le considérer comme un grand patriote. Il n’était ni Mbida, ni Bourguiba, ni Nkrumah.</p>
<p>Jacques Foccart, le secrétaire général des Affaires africaines auprès de Charles de Gaulle de 1958 à 1969, vient contredire totalement Germaine Ahidjo. Il rapporte en effet un entretien entre Ahmadou Ahidjo et son homologue Charles de Gaulle. La scène a eu lieu le jeudi 4 juillet 1968 : (…) Je rentre à l&#8217;Elysée pour accueillir le président camerounais, Ahidjo. Le général le reçoit en haut des marches, comme d&#8217;habitude. Il y a l&#8217;audience, puis le déjeuner. Un déjeuner où il y a assez peu de monde et pas beaucoup d&#8217;entrain, car Ahidjo est extrêmement silencieux, malgré les efforts désespérés du général, comme les fois précédentes d&#8217;ailleurs. Non pas du tout qu&#8217;il soit de mauvaise humeur, mais il est très intimidé. Il répond pratiquement par oui ou par non à toutes les questions. </p>
<p>D&#8217;ailleurs, le général ne l&#8217;a gardé qu&#8217;une demi-heure en audience au lieu des quarante minutes prévues, si bien que nous sommes restés une dizaine de minutes tous les trois à attendre les invités dans le salon des ambassadeurs, rejoints par Bernard Durand. Et à un certain moment, le général parle avec Bernard Durand, car Ahidjo ne l&#8217;encourage vraiment pas à la conversation. Ensuite, on parle des fleurs de lys sur le tapis : &laquo;&nbsp;Voyez, M. le président, c&#8217;était le symbole de la royauté, mais ce n&#8217;est pas une représentation de la fleur, même stylisée. C&#8217;était, en réalité, une arme, une espèce de lance avec des crochets de chaque côté.&raquo;&nbsp; Enfin, il emploie un mot technique que j&#8217;ai oublié. &laquo;&nbsp;Ah oui&raquo;&nbsp;, dit Ahidjo. &laquo;&nbsp;Voyez, en France, toutes les époques laissent quelque chose. Pour ce qui est de Napoléon, c&#8217;est le &laquo;&nbsp;N&raquo;&nbsp; pour ce qui est de la royauté, c&#8217;est la fleur de lys&raquo;&nbsp;. </p>
<p>Je dis : &laquo;&nbsp;Oui, il y a au quai d&#8217;Orsay, un tapis où les fleurs de lys ont été grattées, enlevées et remplacées par un autre symbole, et cela s&#8217;est fait au moment de la révolution&raquo;&nbsp;. Enfin, nous avons beaucoup de mal à soutenir la conversation. Le soir, je demande au général (Charles de Gaulle) s&#8217;il a un commentaire à faire sur l&#8217;audience d&#8217;Ahidjo. &laquo;&nbsp;Non, absolument rien. Rien du tout ; il n&#8217;avait rien à me dire. Il avait l&#8217;air content, et il n&#8217;avait rien à me demander. &#8211; Ça, il n&#8217;est pas bavard ! &#8211; Ah non alors ! Il faut lui arracher. &#8211; C&#8217;est curieux, je vous assure que cet homme est drôle, qu&#8217;il est gai ; quand il est chez moi, il parle. &#8211; Eh bien, vous avez de la chance.&raquo;&nbsp; Au regard de ces lignes, la question que l&#8217;on ne peut manquer de se poser est la suivante : qui avait peur de l&#8217;autre, les Français ou Ahidjo ? Ahmadou Ahidjo, terreur au Cameroun, n&#8217;était-il pas simplement une poule mouillée à Paris ? </p>
<p>Ahidjo à la place de Mbida<br />
Au regard du changement radical et inattendu d&#8217;attitude d&#8217;André-Marie Mbida envers le gouvernement français, une fois ce dernier devenu Premier ministre, en 1957, Paris avait adopté des critères de sélection différents de ceux qui avaient présidé à la nomination de Mbida, de l&#8217;individu à qui pouvait être confiée la direction du pays en cas d&#8217;octroi de l&#8217;indépendance. Ceux-ci s&#8217;étaient présentés comme suit : 1/- être un francophile irréprochable, et non à la André-Marie Mbida ; 2/- accepter de mener une guerre sans merci au nationalisme camerounais, et plus particulièrement, à l&#8217;Upc ; sur ce point, si Mbida avait combattu avec la dernière énergie l&#8217;Upc, en revanche, il avait montré des velléités de patriotisme face aux Français, ce qui était totalement inacceptable pour eux ; 3/- consentir à céder le pétrole camerounais découvert dans la région de Douala en 1954, à la France ; 4/- le tout devait être matérialisé par la signature &laquo;&nbsp;d&#8217;accords de coopération&raquo;&nbsp; avec la France, avant la proclamation de l&#8217;indépendance ; 5/- accepter la proclamation de l&#8217;indépendance aux conditions et à la date définies par la France. </p>
<p>Une fois établis les nouveaux critères de sélection de l&#8217;individu à qui devait être confiée la direction du pays au cas où surviendrait l&#8217;indépendance, il n&#8217;a plus été question, pour le gouverneur français qu&#8217;était Jean Ramadier, que de dénicher ce dernier. Mais, avant d&#8217;organiser son coup d&#8217;Etat, l&#8217;envoyé du gouvernement français avait procédé à quelques consultations, bien avant même de mettre les pieds au Cameroun La première personne contactée pour lui proposer de devenir Premier ministre à la place d&#8217;André-Marie Mbida, avait été Paul Soppo Priso. Une fois les conditions de l&#8217;exercice de cette fonction présentées, c&#8217;est-à-dire &laquo;&nbsp;la feuille de route&raquo;&nbsp;, pour reprendre un terme en vogue de nos jours, à Paul Soppo Priso, celui-ci a opposé une fin de non-recevoir à la proposition qui lui avait été faite. Il ne refusait pas simplement de devenir une marionnette entre les mains des Français, mais aussi et surtout de devenir le bradeur de la fortune camerounaise notamment de son pétrole. Pis encore, on lui demandait de mener une guerre sans merci à l&#8217;Upc, et d&#8217;une manière générale au nationalisme camerounais. Cela, il ne pouvait l&#8217;accepter.</p>
<p>Face à ce refus catégorique de Paul Soppo Priso, Jean Ramadier s&#8217;était tourné vers Njoya Arouna, Sénateur du Cameroun à Paris. Lui également, après avoir pris connaissance de la &laquo;&nbsp;feuille de route&raquo;&nbsp;, s&#8217;était récusé. Ce faisant, il avait toutefois suggéré que l&#8217;on posât la question à Ahmadou Ahidjo, vice-premier ministre et ministre de Intérieur d&#8217;André-Marie Mbida. Njoya Arouna et Ahmadou Ahidjo étaient, en effet, très copains. Ils avaient coutume de passer des soirées entières à jouer aux dames et au ludo. Approché, Ahmadou Ahidjo avait accepté sans poser quelque condition que ce soit, de se retrouver au centre du putsch que le gouvernement français était en train de préparer contre André-Marie Mbida. Cette rencontre avait eu lieu le samedi 25 janvier 1958 à Paris, et Ahmadou Ahidjo avait été de retour au Cameroun dimanche le 26 janvier 1958.<br />
La suite, on la connaît. Daniel Kémajou, président de l&#8217;Assemblée législative du Cameroun, partie prenante au &raquo;&nbsp; complot &raquo;&nbsp; contre Mbida, avait convoqué celle-ci pour le 10 février 1958, afin d&#8217;entamer la procédure de destitution du Premier ministre André-Marie Mbida. Le 11 février 1958, Ahmadou Ahidjo donnait sa démission du gouvernement Mbida, avec tous les ministres du Nord comme lui. Un acte hautement tribaliste posé par lui le champion de &raquo;&nbsp; l&#8217;unité nationale &laquo;&nbsp;. </p>
<p>En fait, en donnant son accord au gouvernement français, Ahmadou Ahidjo avait effectué une volte-face spectaculaire. En effet, jusque-là farouchement opposé à toute idée d&#8217;indépendance du Cameroun, il en est en devenir un des chantres … en paroles, naturellement. Le 31 décembre 1958, il avait, en contrepartie à sa désignation future au poste de premier président de la République du Cameroun, octroyé la totalité du sous-sol camerounais à la France, à travers les &raquo;&nbsp; accords de coopérations &raquo;&nbsp; signés ce jour-là. Que stipulaient ceux-ci ? &laquo;&nbsp;Art.5. &#8211; Le Haut-commissaire de la République française au Cameroun est consulté par le gouvernement camerounais sur les demandes d&#8217;autorisation personnelle de permis de recherche, d&#8217;acquisition ou d&#8217;amodiation de permis ou de concession concernant les substances minérales classées matériaux de défense et sur les autorisations de mise en circulation de telles substances. (…)Sont, dès à présent, classés matériaux de défense : 1/- les hydrocarbures solides, liquides ou gazeux ; 2/- les minerais d&#8217;uranium, de thorium, de lithium, de béryllium, d&#8217;hélium et leurs composés. Cette liste n&#8217;est pas limitative ; elle pourrait être modifiée d&#8217;un commun accord compte tenu des circonstances.&raquo;&nbsp;</p>
<p>Par &laquo;&nbsp;hydrocarbures solides, liquides ou gazeux&raquo;&nbsp;, il s&#8217;agit, naturellement, du pétrole que la France, à travers l&#8217;Orstom, (Office de recherche scientifique et technique d&#8217;Outre-mer), avait découvert en 1954 à Logbaba, dans la banlieue de Douala. Quant aux minerais d&#8217;uranium, le gouvernement français tenait par avance à s&#8217;en approprier au cas où ceux-ci viendraient à être découverts au Cameroun. Il désirait se doter, coûte que coûte, de l&#8217;arme nucléaire. En conséquence il recherchait obstinément de l&#8217;uranium à travers le continent africain. Il ne fallait pas, de ce fait, qu&#8217;une fois les pays africains &laquo;&nbsp;indépendants&raquo;&nbsp;, il ne puisse plus en jouir. La signature de tels &laquo;&nbsp;accords&raquo;&nbsp; peut-elle être considérée comme un acte de patriotisme suprême ? Quoi qu&#8217;il en soit, on s&#8217;explique par là le fait que, alors que nous voyons comment le même pétrole est en train de transformer de fond en comble la Guinée Equatoriale, au Cameroun nul ne peut dire à quoi le nôtre a servi, le &laquo;&nbsp;patriotissime&raquo;&nbsp; Ahmadou Ahidjo en ayant privé par avance le pays en 1958. </p>
<p>L&#8217;agriculture, ou la diversion face au pétrole<br />
Bien mieux, Ahmadou Ahidjo ayant cédé le sous-sol camerounais à ses protecteurs parisiens, il ne pouvait plus parler du pétrole qui s&#8217;y trouvait tant que l&#8217;Elysée ne lui en avait pas donné l&#8217;autorisation. Tout au long des années 1960, ainsi, les Camerounais ne parvenaient pas à s&#8217;expliquer le fait que tout autour de leur pays se trouvait du pétrole, mais pas chez eux. Au Nigeria, il y en avait. Au Gabon, également. Même chose pour le Congo Brazzaville. Mais, comment cela se pouvait-il qu&#8217;il n&#8217;y en ait pas au Cameroun ? Cela était contraire au bon sens.<br />
Pour dissuader les Camerounais de continuer à se poser ce genre de questions, Ahmadou Ahidjo s&#8217;est alors lancé dans son discours sur l&#8217;agriculture comme salut du Cameroun. Il a développé des thèmes du genre &laquo;&nbsp;Cameroun : grenier de l&#8217;Afrique centrale &laquo;&nbsp;. Il a inauguré des programmes de diversion du genre &raquo;&nbsp; Révolution verte &laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;Ceinture verte&raquo;&nbsp; et &laquo;&nbsp;Comices agro-pastoraux&raquo;&nbsp;. Tout cela visait à détourner l&#8217;attention des Camerounais sur la question incroyable de l&#8217;absence de pétrole dans le sous-sol de leur pays. </p>
<p>Mais, voilà que, au mois de janvier 1972, Houari Boumediene, le Chef d&#8217;Etat algérien, procède à la nationalisation des avoirs pétroliers français dans son pays. Le gouvernement français se retrouve dans un grand embarras. Où s&#8217;approvisionner désormais à moindre coût ? C&#8217;est alors qu&#8217;il songe à entamer l&#8217;exploitation du pétrole contenu dans le sous-sol camerounais et que Ahmadou Ahidjo a mis à sa disposition depuis les accords du 31 décembre 1958 et à partir desquels il avait été agréé comme premier président de la République du Cameroun. Mais, double problème : 1/- la nappe de pétrole de Logbaba découverte en 1954 est extrêmement modeste, en comparaison avec celles qui se trouvent au Cameroun occidental ; 2/- la guerre de sécession du Biafra, basée justement sur le pétrole du sous-sol biafrais, venant à peine de s&#8217;achever, entamer l&#8217;exploitation du pétrole du Cameroun occidental par une compagnie française pourrait amener la communauté anglophone du Cameroun à se lancer à son tour dans un projet identique de sécession ainsi que venait de le faire Odumegwu Ojuku au Biafra. Seule solution, abolir l&#8217;Etat fédéral au Cameroun. Ahmadou Ahidjo en a été rapidement informé. </p>
<p>Sa réaction ? Il a commencé à faire circuler la rumeur selon laquelle les troupes militaires défaites d&#8217;Odumegwu Ojuku allaient entrer en guerre contre le Cameroun en guise de représailles au soutien que notre pays avait apporté au gouvernement de Lagos et qui a entraîné l&#8217;échec de la tentative de sécession biafraise. En conséquence, il fallait que le gouvernement camerounais prenne des mesures préventives. Toute l&#8217;armée camerounaise a été ainsi déportée, massivement, au Cameroun occidental. En fait, c&#8217;était pour prévenir une révolte de la communauté anglophone, une fois le projet d&#8217;abolition de la République fédérale, conformément à l&#8217;ordre de l&#8217;Elysée, rendu public. Une fois les troupes militaires camerounaises stationnées un peu partout au Cameroun occidental, Ahmadou Ahidjo s&#8217;est rendu à Paris pour prendre les dernières consignes. Il en est revenu le 4 mai 1972. Le 6 mai 1972, soit deux jours plus tard, il avait convoqué l&#8217;Assemblée nationale pour annoncer aux députés médusés la fin du fédéralisme au Cameroun. Voici exactement ce qu&#8217;il leur a tenu comme langage : &laquo;&nbsp;(…)</p>
<p>En vérité, les structures fédérales n&#8217;ont surtout été adoptées à la réunification que pour donner à nos compatriotes du Cameroun Occidental l&#8217;assurance que l&#8217;héritage qu&#8217;ils apportaient après plus de quarante années de séparation, non seulement ne sera pas ignoré, mais sera pris en considération dans le cadre d&#8217;un Etat bilingue et pluriculturel (…) au cours des dix années écoulées, nous avons constamment privilégié ce qui nous unit (…) Dans ces conditions où les structures fédérales apparaissent comme un handicap au développement rapide du pays et où, en revanche, le peuple camerounais a déjà consacré, dans les faits, sa propre unité, ma conviction, Mesdames et Messieurs les députés, ma profonde conviction est que le moment est venu de dépasser l&#8217;organisation fédérale de l&#8217;Etat.</p>
<p>J&#8217;ai, en conséquence, conscient de mes responsabilités à l&#8217;égard de la nation et devant l&#8217;histoire, décidé de consulter, par voie de référendum, le peuple camerounais, souverain et maître de son destin, sur l&#8217;institution immédiate d&#8217;un Etat unitaire …. (ACAP, n° 102 du 8/5/1972).&raquo;&nbsp; On le voit bien, Ahmadou Ahidjo &laquo;&nbsp;mangeait la bouche&raquo;&nbsp;, ainsi qu&#8217;on dit en langage camerounais. La raison qu&#8217;il avance pour mettre fin au fédéralisme au Cameroun est fallacieuse. Les Etats Unis d&#8217;Amérique sont constitués de 52 Etats, ne sont-ils pas la première puissance mondiale ? Tout près de nous, le Nigeria est constitué de 36 Etats, n&#8217;est-il pas infiniment plus développé que le Cameroun ? En quoi la structure fédérale pouvait-elle constituer un frein au développement du Cameroun ?</p>
<p>Par Enoh Meyomesse *<br />
*Ecrivain,<br />
homme politique </p>
<p>A ce niveau aucun camerounais ne pourra jamais répondre à la question de Biya et Ahidjo qui était plus patriote que qui<br />
La vérité c&#8217;esqt que les deux étaient à leur prise de pouvoir prêts à tout donner pour se faire appeler excellence Plus tard, prenant progressivement cpnscience de leur bêtise antérieure, ils ont entrepris des actions patriotiques mais déjà ils avaient perdu toute credibilité aux yeux de leurs citoyens et ils sont restés fragiles à cause de leurs intérêts et biens amassés sans limites dans les paradis fiscaux.<br />
mais toute chose égale par ailleurs , ce sont des hommes qui ont toujours manqué de courage devant le blanc, mais qui sont reputables devant leurs frères noirs ou devants leurs concitoyens.</p>
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